3. La Souffrance est le prix à payer

L'Elfe disparu dans un claquement de doigts alors que la petite s'apprêtait à terminer sa phrase. C'était l'arrivée de Lucius Malfoy qui l'avait effrayé.
«Tu oses... parler ainsi à mon serviteur?»
La demoiselle surprise, se retourna vivement. Que faisait-il ici? Son regard gris se posa sur la fillette. La jeune fille, balancée dans le cachot, était sale. Ses pieds étaient noirs à cause des flaques de boue. Sa robe de sorcier était déchiré en bas et maculée de tâches.
«Tu n'as aucuns droits sur lui. Et je compte bien te le faire comprendre.»
Il sortit sa baguette de son étui, semblable à celui d'une épée, comme pour se donner un style bourgeois. Et pour la deuxième fois en moins d'un jour, on jeta le sort de torture sur la demoiselle. Tout semblait se répéter dans sa tête. La douleur l'écrasa au sol. Elle se tortillait, comme une possédée, sur le sol crasseux du cachot. Elle hurlait de toutes ses forces. Alerté par les cris stridents de la petite fille, le petit Drago descendit les marches.
«Papa? Pourquoi Marie crie-t-elle? l'interrogea-t-il.
- La curiosité est un vilain défaut, mon fils.»
Lorsque le garçon était à hauteur de les voir, Lucius cessa. La petite fille gisait, transpirante, sur le sol caverneux du cachot humide et sombre.
«Drago, mène-la à la salle de bain, que ce détritus puisse se laver.»
Drago, confus, obéis tout de même à son père. Il prit la main de la jeune fille et ils se mirent à courir dans les couloirs du manoir, jusqu'à la chambre de la petite fille, où il la laissa. La petite, encore tremblante, entra dans sa petite salle-de-bain privée. Le seul endroit où régnait une atmosphère intime. Elle ferma la porte à clé, mais si elle savait que c'était inutile à cause du sort Alohomora. Mais elle pensait que si c'était fermé, c'était pour une bonne raison, alors ce sort était insensé.
Marie se dévêtit puis fit couler de l'eau dans la baignoire. Elle entra dans l'eau et attendit jusqu'à qu'il y ait assez de liquide avant de fermer les robinets. Elle resta un bon moment ainsi, à patauger dans l'eau chaude. Mais elle savait que bientôt il faudrait y retourner, et affronter les regards interrogatifs de Drago et sa mère et les regards noirs des deux pères.
Alors, avec toute la force de sa volonté et le ressortit de son cocon de chaleur, se vêtit d'une robe de sorcier et retourna dans le monde froid et cruel dans lequel elle était née.
***
La petite fille à le chevelure marron marchait dans les champs de tulipes, non loin du manoir des Malfoys. Elle s'évadait parmis les fleurs qui lui chatouillaient les jambes. La jeune fille se coucha et scruta le ciel en recherche de nuages. Mais aucuns cumulus cotonneux ne flottait dans les hauteurs. La petite ferma les yeux et se laissa emporter dans son paradis. Mais le bruissement de l'herbe haute à proximité la sortit de son imagination. Le petit Drago venait vers elle. Tous deux âgés de 3 ans, ils vivaient au même endroit mais pas dans les mêmes conditions.
Le petit garçon était chouchouté comme un prince. Ses parents cédaient à tous ses caprices. Tandis que la petite brune se faisait torturer tous les soirs depuis quelques mois depuis qu'il avait été mis au courant d'une prophétie le concernant, lui et un certain Harry James Potter. Depuis quelques temps, les mangemorts échafaudaient un plan pour soustraire des informations les concernant. Mais ils n'avaient pas eu besoin de le mettre en pratique car Peter Pettigrow, un "ami" des Potters, avait rejoint le cercle très fermé des mangemorts. Lui, et Severus Rogue, espionnait la petite famille. Mais Sirius Black, parrain de Harry, avait peu-à-peu décidé de s'éloigner des mangemorts, qu'il avait pourtant tant servis.
Drago s'assit aux côtés de la jeune fille.
Un long silence s'ensuivit.
«Pourquoi tu te caches? demanda le garçon.
- Pour souffler entre la torture, le dédain de ton père et la violence du mien.»
Puis ils ne dirent plus rien. Ils restèrent ainsi, à se regarder dans les yeux. À s'observer en silence. Chacun savait qu'il ne fallait pas briser cet instant avec des paroles. Alors la jeune fille se leva, embrassa le garçon sur la joue avant de partir vers leur demeure. Elle ne fit pas attention au bambin qui lui prit la main et lui emboîta le pas, aux hautes herbes qui lui démangeaient les mollets, au bruit du gravier sur le sol de la cour, ni au regard dédaigneux que lui jetait Lucius.
Son père avait enfin trouvé l'endroit où vivaient les Potters. Et il s'apprêtait à les tuer ce soir.

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