Chapter 31

Note : Lisez l'histoire avec la chanson en multimédia pour plus de sensation ❤️‍🩹

Evana,

Des doigts chauds contre mon dos me réveillais, ils procuraient une chaleur incroyable à mon corps et je l'entendais souffler légèrement auprès de moi, j'avais ma tête sur son épaule et il m'avait entouré d'un bras. Le soleil venait à peine de se lever et les quelques rayons qui traversaient illuminait son visage.

Divorcer, était la plus grosse erreur de ma vie.

Je l'avais compris, enfin.
L'homme qui dormait près de moi m'avait toujours soutenu, était là dans mes bons et mauvais moment, il n'était pas seulement mon mari mais aussi mon meilleur ami, mon guide.

Cette nuit là, j'avais vu maman et papa, ils me souriaient et me disaient que j'étais maintenant sur la bonne voie. Je ne voulais pas rester sous l'influence d'un simple rêve, mais si c'était ce genre de rêve prémonitoire ? Et s'ils parlaient de Dario ?
Nos destins étaient-ils vraiment liés ? Nos chemins étaient voués à s'unir ensemble ?

Je le relookais alors qu'il avait encore les yeux fermés. Il avait encore ce petit grain de beauté sur le coin en bas de son œil, ses quelques taches de rousseurs sur ses pommettes et son nez fin. Sa bouche était entrouverte, et je ne l'avais pas remarqué mais il avait la lèvre du bas déchiré.

Ça doit être lorsque Sullyvan l'a frappé.

— Comment je peux me faire pardonner Dario ? Pour tout ce que j'ai fais...?

J'avais l'impression de lui avoir fait ces atrocités, de lui avoir fais vivre un enfer lors de mon départ. Et malgré tout, il ne me lâchait pas. Il ne voulait pas qu'on mette un terme à nous pour toujours. Si ce n'est pas cela l'amour...

J'ai vu beaucoup d'hommes se défiler de leurs relations au moindre soucis, n'assumant pas les responsabilités et engagements qui suivaient, mais Dario était différent. Ce qui comptait, c'était notre amour. Je me sentais tellement chanceuse et à ce moment précis je me demandais si je le méritais cet homme bon.

— Tu peux m'aimer Evana, s'il te plaît aime-moi. Il avait murmuré en me tournant le dos.

Il avait pas perdu cette manie de parler dans son sommeil, je souriais face à ces révélations, il voulait que je retombe amoureuse de lui.

Je me levais doucement du lit et m'apprêtais à le quitter mais je fus tirée à l'arrière.

— Evana, tu es réveillée.
Mon front se trouvait en face de son visage alors que j'avais le regard sur son torse qui s'abaissait et se levait en fonction de sa respiration.

— Bonjour, je levais les yeux sur lui et je croisais ses prunelles noisettes.

Ne me regarde pas comme ça.

Ses longs cils s'activait de bas en haut, il avait la lumière dans les yeux alors je me plaçais devant.

— Bonjour, tu as bien dormis j'espère.

Je faisais mine de me racler la gorge et m'asseyais sur le lit.

— J'ai mal dormis, tu n'as pas arrêté de me serrer contre toi toute la nuit, j'ai des courbatures de partout ! Je jouais la comédie.

Il semblait prit au dépourvu, ne savant quoi dire il écarquillait les yeux.

Comment peut-il être si mignon ? Mon dieu, épargnez-moi...

Il s'était levé soudainement et s'excusait.
Il se dépêchait de quitter la chambre.

Une main sur la bouche j'essayais d'étouffer mon rire, qu'est-ce que je peux être une peste parfois.

J'entendais les rires des enfants provenir de la chambre d'en face et voyait Dario chatouiller les enfants pour les réveiller.
Pendant qu'ils s'amusaient à crier, je m'en allais préparer le petit-déjeuner, je faisais des omelettes, un peu de bacon, des céréales et du jus de fruit.

Alors que le café coulait, ils débarquaient tous, sourires scotchés aux lèvres, ils s'installaient à table alors que je finissais de mettre les cafés dans les tasses.

— Vous avez bien dormi les enfants ? Je leurs demandais.

Ils hochèrent simplement la tête en attaquant leurs céréales.

— Aujourd'hui c'est dimanche, je prévois d'emmener les enfants au parc de Phœnix, tu ne vois pas n'inconvenient j'espère.

— Je... Je peux venir aussi ? Je chuchotais.

Il affirmait et me souriait, en dégustant son omelette.

~

Les feuilles jaunes décoraient le sol du parc alors que les arbres étaient dévêtus de leurs manteaux.
Le soleil était haut mais il faisait quand même froid, les enfants s'amusaient à cueillir des pommes de pin pour les peindre à la maison et les utiliser comme décoration de Noël selon eux.
Cela me convenait tant qu'ils s'amusaient, on marchait côte à côte avec Dario. Il me racontait que pendant son enfance, il venait beaucoup ici et il y voyait même des écureuils.

Au bout de quelques minutes de marche on s'installait sur un banc et on observait les enfants s'amuser près des feuillages.

— Ils ont la chance d'avoir une mère courageuse comme toi.

Je rangeais mes mains glacés dans les poches de mon manteau. Je me sentais apaisée près de lui.

— Je ne sais pas si je suis une assez bonne mère pour eux. J'essaye de faire mon maximum mais j'ai l'impression que ce sont les enfants qui me relèvent à chaque fois que je tombe.

Il avait remonté la fermeture éclair de mon manteau et me souriait.

— Tu es à la hauteur, cesse de douter de toi et ai confiance en toi.

Des minutes passaient et pendant que je surveillais les enfants, je voyais Dario a mes côtés, assez distrait, il regardait dans un sens opposé et je suivis son regard, curieuse.

Une femme et un homme faisaient du toboggan avec leur enfant d'environ trois ans.

Si je n'avais pas gâché notre relation à cause des autres, on aurait pu être comme ça.

Remarquant que je l'avais vu, il détournait la tête et s'étirait.

— Je vais aller m'assurer que les enfants jouent tranquillement.

Il s'éloignait peu à peu, les légers talons de ses bottes frappaient contre le gravier alors que son trench dansait en fonction du vent qui le faisait bouger.

Je ne voulais pas qu'il s'éloigne de moi...

— Dario ! Je l'appelais les deux mains formant un rond pour me faire entendre en criant.

Il arquait un sourcil, ne comprenant pas pourquoi je l'avais arrêté. Je m'étais blottie dans ses bras sans attendre plus longtemps, je n'en pouvais plus, de rester loins de lui ainsi.

— Evana, qu'est-ce....

Je ne l'avais pas laissé continuer et je l'avais embrassé à pleine bouche. Mes doigts avaient soutenus ses joues alors que la sienne passait derrière ma tête, ses lèvres valsaient contre les miennes et mon coeur battait follement.

Le temps s'était figé, j'étais dans une pièce insonorisée et mes yeux fermés me faisaient perdre toute notion de localisation ou de direction.
Par contre, je connaissais très bien ma destination, lui.

Sa langue taquinait la mienne et nos respirations s'emmêlaient, mes jambes étaient du coton et je tenais à peine dessus, il me faisait le même effet à chaque fois. On se séparait à bout de souffle mais à peine avait-on repris de l'air, Dario collait son corps contre le miens et approfondissait notre baiser, un baiser qui devenait plus ardent et beaucoup moins timide. Je m'étais accrochée à sa veste, notre baiser passionnant prenait fin quand les enfants nous interrompaient.

—  Désolée d'avoir pris du temps Dario, tu n'as plus à attendre. Les enfants n'étaient pas les seuls à m'aider à me relever, toi aussi tu étais là, auprès de moi à chaque instant.

Son baiser contre mon front marquait notre réunion, il prenait ma main dans la sienne et enlaçait nos doigts, je n'arrivais pas à décrocher mes yeux de lui alors qu'il aidait les enfants à ramasser les derniers pommes de pin.

Avis ? 🖤
Aimez-vous la musique que j'ai mise en multimédia ?🔒❤️‍🔥

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