Chapitre 6, part 1

Je traces des signes abstrait sur mon carnet de brouillon, l'esprit occupé par une conversation téléphonique durant la pause de 10h :

" - Oui ... j'aimerais mettre ma fille à la crèche ... Elle a 6 mois ... Je sais que c'est jeune mais mon compagnon ... si si, mon compagnon. Pas ma compagne... Est ce que l'origine de mes enfants est important pour les inscrire à la crèche ? .... Non ce n'est rien. Je n'ai pas beaucoup de temps je dois reprendre le travail d'un instant à l'autre. J'ai besoin de savoir si vous pourriez la prendre, comme je le disais aucun de nous deux ne peut la surveiller à la maison pour le moment : nous sommes très pris par nos carrières respectives et... Ce serait pour ... disons 1 trimestre plus ou moins. Après quoi cela devrait aller .... Vous ne pouvez pas la prendre ? Mais pourquoi?! ... trop jeune ?! Mais comment je vais faire moi ? Entre mon poste et mon mari qui passe ses examens je ne peut pas ... Mais vous êtes une grosse conne ! ... oui un conne ! Je ne retire pas ce que je dis! Quelle pouffiasse accuse les gens de faire des enfants ? Vous êtes censé en garder tous les jours ! Vous voulez que je vous dise ? Vous êtes un salope ! Je fais comment moi avec ma gamine ? Trop jeune ?! Mais vous croyez qu'il naissent à trois ans les enfants ou quoi ?! Evidemment qu'elle est jeune ! Oh et puis fermez là ! explosais-je en raccrochant au nez de cette pute."

Furieux je fracasse mon smartphone sur le bureau. Je n'ai personne pour garder ma fille pendant la période de concours de Jonathan. Je fais comment ? Hein ?Mes beaux parents travaillent aussi, ma belle sœur est injoignable.C'est un enfer ! La sonnerie retentit et les élèves me regardent avec des yeux de merlan fris depuis l'extérieur.

" - Entrez. Grognais-je d'un ton plus sec que je ne le voudrait."

Voyant ma mine patibulaire ils s'installent presque en silence. Je fais mon cours robotiquement,l'esprit absorbé par la recherche d'une solution. Pendant deux heures je fais gratter mes élèves qui doivent me prendre pour un gros con. Quand sonne la pause de midi je décide de sécher le repas et de me gaver de café. Pas faim de toute façon. C'est alors qu'on toque à ma porte. Je lève un regard ... Victoire ... C'est bien le moment.

" - Monsieur Taylor ?

Entre, soufflais-je de mauvaise humeur.

Je viens peut-être au mauvais moment.

Non. Entre, j'ai juste quelques problèmes avec ma gamine.

Ah ... Euh ... Je vous ai amené les papiers pour le club de journalisme. Mais si vous êtes occuper je repasserais."

Je tend la main pour recevoir les papiers et les lis brièvement.

" - Vous avez la salle informatique/impression ?

Oui. Mais pas tous les jours. On l'a le vendredi après-midi et toute la journée du samedi, le mercredi on y a accès mais on doit la partager avec les autres clubs qui souhaiteraient y aller.

C'est suffisant pour faire vos impressions. Tu as les identifiants administrateur du journal en ligne ?

Oui.

Tu me les donnera, dis-je en signant. Seul moi et la présidence du club doivent avoir accès au site en temps qu'administrateur. Et s'il arrive quelque chose sur le serveur du lycée je te juge responsable.

Oui ! Pas de problème.

Tu compte organiser la première réunion du club quand ?

Demain c'est mercredi, c'est le début des clubs, ça me semble une bonne journée pour réunir les anciens.

Mmm. Quelle salle ?

Euh ... ici ?

Je ne sais pas. Tu sais demain après-midi je dois récupérer mes filles. Et il faut aussi que je trouve une nurse pour ma cadette et ces Mgnh... de crèches refusent de la garder parce qu'elle est trop jeune.

Vous pourriez la ramener ici ?

Ha ha ! Je doute que monsieur le directeur soit d'accord.

Si vous voulez je peut demander à mes parents, ils ont pleins de contacte. Il doivent avoir une nourrice à domicile.

Merci Victoire mais je n'ai pas les moyens.

Pourquoi vous avez besoin d'une nurse ?

Parce que mon époux a des oraux pour son doctorat d'après ce que j'ai compris. Il finis son cycle d'ingénieur. Apparemment il a beaucoup à faire et donc il ne peut pas garder notre fille puisqu'il ne sera pas à la maison. C'est un vrai casse tête chinois ...

Oh je vois ... Si vous voulez je vais chercher.

Merci Victoire mais concentre toi sur ton bac. Ma vie ce n'est pas ton problème.

Excusez moi monsieur ...

Mmmm. Tu as des articles à me montrer là ? Je n'ai pas de travail.

Oh ! Oui ! J'en ai mais il ne sont pas imprimer et ...

Il faudra prendre l'habitude d'imprimer systématiquement vos articles jeune fille. Tient, dis-je en griffonnant sur mon calepin, prends mon adresse mail.

Merci.

Envoie moi tes articles. Voyons voir ... Quoi d'autre ?

J'ai parler à l'illustrateur et il est moyennement chaud.

Pour l'instant il faut que tu prépare de la publicité pour trouver des membres. Le montage, la rédaction, la documentation et les enquêtes de terrain ne vont pas se faire tout seul. Combien tu as d'ancien qui reviennent ?

Eum ... A peu près 5.

C'est trop peu. Plutôt que de t'inquiéter de ton illustrateur inquiète toi de tes reporter et de tes rédacteurs. Les photos et les dessins ça se fait facilement et ce n'est pas le plus important dans un journal. Pense aussi au éventements que tu pourrais organiser ou aux séries auquel pourraient se rattacher les lecteurs. Il faut que le club reçoive des subventions, tu peut faire des appels au don mais tu dois surtout vendre des tirages. Pour ça tu dois avoir beaucoup de contenus et pensé au coût du journal.

Je note.

On pourra peut être fonctionner à perte 1 mois, mais pas plus. Ensuite il faudra être rentable. Ce qui donne quatre tirage pour fidéliser les élèves, et le premier est dans moins de quatre jours. Victoire tu es en retards.

Ah oui !

Rassemble tous les rédacteurs que tu as, pour les interview cette semaine vous n'y arriverez pas. Prends des modèles des années passées. Tu pourras en emprunté aux archives de la bibliothèque. Quoi d'autre ?

On as du papier ?

Très important ! Prépare une commande et remet la en main propre au directeur. Non tu sais quoi, je m'en occupe. On mettra en place tout proprement demain et au court de la semaine prochaine. Mais il nous faut vraiment du monde, hein.

Il ne faudra pas laisser les clubs de sport tout nous prendre.

Je ferais de la propagande à mes élèves et je vais essayer de convaincre mes collègues de faire de même mais le principale ce doit être vous qui le faites.

Je sais.

Tu as manger ?

Oui.

Alors pose toi ici et écrit tes articles. Si possible fait venir les autres auteurs, prenez de l'avance maintenant : vous êtes déjà en retards alors que rien n'a commencer. Les échéances c'est très important dans un journal."

Elle hoche la tête et achève sa prise de notes avant de sortir son mac de son sac et de reprendre son traitement de texte. C'est vraiment bien ce système de club pour responsabiliser les élèves et faire vivre l'établissement. C'est une façon de faire très inintéressante, pleine de pédagogie,j'avais beaucoup accrocher dès le début lorsque j'étais en stage.Que de souvenirs. Je me fait quelques mémos avant de retourner le nez dans le bottin avec l'espoir de trouver une nurse. Je ne sais pas si Jonathan cherche aussi de son côté et ça me stresse.


Le soir venue je suis rentré chez moi pour trouver la maison impeccable, le repas fait et chaud, la lessive terminé, le repassage presque complet. Plein de stupeur j'envoie Lucile faire ses devoirs et cherche mon compagnon. Je le retrouve dans notre chambre, endormis sur le lit,couvert de crayons et de ses fiches de notes en tout genre, le visage tourné vers le lit d'appoint d' Abby où cette dernière babille en mâchouillant ses poings. Lorsque qu'elle me voit elle pousse un petit cris sur-aiguë toute heureuse et transforme ses petites mains en d'adorables patounes faisant par la même occasion apparaître une petite queue frétillante hors de son body. Alors que je la prends dans mes bras pour la couvrir de baiser elle se met à me mâchouiller une mèche de cheveux que j'avais détaché en poussant de petits bruits content.Elle a l'air bien, juste heureuse de me voir. En fait elle semble si détendu qu'il est impossible de douter qu'elle ait l'estomac bien plein et qu'elle soit propre et changer. Elle fleur bon le lait et le savons ainsi que cette délicate odeur qu'on les nourrissons.J'enfouis mon nez contre sa peau chaude, n'en ayant que faire qu'elle me bave dessus. Alors qu'elle tête bruyamment mes mèches blondes un profond ronflement se fait entendre : sur le matelas Jonathan à commencer à se transformer peu à peu, signe qu'il quitte le sommeil profond à son rythme, surement réveiller par l'apparition de mon odeur dans la pièce. Il s'est endormis ici, en travaillant ... il devait surveiller la sieste de Abby en même temps que préparer ses évaluations. 

"Tu parle d'une façon de bosser", râlais-je mentalement en passant une main dans ses cheveux. C'est vrai, depuis que j'ai repris le travail il fait des efforts. Mais combien de temps cela va-t-il duré. Deux oreilles triangulaires prennent place au milieu de ses courts cheveux brun et dans mes bras Abby semble le remarquer car elle tends les bras. Touché je décide de la soulever au dessus de son père toujours endormis afin qu'elle puisse le voir,mais pas le toucher. Je veut qu'il se réveil en douceur, aujourd'hui il le mérite.

Elle émet un jappement en reconnaissant peu à peu les traits de la forme canine de son paternelle. Aussitôt après avoir pousser son aboiement adorable je sent ses os grincer dans mes bras : elle commence à se transformer,exactement comme son papa. Fasciné je la regarde faire apparaître ses oreilles, bien droite, et remué la queue en couinant. Pour l'apaiser et l'encourager dans ce moment peu agréable je lui frotte doucement le dos et commence à la dévêtir. Elle sera plus à l 'aise hors de ce tissus absolument pas tailler pour un chiot. Les doigts de Jonathan se tordent et se couvrent de fourrure, se recroquevillent et prennent une forme de patte. Abby agite vers lui ses petits coussinets tout rose. Elle fait exactement comme papa. Le museau de mon époux s'allonge et il pousse un profond soupir lorsque sa truffe termine d'apparaître dans un frisson. Ma fille elle a revêtu une apparence mixte, peinant à égaler son paternelle. La transformation spontané c'est une chose, la transformation consciente s'en est une autre et c'est difficile pour une jeune enfant.

" - Aouw ... ahouw aoooouuu.... couine-t-elle d'une voix très fluette."

Je souris, elle prends peu à peu la forme d'un véritable chiot de moins d'un mois tout en continuant de pleurnicher non sans remuer la queue. Elle aimerait se blottir dans sa fourrure, lui qui est désormais complètement transformer en un magnifique chien de berger au pelage épais et vaporeux.

" - Grrmmm ... WOOUF ! Aboie Jonathan dans son sommeil. Mrrr ... WOUF ! Wouh ...

Aoouuuuuh ... Wah ! Wah ! Lui réponds Abby."

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