Avant les films : le renvoi de Tina (partie 2)

- Je t'aime, Tina.

- Nous serons toujours fiers de toi.

Le regard de ses parents s'éteignirent devant elle. Prise de sanglots, Tina sortit de la pièce. Elle croisa une infirmière. Mais elle avait le visage de Mary-Lou Belbosse.

- Sorcière ! dit-elle.

- Qu'on la tue ! hula une autre infirmière.

Et Tina courait. Elle croisait des infirmiers, qui lui hurlaient qu'elle devait mourir. Elle passait des portes, et dans chaque pièce dans laquelle elle entrait, elle se voyait elle-même sur un bucher.

Elle rentra dans un homme. Elle vit seulement deux yeux à la fois gris, bleus et verts la fixer intensément.

 

Tina s'éveilla en sursaut. Elle était trempée de sueur, et son cœur battait à tout rompre. A coté d'elle, sa sœur grogna.

- Tina ? 

- J'ai fait un cauchemar.

- Rendort toi... marmonna Queenie.

Tremblante, Tina se rallongea. Queenie était à moitié endormie, elle pas le cœur à la réveiller complètement pour lui parler. Elle se roula en boule dans les draps, la tête contre le dos de sa sœur, et, refoulant ses idées noires, se rendormit.

Ce fut le genre de sommeils sans rêve encore plus affreux qu'un cauchemar, dans lequel on se perd dans le noir, et le vide, comme si la pire de toutes les morts était venue nous chercher.




Lorsqu'elles s'éveillèrent après la sonnerie du réveil, les deux sœurs allèrent déjeuner. Pendant que Queenie se douchait, Tina repensa aux évènements de la veille.

Elle le fit plus calmement, et avec un peu de recul, elle réalisa qu'elle avait, certes, manqué de dévoiler la communauté du monde magique, mais qu'elle avait sauvé un enfant. Elle avait perdu son travail, mais avait désormais le courage de tout faire pour parvenir à un retrouver un.

C'est donc positivement qu'elle se prépara à aller au MACUSA, afin de parler à Graves.

Après s'être habillée, elle se rendit dans le salon. Son manteau déjà enfilé, Queenie était assise sur le canapé, Le Fantôme de New York à la main.

- Qu'est-ce qu'ils disent, demanda-t-elle.

- Vois par toi même.

La cadette tendit le journal à la brune, qui le parcourut frénétiquement du regard.

Bien évidement, son visage faisait la Une.

C'était la photo de sa carte d'identité. Elle était suivi d'un texte:

Porpentina Goldstein: catastrophe chez les fidèles.

Jeune aurore, ou plutôt ancienne Aurore au MACUSA, Porpentina Goldstein a déclenché une catastrophe ce 30 novembre. En effet, elle a jeté un sort à Mary Lou Belbosse devant des tas de fidèles. Fort heureusement, une équipe d'aurors est arrivée à temps pour oublietter les témoins, et ramener Porpentina au MACUSA, avant qu'elle ne soit renvoyée de son poste d'Aurore.

Nous n'avons pas encore de témoignage de sa part, mais d'après la présidente, son acte n'avait aucun lien avec les attaques de Grindelwald en Europe, et était simplement quelque chose d'irréfléchi de sa part...

L'article continuait, mais Tina ne le lut pas jusqu'au bout. Elle le posa résolument sur la table, avant d'inviter sa sœur à sortir de l'appartement afin de transplanner.

Est-ce vraiment moi qui ai mal agi ?




- Monsieur Graves ! Monsieur Graves !

Au loin, la silhouette de Percival disparaissait derrière les cinq journalistes qui posaient frénétiquement des questions à Tina. Des sorciers s'attroupaient autour d'eux.

Elle tentait de se faufiler à travers eux pour le rattraper, en appelant, en vain.

- Pourquoi avoir fait cela, Miss ?

- Quel est votre ressenti actuel ?

- Et votre sœur, qu'en pense-t-elle ?

- Problèmes financiers après cette perte de travail ?

- Je vous en prie, laissez-moi passer !

Soudain, elle sentit une main autour de son poignet la tirer loin des questions. La personne lança:

- Les journalistes n'ont aucun droit pour être ici ! Les autres, retournez à votre travail !

Tina sentit deux mains se poser sur ses épaules, la faisant se tourner vers l'homme qui l'avait sortie de le foule.

- Monsieur Graves.

- Que faites vous ici ?

- Je...

- Vous n'avez RIEN à faire ici ! 

- Je sais, mais je...

- Je suis venu vous aider cette fois, mais ça ne se reproduira plus, vous...

- S'il vous plait, écoutez moi. 

Percival se tut, fixant Tina, se demandant se qui pouvait être si important pour qu'elle se jette ainsi dans la gueule du loup.

- J'ai besoin d'un travail. Queenie et moi... Si je ne travaille pas, nous n'aurons plus de quoi payer notre loyer, et nous n'avons personne pour nous soulager... Elle m'a dit qu'il y avait un poste au permis baguette. Je suis prête à tout pour...

Graves, ou plutôt Grindelwald fixa Tina. Il vit en cette jeune femme en détresse un potentiel nouvel allier à duper. D'un ton faussement déclara :

- Je vais voir ce que je peux faire. Je tiendrai votre sœur au courant. Vous êtes quelqu'un de bien, Tina, j'en suis persuadé.

Avec une affection feinte, il posa sa main sur l'épaule de Tina. Un peu perdue, elle le laissa faire. Il lui adressa un  sourire confiant avant de s'en aller.

Tina s'empressa de rentrer chez elle.



Le soir, quand Queenie rentra, elle annonça à sa sœur que Graves s'était débrouillé pour qu'elle ai le travail. Tina devrait être au MACUSA tôt le lendemain pour signer des papiers, et être initiée à ce qu'elle devrait faire.

Elle se coucha un peu moins bouleversée que la veille. 



Les jours qui suivirent furent difficiles. 

Tous les matins, Tina se levait, et travaillait avec acharnement. Le midi, elle mangeait dehors, évitant à tout pris les journalistes. Malgré tout, son visage ne cessait d'apparaitre dans le journal, encadrés par d'affreuses légendes:

Tina Goldstein, admise au bureau permis baguette.

Une photo de Tina Goldstein avec sa soeur après l'évènement "Catastrophe"...

Chaque seconde la faisait se souvenir du temps ou elle était encore aurore. Regrettait-elle son acte ? Non, elle avait sauvé un garçon. Mais chaque jour, en voyant ses anciens collègues être admirés et utiles, et en travaillant, humiliée, dans son pauvre bureau, elle ne cessait d'y repenser:

Tina de six ans était assise sur le canapé, sur les genoux de son père, jouant avec sa baguette magique. Elle disait:

- Papa, un jour, je serai Aurore, comme toi, et je me battrai contre les méchants !

- Je suis sur que tu y arrivera. Et je serai très, très fier de toi. 

Et puis, il se mettait à la chatouiller. Entre deux éclats de rire, elle se blottissait contre lui, et déclarait:

- Je t'aime, mon papounet.


Car tout ce qu'avait fait Tina, c'était pour qu'elle, sa sœur, et ses parents puissent être fiers. Elle ne regrettait pas d'avoir sauvé Croyance, mais elle regrettait de ne pas avoir le courage de le faire savoir.


Et pression montait de plus-en-plus dans l'appartement. Tina rentrait toujours déprimée de son travail. Queenie essayait de lui remonter le moral, mais voir sa sœur pleine d'espoir ne faisait que mettre l'ainée en colère:

Comment fait-elle pour être aussi heureuse alors que la situation est si compliquée ? Est-elle naïve à ce point ?


Les seuls moments agréables dans les journées de Tina, c'était quand elle allait voir les fidèles.

Elle n'en avait aucun droit, bien sûr, mais elle le faisait quand même, parce que cela lui donnait l'impression d'être encore un peu Aurore, et surtout utile. 

Abernathy devait s'en douter, bien sûr, mais Tina savait qu'il ne dirait rien car il avait un faible pour sa sœur - comme tous les hommes du MACUSA, ceci dit. Pour Graves, elle ne savait plus que penser.


Et cela jusqu'au jour où elle rencontra Newt Scamander, magizoologiste Anglais dont elle tomba aussitôt amoureuse, après qu'il ait lâché un Niffleur dans une banque...

Malgré ce qu'elle vivait, elle était en effet bien loin de s'imaginer ce qui viendrai ensuite...

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