ix
je n'entends plus rien qu'un sifflement. un sifflement que la mort du silence rend plus alourdissant, comme un serpent caché dans ma tête qui siffle sans arrêt. oui, c'est ça le pire, ça ne s'arrête pas. et comme le silence avant, le sifflement envahit toutes mes pensées.
j'essaie de parler, je l'entends. je me tais, je l'entends plus fort. j'étouffe le son avec de la musique, ça fait mal. je ne fais plus rien, il est toujours là.
c'est ma faute, j'ai tué le silence, et même dans sa tombe il réussit à se venger. j'ai peur du calme trop pesant, maintenant j'ai peur du bruit qui ne cesse pas, qui ne cesse pas. c'est un lent poison qui monte à l'esprit dont je ne me débarrasserai jamais. mes oreilles ne dorment pas, elles m'entraînent dans des cauchemars éveillés dans lesquels je me noie. les cernes collent à ma peau comme une désagréable sensation qu'elles ne partiront jamais. les nuits me paraissent bien plus pénibles que les jours. je suis perdue. je ne fais plus rien.
alors j'attends, j'attends le temps me tirer, doucement, doucement, jusqu'à ce qu'il entraîne mon cadavre et le sifflement dans la tombe.
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