Chapitre 13.

Mille pardons pour cet énorme retard !!!
Petite note en fin de chapitre.
Bonne lecture 😘

*****

Elya

J'applaudis de toutes mes forces et me mets debout au coup de sifflet final. L'équipe de mon petit-ami et de mon meilleur ami a gagné ! Ce match était bien trop intense pour moi. Les deux équipes sont restées au coude à coude tout au long du match, Timéo a fait gagner son équipe avec un shoot à neuf secondes de la fin grâce à la passe décisive de Mathis. Je suis trop contente pour eux !

Je descends sur le terrain et mon meilleur ami ne perd pas une seule seconde pour me serrer dans ses bras, luisants de sueur. Dégoûtant...

Dans ces moments-là, je suis contente que Mathis n'aime pas les câlins en public. Il se contente d'un chaste baiser sur mes lèvres avant de disparaitre dans les vestiaires avec ses coéquipiers.

Une dizaine de minutes plus tard, les deux garçons que j'attends sortent et ils sentent bons. La voie est libre, je peux m'approcher. Mais toujours pas de câlins pour Mathis.

C'est la chose la plus difficile à accepter, je crois. Moi qui adore prendre mes proches dans mes bras, je ne peux pas le faire autant que je le souhaite avec mon petit-ami. Je m'adapte donc à lui, tout comme lui fait des concessions pour moi quelques fois. Souvent.

Mathis et moi prenons la direction de sa maison quelques minutes plus tard et nous parlons du match tout au long du trajet. J'adore le basket, c'est un des sports que je préfère alors ça ne me dérange absolument pas d'en parler.

- Bon, toi tu viens à mes matchs mais c'est quand que je te vois faire de la gym ? Tu n'as pas des compétitions, ou un truc dans ce genre ? me questionne mon petit-ami lorsque nous entrons chez lui.

Nous retirons nos chaussures et il laisse son sac de sport dans l'entrée. Nous prenons ensuite la direction de la cuisine.

- J'ai une compétition dans un mois et demi. Tu voudras venir ?

- Bien sûr que je veux venir ! s'exclame-t-il avant de sortir un plat du frigo pour le mettre dans le micro-onde.

- Je ne savais pas que tu aimais la gym, déclaré-je en fronçant les sourcils.

- Ça ne me passionne pas tellement, c'est vrai, mais j'ai très envie de te voir faire ce que tu aimes, sourit Mathis.

Il dépose un chaste baiser sur mes lèvres et s'assied face à moi le temps que notre déjeuner se réchauffe. Il semble sur le point de mourir de faim alors qu'il n'est même pas onze heure et demi.

- Tu fais de tout ou tu es spécialisée dans quelque chose en particulier ? s'intéresse-t-il.

- Je m'entraîne à tout les agrès mais je préfère la poutre et le sol. Peut-être parce que je suis plus douée dans ces deux-là, ris-je. J'ai un gros problème avec les barres asymétriques, mes bras refusent de coopérer la plupart du temps et je déteste le saut de cheval. Si je devais choisir un seul élément, ce serait le sol. J'adore ça. Et d'ailleurs pour la compétition je ne ferai que du sol et de la poutre alors ça m'arrange. J'espère que tu ne me verras pas tomber, j'aurai trop honte !

Mon petit-ami ricane et se lève pour récupérer le plat et des assiettes.

- Je ne veux pas non plus que tombes, tu risques de te faire mal.

- Menteur ! Ça te ferait rire, l'accusé-je immédiatement.

- Faux. Si tu te casses la gueule en voulant t'asseoir sur ta chaise, là je rigole, mais si tu rates un salto ou autre chose, j'aurais trop peur que tu te fasses mal.

Je souris, attendrie par son inquiétude.

- Mais si tu tombes et que t'as pas mal, là je rigolerai, ajoute-t-il avant d'enfourner un gros morceau de viande piqué au bout de sa fourchette.

Nous rions en chœur mais sommes coupés par une voix qui gronde dans l'entrée.

- Mathis ! Ton sac !

Le concerné lève les yeux au ciel en soupirant puis murmure :

- Je croyais qu'elle rentrait plus tard... Je termine de manger et je m'en occupe, ajoute-t-il en hurlant alors qu'une femme d'une quarantaine d'années fait déjà son entrée dans la cuisine.

Je me lève immédiatement pour la saluer.

- Je suis ravie de te rencontrer, me sourit-elle chaleureusement. J'ai beaucoup entendu parler de toi.

- Moi de même ! J'ai peur de vous demander de qu'elle manière il a parlé de moi... plaisanté-je.

- En bien, ricane la tante de mon petit-ami. Il dit toujours du bien de toi.

- Sauf quand il parle avec mon père et qu'il lui dit que je suis casse-pied.

Je fusille Mathis du regard, faisant ainsi référence à la conversation qu'il a eu avec mon paternel la semaine dernière, alors il éclate de rire.

- Ce n'est pas comme si tu l'ignorais.

Je soupire exagérément et reprends place sur ma chaise.

- Ça y est, je suis célibataire.

- Ah ouais ? Toi aussi ? lance-t-il faussement étonné en s'asseyant face à moi.

Kate, sa tante, nous regarde tour à tour en souriant, puis se sert une assiette.

Mathis parle avec elle de sa victoire arrachée sur le fil et de certaines actions ou éléments du match. Kate est très intéressée par ce que lui raconte son neveu, même si je comprends qu'elle ne connait pas grand chose à ce sport.

Une fois le délicieux repas terminé, Mathis et moi allons dans sa chambre. Sans avoir oublié d'attraper son sac de sport au passage.

À peine est-il entré dans la pièce, qu'il s'écroule sur son lit.

- On ne devait pas réviser le devoir de maths pour demain ? lui rappelé-je.

- Je me repose un peu avant... marmonne-t-il, les yeux fermés.

Je sors mes affaires de mon sac et les pose sur le bureau mais Mathis m'arrête dans mon geste.

- Viens là, on révisera après.

- Tu as dit que tu n'avais rien compris alors on doit s'y mettre maintenant sinon...

- Chut. Viens me faire un câlin.

Ah ces mots, mon sourire est immédiat. Un câlin à la place des maths ? Je prends, évidemment !

J'avance vers le lit où je me laisse tomber et atterris à moitié sur le matelas, à moitié sur un corps.

- Aïe !

Je m'esclaffe en m'excusant puis embrasse ses lèvres pour me faire pardonner. Je m'installe ensuite correctement – le faisant grogner parce que je lui écrase le bras, puis la jambe – et pose enfin ma tête sur son torse, son bras entourant mes épaules et le mien traversant son buste. Lorsque je l'entends soupirer d'aise, je souris.

- Tu apprécies de plus en plus les câlins, murmuré-je satisfaite.

- Les tiens seulement.

- J'espère.

De légers soubresauts de son corps me font comprendre qu'il ricane silencieusement.

Nous restons dans cette position durant de longues minutes, sans rien dire, sans rien faire, et c'est agréable. Les moments comme celui-ci sont rares étant donné qu'on ne se retrouve pas très souvent seuls alors j'aime en profiter au maximum. J'adore être avec lui. Que nous parlions ou non, tout ces instants avec lui sont parfaits et très précieux à mes yeux. Je commence à prendre doucement conscience que je suis en train de tomber amoureuse. Il me rend très heureuse mais une légère crainte subsiste encore. La dernière fois que je suis tombée amoureuse ne m'a pas vraiment réussi, alors j'ai un peu peur de souffrir, même si je sais que Mathis est très différent de Nina. C'est quelqu'un de bien, lui. J'ignore toutefois s'il m'aime, mais moi je l'aime. J'en suis convaincue et mon entourage s'en rend compte aussi.

Ma mère dit que je souris chaque fois que je suis au téléphone avec lui ou que je reçois un message de sa part. Elle dit aussi que j'ai les yeux qui brillent quand je parle de lui, que je suis tellement impatiente quand je dois le retrouver qu'il m'arrive même d'être en avance. Même Papa se rend compte que Mathis prend de plus en plus de place dans mon cœur. Il l'entend dans ma façon de parler et il le voit dans ma manière de le regarder. Ça me touche énormément qu'il se rende compte de ce genre de petits détails et qu'il continue de faire des efforts afin d'être plus tolérant envers Mathis et moi.

- Tu peux arrêter de me tripoter ? me demande Mathis, nonchalant.

Je prends rapidement conscience que mes doigts se promènent sous son tee-shirt depuis quelques minutes déjà. Je retire immédiatement ma main de ses abdominaux, rabats le vêtement et m'écarte de mon petit-ami en m'excusant. Allongée sur le dos, je sens mes joues commencer à chauffer.

Le visage souriant de Mathis apparaît au dessus du mien.

- Ça ne me dérange pas du tout mais c'est pas juste. Toi, tu as le droit, mais pas moi, bougonne-t-il comme un enfant.

Je rigole, gênée et attire son visage contre moi pour qu'il cesse de me regarder.

- Désolée.

Il s'écarte facilement de moi et embrasse mes lèvres. Je m'empare ensuite de sa main, et la pose sur mon ventre, sous mon tee-shirt.

- Voilà, on est à égalité, décrété-je.

Il me sourit tendrement et ses lèvres s'emparent à nouveau des miennes avec plus de ferveur, cette fois. Sa main ne quitte aucunement ma peau et enflamme mon corps en un instant. Sa langue glisse délicatement contre la mienne alors que j'entoure son cou de mes deux bras pour le rapprocher encore de moi. Juste un peu plus près.

Pendant que sa main continue de caresser ma peau nue, l'une de ses jambes se faufile entre les miennes et son corps est entièrement sur moi. Sa chaleur m'étouffe agréablement et je voudrais que cet instant ne s'arrête jamais. Nous ne nous embrassons jamais avec autant de passion étant donné que nous ne nous retrouvons pratiquement jamais seuls. Je me rends alors compte aujourd'hui que j'adore ça. Cette proximité nouvelle provoque des sensations que je ne connaissais pas dans tout mon corps et c'est grisant. Électrisant.

Lorsque sa bouche dévie de la mienne et se promène sur ma joue, puis dans mon cou, un soupire de satisfaction s'échappe de mes lèvres. Il embrasse, mordille et lèche la peau sensible de mon cou comme il ne l'a jamais fait ; je ne veux plus quitter ses bras.

Jamais.

Sauf que mon cerveau n'est pas de cet avis puisqu'il se met – contre ma volonté, évidemment – à penser à des choses auxquelles je ne devrais absolument pas penser dans un moment comme celui-ci. À cet instant, je me déteste. J'essaie de repousser ce que j'ai en tête mais ça ne fonctionne pas. Je ne sens même plus les baisers de Mathis, je suis bien trop accaparée par ce qui me trotte dans la tête et je me sens terriblement coupable de ne penser qu'à cette chose qui m'obsède.

Mon petit-ami s'en rend compte puisqu'il arrête soudainement son assaut et me fixe en fronçant les sourcils.

- Ça t'ennuie ce qu'on est en train de faire ou...

- Non ! le coupé-je brutalement. Pas du tout. Mais je pensais à quelque chose d'autre et je...

Son visage se détend, rassuré, puis il me sourit.

- À quoi tu penses ? demande-t-il en caressant ma joue avec délicatesse.

Je secoue négativement la tête et la culpabilité me ronge déjà.

- Tu vas te fâcher si je te le dis.

- Mais non. Dis moi.

Je me mords la lèvre inférieure, anxieuse à l'idée qu'il se fâche vraiment, mais lâche tout de même la question que je me retiens de poser. Je sais qu'il insistera jusqu'à ce que je parle, alors je le fais.

- Tu as couché avec combien de filles ?

Ses paupières se ferment immédiatement et il soupire, déjà lassé. Son corps se sépare du mien et se laisse tomber près de moi.

- Je te l'avais dit que tu serais fâché... bougonné-je.

- Je ne suis pas fâché, c'est seulement que je ne comprends pas l'intérêt de ta question. En quoi ça nous concerne, nous, de savoir ça ? Et puis comment tu arrives à penser à ça alors qu'on est en train de s'embrasser ?

Je me tourne vers lui, n'osant plus le regarder dans les yeux.

- Je suis désolée, ça m'est venue comme ça. J'ai déjà pensé à ça à de nombreuses reprises, mais jamais quand tu étais là.

Il fixe attentivement le plafond.

- Ok.

J'attends quelques secondes supplémentaires mais il reste silencieux.

- Est-ce que tu as l'intention de me répondre ?

- Non.

- Pourquoi ? Il y en a eu tant que ça ? C'est pas grave tu sais s'il y en a eu beaucoup. C'est ton passé, tu ne peux pas le changer alors je ne t'en voudrai pas, mais...

- Alors ça t'avance à quoi de savoir ? m'interrompt-il en tournant son visage vers moi.

Je réfléchis un instant à sa question mais finis par hausser les épaules. J'ignore pourquoi je souhaite avoir cette information, mais je la veux.

Mathis soupire longuement mais ne répond pas, ce qui commence à me faire peur. Il y en a vraiment eu autant ?

- Ma première fois, commence-t-il contraint, c'était l'année dernière. Juste avant ma rentrée en Première, avec ma petite-amie avec qui j'étais depuis quelques semaines. J'ai eu deux autres copines ensuite.

Et il s'arrête de parler. C'est tout ? Pourquoi il refusait de répondre ?

Je me redresse pour me pencher au dessus de lui et embrasser ses lèvres.

- Je ne comprends pas pourquoi tu ne voulais pas répondre, lui souris-je en passant ma main dans ses cheveux.

J'adore ses cheveux.

- Parce que ce n'est pas fini.

- Ah.

Il reste silencieux un moment, puis se lance.

- Le quatorze juin dernier, ma mère est partie de la maison. Mon père n'était déjà plus là depuis mes neuf ans alors je ne vivais qu'avec elle, mais elle est partie ce jour-là. Et à partir de cet instant, j'ai fait n'importe quoi. Je faisais la fête tout les soirs, je buvais tout le temps et je couchais avec la première fille qui passait. Je n'avais plus de tuteur, alors j'estimais que je pouvais faire ce que je voulais, mais c'était faux. J'ai fait le con, je regrette mes actes et chaque fois que j'y repense, j'ai honte de moi. Parce que ce n'est pas ma façon d'être, ce n'est pas moi. Heureusement pour moi, ma tante m'a aidée à me reprendre en main. Je ne sais pas ce que j'aurais fait si elle aussi m'avait abandonnée.

Je ne m'attendais pas du tout à ça. Je voulais qu'il me parle de ses aventures mais j'ignorais totalement que ça avait un lien avec sa relation avec ses parents. Le sujet de ses parents est très tabou pour lui alors je comprends tout de suite pourquoi il ne voulait pas parler. Mais il l'a fait et je suis choquée de ses révélations.

En hypersensible que je suis, j'ai déjà les larmes aux yeux et je me retiens de toutes mes forces de ne pas pleurer. Il ne me parle jamais de ses parents alors l'entendre se dévoiler me fait mal au cœur. Il ne m'a pas expliqué le pourquoi du comment de ces deux abandons, mais le seul fait de savoir qu'ils ont laissé leur enfant seul me brise le cœur. Ses parents sont d'horribles personnes et je viens de décider que je les détestais.

J'embrasse la joue de mon petit-ami qui n'a même pas l'air triste et me love contre lui, le serrant très fort. Il paraît seulement lassé de me raconter ça et le simple fait qu'il n'éprouve aucune peine en dit long sur sa relation avec ses parents.

- Je ne suis pas cet imbécile qui saute sur tout ce qui bouge ou qui se défonce chaque jour. J'ai fait ça pendant deux mois, mais c'est terminé, je te le jure Elya.

- C'était une mauvaise passe, murmuré-je contre son oreille.

- Mmh.

- Tu avais déjà perdu ton père, alors le départ de ta mère t'a fait tellement de peine que tu t'es réfugié là-dedans. Est-ce que tu sais pourquoi elle est partie ?

- Non. Mais elle est partie. Et honnêtement, je suis mieux sans elle.

Je me redresse pour croiser son regard.

- Tu ne peux pas dire ça, Mathis. C'est ta mère et...

- Et Manon est ta mère et tu dis la même chose d'elle.

- C'est différent, rétorqué-je. Manon ne m'a pas élevée. Elle m'a donné naissance mais ce n'est pas elle qui m'a aimée.

- Eh bien c'est la même chose pour moi. Ma mère est seulement ma génitrice. Elle ne m'a pas élevé.

Je fronce les sourcils.

- Comment ça ?

Mon petit-ami secoue négativement la tête et soupire longuement.

- N'insiste pas Elya, s'il te plaît. J'ai répondu à ta question donc ça suffit pour le moment. Mes parents ne sont plus là, je ne les reverrai jamais, c'est tout ce qu'il y a à savoir.

Je pose ma joue contre son cœur qui bat activement. Il a beau le nier, parler de ses parents le rend malheureux et le voir comme ça me rend triste. Je ravale les larmes qui sont sur le point de s'échapper et attrape sa main pour entrelacer nos doigts.

- Ça ne me suffit pas comme explication, mais je m'en contenterai. Si tu veux m'en parler un jour, n'hésite pas, d'accord ? Tu me supportes tous les jours alors je pourrai faire un effort pour toi, tenté-je de plaisanter.

Ses doigts se mêlent délicatement à mes longs cheveux bruns et j'entends qu'il sourit lorsqu'il me remercie.

Je ne réponds pas et laisse mes pensées s'évader. Pourquoi ses deux parents sont partis ? Pourquoi laisser leur enfant seul ? Et si Mathis soutien qu'il n'est pas triste de leur départ, c'est donc qu'ils n'étaient pas vraiment présents dans sa vie auparavant, pas vrai ? Je voudrais tellement ces réponses ! Je pourrais peut-être l'aider si je les avais. Je pourrais le réconforter et le soutenir mais je ne peux que lui dire que je suis là pour lui puisqu'il ne veut rien me dire.

Penser aux parents de Mathis me fait penser à Manon, évidemment. Ma génitrice m'a abandonnée moi aussi. Différemment, mais c'est un abandon aussi. Je pense de plus en plus à elle en ce moment et j'ignore pourquoi. Je ne la connais pas, je ne peux donc pas l'aimer. Je n'éprouve que de l'incompréhension et de la déception envers elle. Elle m'a donné naissance, puis est partie : pourquoi ?

J'aurais des dizaines de questions à lui poser. Pourquoi ne voulait-elle pas de moi ? Comment va-t-elle ? A-t-elle une nouvelle famille ? Pense-t-elle à moi parfois ? Souhaite-t-elle me revoir ? Me connaître ?

J'aimerais avoir des réponses à ces questions et il n'y a qu'une seule manière pour les avoir. Mais ça me fait peur. Je crains fortement d'être face à elle, de peur d'être davantage déçue ou alors je ne veux pas la voir triste et pleine de culpabilité. Peut-être m'en veut-elle de ne pas avoir cherché à la voir ou peut-être s'en veut-elle de m'avoir abandonnée. Je ne sais pas.

J'ai peur, tout simplement. Peur d'être rejetée à nouveau et peur des réponses que j'obtiendrai.

Mais j'en ai de plus en plus besoin. Je veux savoir ce qu'elle a dans la tête et si elle est heureuse.

- Si tu pouvais avoir des réponses sur le départ de tes parents, est-ce que tu chercherais à les avoir ? lui demandé-je soudainement, rompant le silence qui s'était installé dans la pièce.

- Oui, répond immédiatement Mathis.

J'avais raison : il est bel et bien touché par l'abandon de ses géniteurs. Il n'aurait pas souhaité connaître les raisons de leur départ dans le cas contraire. J'espère sincèrement qu'il parviendra à me parler de ce qu'il a sur le cœur.

- Et toi ? me questionne-t-il en retour.

Je n'ai pas besoin de réfléchir à cette question.

- Je veux parler à ma mère biologique, annoncé-je à voix basse, plus pour me le dire à moi-même que pour en avertir Mathis.

*****

Bonjour bonjour !

Ce treizième chapitre est (ENFIN !) posté. Je suis vraiment désolée de cet immense retard de publication. Je suis habituée à être régulière alors je n'aime pas vous faire attendre autant mais le manque d'inspiration était là. J'avais beau écrire, ça ne me plaisait jamais alors j'effaçais tout. Et plus j'essayais, plus ça m'agaçait. J'ai donc fait une petite pause de quelques semaines et voilà enfin ce chapitre. Je ne suis toujours pas pleinement satisfaite, mais c'est mieux que tout ce que j'avais écrit !

Ce manque d'inspiration est dû à quelque chose en particulier. J'avais des tonnes d'idées mais qui ne collaient absolument pas à Ne m'abandonne pas et à ce que j'avais prévu depuis le début. J'ai donc décidé de faire une nouvelle histoire avec ses idées qui sont apparues soudainement. J'avais donc plein de choses à écrire, mais ce n'était pas pour Elya, malheureusement.

Comme je ne voulais pas perdre ce que j'avais en tête, j'ai décidé d'écrire les premiers chapitres de ma prochaine histoire. Du coup, c'est un peu le bazar dans ma tête et le mélange entre Ne m'abandonne pas et cette nouveauté est terrible 😂 J'ai énormément d'idées pour mon nouveau petit couple et très peu pour Elya et Mathis. Je m'en veux beaucoup de les mettre de côté de la sorte, mais mon imagination ne veut pas coopérer ces derniers temps.

J'espère néanmoins que le nouveau couple présent dans ma tête ne va pas prendre toute la place et me laisser terminer d'écrire l'histoire d'Elya et Mathis qui est loin d'être finie...

J'ai très envie de vous faire lire mes premiers chapitre de ce nouveau livre mais je préfère m'attarder sur Elya pour le moment. Si je continue de bloquer autant, je ferai sûrement une pause de quelques temps pour éviter de vous faire attendre entre chaque chapitre mais j'espère que ça ira.

Je pense avoir été à peu près claire dans mes explications et si vous avez la moindre question, n'hésitez pas 😊

J'espère que ce long chapitre vous a plu, j'attends vos commentaires avec impatience !

Bonne soirée/journée à vous et à bientôt 😘

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