Chapter 30

Dario,

Je me baladais dans les rayons et trouvais ce que je cherchais depuis bientôt une heure. Je demandais des informations à un vendeur et je prenais le produit en me dirigeant à la caisse. Je sortais ma carte bancaire, prêt à payer.

— Vous avez choisit ce jeu vous aussi ? Il est sorti hier, il fait fureur ! Me lançait la caissière, je lisais Mylan sur son badge.

— Oui, j'ai mon fils qui m'a dit qu'il aimait jouer à la PlayStation donc je voulais lui faire une surprise.

Je regardais le jeu de football que la dame passait au scanner. Elle m'annonçait le prix en souriant et je passais ma carte sur le lecteur.

— Il doit être heureux d'avoir un papa comme vous.

— J'espère, je répondais simplement.

Léon me parlait très peu de ce qu'il se passait à la maison, je ne savais même pas l'existence d'Arun jusqu'à que je le rencontre chez Evana. Même quand je lui demandais des informations à propos de sa maman, il me répondait juste qu'elle allait bien. C'est peut-être Evana qui lui avait demandé cela, qui sait ?

Je me dirigeais vers ma voiture et vit une clé tomber de la poche d'un homme, il ne le remarquait pas et se précipitait avec son caddie.

— Monsieur ! Tenez ! Je courrais jusqu'à lui et lui tendait les clefs que j'avais ramassé, l'homme se retournait et il s'avère que cet individu était nul autre que David.

Il me remerciait et tentait de se défiler mais je l'arrêtais.

— Vous vous êtes bien foutus de sa geule et vous lui devez au moins des excuses ! Je le grondais.

— Lâche-moi d'une semelle, j'ai déjà parlé avec le boss, on a été renvoyé à cause d'elle. Occupe-toi plutôt de Sullyvan toi.

— Pourquoi, qu'est-ce qu'il y a ? Il est viré lui aussi à ce que je sache, je lui décrivais.

Il grattait sa barbe et hésitait à me le dire, je posais une main sur son épaule pour qu'il me parle, sinon je risque de le lui briser.

— Il est rongé par la colère, il voit rouge, il m'a dit qu'il allait aller chez elle aujourd'hui, qu'elle avait des comptes à lui rendre.

Je me dépêchais de passer un coup de fil à Evana mais elle ne me répondait pas.

— Il est possible qu'il fait quelque chose de con, mais je te jure que je n'ai rien à avoir avec ça...il continuait.

Je courrais vers le véhicule et prenais la direction de sa maison, je commençait à m'inquiéter pour elle. Cet homme n'était pas normal, tu es viré point barre, pourquoi tu cherches à rendre les choses plus difficile ?

Manque de pot, je tombais sur des feux rouges.
Je décidais d'appeler chez elle, le fixe, un numéro que j'avais demandé à Evana au cas où je n'avais pas un moyen de la contacter pour convenir des heures où je devais garder Léon, pour la garde alternée.

Une petite voix me répondait à l'autre bout du fil, avec une respiration saccadée.

— O-oui ?

— Léon c'est toi ? 

— Non, non, c'est Arun.

Je voyais par le timbre de sa voix qu'il était paniqué.

— C'est Dario, le père de Léon, tout va bien ? Evana va bien ?

— Moi et Léon, on allait chercher l'ami de maman pour jouer avec lui, mais on...on a vu...

Le feu était passé au vert et les roues grinçaient avec la pression que je mettais sur le pédale de l'accélérateur.

— Qu'est-ce que vous avez vu ? Arun, dis-moi tout. J'insistais, alors que je tenais fermement le téléphone d'une main.

— Il a... il a...

— Qu'est-ce qu'il a fait ! Je criais débordant d'impatience et d'inquiétude.

— Il a giflé maman.

Mon coeur fit un bond dans ma poitrine, il avait osé lever la main sur une femme. J'accélérais sans me préoccuper des limitations de vitesses et écrabouillait les pédales sous mes chaussures.

Deux minutes plus tard, j'étais devant chez elle, les enfants me voyant par la baie vitrée, m'ouvraient la porte et m'indiquaient où leur mère se trouvait avant de m'enlacer.

Je les rassurais et leur disais de nous attendre calmement dans la cuisine, ils m'écoutèrent et je me dirigeais vers la pièce qu'ils m'avaient montré.

La porte était entre-ouverte, je n'entendais aucun bruit d'Evana, avait-elle peur que les enfants les entendent se disputer ?

— C'est toi qui l'a cherché, connasse...

C'est Sullyvan.

J'entrais dans la pièce, ce dernier était au dessus d'Evana et la tenait fermement par les cheveux. Cette dernière avait les larmes qui débordaient de ses yeux et ils croisèrent enfin les miennes.

— Dario ?

À l'entente de mon prénom, Sullyvan se retournait et retombait sur ses fesses. Je l'intimidais. Je m'étais rué sur lui, l'avait prit par le col de sa chemise et lui assénait des coups de poing. Il essayait de se débattre et me mit un coup de poing au niveau de ventre et une sur ma joue, mais étant plus musclé que lui, je contrais le reste de ses coups.

— Tu t'en prends qu'aux femmes n'est-ce pas ?!

Je continuais de le frapper.

— Tu ne sais pas te battre comme un homme ?

Je vis son visage ensanglanté, il toussait beaucoup mais je continuais, il avait visé mon point faible, il avait agit comme un lâche et avait levé la main sur une femme. C'était impardonnable.

Je sentais une présence dans mon dos puis des mains m'enlacer, elle pleurait, en me murmurant d'arrêter.

— Tu vas le tuer Dario, arrête s'il te plaît, je t'en supplie...

~

Evana passait les documents signés au chef de la brigade, plusieurs policiers étaient sur place et avaient interrogés les enfants, Evana et moi-même. Sullyvan avait quitté la maison menotté, les enfants étaient bouleversés par les événements mais pas autant que moi et Evana. Ils avaient été témoins uniquement de la scène de la gifle, alors que nous, on avait vécu cette scène.

— Très bien, vous avez remplis tout les champs, il me faut plus que votre signature madame.

Il tendait le stylo à Evana et elle signait le dernier document, les forces de l'ordre quittaient la maison et Evana semblait épuisée. Je lui proposais d'aller prendre un bain et de se coucher et elle obéissait sans contester.

Pendant qu'elle était là haut entrain de reprendre ses esprits, je m'occupais des enfants et on préparait le dîner ensemble.

— Maman sera heureuse si on prépare le dîner hein Léon ?

Ce dernier hochait la tête en souriant.

— Léon, tu peux aller chercher un sac cabas dans la voiture ? Je l'avais laissé côté passager, à l'avant de la voiture. Je lui tendais les clés et il s'en allait en traînant des pieds.

Je grillais les légumes dans la poêle a Wok et ajoutait du poulet par la suite, d'un autre côté, je regardais si les nouilles étaient prêtes et mettait l'ensemble des plats dans les assiettes que Arun me tendait.

— Papa ! Je n'arrive pas à croire !  Hurlait Léon nous faisant peur à moi et à son frère.

Léon montrait le jeu à Arun qui était heureux à son tour.

Les jeux ça me connaît.

— On peut jouer, on peut jouer ? Ils me disaient en chœur.

— Mangez d'abord, je murmurais.

C'était le dîner le plus rapide qu'ils n'avaient jamais fait, ils s'étaient tout les deux précipités vers la télé alors que moi et Evana étions encore à table. Cette dernière jouait avec ses légumes et avait mauvaise mine.

— Essaye d'avaler quelque chose, je l'a forçais.

Elle m'avait dit qu'elle avait la nausée et qu'elle n'y arrivait pas, elle montait dans sa chambre alors que je m'occupais de faire la vaisselle, après cela, je mettais incrusté à la partie de Léon et Arun, ils avaient une relation très fusionnelle, ils avaient grandit ensemble après tout.

— Dario ? Je regardais Evana se tenir dans l'encadrement de la porte, elle regardait ses pieds nus.

— Dis-moi, quelque chose ne vas pas ?

— Les enfants, allons dormir, il fait déjà très tard.

Ces derniers se plaignaient quelques minutes mais voyant l'air fatiguée de leur mère, ils se résignaient à l'écouter. Alors que les enfants montaient les marches, elle s'approchait de moi et m'avait prise la main.

— Je n'arrive pas à dormir, j'ai pris des médicaments aussi mais je n'y arrive pas... Tu peux...Tu peux dormir avec moi ?

Sa demande m'avait surpris, mais je comprenais comment elle devait se sentir, je me mettais à sa place, elle devait encore être chamboulée.

— Oui, je peux Evana...

Elle m'avait prise la main et m'avait entraînée jusqu'à son lit, mon coeur tambourinait à chaque fois qu'elle était près de moi. Je n'avais pas cessé de l'aimer, je ne cesserais jamais.
Elle se faufilait sous la couette et je l'a rejoignais, sa main n'avait  pas quitté la mienne et ses pieds s'étaient croisés aux miens, ils étaient froids et trouvaient chaleur sur mes pieds.

— Dario ?

— Hmm?

— Heureusement que tu étais là, sinon...

— Ne pense plus à ça, repose-toi.

Alors que je m'attendais pas à une telle action de sa part, elle m'avait déposé un baiser furtif sur les lèvres.

— Bonne nuit, Dario.

Mon rêve d'avoir une famille unie, allait-il se réaliser ?

Avis ? ❤️🌝

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