🎵 5 🎵 SCH | Loup Noir

- 15 minutes -

La nuit tombait. Il faisait noir, encore plus avec ces lourds nuages. J'avançais et dépassai le portail en fer qui grinçait à cause de la rouille. Je suivais le chemin, les mains dans les poches. Je ne savais pas si je voulais y aller. Si je voulais voir ça. Mais j'étais là. Devant ces pierres.

« Carlos Lopes et Maria Lopes, père et mère aimés. »

Ce fut le choc. Pourtant, je l'ai appris depuis un moment. Mais je n'avais jamais eu le temps de réellement y penser. Entre la course-poursuite, les cachettes et trouver de quoi se nourrir et se loger, je n'eus aucune penser pour mes parents.

Je regardais ces pierres, paralysé. Je serrai les poings, la colère montant en moi. Sans aucune raison, je me mis à hausser la voix, qui résonna dans les lieux sombres et vides de vie.

— Pourquoi m'avez-vous fait ça ? Pourquoi m'avoir caché ça ? Que vous étiez des putains de mafieux ! Que vous faisiez du trafic ? Que quelqu'un convoitait la place ? Et que vous aviez prévu de m'en faire hériter ? Je ne veux rien de tout ça !

Les larmes de rage coulaient sur mes joues. C'était pas viril mais merde ! je n'en avais rien à faire. Il fallait que ça sorte avant que je n'explose.

— C'était juste pour ça que vous vouliez que je sois dans la pharmacie ? Pour reprendre le flambeau ? Et ben j'en veux pas de votre merde !

L'orage éclata, éclairant leur lit de mort. Je sursautai et me mis à genoux, les mains derrière la tête, penché en avant. Je me mis à trembler. Je n'aimais pas ça. C'était enfantin, mais je n'y pouvais rien, j'avais peur...

— Filho... entendis-je dans ma tête cette voix si douce et tendre. Ne t'en fais pas, ça va passer.
— Mais oui, assura lentement une voix plus rauque avec un certain accent. Thomas, n'oublie pas que l'orage ne dure pas éternellement. Ça va se calmer.

Je sentais encore leur main sur mon dos pour me rassurer. Je pleurai de plus belle, sentant cette fois-ci un indescriptible chagrin. Ils n'étaient plus là pour me consoler, pour me rassurer, pour me protéger. Je les avais quittés, mais je n'aurai jamais cru que c'était la dernière fois que je les verrai.

Les regrets remplaçaient la haine. Le vide m'accapara. Je ne savais pas si c'était vrai, mais en tout cas, intérieurement je criai. J'étais seul face à tout ça. J'étais seul face à un ennemi dont je ne savais rien. J'étais seul face à un danger mortel, je le savais.

Je me redressai, m'appuyant sur eux par les pierres. Je les regardai, surtout les photos, souriant tristement.

— Pardonnez-moi... Vous me manquez terriblement... Je... Je ne sais pas si je serai à la hauteur... Je...

Plus rien ne voulait sortir. Ma voix tremblait tellement, que je n'arrivais pas à récupérer ma voix. De toute façon je ne voulais plus parler. Ils me comprendraient, dans le mutisme.

J'entendis un bruit métallique derrière moi. Je n'eus pas le temps de me retourner, que le coup de feu détonna.

Cette musique m'a pas mal inspirée, avec une histoire que j'avais créé et que je reprendrai peut-être un jour !

À demain !

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