Chapitre 4 : C'est repartit

Je prends les derniers cahiers de mon casier. Direction l'avant-dernier cours de la journée. Je prends le couloirs de droite et monte vers ma salle. Des cris retentissent du bas. Envahit par ma curiosité, je m'appuie sur le rebord des barres en fer qui nous font voir le bas de l'étage.

- Laissez-moi. Supplie-t-elle les mains sur la tête.

La pauvre je devrais intervenir.

- Arrêtez...

Elle pleure, elle hurle tout le monde l'entend, mais où sont les professeurs ? Ils n'entendent pas hurlait avec leur porte ouverte ? Pourquoi ne viennent-ils pas, c'est leur devoirs ! Ils font exprès de ne pas entendre ? Et leurs élèves ? Je m'apprête à me tourner pour aller prendre les escaliers et pour sauver la vie de la jeune fille quand des voix derrière-moi m'interpellent.

- Alors comme ça on observe ce qu'il se passe en bas ?

Des garçons et des filles me font facent, ce doit être le groupe dont Hailee m'a parlé. Il faudrait que j'arrive à m'éclipser pour aller aider la jeune fille qui pleure en bas.

- Alors répond ! Fait une fille en me tournant autour comme un requin s'apprêtant à dévorer sa proie.

- Oui j'observais.

- Et pourquoi dont ?

Je ne réponds pas.

- Elle s'amuse à faire celle qui n'a peur de personne. Dit un garçon en s'approchant de moi.

La fille prit une mèche de mes cheveux, puis une énorme poignée qu'elle serra fort dans entre ses mains. La douleur est atroce et je me sens basculée en arrière. Elle met son genou contre mon dos et me fait me plier vers le sol. Ça fait mal.

- Continue. Ordonne un garçon qui semble être le chef de la bande. Je veux la voir souffrir.

- Comme tu voudras, dit-elle en riant comme une sorcière.

Elle me jeta au sol pour m'enfouir d'horrible coup de pieds dans les reins, je les sentais craqués, j'espère qu'elle n'allait rien me casser c'est tout ce que je demande. Une autre fille l'aida en me tirant les cheveux.

- T'as qu'à pas être moche ! Aboya-t-elle.

- Et t'as qu'à pas t'habiller de noir ! On aime pas les veuves noires ! Crie l'un d'entre eux que je n'arrive même pas à voir à cause de tous leur coups.

La jeune fille qui me mettait des coups dans les reins, continua par la cheville. Étant allongée au sol elle en profita pour m'écraser la cheville à l'aide de tout son poids. Un léger "crack" retentit.

Sa copine prit mes cahiers et les fit tous tombés marchant dessus et les déchirants également. Elle me mit ensuite des coups dans le nez, dans le ventre et de nouveau dans le dos... On aurait dit que j'étais un ballon dans lequel elle jouer sans s'arrêter. Je n'en pouvais plus c'était horrible. Je sentis alors quelque chose de froid, comme du fer sur mes cheveux. Un ciseaux.

- Regarde. Fit la fille en soulevant ma tête et en me montrant ma mèche entre ses doigts qu'elle coupa aussitôt.

- Allez on dégage. Dit le chef de la bande.

L'autre fille me cracha dans la figure. Ils s'éloignent. Je n'avais pas pu sauver la fille, je m'étais dit que ça aurait pu être moi à sa place mais bien sûr j'y étais déjà, mais je ne savais pas que ça allait revenir maintenant. Et dire que ma mère m'avait dit que je n'avais rien à craindre ici, mais c'est de partout pareil... J'en ai semé pour en retrouver, ça continuerai encore et encore je n'y peux rien en final. Je ne peux rien faire.

Je me relève une heure plus tard, j'ai raté mon cours tant pis je le rattraperai. La jeune fille passe alors devant moi. Elle tremblote encore et pleure tout doucement. En passant elle cache son visage. Ce n'est rien si son maquillage à coulé. Je ne me moquerai pas... Mais c'est vrai que quand cela commence après on devient paranoïaque sur les bords, anxieux... On a la crainte de tout. Je ramasse les cahiers tout déchirés. Je touche mon nez et regarde mes mains couvertes de sang. Ils doivent être si fière d'eux. Il faudrait que tout cela change... Mais comment ?

**

Je rentre dans la chambre. Hailee sort à ce moment de la salle de bain en serviette.

- Ah ! Je ne t'ai pas entendu entrer, dit-elle le sourire aux lèvres comme à ses habitudes.

- Je ne voulais pas te déranger.

- Tu ne me dérange pas c'est chez toi aussi.

- Peut-être mais je n'aime pas m'imposer comme ça.

- Mais, qu'est-ce que tu as ? Tu as saigné du nez ?

- Oh la chaleur.

- Arrête dis-moi la vérité.

- J'... j'étais dans le couloir pour rejoindre le cours de maths et j'ai entendu des cries, puis des pleures, j'ai voulu rejoindre le rez-de-chaussé pour aider la jeune fille qui se faisait frapper... Mais c'était à mon tour je crois... Ils n'ont aucune pitié. Moi qui croyait que ça allait être plus tranquille malgré ce que tu m'avais dis, je croyais qu'ils n'allaient pas s'en prendre à moi, or je suis une cible de partout où je vais.

Son visage se décomposa. Elle partit s'asseoir sur son lit. Moi en revanche, je m'étais confiée... Et ça me faisait du bien.

- Je... Je vais te soigner.

Elle prit une trousse de secours et me nettoya le visage. Le sang étant sec, elle devait légèrement appuyer pour le faire disparaître. Je la regarde alors. Elle était soigneuse et appliqué dans ce quelle faisait. Elle était douce et ne voulait pas me faire mal. J'avais de la chance d'être tombé sur de gentille personne. A l'autre université en revanche, personne ne me parler.

- Tout n'est pas bien partit, j'ai essayer de faire de mon mieux. Dit-elle le visage dégoûté.

- Je vais aller me doucher c'est bon merci, dis-je en me levant.

- Je vais me coucher, je suis fatiguée.

Je lui adresse un petit sourire en guise de bonne nuit et monte dans la douche. J'allume le jet d'eau. Brûlante comme je l'aime, j'augmente la pression, me plaque contre le mur et me m'est à pleurer. Je hais ma vie, je me hais moi. Et cela ne faisait que repartir...

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