Chapitre 5

L'heure était venue de me réveiller. Le soleil s'était levé et Aaron dormait toujours. Je le laissa dormir et me leva pour aller récupérer des vêtements dans son armoire. Je pris un de mes jeans que j'avais laisser ici des jours où je les avais oublié. Et pris un de ses t-shirt, étant de couleur unique, gris chiné, il allait avec mon jeans.

Je partis discrètement dans la salle de bain et me doucha. Une fois lavée, je m'observa dans le miroir, me coiffa ; je fis deux tresses désaérées avec tous mes cheveux et j'accrocha au bout de chacune d'elles, un chouchou gris. Je mettais mes chaussettes lorsqu'Aaron ouvrit la porte de la pièce.

- Tu es déjà prête ? Me demanda-t-il, je voyais sur son visage la fatigue

- Oui, tu n'as pas du beaucoup dormir

- Non, j'ai pas arrêté de me réveiller et toi ça a été après ton cauchemar, me demande-t-il inquiet

- Oui j'ai dormi comme un bébé après ce passage

- Tant mieux, il est dix heures, on va à la base vers onze heures trente ? Il se dirigea vers son lit

- Ok, je finis de m'habiller et je vais chez moi préparer mon sac, je laissais mes chaussures

- Je vais faire pareille et on se rejoint ?

J'acquiesça et finit de m'habiller, enfin prête. J'alla chez moi. Il me fallait faire mon sac, enfin plutôt ma valise, nous devions rester un moment dans la navette.

J'attrapais des jeans, des joggings, des tee-shirts, des gilets et des pulls. Que je pliais et rangeais dans ma valise, à la fois, grande et discrète. Pour passer inaperçu. Je rabattu un tissu sur la pile de vêtements enfin prête et je l'accrocha avec un clip. Je posa mes bottes, mes baskets et je mis mes autres baskets grises à mes pieds. Je n'avais que trois paires de chaussures et cela me suffisait largement. Je fermais ma valise. Je ne pouvais pas faire glisser la fermeture éclair, elle était bloqué, je m'assis dessus de tout mon poids et réussis finalement à coulisser la fermeture. Enfin !!! J'étais prête !
J'envoyais un message à Aaron ; je viens de finir, je t'attends devant chez toi.

Il me rejoignit quelques minutes plus tard et bous partions en direction de la base.

Je me coulissait, suivi d'Aaron dans une petite pièce intermédiaire, qui se trouvait à gauche du hangar. J'ouvrais la porte qui menait à la pièce centrale. Je les voyais, tous prêts pour le décollage. On aurait dit une fourmilière, chaque fourmis avait sa mission, et la navette jouait le rôle de la reine. Je la referma et me tourna vers Aaron :

- Qu'est-ce qu'on fait ? Je lui montre l'intérieur du hangar, il était bondé de monde.

- Je propose de faire diversion, dit-il, il pointa de son doigt les canalisations au dessus de nous.

- Tu crois ?

- J'en suis sûr

Il passa devant moi, et ré-ouvra la porte. Il sortit un briquet de son sac à dos, qu'il avait pris en plus de sa valise et franchit la porte, je l'observait de loin, il se hissa près d'un extincteur au plafond et agita avec une immense discrétion son briquet.

Ça y est, Aaron y était arrivé. J'entendais les canalisations me surplombant, l'eau ruisselait à une telle puissance. Je lança une de mes clefs que j'avais décroché de mon trousseau de clefs, sur sa jambe. Elle tomba mais ne fit pas énormément de bruit, heureusement pour moi. Il me regarda avec une tête confondant la surprise et l'interrogation. Je lui fit de grands gestes, lui indiquant de venir. Il mit un certain temps à comprendre. Mais c'était trop tard, l'eau venait de le mouiller. Il continuait à courir, il ne fallait pas qu'on le voie.
- Mais pourquoi tu ne m'a pas prévenue ? Il dégoulinait et mouillait le sol de la pièce de plus en plus.
- Et tu crois que je faisais quoi ? Je ne dansais pas la maccarena, je te signale !
- Regarde le résultat, maintenant j'suis trempé ! L'eau était à deux doigts d'atteindre mes chaussures
- Le principal c'est que tu aies fait diversion, allez viens, il faut se dépêcher avant qu'ils nous voient
Nous sortîmes du hangar et nous nous dirigions vers l'escalier menant jusqu'à la navette. Je portais ma valise et Aaron faisait de même. On n'avait pas l'air malin en train de courir, en montant les escaliers, avec nos "bagages" sur les épaules. Nous entrions dans la navette. Aaron était en train de tremper le sol avec ses chaussures. Il fallait faire vite.
Nous passâmes la porte de la chambre 98. La chambre n'avait pas changé, tout était à sa place.
- Va dans la salle de bain te changer, vite ! Avant qu'il démarre, ils vont voir sur l'écran d'accueil que la salle qui est normalement inoccupée est en train utiliser de l'eau dans la salle de bain. Vas-y, je vais passer derrière tes pas pour les essuyer, parce que c'est un peu suspect des traces de pas.
Il s'élança dans la salle de bain, elle avait des murs peints en gris, une douche à l'italienne avec des sortes de petites roches incrustées dans le sol, pour faire plus nature.
J'ouvrais ma valise et je pris une serviette, je courus en direction de la sortie. Je traversais le grand hall puis les salles de contrôle et atteignit la porte. Il n'y avait personne dans la navette, ils avaient pris la fuite à cause de "l'alarme incendie". Je regardais vers le hangar, les extincteur avaient arrêtés démette de l'eau et je voyais déjà l'équipes arriver avec à la tête nos deux parents. Je me dépêcha, repassa par tout les points déjà passé avec Aaron. J'arrivais presque à la porte de notre chambre. Et zigzaguait entre les couloirs.
Lorsque j'entendis des voix derrière mon dos. J'accélérais le pas. Je me jeta sur la porte et l'ouvrit. Aaron était toujours dans la salle de bain, la porte de celle-ci était encore fermé. Je frappa à la porte. Il ne donnait aucun signe de vie, je continuais.

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