Chapitre 36
Lundi
Elle savait qu'elle n'aurait pas du essayer de s'enfuir. Elle le savait. Elle était assise sur le même lit double place depuis une semaine. Elle n'avait eu aucun contact avec l'extérieur, on lui donnait à manger par une petite porte juste assez grande pour une assiette. Pour être franche, elle n'avait pas la tête à manger. Elle avait besoin d'Une personne, de quelqu'un. Elle avait l'Impression de n'être qu'une petite chose fragile. Elle voulait juste une personne à qui parler, elle avait l'Impression d'oublier comment sourire. Elle avait perdu toute notion du temps. Tout ce qu'elle voyait était les quatre murs de la pièce dans laquelle, elle était détenu.
Pendant une semaine, elle avait eu l'Impression de perdre la tête tout les jours. Le silence effrayant de la salle lui faisait peur donc elle ne pouvait s'empêcher de toujours tapoter quelque chose. Elle avait pleurer toutes les larmes de son cours les douze derniers jours. Elle n'en pouvait plus. Elle avait juste besoin de ne plus être enfermée. Elle ne pouvait pas continuer comme ça. Elle avait tenter de mettre fin à ses jours mais Antonio avait préparer très cautieusment son coup.
L'homme était un manipulateur invétéré. Il savait ce qu'Il faisait. La pièce était étroite et semblable à une cellule de prison. Il n'y avait aucun accès à l'extérieur et aucune lumière qui entrait, il y faisait donc extrêmement sombre. Sans son téléphone, elle était anxieuse. Elle avait l'Impression que quelque chose clochait chez elle, qu'elle n'était pas normale. Peut-être les vieux qui ne cessaient de répéter que cette génération actuelle était dépendant de l'électronique, de l'Internet avaient raison.
Araba entendit des bruits de pas et elle se releva brusquement, elle avait tout essayer pour attirer l'attention de la personne qui lui passait la nourriture, son seul contact avec l'extérieur était ses bruits de pas.
Araba remarqua que les bruits de pas était différents de ceux qui venaient d'habitude. Elle se redressa très rapidement et malgré le fat qu'elle tenait à peine sur deux jambes se précipita pour tambouriner la porte. Assise sur le sol elle essayer de parler correcterement.
«-"Je-je sais que t-tu es là. D-dis moi juste un mot. Je vais dev-"»
Elle entendit deux clics. Ses yeux s'écarquillaient et son coeur se mit à battre fort. Elle allait enfin entendre la voix d'une autre personne. Encore mieux, peut-être allait elle pouvoir sortir de cet endroit où elle avait l'Impression de perdre la raison ?
La porte s'ouvrit enfin et laissa entrer dans la pièce le responsable des troubles de la jeune fille. Celle-ci n'arrivait même plus à le détester. Elle avait juste besoin d'être avec quelqu'un. Elle était complètement brisée.
«-"Bonjour ma belle, ça fait longtemps hein ? Tu veux sortir de là hein ?"»
Araba ne fit que hocher la tête, elle sentait les larmes qui menaçaient de couler.
«-"Est-ce que tu as bien compris ta leçon ? Tu as l'air toute triste."
-"S'Il te plaît, relâche-moi, je me comporterais bien. Je n'essaierais plus de m'enfuir. Je me comporterais bien.
-"Oh chaton, tu sais que j'ai été triste quand tu as essayé de partir." il s'approcha d'elle et s'assura de ne pas la toucher. Tout ceci, pour lui était un jeu. Il aimait jouer avec l'esprit de la jeune fille. "J'ai été très peiné tu sais ? Ne te plais-tu pas ici ?" ironisa t-il.
-"Je veux partir chez moi, s'il te plait. Je veux juste revoir ma maman, je t'en supplies. Aucun de vous ne me reverra."
-"Mais ici c'est ton «chez moi», princesse. N'as tu donc pas retenu la leçon ? Je devrais te laisser réfléchir quelques jours de plus." déclara t-il, un sourire narquois aux lèvres. Il se releva mais la main de la jeune fille se posa sur sa jambe en essayant de le retenir »
Les larmes d'Araba coulaient involontairement. Sa voix se brisa et elle s'écria en sanglots.
«-"Non ! Ne pars pas ! Ne me laisses pas seule ! Tout mais ne me laisses plus seule. Je deviens folle, j'entends la voix de Layla !"
-"Dis lui bonjour de ma part alors chaton, bonne nuit." dit-il en se défaisant de l'emprise de la jeune femme.»
La jeune fille essaya tant bien que mal de courir pour l'empêcher de fermer la porte mais ses forces l'abandonnaient . Elle avait l'impression de ne plus pouvoir courir à cause des jours passés dans la sédentarité. Elle mit sa tête entre ses mains et éclata en sanglots. Elle n'en pouvait plus.
Mardi:
Il était venu lui donner un petit "coucou" d'après ce qu'il déclarait. Mais elle comprenait, elle n'était pas si naive. Elle avait compris que l'homme essayait de développer chez elle une chose semblable au Syndrome de Stockholm. Il voulait la rendre dépendante de lui, de sa présence. Elle ne pouvait d cependant pas le laisser ganger. Il ne devait pas gagner. Sa naïveté jusque là ne l'avait causé que des problèmes. Elle s'était promis que si elle sortait de cet endroit vivante, elle allait changer profondément. Dans le monde où elle était et vu les gens qu'elles fréquentait, elle ne pouvait continuer à être si insouciante.
Mais maintenant, Araba ne pouvait plus penser de manière rationnelle. Tout ce qu'elle voulait c'était de sortir de ce trou et être avec une personne. Elle ne voulait plus être seule. Elle s'en fichait qui était la personne mais elle voulait juste être quelqu'un. La solitude lui faisait peur. Elle se mit à penser à sa mère, à son père. Elle ne répondait plus leur appels depuis longtemps, ils comprenaient que son emploi du temps était chargé et qu'elle enregistrait un album. Elle ne pouvait pas s'empêcher de se sentir coupable pour tout.
Elle se sentait coupable pour avoir céder à Dante. Elle s'en voulait de ne pas avoir tous ces signes plus tôt. Elle s'en voulait d'avoir été naïve tout au long. Elle aurait dû savoir se disait-elle. Elle aurait dû savoir que tout le monde n'était pas gentil. Elle aurait dû. Elle ne l'a cependant pas fait et le regret s'emparait entièrement de son être.
Elle se promit de changer. Elle allait changer. Mais pas maintenant, là elle voulait juste sortir d'ici. Là, elle voulait juste être avec quelqu'un.
Mercredi
«-"Tu veux sortir ?"»
Araba avait comme l'impression que c'était un piège. Pourquoi proposerait-il à la jeune femme la liberté si facilement ? Ce n'était pas réaliste. Araba hocha la tête, les larmes aux yeux, malgré le fait qu'elle était suspicieuse.
«-"Moi aussi, je veux que tu sortes Araba. Mais j'ai besoin pour ça que tu me fasses confiance."»
Araba n'en croyait pas ses oreilles. Savait-il ce qu'était la confiance ? On obtenait pas la confiance d'une personne en la kidnappant et en l'enfermant dans un cachot. Il allait la mener à la folie. Elle regarda l'homme avec incertitude mais osa quand même lui dire oui hypocritement.
«-"Je sais que ton "oui" est très hypocrite. Mais toute action dans cette maison mérite rétribution. Tu as abusé de ma confiance. Tu sais que généralement, je ne laisses pas les gens qui abusent de ma confiance en vie. Mais j'ai fait une exception pour toi."»
Araba ne répondit pas à l'homme. Elle ne voulait pas pleurer. Elle voulait l'insulter, crier mais en même temps elle ne voulait plus être seule donc elle le laissa parler.
«-"Nous avons besoin de parler Araba, viens sortons d'ici."»
Araba ne se le dit pas répéter et avec l'aide de l'homme se mit debout. Ils se mirent à marcher. Ils traversèrent le couloir et montèrent les escaliers. Araba avait l'impression qu'elle marchait depuis une heure. Ses pieds étaient tout engourdis mais elle ne voulait pas faire même un seul faux pas ou une bêtise. L'isolement l'avait profondément marqué.
L'homme s'arrêta devant la porte de sa chambre.
«-"Laves toi et dès que tu termines, rejoins moi au salon. Nous devons parler."»
La jeune femme ne fit qu'hocher la tête. Elle entra dans la pièce et se dépêcha de regagner la toilette. Ça faisait tellement longtemps qu'elle ne s'était pas lavée avec de l'eau chaude. Elle se débarrasse de ses habits et laissa l'eau couler sur son corps.
«-"Enfin."»
•
«-"Elle n'est pas morte !" s'exclama Sean les larmes aux yeux .
-"Je vais le tuer, je vais tuer ce fils de pute."
-"La dernière fois que tu as tué un Anzitullini, il a kidnapper un de vos joujoux, Dante tu es ennuyant."
-"Araba n'est pas un jeu et sa vie n'est pas un jeu. Arrête d'-"
-"De la part d'un assassin comme toi, ces mots sonnent vraiment convaincants Sean." ironisa Adelma.»
Sean essaya tant bien que mal de se contrôler. Cette fille lui tapait vraiment sur les nerfs. Elle savait où appuyer. Elle savait ce qui faisait mal.
«-"Adelma si tu ne peux pas dire quelque chose de bien, dégages." soupira Jun, agacé par sa cadette."
-"On se demande ce qu'elle a de special." dit-elle amèrement avant de s'asseoir sur le siège auquel elle était adossée.
-"Il y'a une taupe chez Anzitullini qui nous a permis de confirmer ce que nous craignions. Ils sont après nous." déclara Ricardo
-"Qu'est-ce que nous avons à craindre ? Dante a tué Antonio alors le reste de la famille ne devrait pas être difficile. Pourquoi sacrifier tout ça pour cette fille d'ailleurs ?" s'impatienta Adelma
-"Nous ne faisons pas ça pour Araba, nous faisons cela pour l'honneur de cette famille." déclara tout simplement Jun.
-"Qu'est-ce que tu en penses Patrick ? Dis leur que ce n'est pas une bonne idée." supplia Adelma.
-"Laissez-moi en dehors de vos conneries. La dernière fois, vous avez tué ma soeur. Je suis partit en prison et je vous ai couvert pour l'assassinat de mon propre sang."»
Tout le monde était silencieux dans la pièce à cet instant. Patrick soupira encore une fois.
«-"Layla tenait vraiment à Araba et la petite compte également pour moi alors je pense qu'il n'y a qu'une seule possibilité."
-"Nous allons en guerre." déclara Dante en serrant les poings.
-"Oui, mais il faut que nous soyons conscients que Emilio est une personne très dangereuse, il est totalement différent d'Antonio. Si nous nous risquons à l'attaquer, nous allons perdre beaucoup d'hommes et c'est ça qu'il veut." déclara Jun.
-"Il veut quelque chose de nous, sinon il aurait déjà tué la petite." dit Patrick.
"Ou peut être, il veut le vagin de la petite." ironisa Adelma.»
Les autres tentèrent de l'ignorer du mieux qu'il le pouvait mais Adelma commençait sérieusement à les énerver. Sean avait du mal à se contenir.
«-"Bref tout ce que je sais est que ce combat sera décisif. Si nous perdons, nous perdons la face devant toute la familia et nous ne pouvons pas permettre cela."
-"Nous allons gagner." déclara Sean dans un élan de colère. Il n'allait pas les laisser gagner. Il n'allait pas les laisser emporter l'amour de sa vie. Il n'allait pas les laisser s'en tirer comme ça.
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NDA: Non je ne suis pas morte c'est les examens qui m'avait presque achevées. Je suis de retour avec un chapitre qui n'est pas très joyeux d'ailleurs. Ce chapitre marque un tournant décisif dans l'histoire. Il y'aura beaucoup de choses qui vont se passer et beaucoup de choses qui vous choqueront. Hehehe
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Nguvu à vous !
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