Chapitre 1

Avant de commencer, petit mot de l'auteure : 

Je tente un truc là, pas sûre que je finisse, on verra bien-
J'écris cette fanfic parce que je me suis rendue compte qu'y en avait aucune avec le Sherlock de Moriarty the patriot !!

COMMENT C'EST POSSIBLE

Du coup j'ai suivi au début l'histoire, mais je crois qu'après je m'en suis un peu écartée... Je sais pas, j'ai pas fini du tout T^T

Dites-moi ce que vous en pensez sinon ^^

Bonne lecture !

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Londres, 1883

Il faisait beau, aujourd'hui. Quelques nuages voluptueux traînaient dans le ciel, emportés par un léger vent tiède.

L'activité régnait dans la ville. Les fiacres passaient sur la route, couvrant des crissements de leurs roues le bruits des sabots des chevaux qui les tiraient sous le commandement de leur conducteurs.

Sur les trottoirs, des hommes et des femmes habillés de beaux vêtements colorés marchaient en discutant, tenant ombrelles et chapeaux haut-de-forme, riant sans prêter la moindre attention à toutes les personnes accroupies par terre. Ces gens là appartenaient à la plus "basse classe" de la société humaine. C'était de naissance. On naissait chez les nobles ou chez les pauvres, on regardait hautainement ou honteusement, on marchait tête haute ou tête basse. C'était comme ça.

Les pauvres étaient condamnés à fuir le regard des riches et à ramper par terre, sous le regard méprisant de ces derniers, ou à travailler durement et vainement pour tenter de gagner un crouton de pain.

Pour eux, le climat ne changeait rien. Il ne changera jamais leur situation.

Cependant, là où la plupart avait échoué et abandonné, d'autres ne renonçaient pas. Ils avaient beau toucher le fond de la rivière, ils tapaient du pied, et parfois réussissaient à gravir les échelons pour arriver à une vie correct qui leur offrirait trois repas par jour et un toit au-dessus de la tête.

Mais ils ne gagneraient pas le respect de la "classe supérieure". Certains ignoraient ce regard impérieux, d'autres le supportaient difficilement.

Sous ce ciel d'un bleu pur, une jeune fille était assise sur les marches d'une église. Elle faisait partit de la "classe moyenne", de ceux qui parvenaient à gagner leur vie correctement.

Mais elle ne faisait rien. Ou du moins, personne ne la voyait jamais rien faire. Elle passait la plupart de ses journées dans le silence, assise sur ces marches, entourée d'une multitude d'oiseaux de toutes sortes. Elle ne parlait pas beaucoup, passant parfois des journées entières dans le silence, au point que tout le monde croyait qu'elle avait un problème mental.

Désappréciée de tous, elle se contentait de rester là, silencieuse et calme, sur ces marches. Si tout le monde savait qu'elle était là, personne ne prêtait attention à elle. Ses cheveux bruns ondulèrent légèrement dans la brise printanière, et un petit moineau se posa sur son doigt tendu. Elle le regarda et ses lèvres s'ornèrent d'un léger sourire.

Elle se leva, et l'oiseau ne bougea pas. Il se contenta de s'ébrouer et de frotter sa petite tête contre la main de la jeune fille. Puis, au bout de quelques secondes à la fixer attentivement, il ouvrit ses ailes et s'envola. Elle l'observa s'élever dans les airs jusqu'à ne plus le voir.

* * *

Quelques rues plus loin, au 221B Baker Street, l'agitation régnait. La propriétaire des lieux, Miss Hudson, criait sur un homme agenouillé au sol sous le regard des passants étonnés.

- Bon à rien !

- Il me faut encore un tout petit peu de temps...supplia l'homme en joignant les mains.

- J'en ai assez de vos excuses ! Si vous manquez d'argent, travaillez ! Sinon, débarrassez le plancher, compris ?

- Ce n'est pas le soucis, miss Hudson... Mon travail est particulier, je dois attendre...

- PARDON ?! cria la jeune femme. Elle s'apprêtait à continuer quand un homme arriva :

- Tiens, mais c'est Holmes !

Une lueur d'espoir illumina les yeux dudit Holmes. L'autre repris :

- Pourquoi cries-tu en pleine rue ?

- Stamford ! s'écria à son tour Holmes en se tournant vers le nouveau-venu. Il se leva, et continua :

- Miss Hudson, voici ami...

- Mon nom est Stamford, se présenta l'homme en enlevant son chapeau et en baissant légèrement la tête. Je suis docteur à l'hôpital Saint-Bartholomew.

Sous le regard des hommes, l'expression et le ton de miss Hudson changea du tout au tout.

- Oh, je suis ravie de vous rencontrer !

Sans prévenir et sans plus de politesses, Holmes s'approcha du docteur et déclara, tendant la main :

- Ceci étant dit...Prête moi des sous.

Le médecin leva un sourcil, et après quelques brèves explications concernant le loyer non payé depuis apparement trop longtemps de Holmes, il dit :

- Oh... je comprends mieux la situation.

Roulée en boule un peu plus loin, miss Hudson marmonna :

- Je suis au bord de la crise de nerfs...

Un sourire aux lèvres, Holmes déclara :

- Ne vous énervez pas, sinon les rides...

Une étincelle illumina le regard de miss Hudson, qui se leva brusquement pour donner frapper inutilement le dos de Holmes en disant :

- Quoi ?! Et à cause de qui je m'énerve, d'après vous ?!

- Allons du calme... dit Stamford. Puis, il s'adressa à Holmes. Tu pourrais essayer de trouver un colocataire pour partager tes frais de loyer !

Miss Hudson arrêta de bourrer de coup le dos du jeune homme, et ils regardèrent le médecin en disant en choeur :

- Un colocataire ?

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