Dans les jours qui suivirent, Voldemort ordonna à ses mangemorts d'enlever Ollivander, le fabriquant de baguettes magiques.
Nul ne savait pourquoi.
Mais il le voulait vivant.
Florent Fortescue, le marchant de glaces, incitaient ses clients à se battre contre Voldemort, il fut enlevé.
Rabastan ignorait qui l'avait kidnapper, et ce qu'il était advenu de lui.
Dolohov, Rosier, et Crabbe avaient trouvé Karkaroff, et l'avait éliminé. Son corps avait été retrouvé dans une cabane, dans le nord.
Tout comme lors de la première guerre, des enlèvements, des meurtres se succédaient.
La marque des ténèbres flottait de nouveau au dessus des maisons ciblées par les mangemorts.
De nouveau, un climat de terreur régnait sur le Royaume Uni.
Rabastan retournait voir Mia.
Il rodait près de la boutique, dans d'autres apparences.
Il n'avait plus osé l'approcher, mais il avait besoin de la voir.
Son comportement étrange, avait mis la puce à l'oreille de Rodolphus. Il avait d'abord pensé que son frère avait recommencé à tuer, ce qui n'était pas un problème, mais aucun journaux, pas même ceux des moldus, ne faisaient mention de de femmes étranglée, et éventrées.
Il ne couchait plus avec Bellatrix et accomplissait les missions qu'on lui confiait, sans le moindre enthousiasme.
Aussi décida t'il de le suivre.
Il plaça un traceur dans la veste de son frère. Un petit objet ensorcelé, qui lui indiquerait précisément où son frère se trouverait.
Il fut surpris de le voir roder devant une librairie moldue.
Que faisait il là ?
Il reconnut la jeune femme qu'il suivait.
Mia Nott, la cousine de Andrew Nott, ce dernier avait été blessé lors de la bataille du ministère et se trouvait à Azkaban.
Au moins, c'était une sang pure, mais jamais encore, Rabastan n'avait manifesté le moindre intérêt pour une femme, en dehors de Andromeda Black.
Cet intérêt soudain l'intriguait, et l'inquiétait.
Cela ressemblait si peu à Rabastan.
Cette fille méritait qu'il s'intéresse à elle.
Aussi, utilisa t'il les même moyens que son frère, pour s'en approcher.
Il réalisa vite, qu'elle était opposée aux idées des sang pur. Encore une traitre à son sang !
Comment Rabastan pouvait il s'intéresser à elle ?
Il n'était pas question de ne confronter, mais dans son propre intérêt, il allait devoir agir, mais il devait rester discret, Rabastan ne devait pas se douter qu'il savait, et qu'il comptait éliminer la menace que constituait cette fille.
Cependant, les mois suivants, les missions se succédèrent. Il n'eut pas l'occasion de mettre son plan à exécution.
Rabastan venait de remonter du sous sol, ou il travaillait sur une nouvelle potion, lorsque Bellatrix entra dans le salon, l'air réjouit.
- Que se passe-t-il ? Demanda Rodolphus, sans quitter son journal des yeux.
- Ta soeur est une pute ! Lança t'elle.
Rodolohus arqua un sourcil.
- Comment ça ?
- Il ne lui faut pas un, mais deux Black.
- Explique toi je ne comprends rien ! Répliqua Rodolphus.
- Elle attends un mioche de Régulus Black.
Rabastan lui adressa un regard surpris.
- Tu es sûre ? Lui demanda t'il.
- Absolument. Edouard Borrow l'a entendu le dire à Sirius dans le pub en face du ministère.
Il paraît qu'il en a fait une jaunisse.
- J'ai toujours su que cette fille n'avait aucune dignité. Répliqua Rodolphus d'un ton méprisant.
Rabastan ne savait que penser de cette nouvelle.
Mais au fond, ça n'avait pas d'importance. Elle pouvait bien coucher avec la terre entière, cela n'avait aucun impact sur sa vie, à lui.
Il ne pensait qu'à Mia, et au moyen de la convaincre de lui faire confiance.
Les mois passaient, l'année scolaire s'achevait, et Drago Malefoy n'etait toujours pas parvenu à tuer Dumbledore.
Rabastan espérait qu'il échouerait.
Le sort du gamin, ne lui importait pas.
Cependant, le gosse n'était pas seul, sur ce coup. Apparemment, Rogue avait contracté un serment inviolable, et devrait non seulement aidé le gosse, mais il devrait achever la mission à sa place, s'il échouait.
Les jours du vieux directeur semblaient désormais comptés.
Rabastan songeait plus que jamais à s'enfuir avec Mia.
- Elle est rentrée chez elle. Lança Narcissa, une après midi.
- de qui tu parles ? Demanda Bellatrix.
- Meredith. Elle a accouchée hier, et elle est rentrée chez elle avec le bébé.
- Chez elle ? Demanda Rodolphus, en écrasant son mégot dans le cendrier. Pas chez Regulus Black ?
- Non. Chez elle. Elle et arrivée avec ses gosses, Perkins est formel. Il surveille la maison de près.
Le regard de Rodolphus s’éclaira.
- Alors c'est le moment d'en finir.
Rabastan fronça les sourcils.
- Tu veux l'attaquer ?
- Oui. Elle est vulnérable, avec sa marmaille. Elle est seule. C'est le moment.
Ils se préparèrent à l'attaque.
Rabastan hésitait. Il mourrait d'envie de la prévenir, mais il sentait peser sur lui le regard inquisiteur de son frère, et renonça.
Il n'y avait plus qu'à espérer que me son de Legilimens de sa soeur lui permettent d'en réchapper.
Ils s'aprêtaient à partir, lorsque Greyback et Dolohov arrivèrent.
- Qui les a prévenu ? Demanda Rabastan.
- C'est moi. Répondit Bellatrix. Cette fois, je veux mettre toutes les chances de mon côté.
Rabastan ne répondit pas, mais la présence de ces deux là, laissait peu d'espoir à Méredith.
Ils transplanèrent devant la maison.
Bellatrix fit exploser les aigles de pierre, qui gardait la maison.
Rodolphus jeta un bombarda sur le portail, et Dolohov fit sortir la porte d'entrée de ses gongs.
Leurs espions avaient bien fait leur boulot, il ne restait rien des sortilèges de protection de la maison.
Elle se tenait près de la cheminée, sa baguette tendue, prête au combat.
A quelques mètres se trouvait la nacelle, dans laquelle le nouveau né hurlait. Trop loin, pour qu'elle puisse l'attraper.
Elle tenta de jeter un sort de protection sur le bébé, mais Bellatrix s'y attendait, et le contra, la fenêtre de l'entrée explosa.
- Oh non, pas cette fois.
- Ne touchez pas à l'enfant. Répliqua Méredith. Tuez moi, mais,laissez mon fils tranquille.
- Et privé Greyback de son festin ? Tu rêves.
Ce dernier salivait. Il approcha sa main, aux ongles longs, et sale, du cosy, mais, Méredith lui jeta un sortilège cuisant, qui le brûla comme l'acide. Il poussa un hurlement de douleur.
Ce fut le déclancheur.
Les sortilèges jaillirent des baguettes. Les meubles, les bibelots explosèrent, autour d'eux.
Méredith était puissante, et elle savait se battre.
Elle utilisait les mêmes armes qu'eux, la magie noire.
Rabastan tenta de mettre le bébé à l'abris, mais Greyback lui arracha la nacelle des mains.
Il en sortit le bébé qui pleurait toujours.
Un silence de plomb tomba alors sur les combattants.
- Non ! Gronda Meredith.
Ne le touche pas.
Mais rien n'aurait pu arrêter le loup garou.
Elle tenta de lancer un Avada Kedavra, mais il fut une nouvelle fois dévié par Bellatrix.
Et Greyback planta ses crocs dans la gorge délicate du nouveau né.
Il hurla, et son cri se mêla à celui de sa mère.
Il cessa de crier très vite, et son petit corps flasque pendait, sans vie, entre les mains du loup garou.
Le visage de celui ci, était barbouillé de sang.
Rabastan retint une nausée. Il avait commis bien des atrocités, tués des enfants, et des bébés pas plus âgés que celui ci, mais, jamais encore, il n'avait assisté à un tel spectacle.
Les yeux de Méredith lisait d'une rage incommensurable.
Elle déferla sur ses ennemis un tsunami de sortilèges tous plus meurtriers les uns que les autres.
Mais ils étaient trop nombreux.
Greyback, s'était abrite derrière un champ de protection, et dévorait le bébé qu'il avait demembrer.
Écoeuré, Rabastan n'utilisait que des sorts mineures, mais Rodolohus, Dolohov et Bellatrix faisaient pleuvoir sur la jeune femme, un flot de sortilèges, qu'elle paraît pourtant avec une étonnante facilité.
Contrainte de se défendre, elle ne parvenait plus à attaquer, acculée, contre la cheminée, elle tenta une manoeuvre, qui lui aurait sûrement permis de s'échapper, elle jeta une poignée de poudre de cheminette dans l'âtre, mais Bellatrix la fit exploser, le mur contre lequel la cheminée était posée, fut soufflé et des débris furent projetés dans toute la pièce.
Méredith fut violemment jetée contre le mur, Bellatrix lui envoya un sortilège de nécrose qui l'atteignit dans le dos. Elle hurla de douleur, tandis que le sort lui brûlait la peau, déchirant son tee shirt.
Allongée sur le ventre, elle aperçut la fenêtre de la cuisine et la fit exploser.
Mais Rodolohus lui jeta un Stupéfix.
Elle roula sur le côté pour l'éviter, et gémit de douleur, tandis que la peau de son dos se détachait, laissant sa chair à vif.
Elle luttait contre l'évanouissement.
Rabastan devait faire quelque chose. Il n'avait pu sauver le bébé, mais il pouvait peut être sauver sa soeur.
Avisant le plafond, il braqua sa baguette sur Méredith, trébucha sur des débris, et tomba sur le sol, il se retourna, et tira, le plafond s'effondra.
Bellatrix, Dolohov et Rodolphus, eurent tout juste le temps de s'écarter d'un bond en arrière.
Méredith en avait profité pour entrer dans la cheminée. Elle avait murmurée une adresse, et disparut au milieu des flammes vertes.
Furieux les mangemorts quittèrent la maison.
Avant de transplaner, Bellatrix jeta le sortilège de la marque des ténèbres. La tête de mort de la bouche de laquelle le serpent sortait, apparut alors dans le ciel.
Ils revinrent chez Narcissa.
Quelques jours plus tard, ils furent prévenus que Drago avait réussi à réparer l'armoire à disparaître, qui devait leur permettre d'entrer discrètement dans Poudlard.
Ils se rendirent alors chez Barjow et Beurk dans l'allée des embrumes.
La boutique d'objets de magie noire, contenait la seconde armoire.
Dolohov, Greyback, Rodolphus, Rabastan, Bellatrix, les Carrow et Quelques autres étaient du voyage.
Ils franchirent l'armoire.
Malheureusement, ils se heurtèrent à un comité d'accueil.
Les membres de l'Ordre du Phoenix les attendait sur place, et des gamins, même pas majeurs encore, étaient prêts à en découdre.
C'est à moment précis que Rabastan prit sa décision. Il n'irait pas plus loin.
La guerre était terminée, Voldemort avait dors et déjà gagné.
Dans quelques minutes, Dumbledore serait mort. Soit le gamin trouverait le courage de le tuer, ce qui serait très improbable, soit, Bellatrix s'en chargerait ou Rogue, qui avait tout à perdre, si le vieux survivait.
Il ne voulait pas d'une vie d'esclave. Ce serait donc la fuite.
Il soupira.
- Rab ? Qu'est ce que tu fous ? Lui demanda Rodolphus.
Rabastan ne lui répondit pas, mais son regard était éloquent.
- Non ! Répliqua Rod.
Ne fais pas ça.
- Désolé. Répondit il.
Il fit demi tour, et se fraya un chemin à coup de sortilèges mineures.
Il regagna la salle sur demande, entra dans l'armoire et sortit dans la boutique de Barjow et Beurk.
- Il y a un problème ? Demanda Barjow.
- Non. Tout va bien.
Il quitta la boutique et transplana.
Il se retrouva devant la boutique de Mia et entra.
Elle se crispa.
- Qu'est ce que tu veux encore ?
- Je suis venu te prévenir, j'ai quitté les mangemorts.
Elle déglutit.
- Ça ne change rien.
- Je sais. Écoute Mia, ils sont à Poudlard, Rod, Bella, et quelques autres. Ils vont tuer Dumbledore, et après ça, plus rien, ni personne ne pourra arrêter Voldemort.
Elle soupira.
- Alors c'est fini.
- Oui. Je pars, je quitte l'Angleterre ce soir. Viens avec moi.
- Quoi ? T'es dingue ! Jamais je n'irais ou que ce soit avec toi.
- Mia, ça va devenir invivable ici. Les mangemorts vont instaurer un nouveau sport, il vont tuer des moldus, éliminer tous les sang de bourbe, et tous ceux qui se mettront en travers.
- Je sais. Mais ça ne change rien.
- Ils te tueront Mia.
- Pourquoi ? Je ne suis rien pour eux. Je ne suis pas un danger.
- Non mais tu bosses pour des moldus, à leurs yeux, si tu n'es pas pour eux, alors tu es contre eux. Ils te tueront sans hésiter.
- Peu importe.
Il soupira.
Très bien, comme tu veux. Tiens, c'est pour toi.
Si...tu as des ennuis, appuie sur le cercle au milieu et dis mon nom. Je viendrais.
Elle regarda le bracelet.
Il était en platine et valait une fortune. En sin centre, un cercle formait un pentacle, et des runes anciennes y étaient grâvées, autour d'un diamant.
- Je n'en ai pas besoin !
Elle le posa d'un geste sec sur le comptoir.
- Comme tu veux. Sois prudente.
Il quitta la boutique.
Il aurait du insister, l'enlever.
Il erra dans la rue, un moment et s'arrêta devant un hôtel.
C'était pas un palace. Plutôt un de ces établissements miteux, qui devait servir d'hôtel de passes. Mais il présentait l'avantage d'etre situé en face de la librairie.
De là, il pourrait facilement surveiller la rue et la protéger. C'était stupide, dangereux, mais il ne pouvait pas partir en la sachant en danger.
Il jeta un regard mauvais à la chambre miteuse.
C'était toujours mieux qu'Azkaban.
Il se jeta sur le lit, et soupira.
C'était de la pure folie.
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