3. Celui qui allait à l'hôpital (partie une)
C'était un scénario normal en cette fin octobre, dans l'appartement voisin de celui d'Annabeth, Percy et Piper.
Hazel préparait son thé vert en jouant avec ses doigts attendant que l'eau bouillisse, Nico nourrissait le chat, ayant déjà finit son petit-déjeuner pour avoir la particularité de ne pas en manger le matin, Léo dégustait des céréales drôlement chimiques qu'il avait forcé a acheté lors qu'il avait accompagné Hazel pour faire les courses, pour une attache émotionnel à son enfance, et Frank venait de se réveiller.
Le seul petit bémol de ce tableau bien trop normal, était que Frank avait ouvert la porte de sa chambre et s'était appuyé contre l'encadrement de porte regardant son petit monde s'occuper.
Quand sa main lâcha son téléphone portable et émit un petit son sur le sol, tous les regards s'attardèrent sur lui, et là, tout le monde su que leur routine allait être perturbée aujourd'hui.
- Léo... grand-mère est inconsciente...
- Nannn...
- C'est pour ça que j'ai rêvé de dents ! S'enquit Nico, qui ne semblait pas du tout affecté par cette nouvelle et qui continuait de carresser son chat. Bah quoi, c'est un présage de mort !
L'asiatique devint livide et sentit ses jambes flancher.
Hazel s'avançait vers l'italien, même dans un pyjamas avec des chevaux elle pouvait faire peur, et lui claqua le derrière de la tête.
- C'est pas le moment Nico. Frank, vient, assieds-toi !
Hazel s'approcha du prénommé et lui pressa le bras pour le guider vers les sièges. Le cuisinier s'assit lourdement et se prit la tête dans les mains.
- Je pensais que tu ne l'aimais pas, dans tout tes souvenirs elle ne te traitait pas très bien, primo !?
- Je sais Léo, mais c'est ma seule famille, et c'est la seule représentante de mon enfance. Et puis, ça a du être difficile pour elle aussi...
Le latino et l'afro-américaine se regardèrent d'un coup d'œil malheureux face au désespoir de leur ami.
- Attrape ta veste mon petit nounours, je te conduis à l'hôpital ! Annonça son cousin.
- Et Nico viendra avec vous ! s'empressa d'ajouter la colocataire
Chacun de leur côté jetèrent un mauvais regard à la brune qui tentait de les souder.
- Vous m'avez bien entendu, maintenant, du vent !
Nico grommela mais s'exécuta et lui jeta son fameux regard noir en passant devant elle.
Et très vite, elle fut seule...
Le trio de jeunes hommes arrivèrent dans le couloir menant à la porte de la patiente inconsciente qui luttait entre la vie et la morte.
"Deux personnes à la fois.", ordonnais une pancarte dans les couloirs.
Nico s'assit donc sur les sièges tant dis que les deux parentés entraient en redoutant le spectacle.
Il soupira en entendant son téléphone vrombir dans sa poche, sûrement un message de ses amis qui s'inquiétaient.
Il composa le numéro du téléphone fixe de l'appartement d'Annabeth où tout le monde devait être rassembler en attendant des nouvelles, et au bout de la troisième sonnerie, quelqu'un décrocha.
- HEYYY!!! disaient un grand nombre de voix à travers le téléphone. Si fort que c'était, l'italien dû le reculer son oreille pour ne pas finir sourd. Comment va Frank, demandait sa sœur, et Léo, demandait Jason, Elle est toujours vivante ?!
- Hé calmez-vous, je vous rappelle que je ne suis pas censé passer d'appel dans un hôpital. Frank et Léo viennent d'entrer, et vu qu'ils ne ressortent pas et qu'ils n'appellent pas de médecin, je présume qu'elle est toujours inconsciente et-
- Hem, hem.... fit une voix extérieur.
Nico qui chuchotait se retourna pour voir un infirmier qui le regardait pas très fier, les poings sur le hanches.
- Nico !NICO !!! retentirent les voix à travers le téléphone
- Heu..les gars, je vous rappelle plus tard.. répondit l'autre, toujours en fixant la silhouette devant lui.
C'était un jeune homme, avec des cheveux bouclés blonds et la peau bronzé d'un surfeur avec des tâches de rousseur sur son nez, et des yeux bleus clair couleur ciel. Il était un peu fâché, mais un sourire trahissait son expression lors qu'il se rendit compte de comment le regardait le plus jeune des deux.
Nico d'ailleurs baissa la tête tout de suite lors qu'il se rendit compte qu'il avait été envoûté par le physique (très) avantageux de l'homme.
Il tentait de dévier son regard vers le sol, vers ses chaussures ou de se cacher dans sa veste d'aviateur deux tailles trop grande pour lui, mais son cerveau pulsait et l'obligeait de lui lâcher des petits regards indiscret. De plus, comme il cherchait son regard, il était assez difficile de s'y opposer...
L'italien finit par revenir dans la réalité lorsque le jeune homme, beau comme un dieu, lui tendit la main.
- Votre téléphone.
Il eut un moment de latence où son cerveau n'assimila pas ses paroles, Nico rougit fortement et se maudissait de cette stupide réaction.
- Hmm, pardon ? finit-il par dire
- Votre téléphone. Lui ordonna-t-il d'un sourire divin, qui l'obligeait de le lui tendre, impuissant. Merci ! continua-t-il
Nico sentit des frissons le parcourir lors qu'il entendit sa voix, tout aussi belle qu'il le redoutait. Mais que pensait-il ??
Le blond revint sur son bloque-notes quand le maigrichon glissa de sa chaise et tomba au sol, en se recroquevillant. Une douleur venait de faire vague sur lui et l'avait épuisé d'un coup. Il se sentait mal et tout ses muscles étaient crispés.
L'infirmier se rua sur lui et vérifia son pouls qui était faible, ainsi que la réactivité de ses pupilles qui étaient normales, puis le porta et l'emmena...
Léo ouvrit en premier la porte, suite à la demande de son cousin qui n'osait pas regarder.
La grand-mère qui habitait dans un endroit paumé avait été rapatriée dans l'hôpital le plus proche, ce qui avait mit un moment. Son battement de cœur était assez faible mais régulier pour l'instant. Les médecins qui l'avaient prit en charge affirmait qu'ils ne pouvaient rien faire de plus et qu'elle finirait la journée au plus tard, mais elle ne se réveillera pas.
- J'espère qu'elle ne souffre pas.. disait Frank.
Le cuisinier s'approchait et attrapa sa main assez froide.
Il repensait à son passer, malgré qu'elle avait était dur dans son éducation, elle avait aussi était tendre, du moins, à sa façon...
Petit Frank courait dans le jardin avec avec un bâton en main. Ce bâton était plus exactement son premier arc.
En partant un jour en excursion près du ruisseau près de chez lui, il avait bravé les courants pour attraper ce bâton assez flexible et arrondit. Le jeune garçon avait dû braver l'eau qui lui arrivait aux hanches et les pierres qui avaient écorchés ses petits genoux déjà marqués par de précédente aventure, ainsi que la poursuite de son imagination qui lui disait qu'un dragon doré le poursuivait.
Après l'avoir rattrapé, il avait posé le bâton à séché, puis avait attendu patiemment ; une fois sec, avait fait un trou pour y glisser une corde. Sur le chemin du retour, le soleil avait déjà disparu derrière le colline et le petit avait ramassé des bout de bois qu'il s'amusait à entaillé pour pouvoir les lancés contre des adversaires imaginaires grâce à son arc.
Après cette journée bien remplie, petit Frank entra sans scrupule,oubliant que le couvre feu était déjà dépassé depuis maintes heures.
- Grand-mère, regardez ce que j'ai fabriqué, tout seul en plus-!
- Tu es en retard, tu n'auras pas de dîner..et passe moi ça, tu en a pas besoin ici.
- Mais je l'ai fait tout seul-
Mais sa main gagnait toujours, et elle l'avait jeté dans le feu sous le regard horrifié du petit Frank qui sentait son monde s'écrouler. Il avait envie de courir le récupérer, mais il savait que la réaction de sa grand-mère serait pire encore et que sa peur irréprochable du feu l'en tenait loin.
Ses yeux regardait fixement le feu brûler son travail..
- Maintenant, monte !
A court de mot, et de voix, il était monter en pleur, s'enfuir dans sa chambre où il avait pleuré jusqu'à ce que la fatigue l'emporte.
Ce qu'il ne savait pas, c'est que la grand-mère s'était sentit coupable et était partie en douce en acheter un nouveau dans le magasin de chasse du village en bas, puis était revenue le déposer devant sa porte.
C'était la dernière fois qu'elle avait fait autant de sport en une journée.
Le lendemain alors, petit Frank se réveilla, toujours triste et ouvrit sa porte. Mais quelque chose traînait derrière et bloquait la totale ouverture.
Si quelqu'un avait été là, il se souviendrait encore du sourire qu'avait abordé ce cher enfant.
Le jeune garçon avait ensuite dévaler les escaliers et était allé remercier sa grand-mère, qu'il avait trouvé endormie près du feu éteint.
Il l'avait embrassé sur le front, et ce qu'il n'avait jamais su, c'est qu'elle n'était pas totalement endormie...
C'était leur meilleur souvenir à eux-deux, même si aucun des deux n'en avait reparlé ou avoué à sois-même.
- Frank , Frank ! Tu m'écoute là ?
- Pardon ?
- Tu te fais du mal pour rien, viens, on va faire un tour.
Avec un dernier regard, il s'apprêta à quitter la chambre quand on entendit une grande respiration.
Le corps dans le lit s'agitait et le cuisinier courut jusqu'au chevet de sa grand-mère.
- Grand-mère !!
Ses vieilles mains s'agrippèrent à son bras.
- Léo, appel à l'aide !!
Elle convulsait alors que Frank gardait un œil inquiet sur la porte ouverte quand sa grand-mère retomba mollement sur son lit,inconsciente, son pouls et son battement de cœur en chute libre...
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