20. Cohabitation
- Père, mère, je vous présente Milla Durand, ma petite amie. Dit Harris le plus naturellement possible, une main posée sur le bas de mon dos, une fois arrivé au salon.
L'esprit en panique mais surtout perdue, je ne sais même plus comment je me suis retrouvée dans la demeure des Aragon. Nate Aragon se tient devant moi accompagné de sa magnifique femme Hélène qu'on donnerait a peine la quarantaine, parfaite de la tête aux pieds. Je comprends maintenant le pourquoi il a remis en question ma tenue vestimentaire tout à l'heure, j'aurais sûrement fait tâche.
Je suis détaillée à la loupe par celle qui est la mère de mon soit disant fiancé avec quelle ne lache un sourire de politesse
- On n'attendait que vous, les autres sont déjà attablés.
Les autres? Quels autres? Je pensais dîner uniquement avec ses parents.
C'est quoi cette histoire, je lance un regard à Harris et il doit voir toute la panique qui me submerge. Je ne suis pas faite pour faire la comédie
- Respire petit coeur, il ne t'arrivera rien tant que je suis là. Me chuchote t-il tout près de mon oreille ce qui me procure des frissons sur tout le corps.
Il me pousse légèrement le dos me donnant la force d'avancer et nous rentrons enfin dans la salle à manger qui semble n'attendre que nous.
Tout à commencé quand je suis sortie de l'appartement, j'avais pour projet de rejoindre Lory et tout lui raconter sur les derniers évènements de ma vie, vie qui semble depuis un dernier temps digne d'un feuilletons d'une chaîne novelas
Flash back.
Je sors de l'immeuble il est dix sept heures vingt minutes et je décide de marcher jusqu'à l'appartement. Une journée riche en émotions, en une journée j'ai dû faire face aux deux frères.
Deux Aragon.
Quand je pense que j'ai accepté d'être la petite amie de Harris Aragon. Harris Aragon? Je n'arrive pas à le croire. Ce n'est pas le fait que je le trouve incroyablement beau où qu'il dégage quelque chose de terriblement puissant. Non. C'est Harris Aragon et tout de lui est mystérieux. Quand je pense qu'il y a peu, je le voyais encore à la télé et maintenant il est là, je soupire... là devant moi.
Je m'arrête quand cette gare devant moi et que son chauffeur sort pour m'ouvrir la portière arrière
- Mademoiselle Durand. Dit il.
Je regarde l'homme qui se trouve à l'intérieur et je soupire
- Ce n'est pas la peine.
- Ne m'oblige pas à venir te chercher, tu sais pourtant que j'en suis capable? Dit il froidement
Je peste avant de monter dans sa voiture de luxe.
- Ce n'est pas la route de ton hôtel. Dit il en manipulant son téléphone
- Je sais
- Où allais- tu?
- Ça ne vous regarde pas. Dis-je en le regardant. Je ne veux pas qu'il interfère dans ma vie.
Il range son téléphone et me pénètre de son regard.
- Tu devrais arrêter de me vouvoyer si tu veux qu'on soit crédible devant mes parents.
- Ce n'est pas encore le moment
- Faux, nous dinons avec eux dans... il regarde sa montre. Dans trois heures exactement.
- Quoi?
C'est alors que je regarde la route et constate que nous ne prenons pas le chemin de l'hôtel.
- Où m'emmenez vous, ce n'est pas la route de...
- Je sais. Dit il froidement
- Je veux savoir où vous...
- Tu le sauras dans quelques petites minutes.
Et c'est exactement ce qui se produit quand la voiture se gare devant une grande maison dans un quartier résidentiel de à l'ouest de Manhattan.
- Où sommes-nous? Dis je paniqué en sortant de la voiture
- Bienvenue chez moi petit cœur. Que dis je chez nous. Lance t-il
- Chez nous?
- Oui. C'est désormais ici que tu vas vivre. Dit il en se dirigeant vers l'entrée où une femme âgée l'attend.
- Bon retour monsieur, tout a été préparé comme souhaité.
- Merci Nadia. Cette dernière disparaît quelques secondes après derrière la porte
- Tu viens? Dit il sans même me jeter un regard.
- Je... je ne vivrais pas dans cette espèce de villa, raccompagnez moi à l'hôtel. Dis-je en le suivant.
- Tu n'as pas trop le choix, tes affaires ont déjà été ramené ici
- Mais co...
- Ça a été rapide, vu le très peu nombre de vêtements et accessoires que vous disposez.
- Voyage léger. Dis je
- Je vous ça
Nous arrivons dans le grand salon et je suis subjuguée par la beauté des lieux, le décorateur à fait un merveilleux travail. J'aime. Prête à monter les premiers marches d'un grand escalier quand une énorme boule noir aboua avant de foncer vers nous.
J'ai à peine le temps de me retourner qu'il bondit sur moi.
- Attention. Me dit Harris mais c'est trop tard
Le chien est sur moi et est en train de me lecher.
- A...arrêt ahaha. Tu vas m'écraser. Dis je
J'entends un soupir non dissimulé de l'homme qui se tient à côté de nous.
- Rocky obéit, aux pieds. Dit il plus durement et le chien s'asseoir près de lui. Il ne t'a pas fait mal?
- Non ça va. Dis-je en me redressant.
- Alors tu es chanceuse, Rocky est un chien de chasse. C'est la première fois qu'il accepte une autre personne que moi.
- Alors j'ai juste eu de la chance alors. Dis-je en souriant venant caresser ce gros berger allemand.
J'ai toujours aimé les animaux en particulier les chiens même si je n'en ai jamais eu. Je me rappelle que quand je suis arrivée aux États-Unis pour que je ne me sente pas seule, mon père à accepté que je travaille dans une animalerie pendant les vacances. D'ailleurs il a toujours pensé que je ferai vétérinaire. Il n'a jamais compris ma soudaine passion pour la décoration.
Je fais un clin d'œil à Rocky et suis son maître vers l'étage.
- Voici ta chambre, prépare toi, nous partons dans deux heures. La mienne est la porte à gauche au fond du couloir, si jamais tu as besoin de quelque chose Nadia la gouvernante est là. Termine-t-il.
- OK. J'entre dans ma "chambre " suivie de Rocky à mes pieds. Harris regarde son chien et me regarde une nouvelle fois avant de partir. C'est vrai que ce n'est pas courant qu'un berger allemand aussi adorable.
La chambre comme je m'y attendait est très grande et joliment ornée. Un lit King size se trouve au centre de la chambre, le mur est blanc et les meuble marrons.
Une télé est accrochée au mur et le canapé se trouve dans un coin. Il manque deux à trois fleurs dans cette pièce et quelques bricoles pour rendre cet endroit plus personnel. Me dite la décoratrice en moi.
Deux portes se trouvent à ma droite et je devine sans mal que c'est un dressing et un douche/toilettes qui se trouvent.
Après m'être rendue compte que le dressing est rempli de vêtements en tout genre qui n'est pas les miens je décide de prendre ma douche et de me préparer.
J'ai porté une de mes robes et je suis sortie de la chambre une heure trente plus tard.
Je descend les escaliers et je constate qu'harris est déjà prêt et qu'il resplendit dans son costume noir sur mesure.
Il est beau
- On y va. Dis-je . Une fois à sa hauteur. Je n'ai pas raté son regard appuyer sur moi et son léger plis de sourcil
- Tu es ravissante dans cette robe mais elle n'est pas suffisante pour le lieu où nous allons.
- Je n'ai rien de plus sophistiqué à me mettre. Je lance qu'il me dise ça
- Je l'avais remarqué raison pour laquelle je t'ai fait livrer des robes, ne les as tu pas vue?
- Si mais je ne peux pas accepter c'est beaucoup trop
- Tu es ma petite amie.
- Uniquement aux yeux de tes parents.
- Faux, durant le temps que j'aurais décidé et j'offre ce que je veux à celle ci, ce n'est pas une obligation mais un devoir.
- Je...
- Assez parlé nous allons arriver en retard, vas te changer je vais chauffer le moteur. Dit il en sortant.
Et voilà comment je me retrouve dans une robe noir qui doit coûter extrêmement chère avant toute la famille Aragon.
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