Le Cauchemar

J'aimerais l'enlacer

Non.

Je veux l'enlacer.

Encore.

Sentir sa peau contre la mienne. Son souffle chaud se relâchant dans un fin soupir, au creux de mon oreille. Ses mains, douces, fraîches, baladeuses, glissants contre mon torse, mon ventre, mon dos ; toujours plus bas.

Sur leur passage, ma peau s'embrase d'un feu ardent. Le regard émerveillé, empli d'une faim dévorante, je l'observe tel un prédateur guettant sa proie. Car, c'est ce qu'elle est. Une proie, une biche, prise dans mes filets.

Ses yeux pourtant ne semblent guère affolés et au contraire, me fixent. Ses yeux verts, brillent dans la faible clarté de la pièce. Je voudrais tant m'y perdre. Caresser sa joue, avec ses pommettes saillantes. Mordiller son cou, si fin, si tentant, qu'elle prend plaisir à mettre en valeur avec de légers décolletés. Ses paupières ourlées de longs cils noirs s'abaissent lentement, tandis qu'une main douce, avide, vient rencontrer la peau de sa cuisse.

Ma main, cette maligne remonte lentement, caressante, ce chemin de chair ouvert à elle. Elle remonte lentement, les doigts jouant avec l'ourlet de la tunique. Soudain, la belle attaque.

La biche devenant lionne, elle fond sur mes lèvres, écrasant son corps fluet contre le mien. Le prédateur devenant proie, je me laisse tomber contre les oreillers.

Je souris.

Ma main profite que son attention soit accaparée par mes lèvres, pour se glisser de plus en plus haut, vers le sommet de sa cuisse. Un gémissement surpris lui échappe lorsque j'effleure d'un doigt, cette partie si sensible de son corps. Surprise, mais envieuse. Nous savons tout deux à quel jeu nous jouons.

Dans un élan de plaisir, je mords doucement sa lèvre. Sa langue ayant pris possession de ma bouche, se retire brusquement afin de glisser contre mon cou, suivi de ses lèvres humides qui tracent un sentier sinueux le long de ma mâchoires.

Chose surprenante, elle m'enlace brusquement, glissant son visage contre mon cou. Quelle douce étreinte. Je ne veux m'en échapper. Je referme un bras autour de sa silhouette frêle, et je plonge mon nez contre ses cheveux.

Je respire. Je sens. J'écoute

Son odeur, son parfum ; le goût de sa peau, les battements de son cœur ; lentement, s'estompent.

Alors, je me redresse. Et mon hurlement silencieux résonne dans la nuit.

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