13 - Mardi 19 Avril - 11h35



- Monsieur Castello. Quels étaient vos sentiments pour mademoiselle Ferretti ? demanda alors l'avocate en se levant pour le rejoindre.

- J'étais amoureux.

- Vous l'aimiez. Votre mariage était donc bien un mariage consenti et d'amour ?

- Oui. Bien sûr.

- Je crois que je n'ai pas d'autres questions.


Naëlle haussa un sourcil en se posant contre le dossier du fauteuil, tapant du stylo sur le dossier en fixant l'avocate.

- Monsieur Castello, pouvez-vous raconter à la cour la façon dont vous avez pu vous rapprocher de Paola Ferretti ? Demanda Naëlle d'un ton neutre.

- La façon ? Je... Nous sortions ensemble comme je l'ai dit tout à l'heure et... Nous étions jeunes et à cet âge on essaye souvent beaucoup de choses... Nous...

- Je crois que ce que cherche à dire monsieur Castello c'est « coucher à trois ». Lâcha Carla en continuant de consulter son dossier.

- Je... Oui. Nous avons... Nous faisions nos expériences. Je ne connaissais pas et monsieur Amaro nous l'avez proposé.

- Combien de temps vos expériences, comme vous les nommez, à trois, ont-elles duré ?

- Combien de temps ? répéta Dino en se grattant la joue. Un moment, je dirais. Nous avons arrêté pendant une période et... On a repris après... afin plus tard, mais après les meurtres de la famille Salvatore.

- Consolation à trois. Lâcha Carla l'air de rien en continuant d'étudier son dossier.

- Maître Gomora vous allez finir par lever la main pour parler. La prévint Naëlle. Donc si je résume bien, cela a commencé quand Monsieur Amaro fréquentait Mademoiselle Ferretti, cela s'est stoppé une période, avant de reprendre. Peut-on savoir jusqu'à quand cela a duré ?

- Jusqu'à... novembre de l'année dernière. Nous n'avons plus eu de contacte avec monsieur Amaro à partir de ce moment.

- Était-ce une décision qui venait de vous ou de Mademoiselle Ferretti ?

- Et bien... Pas... pas exactement. Non. répondit Dino. C'était... Non, ce n'était pas notre décision.

- De qui venait la décision en date du premier novembre de l'année dernière, Monsieur Castello ?

- De notre fille. Lorsqu'elle l'a appris elle... Nous avons eu interdiction d'être en contact avec monsieur Amaro. Une décision du parrain. Souffla Dino en se frottant le visage.Haut du formulaire

- La décision vient donc de la Patronne de la Cosa Nostra. Non de votre fille. Merci d'être respectueux. Rectifia Naëlle d'un ton neutre. Bien. Revenons maintenant sur un point qui me fait tiquer. Pouvez-vous raconter à la cour qui est tout ouïe, les conditions réelles ayant amené votre mariage avec Mademoiselle Ferretti à l'époque ou nous allons devoir le faire pour vous ?

- Les... les conditions... C'est... Je... Je venais d'être nommé Parrain et... idéalement pour l'époque, avoir une femme était... Disons que c'était mieux. Étant déjà en relation avec Paola, nous nous sommes mariés.

- La magie de l'amour tout ça tout ça. Sourit Naëlle froidement en haussant un sourcil. Monsieur Amaro n'a strictement rien à voir avec le fait que vous ayez pu épouser la femme que vous aimiez ?

- Disons que... Il l'a suggéré... Proposé. L'idée venait de lui oui.

- Madame la dirigeante de la Cosa Nostra, Pouvez-vous raconter à la cour quel a été le récit exact fait par le couple lors de l'entretien qui a eu lieu en présence de la Patronne des Dragons alors que ceux-ci avaient été mis sous sérum ? Demanda-t-elle en s'allumant une cigarette.


Elena se leva en regardant les juges, souriant légèrement.

- Et bien. Lors dé notre entretien. Il a été dit qué c'était oune initiative dé monsieur Amaro. Céloui-ci a démandé à mademoiselle Ferretti d'épouser monsieur Castello. Dans les explications exactes, il a était dis qué dé mois avant la souccession dé son père, monsieur Amaro a convaincou mademoiselle Ferretti d'épouser monsieur Dino Castello. Avoir une femme et fonder oune famille, présentant mademoiselle Ferretti comme oune candidate parfaite, ajoutant qué il serait toujours là pour elle et loui.

- Puisque Monsieur Amaro avait une autre cible en vue, Sofia Napoli. Compléta Naëlle. Mademoiselle Ferretti lors de cet entretien, nous a informé qu'elle aimait suivre toutes les demandes de Monsieur Amaro. C'est ainsi suite à la demande de Monsieur Amaro que Mademoiselle Ferretti ici présente a épousée le futur parrain de la Cosa à l'époque. Alors, je ne peux douter des sentiments de votre client Maître Grassini, mais dans les faits, non ce n'est pas un mariage d'amour qui a conduit à cette union. Dans les faits encore, vos clients ont entretenu une relation à au moins trois personnes, depuis... un moment avant le mariage de vos clients, ont continué une fois qu'ils ont été en poste en tant que dirigeants, et même à la retraite. Et tout ceci n'a cessé, que parce que la dirigeante de la Cosa a découvert la charmante petite histoire. Voulez-vous d'ailleurs savoir Maître, comment la patronne de la Cosa Nostra a appris pour l'ancien couple dirigeant ?

- Votre sérum ?

- Mauvaise réponse. Essayez encore. Sourit-elle froidement. Mais votre client peut, peut-être vous aiguiller ?

- Ma femme s'est mal comportée lors d'une soirée où nous étions invités à la demeure des Dragons.

- Et j'ai hâte de revenir sur le sujet avec la pou... avec l'autre. Mais résumons ça par.. Votre épouse, a cumulé les manques de respect et les insultes envers notre clan, alors que vous apparteniez toujours à la Cosa, en présence de la dirigeante de la Cosa. L'explication du comportement de votre épouse étant que Monsieur Amaro l'avait mis à la diète pour la punir et qu'elle se comportait comme un animal en chaleur. Ainsi, un clan réputé depuis la nuit des temps, pour sa discrétion, son code d'honneur très strict, et sa tenue, s'est retrouvé en présence d'un autre clan, humilié. Ai-je bien résumé la situation ?

- Jé trouve qué c'est assez bien résoumé pour ma part. sourit Elena. Précisant qué c'est sour lé mari dé la femme au Dragon qué madame Castello a ou oun comportement intolérable et insoultant. Cé n'est qué parce qu'ils étaient dé la Cosa qu'ils sont restés en vie.

- Voilà. Sourit froidement Naëlle avant de reprendre une expression neutre. Et donc, après ce petit aperçu de vos clients, maintenez-vous, maître Grassini, votre requête sur l'absence de lien entre vos clients et Monsieur Amaro ? Oh, je dois vous rappeler aussi que votre client ici présent, est parvenu à se faire rajouter tout seul comme un grand, le chef d'inculpation obstruction à la justice lors de son témoignage d'hier où il couvrait Monsieur Amaro.

- Je n'avais pas connaissance de tout ça, votre honneur. Je... Non. Je ne maintiens pas ma requête.

- Parfait. Poursuivons. Vous pouvez regagner votre place, Monsieur Castello.


Dino retourna s'asseoir alors que son avocate se levait pour appeler le témoin suivant, hésitant quelques secondes aux vues de ce qu'elle venait d'apprendre.

- J'appelle madame Castello. Souffla finalement l'avocate après avoir inspiré.


Paola se leva alors en ajustant sa tenue puis s'avança jusqu'à la barre en gardant sa tête droite, s'asseyant ensuite en regardant son avocate. Naëlle s'alluma un mélange, s'appuyant au fond de son siège en gardant un visage de marbre.

- Madame Castello. Commença l'avocate après s'être raclé la gorge. Que pouvez-vous nous dire sur ce qui vient d'être dit ?

- Qué tout ça n'est qué personnel et qu'on né lave pas son lingé sale en poublic. Toute cette histoire né régarde qué notre couple. Tous là à faire la morale alors qué aucun dé personne né peut prétendre être inattaquable. La femme au Dragon encore moins. Si on veut laver lé linge alors mettons tout lé monde au même niveau. Elle non plou n'est pas innocente et fréquente des clubs où elle trompe son mari. Ce procès n'est qu'oune blague et très loin d'être impartial.

- Merde chéri, je te trompe ! s'exclama Naëlle malgré moi.

- Moi aussi mon amour. Avec ma secrétaire préférée et je compte bien me taper une juge bientôt. Répondit John. Mais je t'aime passionnément.

- Oh c'est cool alors. En sachant que cette nuit à peine je couchais avec un chef de prod... Comment il s'appelait déjà... Oh. Moore ! répondit Naëlle.


Elle tourna le visage pour voir Mogi complètement hilare; alors que les deux derrière elle, secouaient leur visage dans leurs mains.

- Pardon. Donc, si vous voulez aller sur ce terrain-là, vous serez ravi d'apprendre que le clan des Dragons ne s'immisce pas dans le fonctionnement du couple. Quel que soit son grade. Par contre, lors d'un mariage, des clauses sont posées, propres à chaque couple selon leurs choix et leurs décisions, et les deux s'engagent sur leurs vies à les suivre. Informa-t-elle le tribunal. Pour mon cas à présent, même si certains de mes amants par le passé ont pu en effet fréquenter le clan, et commettre des méfaits sous notre nom, je vous conseille de vous renseigner sur les conséquences que ça a eu. Chaque personne ayant commis des crimes qui n'étaient pas justifiés par un ordre s'est fait tuer ou livrer à la police afin de répondre de ses actes. Chaque personne de mon clan, du petit trouduc à mes plus grands chefs de clan, se justifie chaque jour dans un rapport, et n'a les mains libres que si je le décide. De plus, étant à mon poste depuis mes dix-huit ans, je n'ai pas à mon cv, contrairement à vous mademoiselle Ferretti, d'avoir manqué de respect à un autre clan mafieux et enfreint leurs règles en étant sur leurs territoires. Maintenant, je pense qu'il est vraiment essentiel de rappeler à la pauvre sous merde se prenant pour une dame, de détacher son regard de son avocate afin de constater que l'ensemble de mes hommes pointent leurs armes sur elle puisque comme je l'ai déjà signalé en présence de la Patronne de la Cosa, vous devez vraiment arrêter de croire que vous pouvez me manquer de respect.

- Désolé, mais là, t'es vraiment trop sexy mon amour. Euh, je me tais. Souffla John en tirant à nouveau sur son mélange.

- On attend vos excuses Ferretti ! Gueula Jo en gardant sa position comme les autres.


La phrase de Jo fit secouer la tête de John et Shiro prit aussi vite place regardant le mélange avant de le redonner à Ritchi.

- Pourquoi tout le monde s'emmerde avec cette merde. Souffla froidement Shiro en se levant pour s'avancer vers la barre des témoins. Elle ne sert à rien dans cette affaire et c'est un manque de respect de trop avec le Dragon.

- Parce que c'est trop facile de la retirer dès maintenant du procès. Répondit Naëlle d'un ton neutre. Et c'est la seule à ne pas se rendre compte qu'elle s'enfonce d'elle-même sans aide. Va te rasseoir, je te prie, ça va aller.


Shiro se stoppa dans sa marche en fixant Paola puis tourna la tête vers Naëlle en soupirant.

- Ok. Mais clan ou pas, tribunal ou pas encore un seul manque de respect et je te vide organe par organe sale merde. Souffla-t-il en ramenant son regard noir vers Paola. Parle encore comme ça au Dragon et se sera la dernière.


Il fit ensuite demi-tour et sortit prendre l'air. Naëlle se ralluma son mélange, restant appuyé contre son dossier.

- Maître Grassini, c'est le moment où vous vous réveillez. Gronda Mogi en tapant du poing sur la table.

- Je... oui votre honneur. Sursauta l'avocate. Euh.. Madame Castello si vous... Aimez-vous votre mari ?

- Bien sour. Nous sommes marié dépouis plou dé trente ans. Et nous avons eu dé enfants ensemble. Alors oui, peut être qué l'idée vénait dé Vinni, mais sans loui, Elena Jemma Castello, patronne dé la Cosa n'existerait pas, ni son frère d'ailleurs. Les mariages arrangés sé faisaient constamment à notre époque alors qué cé soit des parents ou d'oune autre personne, lé principe resté lé même.


Naëlle cligna des yeux alors qu'un coup de feu se faisait entendre, observant en levant les sourcils Diego qui tendit son arme à Carlos alors qu'il venait de tirer dans l'épaule de Paola.

- J'assume la responsabilité de mes actes. Répondit Diego à la question silencieuse de Naëlle. Je voulais juste rendre un hommage à la Amaro vu que c'est le cul qu'il a le plus fourré. On ne manque pas de respect à la Femme au Dragon sans en payer le prix. Je réclame sa tête au terme de ce procès.

- Me regarde pas comme ça, il a plein pouvoir autant que moi, tu le sais ! Répliqua Naëlle à Mogi.


Les portes du tribunal s'ouvrirent aussi vite, faisant apparaître un Démon aux pupilles dilatées, alternant son regard entre Diego et Paola avant de prendre un air offusqué.

- Mais, c'est pas juste ! Pourquoi lui il a le droit ?

- Parce que Diego Gomora est le co-dirigeant du Clan du Dragon et que cela lui confère autant d'autorité que moi pour prendre des décisions quand je ne le peux pas. Et que c'est un vieux têtu qui s'en bat littéralement les couilles que je sois d'accord ou pas avec sa décision. Soupira Naëlle en s'appuyant sur ma main.

- Clairement. Gronda Diego.

- Et moi j'ai pas autorité ? S'offusqua de plus belle Shiro. On manque de respect à ma femme et... Ouais bah c'est pas juste quand même. Finit-il en repartant de la salle, les sourcils froncés et une moue sur les lèvres.


Naëlle soupira alors que Mogi tapait du marteau, donnant 20 minutes de suspension pour soigner Paola puis elle tapa dans le dos de Mogi, repartant avec les juges avant d'aller trouver Shiro.

- Arrête de me donner faim, sale gosse. Souffla-t-elle en s'approchant de lui.

- Pourquoi j'ai pas eu le droit moi ? bouda-t-il. J'l'aurais juste un peu mordu. J'l'aurais pas tué.

- Je ne m'attendais pas non plus à l'intervention de Diego, je te signale. Ricana-t-elle en caressant sa lèvre.

- N'empêche, elle sert à rien quand même. Souffla-t-il en l'agrippant par la taille alors que sa moue se réduisait. C'est la pause ?

- Vingt minutes, le temps de la soigner. Répondit-elle avant de l'embrasser. Et si, devant toutes les familles de la Cosa, elle prouve les dire sur son manque de respect et de coopération. Tout comme Dino. Sauf que les faits sont là, et qu'ils sont coupables, contrairement à la patronne actuelle qui n'hésite pas à afficher au grand jour les fautes de son prédécesseur pour laver l'honneur de la Cosa. C'est un exercice très périlleux pour elle, et je ne doute pas à quel point elle doit tout autant prendre sur elle.

- L'honneur de son clan et aussi de son nom. Souffla-t-il. Ce procès est pas plus calme que celui d'hier au final. Elle doit encore parler après ?

- Je ne sais pas. C'est aux avocats d'en décider. Ce n'était que le premier point à évoquer, et je ne sais pas tout ce qu'ils vont aborder par souci de neutralité justement. Du coup, John tout défoncé, c'est pas plus mal. Ricana-t-elle doucement en posant sa tête dans son cou.

- Ouais. Détendu comme il dit. Ricana doucement Shiro. Mais avec l'autre conne, c'est pas plus mal.

- Clairement. Même si je sais même pas quand je suis supposé t'avoir trompé... C'était quoi cette histoire de boîte ?


Elle attrapa Shiro en fronçant les sourcils, rejoignant Carla et Elena.

- L'histoire des boîtes que je fréquente pour tromper mon mari. C'est quoi ? D'où elle sort ça ? Lança-t-elle en débarquant. Parce que ça ressemble quand même vachement à notre plan du Nouvel An !

- Ça y ressemble beaucoup même. Répondit Carla en levant un sourcil. Amaro n'aurait pas tenu compte de l'ordre de la patronne concernant l'interdiction à entrer en contact avec les Castello ?

- Après tout ce qu'il a fait. C'est pas ce genre d'ordre qu'il va respecter. Souffla Shiro. Et de mémoire, il n'avait pas du tout apprécié.

- Personne ne donne d'ordre à Amaro. Et cette chienne vient de le vendre comme la dernière des abruties. Je dois y retourner, mais n'oubliez pas que toutes les informations qu'elle peut lâcher, il y a une grande majorité qu'elle n'est pas supposée connaître. Elle ne sait rien sur les Dragons, encore moins sur moi. Alors, comment sait-elle tout ce qu'elle vient de dire ? Laver le linge sale en privé, c'est aussi un des termes d'Amaro. Et pour faire péter un câble à cette femme, il suffit juste d'appuyer sur le bouton Amaro justement. Alors clairement, n'hésitez pas à bien rappeler à quel point la queue qu'elle aime tant, est hors d'usage.

- Signé le Samurai. ricana doucement Shiro.

- On va appuyer où ça fait mal et la laisser parler. Répondit Carla en hochant la tête. Faudra juste faire attention que personne lui loge une balle avant qu'elle ait fini.

- Oh... Pas faux. Deux secondes. Tilta Naëlle. Faut tout faire, sérieux.


Elle s'avança pour rejoindre le hall où tout le monde se tenait, balayant tout le monde du regard.

- Que tout le monde ici se retrouve en caleçon. Ordonna-t-elle d'une voix forte. Puisque vous n'êtes pas capable de donner vos armes à la sécurité, on va le faire pour vous. Exécution ! Gueula-t-elle.


Tout le monde s'exécuta aussi vite, Karel et Shal récupérant les vêtements spontanément avant de les amener dans une salle puis revinrent se positionner devant les portes.

- Maintenant vous repartez dans cette salle et le prochain qui sort une arme alors qu'il n'est pas de la sécurité, je m'occupe de son cas. Qu'il soit de mon clan ou non, je suis clair ?


Les hommes de Naëlle hochèrent la tête, et elle ignora les membres de la Cosa, les laissant repartir dans la salle du tribunal.

- Désolé Carlos. C'était très insultant pour toi l'intervention de Diego.

- J'ai tenu à rester respectueux en ne les fouillant pas. Je suis le responsable de cette erreur. Ne vous excusez pas. souffla Carlos. J'assumerais devant la patronne.

- En même temps c'est censé être des personnes avec un cerveau hein. Tu pouvais pas deviner qu'ils pouvaient être aussi con. Marmonna-t-elle.

- Mais c'est mon boulot de prévoir ce genre de chose. Souffla-t-il. Nous sommes en présence des cinq familles et de juges venant d'autres mafias. Le bras droit de la Cosa vient de faire une erreur de débutant devant tout ce beau monde. Alors je m'excuse d'avance, mais pour la suite, je vais devoir être plus dur. Je représente Elena et la Cosa. Je ne peux pas permettre que ces gens repartent avec cette image.

- Pas de problème. Mais ce n'est pas le seul problème que vous avez. Répondit-elle avant d'aller rejoindre les autres juges.


Elle se versa un café, s'allumant un mélange en se massant la tempe, soupirant en regardant l'heure. Elle suivit ensuite les juges pour retourner dans la salle d'audience, reprenant place en buvant son café.

- Oh. Efficace comme méthode monsieur McKinnon. Ricana Mogi en regardant la salle.

- Il n'a pas aimé la blague faite par Monsieur Gomora, on ne peut pas lui en vouloir. Répondit-elle d'un ton neutre.

- Je n'ai pas aimé. Mais pour les tenus, c'est une idée de madame Napoli, que je remercie d'ailleurs. Répondit franchement Carlos avant de se placer face aux personnes présentes.


Il regarda l'ensemble de la salle avec sérieux, laissant place au Fantôme puis fit signe à ses hommes qui fermèrent toutes les portes.

- À partir de cette minute. Plus aucun écart ne sera toléré. Cosa, Dragon ou autre. Ce tribunal n'a pas été mis en place pour des règlements de compte. Beaucoup de personnes ont travaillé durement et pendant de longs mois pour ce procès, alors soit vous respectez les règles établies pendant toute la durée soit nous vous ferons quitter la salle de gré ou de force. Et je n'ai pas envie de rire. Merci. Finit-il en repartant à son poste.

- Bien puisque c'est clair, la séance peut reprendre. Lança Mogi en tapant du marteau.


Carlos autorisa ses hommes de ramener Paola à la barre puis leur ordonna de rester devant la barre des témoins, laissant Carla prendre le relais de l'interrogatoire.

- Madame Castello ou devrais-je dire madame Ferretti puisque votre mariage a été dissout par sanction. Sourit Carla. Avez-vous joué un rôle dans la décision de votre mari de ne pas faire de représailles contre les Ganterah ? Non, pardon. Quand je disais décision de votre mari, je voulais dire celle de monsieur Amaro.

- Aux vues de la relation que Vinni avait avec Sofia Salvatore qui, elle aussi s'amusait ailleurs qu'avec son mari, j'ai conseillé au mien de se tenir à l'écart.

- Et pourquoi ça ?

- Parce que le parrain ne pouvait décemment pas risquer que l'on apprenne qu'il...

- Couvrait une relation extra conjugale mettant en cause son bras droit ?

- Exactement.

- Le problème c'est qu'il n'avait pas de relation extra conjugale sauf peut-être dans la tête de monsieur Amaro. Rétorqua Carla. Madame Sofia Salvatore était une femme respectable.

- Très beau discours. Ricana Paola. Mais il va vous falloir revoir vos dossiers dans ce cas. Parce que...

- Vous n'êtes vraiment pas en position pour parler de respectabilité, madame Ferretti. Surtout pas après tout ce que l'on a entendu précédemment.

- Vraiment ? Et c'est toi qui dis ça ? Notre trio comme vous l'appelez était une affaire privée et de tout le temps où mon mari a été en poste... Et bien, disons que je n'ai jamais dansé sur un bar ou fais un show jusqu'à m'exhiber devant nos employés ou partenaires d'affaires. C'est ça, savoir se tenir à son rang et être respectable Carla Napoli.

- Je vous assure que quand je danse sur un bar, j'ai le plus grand respect de mon mari. Parce qu'à part le sien, celui des autres m'importe très peu. Par contre nous pouvons parler respectabilité pour une soirée très spéciale dans un Club privé de monsieur Leon si vous voulez. Sourit Carla.

- Oh, le fameux show qui a fait bander Amaro au point qu'il n'a pas quitté sa place de toute la soirée. Tilta Naëlle à haute voix. Bordel il puait la faim.

- Oh j'ai vu ça ! S'exclama Mogi. Ma femme a beaucoup aimé aussi. Confirma Mogi en hochant la tête. Elle veut show en Russie elle a dit.

- Hm ? Non, non, t'oublie. Répondit-elle en continuant de fumer.

- Un nouveau show serait vraiment très douloureux pour monsieur Amaro aujourd'hui. Sourit Carla. Son « trois pièces » en a pris un coup depuis... Oh oui... Depuis qu'il se mit un collier de dominé. Excusez-moi, j'ai failli oublier.

- Tu veux voir ? J'ai pris un pied d'enfer à lui faire une œuvre sur le corps. Il va plus pouvoir te baiser sans hurler de douleur. D'ailleurs, pour l'avoir constaté, même bander ça le fait hurler de douleur. Vous n'auriez pas un extrait à nous faire partager Monsieur McKinnon ?

- Nous avons ça oui. Répondit Carlos en hochant la tête avant de donner l'ordre d'amener le nécessaire pour la vidéo.

- Après ça, je vais avoir du mal à dire non à mon mari. Soupira faussement Carla. Il va encore vouloir prendre un chien pour l'appeler... Comment veux-tu l'appeler mon cœur ?

- Je l'avais appelé Vinni, mais les chiens d'Ali l'ont bouffé. Bouda Jo. Un caniche nain. Avec le même collier en plus !

- Oh pauvre Vinni. Souffla Carla, un sourire au coin des lèvres. Bien voyons ça.


Elle remercia les hommes qui venaient d'amener le matériel puis tendit la télécommande à Naëlle.

- Madame le juge si vous voulez bien nous expliquer les scènes que nous allons voir.

- Ooh. Souffla Naëlle en se retenant d'avoir un fou rire en gardant un visage neutre. Eh bien... Monsieur Amaro m'avait demandé une visite découverte du Promise et du Secret's afin de trouver de quoi s'amuser. Il paraissait plus intéressé par le défi de jouer avec une dominante, je lui ai donc présenté cette dame. Qui en une discussion est tout de même parvenue à lui faire signer un contrat de soumission, sans qu'il ne lise rien, avant même qu'on ne l'informe totalement des règles de ce genre de pratique. Il aurait pu se renseigner plus en détail avec moi lors de la visite, mais il préférait se renseigner sur mes pratiques et sur mon mari. Il se rendait donc ce soir-là au rendez-vous donné par la dominante, et celle-ci lui a donc donné son collier de soumis afin de montrer à tous que ce soumis-là était son jouet à elle. C'était un contrat signé dans les règles du lieu, la dominante n'a commis aucune faute selon le jugement des dominants juges de ce soir-là. Et qui ne sont pas moi. Moi je m'occupais de mon mari quand cet abruti a fait son contrat de soumis. Comme la dominante avait compris que son soumis aimait particulièrement le duo de femme, elle a embarqué une autre soumise et a donc... joué avec sur son autre soumis comme vous pouvez le voir.

- C'est un montage ! s'énerva Paola. C'est n'importe quoi. Vinni est un dominant, il n'aurait jamais laissé personne lui mettre un collier.

- Oh, mais vous n'avez pas bien regardé. Personne lui met. Il le fait très bien tout seul et si vous regardez mieux la vidéo, vous devriez reconnaître le couple qui vient discuter avec la dominante. Sourit Carla. Et vu la réaction du mari qui part en riant, il est clair que ce n'est pas un trucage.

- Oh.. Ouais. J'ai décidé d'intervenir parce que le soumis terrorisait l'autre soumise. Et j'ai fini par m'agacer de la capacité du dit soumis à dire de la merde, d'où le coup... La salle a ensuite été verrouillée. J'ai nettoyé le maquillage qu'il avait sur le corps, servant à masquer ses cicatrices, et la suite vous la voyez. Continua Naëlle d'un ton neutre.


Elle se ralluma un mélange, soupirant en haussant un sourcil.

- C'est ce collier que portait Amaro encore hier, lors du procès. Avez-vous vu ce collier dont il est question Monsieur Castello ?

- Je... Oui. Je l'ai vu. Je me demandais justement ce que c'était. Répondit Dino.

- Mais vous êtes une grande malade ! hurla Paola en voyant Naëlle jouait de sa lame sur la peau de Vincent.

- Ma femme est une artiste espèce d'ignorante. Râla Shiro. Abrutie.

- Parce que vous avez cru quoi au juste ? Repondit le juge japonais. Vous êtes aussi conne que votre amant décidément. La seule raison qui explique votre survie malgré le nombre d'insultes que vous proférez, c'est le respect qu'à cette femme pour la patronne actuelle de la Cosa. Sans cela, des pays furent rasés pour moins que ça.

- Le mieux c'est quand on lui a brûlé la queue. Répondit Naëlle en s'appuyant sur sa main. Quoique le moment fût vraiment sacrément jouissif. Des jours et des jours à supporter son manège, à le voir chercher la faille pour parvenir à son obsession. Tiens, nous en parlions tout à l'heure, vous souvenez vous messieurs dames quand on évoquait la punition de Amaro sur l'accusée ? Eh bien c'est parce que celle-ci avait fait organiser une soirée spéciale dans une de nos boîtes, avec plein d'hommes et de femmes, pour faire une surprise à... Non pas Dino désolé. Vincent Amaro. En prime, s'il pouvait y avoir le dragon, youhou, ça ferait une sacrée surprise à Vinni. Sauf qu'elle a bien eu toutes les queues qu'elle voulait, mais moi j'ai préféré aller m'occuper de mon époux qui m'a rejoint, et Monsieur Amaro fut très vexé de cette soirée, au point de punir de deux semaines de diète cette dame. Ainsi, à la grande soirée annuelle d'Halloween où a été invité le couple, le premier réflexe de l'épouse de l'ancien parrain fut donc de regarder ouvertement le service trois-pièces de mon époux. Toute la soirée. Inutile de préciser que la patronne de la Cosa comme les autres personnes présentes n'ont pas manqué de comprendre la merde.


Naëlle posa son regard sur Dino Castello, appuyant son menton sur ses mains.

- Dites-moi Monsieur Castello, hier encore, vous défendiez ardemment Monsieur Amaro. Depuis le jugement de la patronne en novembre, avez-vous eu des contacts avec Monsieur Amaro ?

- Non. Nous avons eu interdiction d'avoir tout contact. Mail, téléphone ou tout autre mode de communication. Répondit Dino.


Naëlle hocha la tête, reculant son siège avant de se lever, faisant le tour pour passer devant, rejoignant la table des accusés. Elle s'arrêta devant Dino Castello, continuant tranquillement de fumer.

- Avez-vous eu des contacts avec Mademoiselle Ferretti depuis décembre ?

- Non. Tout comme pour Vincent Amaro en novembre. Plus de contact une fois notre divorce prononcé par la patronne.

- A-t-elle essayé de vous contacter ?

- Si c'est le cas. Je n'en ai rien su. Mais je dirai que non.

- Quatre mois pourtant. Releva Naëlle en se reculant d'un pas. Nous avons même pas deux mois s'écoulant entre le premier jugement et votre divorce, et bientôt 4 mois pour ce divorce. Monsieur Castello, même sous sérum, vos sentiments pour Mademoiselle Ferretti ont toujours été les mêmes, la méthode est lamentable, mais le fond... Vous avez toujours été dingue de cette femme, c'est un fait qu'on ne peut vous enlever. C'est pourquoi vous avez toujours suivi ses caprices concernant Amaro. Mais vous étiez son époux, et devant cette cour même, elle vient de dire haut et fort ses sentiments si fort pour vous n'est-ce pas ?

- Oui.

- Hm. Dites-moi Monsieur Castello, savez-vous de quoi parle Mademoiselle Ferretti quand elle m'accuse de tromper mon mari en fréquentant toutes sortes de boîtes, quand elle rétorque à Maitre Gomora que danser sur un bar en présence d'associés est une honte, et tout ce genre d'attaques qu'elle profère depuis qu'elle est dans le box des témoins ?

- Non. J'avoue ne rien comprendre. Je ne vois pas de quoi il est question, que ce soit cette histoire de bar ou de boîtes.

- Tu dois te demander pourquoi depuis début janvier tu n'as plus de nouvelle de lui non ? Sourit Naëlle en se tournant vers Paola. Qu'est-ce qu'il fait, pourquoi il répond pas, il est avec qui ?

- Je n'vois pas de quoi vous parlez. Souffla Paola en tournant la tête.

- Les amants et les boîtes que je fréquente, d'où tenez-vous cette information ? Continua Naëlle en gardant un visage neutre.

- Je n'ai pas besoin d'information. Ce genre de chose est normal pour vous. J'aurais pu dire tout autre chose que cela aurait aussi vrai comme c'est aujourd'hui le cas, de toute évidence.

- Merci d'enregistrer les réponses de Mademoiselle. Sourit Naëlle aux juges. Ensuite, cette histoire de danser sur un bar en présence d'associés et de collègue pour madame Gomora ?

- Ce n'est pas votre genre peut-être ? rétorqua Paola. Tenue légère et provocation, je trouve que c'est tout à fait votre style. Il me semble me rappeler que ce n'est que vêtu d'une chemise d'homme que vous vous êtes promenée dans la villa en Sicile et cela devant le personnel de maison que vous ne connaissiez pas. Alors Associé, collègue, homme d'affaires ou homme politique, je n'ai pas grand risque de me tromper.

- C'est amusant non ? Parce qu'en essayant de vous justifier, vous vous enfoncez. Mais je vous rassure, tout ça à un point commun. Vous parlez de scènes auxquelles vous n'avez pas assisté et, à part la grande scène de la chemise, qui ont eu lieu après Halloween. Puisque cette soirée en présence d'associés et de collègues comme vous le dites si bien, c'était une soirée d'inauguration mondiale. En novembre. Cette histoire de tromper mon mari et de fréquenter X boîtes, la période du Nouvel An et de début janvier. Mais tu veux savoir le plus drôle Dino Castello ? Sourit Naëlle en se tournant vers lui. C'est que les trois éléments très précis qu'a cités ton ex-femme ont tous eu lieu en présence de ton cher ami Vincent Amaro. La chemise est un épisode en Sicile, à l'époque de la vengeance contre les Ganterah. Le show a eu lieu le 6 novembre. Mais le plus beau, c'est que cette histoire d'amants et de boîte, ça a commencé à partir du 31 décembre pour Vincent Amaro. Du coup, ça fait quoi de se dire que la femme qui prétend haut et fort t'aimer, n'a pourtant jamais tenté en 4 mois de te contacter, alors qu'elle se vend d'elle-même sur des informations que seul Vincent Amaro détient et qui prouve qu'elle n'a jamais perdu contact avec lui ? Ça fait quoi exactement Dino Castello, de se dire que ta vie entière est jugée devant ce clan que ton père a dirigé, que tu as dirigé, que ta fille dirige, que tu passes pour le dernier des incapables et des pantins, juste... Parce que tu as accepté de prendre le jouet de Vincent Amaro comme épouse ? Et que ce même jouet, n'a eu que pour fidélité et loyauté... Vincent Amaro. La preuve, aujourd'hui encore, ce n'est pas ton honneur et ton rôle qu'elle défend. C'est Vincent Amaro. C'est l'élément qui l'a fait toujours devenir dingue non ? Son Vincent.

- Dino connait et a toujours connu mes sentiments pour Vinni. Vous essayez des stratèges et autres pour tourner sa tête. Vous...

- Ça ne change pas le fait que tu as pu être mise au courant de la soirée d'inauguration ! la coupa Elena en Sicilien. Rien que ça, suffit à prouver que tu n'as pas tenu mes décisions !

- Monsieur McKinnon, pourriez-vous m'apporter du fil et une aiguille, je vous prie ? Sourit Naëlle en se tournant vers Carlos. Du fil de suture précisément et une aiguille adaptée à cet usage.


Carlos enclencha son oreillette, demandant que l'on lui apporte la valise de soins et un de ses hommes arriva quelques secondes plus tard dans la salle, mallette en main avant de la tendre à Naëlle.

- Merci. Sourit Naëlle à l'homme. Je peux avoir le caprice de faire demander Shal ?

- Shal ? s'étonna Carlos. Euh oui. Si vous voulez. Souffla Carlos en le contactant par l'oreillette.


Les portes de la salle s'ouvrirent et Shal s'avança dans le couloir avant d'arriver devant Carlos.

- Patron ?

- Madame Napoli te demande. Répondit Carlos.

- Madame... Euh ok. souffla-t-il en venant voir Naëlle. Madame ?

- Shal. Bouges pas tu veux. Sourit-elle avant d'aller vers Paola.


Elle attrapa Paola par la gorge, la sortant de force du box en lançant un message d'avertissement aux gardes de ne pas la toucher, la traînant ensuite sur le sol pour venir poser sa tête sur la table des accusés.

- Peux-tu la tenir s'il te plaît ? Je crains avoir épuisé mon stock de patience et j'aimerais vraiment que ce procès continue de se dérouler vu le travail qu'ont dû mener la patronne de la Cosa et Maitre Gomora.

- Oh oui. Avec plaisir. Souffla Shal en agrippant brutalement Paola par les cheveux tout en lui bloquant les bras.

- Shal ! Qu'est-ce que... Hurla Paola.


Shal se contenta de serrer plus fort sa prise sans répondre puis leva la tête vers Naëlle.

- Ça vous convient comme ça, Madame Napoli ?

- C'est parfait merci. Sourit-elle avant d'ouvrir la mallette.


Elle attrapa une aiguille, passant le fil avant de chauffer l'aiguille à blanc puis attrapa la mâchoire de Paola, passant l'aiguille en dessous de sa lèvre inférieure, renforçant sa prise tout en continuant de coudre sa bouche.

- Vois-tu Paola Ferretti, ton comportement ne fait pas que jeter la honte sur le règne de ton ancien époux. Il ne fait pas que causer une honte très lourde sur les épaules de la patronne actuelle qui doit supporter vos conneries. Cela ne fait pas que discréditer la Cosa Nostra aux yeux du monde. Non. Dans tout votre merdier, il y a tous les Castello et les Ferretti qui subissent cette même honte de porter le même nom que vous deux. Enfin, pour la Patronne actuelle, suffirait que son abruti de petit ami se décide et c'est réglé. Tu parles à Carla comme si tu pouvais te permettre de lui parler, à dire de la merde qui en plus au vu de la description, ne visait pas Carla, mais Angélina ou moi. Tu crois choquer le monde en révélant que je suis une femme pleine de péchés et complètement malade. Mais... Oh, grande nouvelle chérie... Ils sont tous déjà au courant depuis plus de vingt ans.


Elle repassa une seconde fois pour renforcer les fils, souriant en la voyant tenter de hurler de douleur.

- Je suis celle qui a tous les vices et tous les péchés. Quel dommage d'avoir raté ton discours théâtral. Soupira-t-elle. Non parce que c'était beau. Même si en fait, malgré tous mes vices, mes erreurs et ma folie, en tant que dirigeante, j'ai toujours fait le maximum pour mon clan. La preuve, il est ce qu'il est parce que nous y avons travaillé avec rigueur. J'ai en effet été la femme qui a cumulé le plus grand nombre d'amants, qui n'a jamais eu de chaînes ou de limites. Je dois donc par souci d'honnêteté, t'informer que cette histoire de fréquentations des boîtes et de mes multiples amants, c'est de la merde. Inventé exprès pour Amaro. Ouais il a fait une sacrée gueule hier. Ricana-t-elle. Vu qu'il était dans ma demeure pour me baiser, le moment où il a cru enfin pouvoir le faire... Paf c'était une connerie.


Elle vérifia les sutures, rangeant le fil et l'aiguille.

- Contrairement à toi, moi je me suis marié à mon mari parce que je ne voyais pas ma vie sans lui, et inversement. Et mon époux est tous mes amants réunis. Et maintenant, tu vas enfin fermer ta putain de gueule et ce procès va pouvoir continuer ! Bordel ça fait du bien ! Tu peux la lâcher Shal.


Elle referma la mallette, la tendant en passant à Carlos en rejoignant son siège de juge.

- Veuillez m'excuser, j'en avais marre de l'entendre dire de la merde. Nous pouvons reprendre.

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