Chapitre 51
Quatre mois plus tard
PDV Ruby
Les doux rayons du soleil venaient agréablement caresser mon épaule nue. Je commençais à m'étirer, en clignant plusieurs fois d'affilé mes yeux encore endormis.
Je décidais de me lever plus tard et de partir me débarbouiller et m'habiller. Finalement prête, je me dirigeais comme à chaque fois vers la sublime terrasse. Je saluais quelques gardes au passage, puis arrivais dans ce cadre merveilleux dont je ne m'étais pas lassé depuis déjà quatre mois. Dès que nos regards se croisèrent croisés, Élise lâcha sa corbeille de croisants et se dépêcha de m'étreindre.
– Bonjour ma Ruby et joyeux anniversaire ma chérie... Me souffla-t-elle à l'oreille, toujours ce sourire habituel aux lèvres.
Et oui, j'avais finalement vingt trois ans aujourd'hui...
– Bonjour Élise, merci beaucoup ; comment vas-tu ? Demandais-je comme chaque matin, un sourire aux lèvres.
– Très bien. Et je pourrais dire pareil de toi ; toujours en beauté même si tu viens de vieillir d'une année ! S'exclama-t-elle aussitôt toute heureuse, tandis que je la remerciais.
Plus tard nous prenions place à table et nous commencions à déjeuner.
– Ma chérie, mange un peu plus. Regarde tout ce qu'il y a pour ton anniversaire aujourd'hui. Mange un peu car un jour tu vas finir par t'évanouir, intervenait aussitôt Élise avec son regard de mère protectrice.
– Je n'ai pas très faim...
– Ma chérie il faut manger un peu plus, tu le sais...
– Cela fait quatre mois aujourd'hui... Déclarais-je beaucoup plus tard, d'une petite voix.
– Je le sais ma chérie... Et que veux-tu faire ? Me demanda-t-elle, en attrapant délicatement ma main dans la sienne.
– Je ne sais pas... Murmurais-je, en haussant faiblement des épaules.
– Je suis encore désolée Ruby pour tout cela... Si nous n'avions pas fait ce contrat alors...
– Ne t'excuse pas Élise ; ça fait déjà très longtemps que je t'ai pardonné, la coupais-je gentiment.
Comment ne pas pardonner à cette merveilleuse femme ? Elle m'avait accueilli les bras ouverts ; elle m'avait écouté parler pendant de longues heures. Elle avait été là pour moi, ainsi qu'Alexander ; ils avaient été tellement gentils. Élise m'avait même expliqué tous les détails de ce contrat et même les réactions d'Esteban. J'avais pu en savoir un peu plus sur ce fameux contrat et son déroulement.
Et je savais que depuis trois mois et demi, le contrat avait été annulé.
Plus rien sur papier ne nous liait Esteban et moi.
– Esteban avait répondu à ton message que tu lui avais envoyé ? Me demanda Élise d'une voix douce.
– Oui. Il m'a dit de prendre soin de moi et qu'il attendrait, répondais-je, en repensant à ce message que je lui avais envoyé il y a déjà deux semaines.
« Tu as dû le deviner. Je suis en Grèce, avec ta maman et Alexander. Tout va bien, et j'espère que toi aussi. »
Cela avait été les seules phrases que j'avais osé lui envoyer. Le message venait juste d'être envoyé que déjà, j'avais reçu une réponse de sa part.
« Oui, je le sais. Tu me manques terriblement. Prends soin de toi. Je t'aime... »
Il m'avait lui aussi répondu une réponse courte, mais qui avait pourtant eu raison de mes larmes. Son petit je t'aime m'avait manqué et je savais pertinemment que lui me manquait davantage. Mes parents aussi, il était vrai. Mais depuis ce fameux voyage, c'était comme si quelque chose s'était brisé entre eux et moi.
– Il me manque... soufflais-je, tandis qu'Élise resserrait sa main autour de la mienne.
– Je le sais Ruby, je le sais...
**
Cela faisait déjà deux heures qu'Élise était partie je ne sais où. Elle avait rapidement attrapé ses affaires et elle s'était ensuite volatilisée. Je n'avais posé plus de questions et je l'avais donc laissé partir. Désormais allongée sur un transat, je profitais de la vue qui m'était donnée en réfléchissant néanmoins à cette question.
Quand allais-je finalement revenir dans mon pays ?
Les jours avaient défilé ainsi que les mois. Mais jamais je n'avais cessé de penser à eux. Et surtout à lui. À l'homme que j'aimais...
– Ruby ! Peux-tu venir s'il te plaît ! Criait soudainement une voix féminine, que je reconnaissais comme étant celle d'Élise.
Je laissais tomber mes lunettes de soleil sur le transat, attrapais mon paréo, puis je partais à sa rencontre. Je la trouvais plus tard dans la grande salle, les yeux brillants...
– Quelque chose ne va pas Élise ? Demandais-je rapidement.
Elle s'avança vers moi, puis attrapa mes mains dans les siennes.
– Il ne pouvait plus, me souffla-t-elle, avant de me laisser en plan dans la cuisine.
Avant de s'éclipser hors de la pièce, Élise me montra juste quelque chose du doigt, puis referma pour de bon la porte. Ne comprenant pas trop ce qu'il se passait, je me retournais lentement, avant... avant de sentir mon cœur s'emballer à toute allure.
Non. Je ne rêvais pas.
Mon cœur me le prouvait très bien. Mes frissons aussi. Et mes larmes aux yeux également. Tout mon corps avait réagi juste en croisant son regard.
Oui. Il était là.
Esteban ne se trouvait qu'à quelques pas de moi. Une chemise blanche couvrant son torse, ainsi qu'un pantalon fuselé noir couvrant ses jambes.
Ses yeux émeraudes me fixaient avec une incroyable intensité qui reflétait tant de choses. Je le fixais aussi, totalement choquée de le voir ici. Lui et moi nous nous fixions d'ailleurs, comme si nous nous découvrions pour la première fois.
– Ruby... L'entendais-je faiblement souffler, en commençant à s'approcher petit à petit vers moi.
J'étais complètement bloquée, ne sachant que faire. Esteban arriva en quelques enjambées à ma hauteur et déjà, cette odeur si familière me revenait aussitôt en tête.
– Mon amour... murmura-t-il, en levant légèrement sa main pour effleurer ma joue.
Un doux contact se recréait entre nos peaux. Je sentais mes larmes commençaient à couler le long de mes joues sans que je ne puisse rien faire. Abasourdie par l'émotion, je le laissais faire, en ne cessant de le fixer. Mais, plus tard, je décidais finalement de me manifester à mon tour.
Je l'avais dit. Je l'avais écris.
Ma main se leva et elle venait en une fraction de secondes, frapper avec une incroyable violence sa joue droite. Une petite grimace apparaissait sur son visage d'ange, tandis que je faisais de nouveau le même geste. Esteban grimaça de nouveau, mais ne répliqua rien.
Ça fait du bien. C'est vrai.
– Je l'ai mérité, dit-il dans un soupir.
J'attrapais soudainement le col de sa chemise blanche, avant de lui chuchoter tout près des lèvres :
– Tu m'as manqué.
Mes lèvres venaient ensuite retrouver les siennes, et un immense bonheur m'envahissait enfin. Mon vide était désormais comblé, complété. Esteban ne tarda pas à m'attraper par la taille et à me faire asseoir sur un comptoir. Notre baiser commençait à devenir de plus en plus fougueux, intense, tandis que je le sentais bloquer mes joues avec ses deux grandes mains si protectrices.
– Je t'aime tellement... Me souffla-t-il contre mes lèvres, avant d'y replonger dessus.
Je souriais contre celle-ci, en même temps que mes larmes continuaient de couler. Mon cœur tambourinait excessivement vite dans ma cage thoracique et une multitude de frissons, de sentiments venaient m'assaillir.
– Je m'excuse pour tout Ruby. Je ne voulais pas que cela prenne autant d'ampleur. Je me suis senti terriblement seul sans toi... Déclara beaucoup plus tard Esteban, son front restant appuyé contre le mien.
– J-je le sais...chuchotais-je, encore envahie par l'émotion.
– Je ne peux pas vivre sans toi. Mes sentiments sont réels, véridiques et tellement forts. Je t'aime depuis déjà trop longtemps, reprit-t-il d'une voix basse, en embrassant tendrement mon front.
– Chaque jour je pensais à toi, Ruby. Je n'arrivais plus à me concentrer sur rien. Même si j'étais retourné dans mon pays, rien n'avait changé. Ne pas te savoir à mes côtés me brisait terriblement. Je souffrais.
– Je t'aime, dis-je, en embrassant ses lèvres.
Esteban remua agréablement les siennes contre les miennes, en me caressant la joue avec son pouce.
– Je n'ai pas réussi à tenir ma promesse de ne pas venir te voir. Désolé mais cela en devenait un supplice pour moi. Et puis je me devais d'être là pour ce jour ; ton anniversaire... Poursuivait Esteban d'une voix remplie d'émotions, en scellant de nouveau nos lèvres.
– J-je crois que je n'aurais pas résister plus longtemps sans toi..., avouais-je, en le voyant aussitôt sourire.
– Je t'aime et je vais encore une fois te le prouver, Ruby, dit-il à mon oreille, avant de soudainement me faire descendre du comptoir.
Esteban s'agenouilla à terre et mes yeux s'écarquillaient en le voyant sortir cette boîte.
Mes mots se perdaient dans ma bouche, tandis que mes larmes revenaient plus puissamment.
– Tout est vrai, je te le jure. Crois-moi mon amour. Il n'y a plus de fichu contrat. Plus jamais. Je t'aime Ruby. J'aime tout chez toi et tu le sais parfaitement. Je ne veux pas attendre plus longtemps pour vivre sans toi. Alors je te le demande ; veux-tu m'épouser ? Déclara-t-il sans bégayer une seule fois, les yeux brillants.
–Oui, répondais-je d'une voix brisée, avant de lui sauter dans les bras et de nous faire tomber à la renverse.
Esteban scellait nos lèvres, en ne cessant de me répéter à quel point il m'aimait et à quel point il était heureux.
Il l'était, mais je l'étais également.
Tout était fini. Il n'y avait plus de contrat. Nous allions nous marier, vivre ensemble. Mon satané babysitteur que j'aimais allait devenir mon mari. Et fois-ci, sans aucun contrat décidé à l'avance...
Le pauvre... Il allait en baver avec moi.
Mais l'amour c'est ça, après tout.
**
( J'espère que vous n'avez pas trouvé que Ruby lui pardonnait trop vite ; j'aurai bien voulu écrire un peu plus quant à ça, mais je pense que les quatre mois sans se voir sont assez démonstratif haha. 😆 Et puis, ce livre ne devait pas être aussi long à la base, oups...😅 Bref, j'espère que ce happy end vous aura plus ! Merci encore une fois de m'avoir suivi et de tous vos commentaires ! 😘 Je vais désormais me pencher sur The Lonely vampire. 🌕🌑 Mais avant, je vais peut-être me mettre à réviser le bac haha. Merci pour tout !) ♥️😜
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