[aiko]
[ oui je post beaucoup de Aiko en ce moment mais j'avais envie de vous faire part de son passé pour bien détruire votre morale.-
pas de disclaimers particuliers mis à part bah que c'est triste.
un peu de manipulation
_DXM0NIUM_ -e_a_r- -Mrs_Blue- ]
J'ai jamais été fort pour comprendre tout ça.

L'amour.
Déjà au collège, je m'y intéressais.
Je connaissais, et connais encore, tout les films gays existants sur cette planète.
Le problème, c'est que dans les films, tout est beau et rose.
Dans la vraie vie, c'est plus compliqué.
Et je sais que c'est la même chose pour toutes les orientations sexuelles, mais quand tu es gay, les seuls mecs que tu trouve ne veulent que ton cul.
Bon. Je vais me calmer, essayer de me rappeler : Où est ce que ça a commencé ?
Pourquoi on m'appelle comme ça ?

C'était en 3ème si je me souviens bien.
Il était grand, blond, gay (heureusement ou malheureusement ?), faisais du volley avec moi, et surtout, je lui plaisais.
Beaucoup, à ce qu'on me disait.
Il ne parlait que de moi à ses amis, avait une boîte avec des cadeaux à me donner quand on serait en couple.
Et on l'a été, je les ai eu ces cadeaux.

Mon premier baiser était plutôt agréable, de ce dont je peux me souvenir.
C'était au début de notre relation, alors il n'était pas encore ... comme il l'était à la fin. Comme il l'est toujours.
Si je me souviens bien, j'ai fais ma première fois avec lui une semaine et demi après qu'on se soit mis ensemble.
A mon âge actuel, ce n'est pas choquant. Mais à l'époque, j'avais 14 ans.
Les seules sources que j'avais c'était le porno, bien cliché et pas du tout réaliste.
C'est à ce moment là qu'il a commencé à être vraiment lui.
Violent, jaloux, très jaloux, froid parfois. J'ai appris plus tard qu'il était bipolaire.
C'est une maladie, il n'y pouvait rien. Mais au sein d'un couple, si jeune ... c'est très dur.
Le volley était une bonne excuse :
"Maman : - Pourquoi tu as un bleu mon chéri ?
Aiko : - Oh, je suis tombé en volley."
"Docteur: - Tu as un bleu jeune homme. Tu as des problèmes à l'école ou à la maison ?
Aiko : - Ah non non ! Je fais du volley et je me suis juste pris un ballon."
Pratique. Je me suis habitué à mentir, à cacher ces bleus.
La plupart du temps c'était pendant le sexe. Il pensait que ça me faisait du bien. Au début, quand c'est plutôt doux ça surprend, mais dans le bon sens. Et après, ça dégénère, c'est violent, c'est cathartique pour lui.
Je ne me rappelle plus de son prénom. Je ne me rappelle plus de ma première fois, dans les détails en tout cas.
Je sais juste que ça faisait mal.
On s'est quittés au début de la seconde. Il était dans un autre lycée, dans une autre équipe alors j'ai préféré en finir.
J'en ai pleuré. Il me manquait, je m'en rappelle, de cette sensation de vide.
Mais mes bleus ont disparu, je n'en ai plus maintenant.
J'ai juste la cicatrice, la cicatrice du jour où il ...
Il ? Je ne m'en rappelle plus. Je sais qu'on était chez lui mais ...
Ah putain. J'en ai marre.

Le volley. Je dois me concentrer sur le volley.
C'était mon heure de gloire au lycée. J'étais le meilleur de mon équipe. Tout le monde me connaissait, même dans les autres lycées.
J'étais une star.
Je sautais haut, les gens m'appelaient « l'ange ».
Bien sûr, il fallait que « l'ange » rencontre un démon.
Rire.
Ça c'était nul. On dirait une phrase de fan fiction très clichée. Ou de livre de cul hetero cliché. Avec un mec de la mafia et... bref, je m'égare.
C'était à un match. Le 17 mars je crois. Non enfaite j'en suis sûr. C'était écris sur mon mur.
Ça l'est toujours, même si maintenant je l'ai repeins. Mais c'est ancré la. Dans ma mémoire, et sur mon mur.
Il avait des cheveux longs, avec une décoloration blonde, qui avait finis par être plus brune à la fin de notre relation.
Visiblement j'ai un truc pour les blonds. Enfin non enfaite, j'ai un truc pour les mecs qui veulent de moi.

Je me rappelle qu'il venait me voir à la fin de mes cours. Il n'était jamais en uniforme, j'ai appris plus tard qu'il n'allait jamais en cours en presentiel, juste aux entraînements de volley.
Au début je l'évitais. Je me disais que c'était trop rapide, que je venais juste de quitter ... l'autre.
Mais j'ai finis par succomber.
Et dès que je lui ai souris, tout est allé vite. Très vite.

Il m'a amené chez lui. Il vivait seul, ses parents étaient à l'étranger et il était enfant unique. C'était un peu toujours le bordel.
Il était mieux que le premier. Plus doux, plus gentil, moins brusque.
Moins surprenant.
Même si on a quand même fais l'amour plusieurs fois en publique. Ça c'était surprenant, à l'époque.
Je venais de recevoir mon téléphone, ma gallerie était remplie de photo de nous. Avant, pendant, après l'amour. Pendant nos rendez-vous.
Et toutes, a l'exception des plus intimes, étaient postées sur mon Instagram.
On a fêté nos 2 ans ensemble quand j'étais en terminale.
Je pensais qu'il allait me demander d'emménager avec lui avant d'aller à la fac de sport, mais il ne l'a jamais fais.
Il vivait « seul ».
Il ne voulait jamais que j'aille chez lui, sous prétexte que c'était en bordel. Prétexte que je ne croyais pas, il à toujours été bordélique et ça ne m'avait jamais dérangé.

Un jour, je dormais et j'ai entendu le son d'une notification. Une fille m'écrivait, elle s'appelait... Emma ? Carolina ? Clara ? Un truc qui finissait par -a.
"Salut, je suis la copine de :€27;)62€:/ . J'aimerai que tu arrêtes de le contacter s'il te plaît."
J'avais son t-shirt au pied de mon lit, il était venu la veille et reparti tôt le matin.
En pleure, je l'ai appelé.

"- Pourquoi ?! Pourquoi tu m'as menti comme ça ?! Tu as une putain de copine ??!
:€2€.€€2 : - Une copine ? De quoi tu parles Aiko ?
- Elle m'a envoyé un message ! Je sais que tu me trompes !
:€2€.€€2 : - Oh non... "
La, j'étais persuadé qu'il avouerai. Qu'il me dirait « oui, je te trompes, et je te quitte ». Mais non.
Et c'est là qu'il a été le plus fort, et le plus intelligent. Et c'est là que j'ai été le plus con.
":€2€.€€2 : - C'est ma sœur qui a pris mon téléphone. Elle veut pas que je sortes avec un mec. Je suis désolé, ça a du te faire peur ... tu veux qu'on se voit ?
- Hein ...?
:€2€.€€2 : - Je te promets mon amour. C'était juste ma soeur."
Vous vous rappelez qu'il était fils unique ?
Bah moi je m'en rappelais pas. Ou surtout, j'ai fais exprès de pas m'en rappeler. Je voulais y croire, rester attaché à cette figure rassurante.

Je l'ai vu, je l'ai cru encore plus. Mon amour m'avait rendu aveugle.
Je suis resté 1 ans comme ça. Dans le déni complet, à me faire trompé constamment par cet homme en qui j'avais confiance.
J'ai appris la vérité, et je l'ai cru, vraiment cru, quand j'ai reçu le faire part pour son mariage. Avec une certaine ... Emma, Carolina, ou Clara. Quelque chose en -a.
Je n'y suis pas allé, j'ai jeté ses affaires et je suis partie à Tokyo.
Je n'ai pas pleuré le soir même. Le soir même, je suis allé dans une boite gay, et j'ai baisé a ne plus pouvoir me lever.
17. Ils étaient 17. Je n'étais pas conscient, la plupart du temps.
Mais ça, ils s'en fichaient bien sûr.
J'ai pleuré le lendemain, puis le jour suivant. J'ai pleuré très longtemps.
Et putain, je ne me rappelle toujours pas de son nom.
Et je sais maintenant pourquoi on m'appelle « salope ».
Ces mots, toujours, sous mes publications Instagram, dans mon casier, sur des pancartes pendant mes matchs.
Ce mot, me suit.
Je comprends maintenant.

Aiko soupira.
Il entendit toquer à la porte et sortit alors de la douche pour vous ouvrir.
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