Chapter 35

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Evana,

J'avais baissé la vitre et le vent me chatouillait le visage. Je me retournais lentement et remarquais que les enfants s'étaient assoupi, leurs bouquins entre leurs mains. Dario avait diminué le son de la musique que j'avais choisie dans sa playlist, Coldplay - Sparks. Remettre les pieds à Londres m'avait fait une sensation très bizarre, j'observais les vieux bâtiments londoniens, comme si je les voyais pour la première fois. Je re-découvrais la ville où j'avais vécu une grande partie de ma vie. En réalité, je ne savais pas quelle ville je préférais le plus, j'étais au début réticente à l'idée de revenir ici, mais avec le renvoi des enfants, j'avais eu un déclic. Peut-être qu'ils allaient plus se plaire ici, alors que Dario passait la première vitesse et ralentissais à la vue du feu rouge, je l'observais.

Je ne peux plus jamais je passer de lui.

J'avais compris la morale de l'histoire, ne jamais abandonner, s'il y a autant d'épreuves, c'est pour une raison bien précise et à la fin, on finit par être récompensé.
Le baiser que Dario venait de me poser sur la joue m'avait sortie de ma rêverie et je lui souriais à présent.

— Je t'ai préparé une petite surprise, j'espère que tu vas aimer.

Je me demandais ce que sa pouvais bien être, alors je lui avais prit le bras et le secouais à présent.

— Dis-le moi s'il te plaît ! Je m'exclamais et me mordais la lèvre la seconde d'après, les enfants dormaient.

Il eu un sourire moqueur, mes petites manigances ne fonctionnaient pas avec lui. J'avais beau le complimenter, le supplier, il ne crachait pas le morceau.
On s'arrêtait près de la grande roue de Londres et je le regardait, pleins d'incompréhensions.
Il quittait la voiture et venait m'ouvrir la porte, cela me surprenait, d'habitude ici c'est tout le temps remplis de monde mais à présent, il n'y avait même pas une mouche qui y volait. Je quittais la voiture et un vent froid me traversait tout le corps, je tremblais.

— Viens, il m'avait prit la main.

— Mais les enfants...

J'apercevais un homme qui me saluait. J'arrivais à le reconnaître, ses yeux bleus, ce sourire béat.

— Zack ?!

Je lui avais sauté dessus et il m'avait rattrapé, il m'avait enlacé de ses grands bras et riait aux éclats.

— Bienvenue ma belle ! J'espère que je t'ai manqué !

Je pleurais.

— Mais bien sûr que tu m'as manqué espèce d'idiot ! Tu n'as pas du tout changé.

— Toi tu as changé, tu as grossis je trouve.

Je lui affligeais un coup sur l'épaule et il levait les mains en l'air,

— Calme-toi la karatéka.

On entendait le raclement de gorge de Dario et j'arrangeais mes cheveux derrière mes oreilles alors que Zack se séparait de moi, le sourire jusqu'aux oreilles.

— Zack tu peux rester avec les enfants dans la voiture ? Le temps que je lui montre quelque chose ?

Zack acceptait sans demander plus d'information, comme s'il était déjà conscient de tout.
Il prenait les clés de Dario et s'en allait.

— Je n'aime vraiment pas te voir près de lui, il glissait alors qu'on marchait main dans la main.

— Ne me dit pas que tu es jaloux, je disais en marchant devant lui, de façon à le voir en face de moi.

— Je ne suis pas jaloux, je suis plus beau que lui non ?

Je fis mine de penser et je voyais à son visage qu'il commençait à être offusqué.

— Continue de me taquiner, à force de marcher en arrière, tu vas te prendre un arbre, il m'avertissait.

À la minute qui suit, je tombais et Dario me rattrapait de justesse. J'étais à deux doigts de me prendre le sol. Il m'avait aidé à me redresser et je l'avais remercié.

— Si tu veux me remercier, il te suffit de dire oui.

— Hmm ? Je comprenais pas.

Il m'avait emmené devant le London Eyes où un long tapis rouge y était installé, en face d'une cabine où on pouvait y entrer. Des bougies étaient disposés de chaque côté et j'entendais soudainement un bruit strident, deux hommes installés sur le banc s'étaient levés et jouaient du violon.
Trop bouleversée par le spectacle, le cœur battant à deux milles à l'heure, je remarquais enfin Dario accroupis, un genou à terre.

— C'est la première fois que je t'ai demandé de m'épouser, ici.

Des frissons me parcouraient et des souvenirs me revenaient. Il m'avait fait sa proposition lorsque nous étions au sommet du London Eyes, cette nuit aussi, il n'y avait plus que nous ici.

— Je te demande encore une fois, Evana Hayz, tu veux bien épouser cet homme misérable qui ne peut vivre sans toi ?

Il avait ouvert une boîte en velour et au centre, une bague en diamant éclairée par les quelques lampadaires de la rue.

— Oui Dario, s'il te plaît accepte, toi aussi, cette fille qui peut être immature et folle sur les bords, qui....

Ses lèvres venaient caresser les miennes et je me laissais aller contre lui, il m'embrassait alors que je m'accrochais délicatement à sa veste, quelques secondes passaient et à bout de souffle il venait collait son front au mien.

— Je t'aime Evana, il me murmurait d'une voix suave.

Mon dieu, pourquoi doit-il être aussi attrayant ?

— Moi aussi je t'aime Dario.

Les premiers flocons de neiges commençaient à tomber sur Londres, comme s'ils s'étaient mit d'accord sur le timing avec Dario. Je lui souriais et il en faisait de même, ses doigts venaient me passer la bague au doigts et il me prenait dans ses bras. On dansait à présent et de nombreux personnes s'arrêtaient pour regarder l'exhibition.

Des milliers de papillons volaient dans mon estomac, je n'arrivais pas à les dompter. On s'arrêtait et Dario me proposait de faire un tour dans la roue avant de rejoindre les enfants.

J'acceptais, le corps encore tout fébrile après l'afflux de sentiment que j'avais subis.

— Je suis reconnaissant, il murmurait alors que je m'installais près de lui.

pourquoi ?

— D'avoir eu l'occasion de rencontrer une magnifique personne comme toi, dans ce voyage qu'est la vie.

— Je me sens chanceuse, d'être tombée sur vous, dans ce bar et sur ce site internet, monsieur Dario Robin O'Connor.

— Pourquoi tu ajoutes mon prénom dans tes belles paroles ? il se plaignait, je l'adorais taquiner avec son double prénom parce que je savais qu'il n'aimait pas ça.

Peut-être que je préfère Robin à Dario.
Je lui mis un coup de coude et il eu un sourire.

— Si tu continues à faire ça je vais être obligé de t'embrasser pour t'empêcher de dire des bêtises.

— Peut-être que je fais exprès qui sait ?

Il m'embrassait en cette nuit de novembre, alors que la ville entière était plongée dans le noir, s'apprêtant à dormir en s'enveloppant dans sa plus belle couverture, la neige.

Avis ?❤️❄️

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