JASON
***
Je souris quand je croise une nouvelle fois cette fille. Elle est mignonne, a un visage bien agréable et son cul l'est encore plus.
Depuis trois mois, cette petite blonde est la première fille que je regarde. Que je regarde vraiment. Ses grands yeux bleus se portent sur moi et elle me sourit avant de pouffer de rire avec ses amies. Ok, c'est une pintade sans cervelle. À quoi je m'attendais aussi. Ici, il n'y a que des écervelées ou des pucelles qui désespèrent qu'un mec leur passe la bague au doigt.
La main de Sean se pose sur mon épaule et il me tend un verre de bière en s'asseyant près de moi.
Aujourd'hui, Rollingwood célèbre sa création. C'est le deuxième événement le plus attendu de la ville. Tous les habitants participent à l'organisation et malgré les réticences à m'y rendre, je suis plutôt content d'être là.
- Alors mon pote ! Ça change des fêtes de bourgeois de Floride, me dit il.
Tu m'étonnes ! Ce n'est pas du tout la même chose. Même si c'est sympa, je regrette les fêtes sur la plage ou les soirées au bar avec mes potes.
Mes potes, c'est un bien grand mot. Je n'ai plus de nouvelles d'eux depuis des semaines. Bon, j'avoue que c'est de ma faute. Je filtre tous leurs appels et ne réponds pas à leurs messages.
Luke a essayé de m'appeler plusieurs fois le premier mois mais il a fini par arrêter. Pourquoi lui aurais-je répondu d'ailleurs ? Je suis sûr et certain que c'est pour me chercher des poux. Luke est tellement impulsif. À l'enterrement de Mark, je n'ai pas compris sa réaction. Il a laissé Aaron s'acharner sur moi et n'a rien fait. De toutes façons, je me doutais que la nouvelle ne serait pas bien digérée.
Hunter a continué de m'envoyer des messages comme si de rien n'était. Plusieurs de ses messages me proposaient d'aller voir un match de basket ou d'aller boire un verre au Hurt. Je les ai tous ignorés. Aller au Hurt pour y voir des connards foutrent des mains au cul d'Ellya m'aurait rendu fou.
Ben est celui qui s'est le plus acharné avec les filles. Je pouvais recevoir jusque trente appels par jour et plusieurs fois, j'ai coupé mon téléphone pour être tranquille.
Le seul qui ne m'a pas donné de nouvelles, c'est Aaron bien sûr. Silence radio, et ce n'était pas plus mal. Nos derniers contacts avaient d'ailleurs rien de chaleureux et je n'ai rien à lui dire à ce connard.
Sean lève son verre vers moi et j'entrechoque le mien contre le sien. Il boit une longue gorgée et finit par tapoter ma cuisse.
- Bon, tu m'excuses mais je vais aller me soulever une petite meuf, si ça ne te dérange pas.
- Je t'en prie mon pote, fais toi plaisir.
Il me sourit puis se lève. Je le suis du regard jusqu'à ce qu'il s'approche du petit groupe de pintades écervelées. Je le regarde à l'oeuvre et je ne peux m'empêcher de rire en secouant la tête quand je vois ses vaines tentatives. Sans rire, il n'est pas prêt de se soulever une texane avec des techniques aussi débiles.
Quand ses yeux se portent sur moi et que la fille à ses côtés pointe son doigt dans ma direction, je fronce les sourcils. Qu'est ce qu'il a bien pu dire à cette fille pour qu'elle semble soudainement intéressée par moi ?
- Eh ! Jayz ! Approche mon pote ! M'appelle Sean
Je râle intérieurement mais me lève tout de même. Putain ! J'étais bien tranquille. Pourquoi se sentent-ils obligés de m'emmerder ?
Je finis ma bière d'une traite et pose le gobelet vide sur une table. Je me fraye un chemin parmi les habitants et m'arrête devant mon ami et cette petite blonde. Les autres filles gloussent en me voyant, comme des chiennes en chaleur.
- Salut, je dis en fourrant mes mains dans les poches.
Sean passe son bras autour de mon cou.
- Les filles, je vous présente Jayz, mon pote d'enfance.
- On sait qui il est. C'est le badboy de Miami, fait une petite rousse loin d'être farouche. Tout le monde parle de toi ici.
Badboy ? Je crois que cette fille a entendu beaucoup plus de conneries sur mon compte que la vérité. Je suis loin d'être un badboy.
- Il paraît que tu as des tatouages sur tout le corps, fait une brune.
Je n'ai pas le temps de répondre quoique ce soit que Sean tire déjà sur mon Tee-shirt et le relève en se vantant de son travail. Je ne suis pas du tout complexé par mon corps, loin de là mais voir ces filles baver sur mon torse me contrarie un peu.
Ce tatouage est comme une partie de mon âme. Un hommage pour mon père et un souvenir de ce que j'ai vécu avec Ellya. Alors le montrer, à mon insu me donne l'impression d'être mis à nu.
Depuis Ellya, je n'ai eu aucune fille. Pas que j'ai manqué d'occasions mais quelque chose en moi m'empêche de tourner la page. C'est con. Avec Ellya, notre rupture a été claire et je suis sûr qu'elle ne doit pas se priver de son côté. Mais j'en sais rien, je ne ressens pas le besoin d'aller me taper une fille qui n'arrivera pas à la cheville d'Ellya au pieu.
La main de la petite rousse se pose sur mes carrés de chocolat. Sa main est douce et chaude mais je n'aime pas son contact. Je ne fais rien pour autant, plus par surprise que par politesse.
- Waouh ! Tu es bien musclé dis donc, me dit elle.
Je saisis mon Tee-shirt et le redescends lentement. Elle ne m'a pas quitté des yeux et son petit clin d'oeil aguicheur me fait comprendre son message. Cette meuf est chaude et elle ne serait pas contre que je la baise.
- Désolée poupée, mais je ne suis pas intéressé, je lâche sans tact.
La rousse se raidit et son regard s'assombrit. Je crois que j'ai vexé la demoiselle mais franchement, je m'en contrefous. J'ai pas le temps, ni l'envie de l'envoyer chier gentiment.
- On est toujours intéressé par quelque chose, lâche t-elle.
Si elle pense que c'est sa remarque qui me fera changer d'avis, elle se gourre lourdement. J'ai pas envie de sauter cette dinde. Mais sa copine...
Mes yeux se posent sur la petite blonde près de Sean qui observe la scène en silence, tout comme les trois autres pintades écervelées.
Les yeux de la rousse se déportent aussitôt vers son amie qui paraît soudainement gênée. Ses joues se teignent en un rose léger. La miss paraît farouche. Dommage ! En même temps, à quoi je m'attendais après Ellya ? Il n'y a qu'avec elle que je me suis autant éclaté avec nos parties de baise. Jamais aucune d'elle n'arrivera à son niveau.
La rousse sourit alors que la blonde rougit encore plus. Elle ne serait pas contre apparement. Mais moi ? En ai-je envie ? Pas envie dans le sens, si elle me plaît. Mais envie pour clore réellement ma rupture.
Il faudra bien que je saute une nouvelle meuf un jour. Ce n'est pas parce que j'ai perdu Ellya que je vais faire voeu de chasteté désormais. Je dois me remettre en selle et cette petite blonde est la seule qui ait vraiment attiré mon regard ces dernières semaines.
Sans réfléchir plus longtemps, je m'approche d'elle et lui saisit la main. Elle paraît surprise, ne s'attendant sûrement pas à mon geste mais je dois battre le fer tant qu'il est chaud. Et il est surtout temps que je me retire Ellya de la tête.
Sans un mot et sa main toujours dans la mienne, je nous fraye un chemin parmi les danseurs sur cette piste de danse improvisée. Cette fille, je vais la sauter, fort, histoire de me désintoxiquer d'une femme qui ne veut plus de moi.
Loin des lumières et du bruit de la fête, j'arrête ma marche effrénée derrière le kiosque défraîchit aussi vieux que la ville. Sans un mot, je la plaque contre le bois et je l'embrasse aussitôt. Ma langue dans sa bouche, je ne mets pas longtemps à apprécier son petit goût de pomme mélangé à de la vodka. Mes mains trouvent déjà l'ourlet de sa petite jupe d'été et mes doigts se baladent déjà sur sa cuisse douce et chaude. Ni elle, ni moi ne perdons notre temps à vouloir parler. C'est hot, bestial et je n'en demande pas plus. Et autant être honnête, je m'en fous d'en savoir plus. Je veux juste la baiser.
Quand ses mains s'attaquent à la boucle de ma ceinture, je souris presque de voir son agilité. Cette fille paraît timide et prude mais elle est loin de l'être en réalité. J'en suis surpris. D'une main de maître, je me retrouve déjà défroqué et sa main a déjà investi mon boxer et caresse alors mon membre. Bien sûr, pas besoin de préciser que le mini Jason est déjà bien réveillé et prêt à l'emploi.
Mes doigts se mettent à caresser le tissu bien humide de son sous vêtement. La jeune fille est déjà bien excitée et même si elle n'a toujours pas dit un mot, bien que je ne m'en plaindrais pas d'ordinaire, j'ai quand même hâte de l'entendre gémir pendant que je lui offrirai mes coups de reins.
Quand je fais glisser son string le long de ses jambes, je décolle ma langue de la sienne et blottis ma tête dans son cou. Je goûte de ma langue la saveur de sa peau, descendant du lobe de son oreille à son épaule. Mes doigts s'aventurent aussitôt au seul endroit que ma bite aimerait loger. Elle est chaude, humide et tout douce.
La miss commence à gémir sous mes doigts, ce qui n'arrange rien à mon érection.
- Ellya, souffle t-elle
Je me fige aussitôt et l'interromps dans sa quête de l'orgasme. Je relève la tête et la regarde. Elle vient de dire "Ellya" ou j'hallucine ?
- Quoi ? Je dis.
- Je m'appelle Célia.
- Ouais, j'ai compris, mais pourquoi tu me dis ça ?
Elle hausse les épaules, gênée.
- Je pensais que ça t'intéresserait peut être.
- Bah tu pensais mal. Je m'en fous de ton nom.
Ce qui est vrai. Même si la première des choses que j'ai pensé, c'est qu'elle souffle le prénom de celle qui hante mes pensées depuis des semaines. Un court instant, j'ai même eu peur d'avoir soufflé ce prénom et que la fille se vexe mais ce qu'elle me dit est bien pire. Célia me rappelle beaucoup trop Ellya.
Réalisant que mes doigts sont toujours en elle, je les retire rapidement et vire sa main de mon boxer. Elle semble surprise, mais je vois surtout en elle une pointe d'agacement.
- Tu fais quoi là ? me demande t-elle.
Je ne réponds rien, je relève uniquement mes yeux rapidement vers elle tandis que mes mains s'affairent à me rhabiller. Elle me regarde, mi déçue, mi énervée.
Je tourne les talons quand je l'entends m'appeler. Je ne me retourne même pas et l'ignore.
Putain ! Mais qu'est ce que je suis con ! Si cette meuf n'avait pas ouvert la bouche, je serais déjà bien blotti en elle à me satisfaire de ses gémissements. Mais non, il a fallu que je fasse le connard et la plante comme un con.
Je traverse à nouveau la petite place de la ville où les rires des habitants résonnent. Ils font la fête, rient entre amis ou célèbre en trinquant joyeusement la création de leur chère et tendre petite ville de ploucs.
Quand je répère Sean près du bar, je ne suis pas surpris de le voir, la langue coincée dans la bouche de la petite rousse. Elle est assise sur ses genoux et lui aspire littéralement les amygdales. Sérieux, je n'ai jamais compris ce genre de démonstration en public. Un peu de décence ne serait pas de trop.
Je m'approche de lui rapidement, pose ma main sur son épaule et le tire pour les décoller. Sean paraît surpris alors que la petite rousse sourit d'un air hautain.
- Déjà ? Dit elle.
Je l'ignore totalement et reporte mon attention sur mon ami.
- Je rentre, j'annonce.
- Déjà ? Il est à peine vingt trois heures et...
- Peut-être, mais j'ai du taf pour demain. J'ai deux caisses qui m'attendent et une qui arrivent. Je vais aller taffer un peu. On se voit plus tard.
Je ne lui laisse pas le temps de répondre que je tourne les talons. Qu'il me ramène ou non, il ne repartira pas seul. Je crois que cette petite rousse lui sera de bonne compagnie sur la route comme dans son lit.
Je fourre mes mains dans mes poches et me dirige en direction de la maison de ma mère, m'éloignant de la fête et de son brouhaha assourdissant de rires. Un petit vent, plus que bienvenue vient souffler sur mon visage. L'air est un peu plus respirable depuis quelques jours et plusieurs fois, un orage a menacé de s'abattre sur la ville. Tant mieux, un peu de pluie ne peut faire que du bien.
Je sens une vibration dans ma poche et extirpe mon téléphone sans mal.
Le nom de Ben s'affiche sur mon écran que je fixe comme un demeuré. Je ne sais pas si je dois répondre. Peut être que oui après tout. Mon pote me manque. Nous nous connaissons depuis plus de quinze ans et je vois Ben comme un frère. Un frère de coeur. Sa sagesse fraîchement réveillée me manque aussi. Depuis qu'il a trouvé le calme et la béatitude aux bras de Selena, Ben a changé. Il est passé d'un gamin puéril, limite agaçant à provoquer des situations déplaisantes, qui ont faillies nous mettre dans la merde plus d'une fois ; en un mari et un père responsable et dévoué. Selena est la meilleure chose qui lui soit arrivé et je suis heureux de le voir si épanoui.
Je lève mon pouce, prêt à décrocher mais me ravise. Non, je ne dois pas répondre. Ça ne servirait pas à grand chose hormis me faire encore plus douter. Ma vie est ici maintenant, à Rollingwood. Et je ne compte pas retourner à Miami. Bien que ma vie ici soit une pénitence à mes yeux, je dois prendre soin de ma mère désormais.
Depuis un mois que l'autre tas de graisse a bizarrement disparu, excuse toute faite trouvée à ma mère, je lui ai fait la promesse de l'aider. Je travaille sans relâche au garage, essayant du mieux que je peux d'honorer les commandes des clients. On ne roule pas encore sur l'or, bien que j'en rêverais rien que pour emmener ma mère et ma soeur à Hawaï. Mais disons que nous n'avons plus de créanciers au cul. L'argent rentre petit à petit mais je n'oublie pas pour autant. Je dois rembourser la dette que j'ai contracté auprès d'un prêteur loin d'être officiel. Soixante mille dollars que je dois à Johnny et quatre vingt dix jours pour le rembourser. Quoi, cinquante maintenant. Sur ce coup là, j'ai carrément merdé.
Je sais que je n'aurais pas dû mais c'est la seule solution que j'ai trouvée pour garder ma mère à l'abri du besoin et surtout garder l'abri sur sa tête. Grâce à mon aide, elle a pu arrêter son job au restaurant du vieux Phil, qui a embauché Kate. Elle aussi voulait contribuer à sauver le garage dont ma mère chérit tant, unique héritage de mon grand-père.
J'arrive dans ma rue, presque plongée dans le noir. La rue est complètement déserte. Tous les voisins se sont rendus à la fête de la ville. Je monte sur le trottoir en trottinant et saute le petit portillon en féraille de la maison. Ma mère a toujours détesté que je fasse ça et comme j'étais un espèce d'adolescent attardé, j'aimais la faire gueuler en le sautant. À croire que Rollingwood me fait retourner en adolescence.
Je déverrouille la porte d'entrée de la maison et l'ouvre. J'avais promis à ma mère de la repeindre et il va falloir que je trouve le temps de le faire. Depuis que je suis de retour ici, j'ai tellement bricolé la baraque que j'ai l'impression de presque vivre dans un château maintenant. J'actionne l'interrupteur et l'ampoule de l'entrée grésille.
Mouais, presque dans un château je disais.
J'avance de quelques pas et remarque que le petit salon est éclairé par les lumières de la télévision. Ma mère a encore dû s'endormir devant une série policière à la con.
Quand j'y arrive, je remarque qu'en effet, ma mère est assoupie sur le canapé. Je m'approche d'elle lentement, m'assois à ses pieds et lui caresse lentement le bras. Ses yeux s'ouvrent alors et se baladent de tous les côtés avant de se verrouiller dans les miens. Elle me sourit, comme elle le faisait quand elle me réveillait le matin avant de me préparer pour l'école.
- Coucou mon Jazzy, souffle t-elle.
Je souris. Elle m'a toujours appelé ainsi. Plus souvent, on m'appele Jayz ou tout simplement Jason. Il n'y a qu'elle ou Kate qui m'appelle comme ça.
- Tu t'es encore endormie. Tu vas finir par te péter le dos sur ce vieux canapé.
Elle me sourit seulement, comme pour me dire qu'elle le sait. Mais c'est l'un de ses petits rituels.
- Tu es rentré tôt, me dit elle.
- Ouais, je sais. Mais j'ai du boulot qui m'attend. Je vais aller prendre une douche pour me rafraîchir.
- Tu travailles trop mon chéri. Ça peut attendre demain tu sais. Tes traits sont tirés et tu parais si fatigué. Tu fais presque peur.
- C'est que tu ne t'aies pas vu. Va te coucher maman.
Ma mère me sourit puis se lève du canapé. Elle me souhaite une bonne nuit avant de filer dans les escaliers menant dans les trois seules chambres de la maison.
Je me lève à mon tour, éteint la télévision puis sors moi aussi du salon. J'entre dans la salle de bain en silence et tourne les robinets de la douche. Je me déshabille lentement.
Une fois nu, je m'examine dans le grand miroir accroché au mur. Ma mère a raison. Mes traits sont tellement tirés que de larges cernes noires à faire peur creusent mon visage. Je m'observe plus minutieusement. Depuis que je suis de retour à Rollingwood, je n'ai pas pris le temps de m'entraîner. Hormis un ou deux footings, j'ai passé mes journées à travailler ou à réparer ce qui devait l'être dans la maison. J'ai l'impression d'avoir perdu de la masse musculaire.
Je me glisse sous le jet de la douche et ferme les yeux. Bien que le temps se soit légèrement refroidi, ma peau irradie de chaleur et l'eau froide ne semble pas me refroidir.
Je me presse sous la douche. J'ai du boulot, bien trop et je crois que je vais devoir accepter la proposition de ma mère d'embaucher un autre mécanicien. J'aurais voulu attendre encore un peu, afin d'accumuler un peu plus de fric mais depuis que le départ "précipité" de Chuck a fait le tour de la ville, les habitants reviennent au garage. L'argent rentre un peu mais pas suffisament pour rembourser Johnny.
Une fois sorti de la douche, j'enfile seulement un vieux jean déjà bien dégueulassé par les traces de cambouis. J'enfile rapidement des baskets et sors de la salle de bain. Je saisis juste mon téléphone que j'ai laissé sur la table basse du salon et constate les trois appels en absence de Ben.
Je sors alors de la maison par la porte arrière, prêt à passer une nouvelle nuit blanche sur le vieux pick-up de Merle Young que je m'acharne à reparer. La cour cimentée de la maison est presque plongée dans le noir et seul l'éclat de la lune l'éclaire faiblement.
- Salut Jason, j'entends alors.
Quand je reconnais sa voix, je me fige. Il est assis sur une vieille chaise de jardin branlante et je ne distingue que sa silhouette.
Qu'est ce qu'il fait là ?
***
Coucou à tous !
J'espère que vous avez passés un bon week-end.
Et si on se faisait notre petit debriefing de chapitre !
J'aimerais avoir vos avis.
Notre petit Jayz semble vouloir tourner la page "Ellya" sans pour autant y arriver. Mais ne devrait il pas essayer un peu mieux ? Ne se trouverai-t-il pas de fausses excuses ?
Et la façon dont il veut aider sa mère, c'est adorable, n'est ce pas ? Mais n'a t-il pas fait une connerie en empruntant de l'argent à ce fameux Johnny ?
Et la question que tout le monde se pose. Qui est venu rendre visite à notre Jayz préfèré ? Des avis sur la question ?
Bon, je vous laisse y réfléchir (Oui, oui, mon sadisme me reprend). N'essayez pas de me soudoyer, vous ne saurez que mercredi qui est ce ou cette visiteur(euse) surprise.
Je vous embrasse
Laurie
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