Chapitre 6

~ Nathan ~
Elle ouvrit la porte juste après cela, légèrement crispée. Elle m’invitait à dîner chez elle. Chez elle… La curiosité me piqua au vif. J’avais envie de voir comment était son appartement. Je sortis à mon tour alors qu’elle venait de refermer la porte. Je levais les yeux au ciel tout en me rendant compte qu’elle habitait en fait une petite maison indépendante à côté de d’autres maisons mitoyennes. Je me dirigeais donc droit sur la porte, ne sachant pas vraiment ce que je faisais.

~ Nora ~
Je posais mes affaires dans le fauteuil à l’entrée, rejoignant ma cuisine d’où je sortis un paquet de bonbon. Je commençais à en grignoter quand la porte s’ouvrit dans mon dos avant de se refermer. Mon salon était grand sans être immense non plus. L’entrée donnait sur mon salon, ouvert lui-même sur la salle à manger qui donnait sur la cuisine, dans un renfoncement par rapport à l’entrée. Dans un couloir derrière la cuisine, la salle de bain, les toilettes et la chambre se partageaient l’espace restant. J’avais également une petite pièce à part dans la chambre qui formait un petit dressing. Et tout cela pour la modique somme de 600 euros. Et croyez-moi à Paris même dans un arrondissement pas forcément cher, c’était un miracle. Il fallait dire qu’à côté des résidences qu’il y avait à côté de chez moi, c’était une maisonnette que personne n'avait voulu pendant des mois.
Je me retournais, mes bonbons dans la main pour voir mon patron debout au milieu du salon. Rappelez-moi ce qui m’a pris de l’inviter à manger ? Je me forçais à lui sourire, avant de lui désigner le fauteuil où j’avais moi-même posé mes affaires.

- Vous pouvez poser votre veste, si vous voulez.

- Vous mangez des bonbons ?

- Euh…

Je regardais mon paquet avant de le lui tendre, prise en flagrant délit.

- Non merci, sourit-il.

- Vous aimez les tortillas ? Repris-je en regagnant ma cuisine.

- Vous allez vraiment me faire une omelette, là ?

- Ce n’est pas une omelette française ! C’est espagnol !

- Vous n’êtes pas italienne, vous ?

Je lui lançais un regard interrogateur alors qu’il s’attablait au bar de la cuisine.

- Milani, ce n’est pas québécois, se justifia-t-il.

- Ma mère s’appelle Martinez. Je suis espagnole et italienne. Et vous, Carter ? Obrian, c’est quoi ?

Un sourire lui échappa alors qu’il me piquait un bonbon. Je lui lançais un regard appuyé, lui faisant comprendre que je l'avais vu, avant de me tourner vers mon frigo. Puis sortis ma tête de dedans pour lui jeter un regard interrogateur.

- Vous avez le temps ?

- Pourquoi ?

- La préparation est un peu longue, grimaçai-je.

Il leva les yeux au ciel avant de retirer sa veste. Pas mal, l’enfoiré. Je me contentais pourtant de le dénigrer pour me replonger dans mon frigo. Son parfum me prévint pourtant qu’il était maintenant derrière moi.

- Tenez !

Je lui tendis les pommes de terre, le fromage râpé, les œufs et sortis enfin les dés de jambon. Il me regarda avec perplexité alors que je lui prenais les pommes de terre des mains pour aller les laver avant de les balancer dans un petit saladier.

- Vous ne faîtes jamais à manger, c’est cela ?

- Je dois cuisiner autant que mon père, railla-t-il. J’ai appris les rudiments, disons. Je m’occupe donc des œufs.

- Et toujours aussi autoritaire…, murmurais-je dans un sourire.

Son souffle m’effleura l’oreille avant que sa voix ne me parvienne très – trop – proche.

- J’ai encore entendu.

Je levais les yeux au ciel à mon tour et nous continuâmes de préparer à manger dans une sorte d’ambiance particulière. Lorsque je versais le contenu dans la poêle, un téléphone vibra sur le plan de travail. Nous nous tournâmes en même temps avant qu’il ne saisisse le sien. Le nom s’afficha, me rendant mal à l’aise : Victor.

- Décrochez, si vous voulez, lui souris-je.

Il me lança un regard perçant que j’évitais. Je retournais m’occuper de ma tortilla alors qu’il verrouillait son téléphone. Ce fut ensuite le mien qui sonna et le même numéro s’afficha.

- Ne répondez pas, souffla-t-il.

- Pourquoi ?

- Il est surement bourré.

- C’est 21h à peine ! M’exclamai-je.

Il me lança un regard narquois avant de délaisser son téléphone. J’hésitais encore un moment, finissant par manquer l’appel. Je déverrouillais cependant mon téléphone pour lire le message qu’il m’avait envoyé.

De 06 5* ** ** ** : « Venez, Nora… C’est ennuyant sans vous ! On pourrait se tutoyer non ? », 20h25

A 06 5* ** ** ** : « Je suis trop occupée pour ce soir mais une prochaine fois, pourquoi pas. Si tu veux :) ! », 21h03.

Il me renvoya un texto coup sur coup.

- Hum… Mademoiselle Milani ? Je crois que cela brûle un peu votre truc.

Je fis volteface, affolée avant de voir les bords de l’omelette seulement gonfler. Je soupirais, autant de soulagement que de peur.

- Mais vous êtes malade ? J’ai failli avoir une crise cardiaque !

- Quoi ?! Ça ne brule pas, ça ?

Je m’avançais pour voir ce qu’il me montrait et me retrouvait attendrie par sa tête de bébé canon. STOP. Super entre le pote et le patron, tape toi plutôt le pote, ma caille. Tu auras une chance de ne pas le revoir si cela se passe mal. Je secouais la tête avant de le pousser de devant la poêle pour seulement retourner l’omelette.

- Et voilà, gros nigaud. Cela cuit seulement.

- Merde… On aurait dû faire des pâtes !

Un rire m’échappa alors que mon téléphone revibrait sur le comptoir. Je ne regardais pas, sachant que c’était surement son ami. Cette situation était assez étrange. Il se referma, le visage soudain impassible.

- Vous pouvez répondre, vous savez.

- Ca peut attendre.

- Il n’est pas d’un naturel patient, ricana-t-il.

- Tant pis pour lui, répondis-je aussitôt en plongeant dans son regard. Je ne suis pas d’un naturel soumis.

Je regrettais aussitôt mes paroles, sentant un étrange picotement me frôler la peau alors que l’atmosphère changeait du tout au tout entre Carter et moi. Je me tournais vers les fourneaux, me rappelant que c’était mon patron. T’as raison, ricana ma voix interieure. Il ne manquerait plus que tu couches avec ton patron !

- C’est votre petit-ami ?

Je me tournais pour apercevoir Carter devant le cadre qu’il y avait sur le mur de la cuisine, de Mike et moi.

- Non, riais-je malgré moi. C’est mon frère, Mike.

- Vous semblez jeune sur cette photo.

- Parce que je suis vieille, là ?

Il me lança un regard entendu, m’arrachant un nouveau sourire amusé.

- Ca va ! J’avais 16 ans. Vous en apprenez beaucoup trop sur moi, vous !

Il me lança un sourire carnassier, attisant mon côté peste de l’enfer. Je voulus lui jeter la spatule mais me retins.

- Vous avez peur que je vous tue ? S’amusa-t-il en ayant vu mon geste.

- J’ai déjà bousillé une de vos chemises, en fait. Donc je vais me calmer avant de vous devoir toute ma paie pour deux misérables bouts de tissus.

- C’est de la marque ! S’offusqua-t-il.

- Ca change ma vie, m’amusai-je.

- Seulement votre compte en banque, me piqua-t-il aussitôt en revenant au comptoir.

Je voulus répliquer mais ma tortilla me rappela à l’ordre. Je m’occupais rapidement de cette dernière avant de la servir dans deux assiettes et de la donner à Carter. Je posais la mienne sur la table de la salle à manger avant de revenir chercher couverts, verres et sel/poivre. Carter s’occupa de la bouteille d’eau dans le frigo ainsi que de nous servir.

- J’ai… du vin si vous voulez.

- Vous en buvez ?

- Non.

- Alors, l’eau suffira.

- Vous pouvez en boire. De toute façon, je ne l’ouvrirais jamais sinon.

- La prochaine fois, s’amusa-t-il.

- Vous comptez revenir en plus ? M’offusquai-je faussement.

- Si vous ne m’empoisonnez pas, bien sûr !

- Goutez avant de débiter vos conneries !

Un sourire lui échappa avant qu’il ne porte sa fourchette à la bouche. Très sensuellement, soit disant passant. Ou peut être normalement. Ok, ma vielle ! T’es en manque certain de cul, là !  Mon portable vibra, s’allumant sur la table : Julien ❤.

- « Tu nous rejoins ? Je crois que Carter est revenu dans l’entreprise au fait, tu l’as croisé ? Vu que c’est l’amour fou entre vous, je veux tout savoir si c’est le cas 😂 ».

Je verrouillais le téléphone, évitant de partir en fou rire. Je relevais le regard sur mon patron, qui me lança un regard narquois.

- Que dirait-il s’il savait que nous mangions ensemble ?

- Julien est trop curieux. Et il ne me croirait clairement pas !

Un sourire narquois revint sur ses lèvres alors qu’il reprenait une bouchée de tortilla.

- Alors comme cela, c’est l’amour fou entre nous ? Piqua-t-il en relevant un regard flamboyant sur moi.

- C’est une manie de lire mes messages ? Détournais-je sa question.

- Une passion, rectifia-t-il. Je suis journaliste. La curiosité est ma plus grande qualité.

Il marquait un point, là. Je me contentais donc de lever les yeux au ciel avant de prendre à mon tour un bout de tortilla. Un silence s’installa. Je cherchais à le rompre, sans trouver de réel sujet de conversation. C’était bizarre aussi d’inviter son patron à manger. Qu’est-ce qui m’avait pris ? Je le regardais à nouveau alors que j’avais l’impression qu’il ne m’avait pas quitté du regard.

- Mal à l’aise ?

- Je suis chez moi, lui rappelai-je.

- Je vous mets mal à l’aise ? Reformula-t-il aussitôt dans un sourire.

- Un peu, avouai-je en souriant également.

- En bien ou en mal ?

- Vous connaissez un malaise positif, vous ? Raillai-je.

- Si c’est parce que je vous attire, c’est un malaise positif. Ce serait seulement le fait que je sois votre patron, qui vous gênerait.

- Qui vous dit que vous êtes mon style de mec, déjà ? Contre-attaquais-je.

- Parce que Victor vous plait, me piégea-t-il. Et que nous sommes dans les mêmes styles. Alors ?

- C’est un malaise… bizarre. C’est peut-être moi qui vous attire.

- Vous êtes une très belle femme, c’est vrai.

- Vous évitez la question, répondis-je du tac au tac.

- Vous êtes mon style de femme, admit-il après un silence.

- Le genre de femme que vous baisez ou le genre de femme qui est au-dessus ?

- Cela… Je n’en sais rien, répondit-il lentement.

Mon bas-ventre s’enflamma malgré moi. J’essayais de rester calme alors que je sentais déjà ma respiration s’accélérer. Respire, Milani. Surtout… Respire lentement. Son regard resta river au mien. Et ma fierté reprit le dessus. Je ne voulais pas baisser les yeux devant lui. Mais plus je le regardais, plus mes idées dérivaient. Il fallait que tu l’invites, ici ! Me réprimandai-je alors que je serrais les jambes sans vraiment m’en rendre compte. Son regard devint incandescent.

- Je pourrais faire ce que je veux de vous, là.

- Essayez toujours. Vous verrez la gifle que vous recevrez.

- Vous n’oseriez pas, sourit-il avec un air prédateur.

- Vous croyez ? Le provoquai-je ouvertement.

Une étincelle s’alluma dans son regard. Le genre d’étincelle pas du tout bonne pour la proie en face. Parce que c’était cela. Nous étions partis dans une chasse à l’homme. Ou plutôt à la femelle en l’occurrence. Et c’était moi le gibier. Sauf que tel est pris qui croyait prendre. J’avais l’avantage et je devais le conserver.

- Je vous ai dit : le sida, très peu pour moi.

Un air amusé et en même temps provocateur se glissa à nouveau sur son visage.

- Je n’imagine pas ce que cela sera avec Victor alors. Parce que si j’ai fait les égouts de Paris, lui a dû faire ceux de toutes les provinces voisines.

- C’était petit, l’accusai-je sans arriver à me sentir vraiment blessée.

- Réaliste.

- Vous n’essayez pas de me dégouter de votre ami, par hasard ?

Il voulut sourire mais sa mâchoire se contracta avant qu’il ne secoua la tête.

- Il est très fort pour le faire tout seul, il n’a pas besoin de moi.

- Et d’après vous… Tenter quelque chose avec lui serait inutile ?

Son regard s’intensifia. Il savait ce que je lui demandais clairement. Malgré mes tournures de phrase pour éviter le sujet délicat, je lui demandais de but en blanc si son ami me serait fidèle ou pas, si son ami voudrait seulement un plan cul ou plus. Ma respiration devint saccadée alors que j’attendais sa réponse. Il se crispa encore. Je refoulais le sentiment de détresse que je sentais monter en puissance au fil des secondes qui s’engendraient. Soudain, il brisa le contact visuel, détournant la tête vers le salon. Sa voix finit par briser le silence, me faisant relever les yeux vers lui, me rendant compte que je les avais aussi détournés.

- Je n’en sais rien… Ne vous fiez pas à ce qu’il vous présente, lâcha-t-il tout de même.

- Et à vous… Je peux me fier ? Articulai-je lentement.

Un sourire se glissa sur ses lèvres mais beaucoup plus hésitant. L’atmosphère avait changé du tout au tout, devenant mélancolique, presque à la limite du malaise.

- Je n’en sais rien…. Nora. Et de votre côté ?

Le sourire revint, presque amusé, blasé.

- Ouais… Je suis quelqu’un d’assez fidèle.

Il arqua un sourcil avec amusement, me faisant reprendre précipitamment.

- Enfin, je suis fiable, quoi !

Nous continuâmes à manger quelques minutes en silence. L’ambiance était devenue sereine. C’était bizarre mais serein. Quand Carter se leva, je ne pus m’empêcher de faire de même alors que je n’avais quasiment rien mangé.

- Rasseyez-vous.

- Eh ! Vous n’êtes pas le patron, ici !

- Vous n’avez rien mangé, dit-il dans un sourire.

- Je n’ai pas très faim.

- Je vais vous faire manger moi-même si vous ne vous rasseyez pas, me menaça-t-il sombrement en récupérant son téléphone sur le comptoir.

- C’est cela, oui ! Raillai-je. J’adorerais voir cela !

Carter haussa les sourcils, le regard inquisiteur. Le « vous êtes sûre » était clairement limpide, si vous voulez mon avis… Je lui souris donc tout en reculant de quelques pas, me prenant la table dans le postérieur. Je tournais vivement la tête pour m’assurer de n’avoir rien fait tomber avant de revenir sur mon patron, qui me fit sursauter. Son visage était maintenant à quelques centimètres du mien, alors qu’il me surplombait de toute sa hauteur. Je maudis aussitôt ma petite taille. Ou plutôt ses 1m80.

- Asseyez-vous, ordonna-t-il d’un ton sec.

- Je ne vais pas mourir de faim, essayai-je de plaider.

- Très bien… Vous l’aurez voulu.

Et avant que je ne puisse rajouter quoi que ce soit ou plaider un peu plus ma cause, il tira ma chaise d’un coup sec et s’assied dessus avant de m’attirer à lui. Je voulus me retenir à la table mais sa main m’attrapa vivement le bras pour me ramener contre lui. Il nous rapprocha ensuite dans un autre mouvement sec de la table et prit la fourchette d’autorité. Ce ne fut que lorsqu’il la présenta devant ma bouche que je réalisais ce qu’il était en train de faire.

- Vous vous foutez de moi ?

- Ouvrez la bouche.

Et malgré toute ma volonté, je m’exécutais tellement l’ordre me semblait… incongru. Je mâchais lentement, tout en le fixant. Mais il était déterminé. Et putain, qu’est-ce qu’il était sexy ! Il me redonna deux fourchettes avant que j’essaye de me lever. Tentative échouée, sa main s’abattit aussitôt sur ma cuisse, me figeant sur les siennes. J’écarquillais les yeux en mâchant ce qu’il me donnait, le faisant sourire.

- Je vous avais dit de ne pas bouger.

- Vous êtes un putain d’arrogant autoritaire. Vous mériterez que je vous gifle.

- Allez-y, me provoqua-t-il. Je suis sûr que vous raffolez de l’idée d’en foutre une à votre patron.

- Parce que c’est le rôle d’un patron de nourrir son employée comme vous le faites ?! M’exclamai-je.

Un rire lui échappa alors qu’il me redonnait une fourchette. Je remarquais qu’il avait laissé sa main sur ma cuisse mais ne dis rien, ne sachant pas comment réagir. Je ne savais même pas quoi en penser ! Ma tête était en ébullition. Mon sang bouillonnait littéralement dans mes veines. Je me raclais la gorge en jetant un coup d’œil à mon assiette.

- J’ai mangé. Vous êtes content ?

- J’obtiens toujours ce que je veux, sourit-il dans une mimique victorieuse.

- Et un insupportable insolent, rajoutai-je en plissant les yeux.

Il sourit, désinvolte. Je me crispais en me levant d’un bond. Il se leva à son tour, me faisant battre en retraite dans la cuisine. Il me suivit lentement, ramenant nos assiettes.

- Hum… Merci.

- Vous rougissez.

- Vous m’avez traité comme une enfant, c’est seulement de la honte ! Me défendis-je aussitôt.

- C’est l’hôpital qui se fout de la charité, railla-t-il en se rapprochant.

AU SECOURS ! Mon cerveau se déconnecta totalement, laissant mes hormones prendre pleine possession de mon corps. Et ces derniers avaient une large préférence pour une attraction certaine vers un tout autre corps, trop proche du mien. Je battis donc une nouvelle fois en retraite mais finis par percuter le frigo. Cette fois, je ne me retournais pas. Ses mains se posèrent juste à côté de ma tête, me coupant toute retraite. Et me faisant avaler ma salive de travers.

- Vous avez perdu votre langue, petite insolente ? Se moqua-t-il.

- Je vais vous en coller une, lui rappelai-je d’une voix légèrement chevrotante.

- Avant ou après que je vous ai embrassé ? Poussa-t-il la provocation.

Mes idées s’embrouillèrent alors que j’essayais en vain de soutenir son regard. Ma respiration était plus que difficile alors que le désir revenait en force le long de mon bas-ventre, allant même jusqu’à faire pression dans le bas de mon dos. Je me mordis la lèvre inférieure jusqu’à en avoir mal mais rien n’y fit. Carter m’arrêta en m’attrapant le bas du menton, me faisant lâcher prise.

- J’en sais rien, articulai-je enfin.

- En tout cas, ce ne sera pas avant.

- Quoi ?!

Mais mon exclamation se perdit contre ses lèvres. Elles s’écrasèrent contre les miennes avec une envie qui ne me renvoyait à la gueule que la mienne. Je gémis contre sa bouche, résistant encore à son baiser. Il me mordit la lèvre inférieure avant de revenir sur mes lèvres, finissant par me faire perdre le peu de raison qui me restait. Répondant à son baiser, je m’accrochais à ses avants bras comme s’ils étaient mes bouées de sauvetage. Mes jambes chancelèrent mais avant que je ne perde totalement le contrôle de moi-même, une sonnerie stridente nous sortit de notre état de transe. J’ouvris violemment les yeux et repoussais mon patron avec un peu trop de brutalité. J’étais à bout de souffle. Lui aussi. Et la sonnerie continuait à se faire entendre. Nous nous fixâmes quelques secondes avant qu’il ne fasse demi-tour pour attraper son téléphone, le regard noir. Il soupira avant de le verrouiller sans que je ne sache qui voulait le joindre.

- Je vais devoir y aller.

- Bien sûr...

Je lui adressais un sourire forcé, essayant de reprendre contenance. Il repassa sa veste puis son manteau avant d’attraper son attaché-case. Je le raccompagnais jusqu’à la porte avant de la fermer derrière moi, pour conserver la chaleur de la maison. Il se retourna sur le perron, me souriant avec un léger amusement.

- Merci. Pour l’invitation. Et pour le reste.

- Je… vous en prie. Je crois.

Il continua à sourire avant de repartir vers sa voiture. Il ouvrait à peine la portière quand une illumination me frappa de plein fouet.

- Monsieur Carter !

Il se retourna sans comprendre alors que je le rejoignais à petite foulée. Une fois que je fus devant lui, je fus une nouvelle fois surprise par sa taille. J’étais vraiment petite à côté de lui ! Avec sa tête de plus, je passais pour une naine !

- Je suis désolée !

- De quoi ?

Avant qu’il ne puisse rajouter quoi que ce soit, ma main cingla sa joue avec rapidité. Alors qu’il avait fermé les yeux, un rire lui échappa. Il tourna la tête à nouveau vers moi, rouvrant les yeux pour les plonger dans les miens.

~ Et voilà pour la suite !!!

Je coupe de nouveau à un mauvais moment, je sais :p ! J'espère que cela vous a plu et la suite arrive !

Alors à vos clavier et vos souris pour me dire ce que vous en avez pensé ! Que va dire Nathan ? Est ce qu'il va partir ? Que va t il se passe d'autre ? La suite bientôt ! Des bisouuuus ! ~

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