Chapitre 10
- CHARLY !!!!!!!!!!!!!!
Ah je crois que quelqu'un est de mauvais poil...Je regarde mon portable pour voir l'heure en sachant très bien d'avance ce que je vais voir. 4h00 du matin !
La porte de la chambre s'ouvre sur un Alexïe en pantalon de pyjama et avec un amas de plastique entre les mains. Est-ce que ce serait des réveils par tout hasard ?
Je suis morte de rire sous ma couette, j'avoue que mon idée était pas mal quand même !
Quand je suis rentrée cet après midi, je me suis mise à la recherche de réveil en tous genres à travers toute la maison. Bien entendu, en faisait attention à ne pas me faire repérer par Alexïe.
Mon butin s'élevait à environ dix horloges en tous genres, mon réveil compris ainsi qu'une montre de sport trouvée dans le dressing de Du Con.
J'avais donc programmée ces horloges une par une en faisant en sorte que une sonne toutes les minutes, la première commençant à 3h50 et la dernière finissant à 4h00.
J'avais ensuite attendu que Alexïe parte voir ses hommes pour me faufiler dans sa chambre et cacher mes petites bombes sonores un peu partout !
Charly 6 Gorille 2
Alexïe ne rit pas du tout lui, il me toise de toute sa hauteur, debout devant mon lit.
- Alors c'est comme ça maintenant ? Tu vas me faire chier même dans mon sommeil ? Ok pas de problèmes, mais tu ne vas pas dormir non plus !
Il laisse tomber les horloges sur mon lit et se dirige vers moi, je n'ai pas le temps de protester qu'il m'a déjà jetée sur son épaule et qu'il sort d'un pas rapide de ma chambre. Je tente de me débattre en criant mais rien ni fait, il traverse la maison plongée dans le noir, sort dans le jardin et continue son périple. Mais on va où là ?
Je ne tarde pas à le savoir lorsqu'il me jette dans la piscine.
Heureusement celle-ci est chauffée, j'évite donc le choc thermique mais quand je me relève je le fusille du regard, lui est mort de rire !
Il se retourne et s'en va me laissant toute seule. Ok j'ai joué, j'ai perdu !
Charly 6 Gorille 3 !
Je sors de la piscine et je retourne à la maison, je monte dans ma chambre et je vais me changer. J'allais me recoucher lorsqu'une idée me vint à l'esprit. A pas de loup, je vais vers la chambre de mon garde du corps, je rentre doucement et me dirige vers le lit.
- Charly, je te conseille d'arrêter tes conneries et d'aller te coucher, autrement ça va barder !
Ahahah peine perdue je ne resterai pas sur un échec !
Et là, je lui balance mes vêtements trempés et gorgés d'eau sur la tronche ! Et je détale comme un lapin pour m'enfermer à clé dans ma chambre. (ah bah oui je vais pas non plus lui dérouler le tapis rouge pour une vengeance !).
Satisfaite de moi, je retourne sur la couette en ayant enlevé au préalable les morceaux d'horloge qui gisaient dessus.
Charly 7 Gorille 3 !
Au bout de dix minutes, le sommeil revient et je sombre doucement, jusqu'au moment ou mon lit s'enfonce sur un côté. J'ouvre les yeux pour apercevoir dans la pénombre Alexïe qui s'allonge à coté de moi. Il a enfilé un tshirt en plus de son bas de pyjama et il semble se marrer.
- Mais qu'est ce que tu fous là ? Et puis comment tu es rentré ?
- Je suis là pour dormir dans un lit sec, vu que tu as trempé le mien ! Et puis aucune serrure ne me résiste !
- Si tu veux un lit sec, y a genre dix chambres vides dans cette maison ! Alors casse toi de mon lit.
- Hors de question ! Ce serait beaucoup moins drôle ! Allez, fais moi de la place Printsessa !
Trop fatiguée, je capitule et me décale pour qu'il s'installe.
C'est chiant, il commence a être doué au jeu du plus casse couille !
Charly 7 Gorille 4 !
****
Lorsque mon portable sonne le lendemain matin, je peine à ouvrir les yeux, va falloir arrêter ses plans débiles en pleine nuit autrement, je tiendrais jamais le rythme !
J'ouvre doucement les yeux pour voir que je suis toute seule dans ma chambre, Alexïe a du se réveiller plus tôt que moi.
Je prends mon courage à deux mains et je sors de mon lit pour rejoindre la salle de bain. En espérant qu'une douche me réveillera !
Vingt minutes plus tard je suis lavée, habillée mais pas réveillée ! Et je descends prendre mon petit déjeuner.
Alexïe est déjà assit à table devant une tasse de café et des croissants et là j'ai envie de le tuer ! Il a même pas l'air fatigué bien au contraire, il est frais comme un gardon et me sourit. La vie est injuste !
- Bah alors petit rayon de soleil, tu as mal dormi ?
Et en plus, il se fout de ma gueule, ma vengeance sera terrible ! Hahahahaha ! Le manque de sommeil ne me réussit vraiment pas !
- Pourtant, vu comment tu ronfles, normalement tu devrais être reposée !
La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe...mais je lui fais quand même un doigt pour la forme !
Lorsque je termine mon petit déjeuner, il rigole toujours !
Je monte chercher mon sac et mon portable puis je redescends pour le rejoindre à la voiture.
Alexïe se gare devant le lycée et coupe le moteur de la voiture pour ensuite me regarder.
- Charly, il va falloir arrêter ces plans douteux la nuit, autrement tu vas finir crevée. Et je te préviens, je ne lâcherai pas l'affaire, œil pour oeil...
- Dent pour dent ! T'inquiète pas moi non plus je lâche pas l'affaire le ruskov !
Et je sors de la berline un sourire aux lèvres, qu'est ce que je vais bien pouvoir lui faire...
Je perds mon sourire lorsque je passe la porte de l'établissement. Dean avance vers moi d'un pas assuré. Et merde pas lui !
- Bonjour Charly, ça faisait longtemps.
Il me détaille de la tête aux pieds, ce qui me met terriblement mal à l'aise. Je tente de le dépasser par la droite mais en une enjambée il me coince contre le mur et il pose une de sa main gauche à côté de ma tête pour s'appuyer.
- On a pas pu se dire au revoir la dernière fois, j'étais déçu !
- Je ne préfère pas que tu m'approches.
Et là c'est le drame, je suis tellement fatiguée que je n'ai même pas remarquée qu'il me parlait en anglais et que je venais de lui répondre également en anglais. Je me crispe, pourquoi il a fallu qu'il vienne me parler ce matin.
Il a un petit rire dédaigneux.
- Alors c'est ça, en fait tu parles parfaitement anglais, tu t'es foutue de moi ! Et ton père est au courant ?
Je ne dis rien et je tente de fixer un point derrière lui.
- Je prends ça pour un non, alors écoute moi bien mon petit sucre d'orge (il est sérieux là ?). J'ai besoin de la recommandation de ton père pour mon entrée à la fac et je compte bien l'avoir. Je pense même que tu vas m'aider, autrement tous tes petits secrets vont arriver aux oreilles de ton père.
- Rassure moi tu es con ou tu le fais exprès ? Tu te rends compte que ton moyen de pression est dérisoire, qu'est ce que les gens en ont à faire que je parle ou non anglais ? Sérieusement !
Il pose sa seconde main sur ma joue et je suis prise d'un frisson de dégoût, il laisse glisser ses doigts le long de ma mâchoire jusqu'à mon menton et il se penche à mon oreille.
- Je vais faire de ta vie un enfer, je trouverai bien de quoi te détruire et tu feras tout ce que je veux, même plus encore mon sucre d'orge.
Un raclement de gorge derrière lui le fait se relever et je récupère un peu de mon espace vital. Ce mec est un malade !
Je regarde qui m'a sauvé la mise et j'aperçois Adam, il a l'air en colère.
- La cloche a sonnée depuis dix minutes, il serait peut-être temps de rejoindre votre cours Monsieur White.
- Bien entendu Monsieur Collins. A plus tard sucre d'orge !
Et il s'en va en direction des salles de cours, j'ai les jambes qui tremblent et la tête qui tourne. Il faut que je me reprenne.
- Ca va Charly ?
- Oui oui ça va, je vais aller à la bibliothèque je n'ai pas cours avant dix heures ce matin.
- Justement, je me demandais si vous vouliez bien passer ce temps avec moi, nous sommes partie du mauvais pied et peut être que nous devrions mieux faire connaissance pour que ça ce passe bien entre nous.
- Euh oui, pourquoi pas.
Je le suis dans une salle vide, il ferme la porte et nous nous installons à une table l'un à côté de l'autre. Pendant un instant, je me dis que ça va ressembler à un entretien d'embauche mais pas du tout, en faite c'est même tout l'inverse, j'ai l'impression de papoter avec un ami.
- Alors Charly, dis moi, tu viens d'où en France ?
- D'un petit village près de Bordeaux, au milieu des vignes. Et toi tu viens d'où ?
- Je suis originaire de New York, mais j'ai grandi en France, mes parents étaient professeurs à la Sorbonne. Pourquoi as-tu quitté les vignes ?
- Mon père a voulu que je revienne près de lui. Tu as quel âge ?
- Vingt deux ans...
- Hey mais c'est super jeune ! Comment tu peux être prof à cet âge là ?
- C'étais à mon tour de poser la question, pour la peine j'en poserai deux après ! Oui je suis jeune mais j'ai grandi dans un milieu très cultivé avec mes parents, ce qui m'a permis d'avoir de l'avance sur les programmes et donc d'être diplômé tôt. Est-ce que tu es contente de vivre ici ?
- Absolument pas, je ne souhaite qu'une seule chose, rentrer en France.
- Ok, on change le rythme des questions je te demande une chose et du dois répondre par un seul mot le plus vite possible ok ?
Son petit jeu m'amuse alors j'accepte d'un hochement de tête.
- Ta couleur préféré ?
- Bleu
- Chien ou chat ?
- Chien
- Blanc ou noir ?
- Blanc
- Paris ou Bordeaux ?
- Bordeaux !
- Ta date de naissance
- Le 4 Décembre 1999
- Beaudelaire ou Voltaire ?
- Beaudelaire
- Tu sors avec Dean White ?
- Non jamais de la vie !
Je le regarde droit dans les yeux, il m'a piégée !
- En quoi ça t'intéresse si je sors avec lui ?
- Pour savoir, vous aviez l'air proche dans le couloir tout à l'heure je n'aurais pas voulu interrompre quelque chose.
- Il n y a strictement rien entre moi et ce gars. D'ailleurs, si je pouvais ne plus jamais le croiser, ça m'arrangerait !
- Ok je te crois, à ton tour si tu veux.
- Ok
Je réfléchis un instant et je commence.
- Ta date de naissance
- Le 25 Août 1994
- Chaud ou froid ?
- Chaud
- La couleur que tu déteste ?
- Le rose
- La couleur que tu adore ?
- Le bleu
- Un pays ?
- La France
- Tu as une copine ?
- Joker !
Et merde j'ai pas réussi ! Il est bon n'empêche ! Il rigole et je me sens bête.
- Tu as vraiment cru que tu allais m'avoir ? Bon je suis bon joueur et je te réponds, non je n'ai pas de copine !
Je regarde l'heure, ça ne va pas tarder à sonner pour le prochain cours. Il suit mon geste et comprend que la récréation est finie. On se lève et on part direction le cours d'anglais.
Le restant de ma semaine n'a rien de bien palpitant, une routine s'est même installée. Je n'ai pas encore trouver une vengeance pour Alexïe mais je continue à réfléchir.
Les cours sont pas si mal que ça et j'apprends tous les jours à connaître un peu mieux Adam, ce n'est pas le sale con que je pensais, il est gentil et très drôle. Je me persuade tous les jours qu'il ne m'attire pas mais soyons honnête, je crois que je me mens à mois même !
Je tente de faire des efforts en anglais pour pas qu'il ai l'impression de bosser pour rien. Je sais que cette situation ne pourra pas durer éternellement.
Je me débrouille pour éviter Dean au maximum mais vu que je passe de plus en plus de temps avec Alice, bah je suis obligée de le voir régulièrement. A chaque fois, il me fait des sourires salaces en m'appelant « son sucre d'orge » brrrr j'en ai des frissons rien que d'y penser, ce mec est vraiment dérangé !
On est vendredi et je viens de finir les cours plus tôt, comme d'habitude Alexïe m'attend devant le lycée.
- Alors le ruskov, la journée a été bonne ?
- Excellente la frenchie ! Et la tienne ?
- Ca va pas trop mal !
Je me suis aussi rapprochée d'Alexïe, il est mon ami et puis il m'écoute raller et il me réconforte. Il finit même par joueur le rôle de mon père par moment vu que ce dernier ne donne pas de signe de vie !
- J'ai une surprise pour toi ! Me dit il.
- Une surprise ? Tu vas encore me jeter dans la piscine ?
- Ahahah c'est tentant, mais non ! Ca te dis une petite séance d'entraînement pour te défouler de la semaine ?
- Sans rire ?
- Sans rire !
- Mais trop !
Il sait me prendre par les sentiments ! Quoi de mieux pour me détendre que de me défouler sur lui ?
Arrivée à la maison, je fonce dans ma chambre pour me changer et enfiler une tenue de sport, bon rien d'extra vaguant, pantalon de yoga, débardeur ! et je redescends immédiatement pour trouver Alexïe.
Il s'est aussi changé, troquant son costume noir pour un pantalon de jogging et un tshirt sans manches. On sort direction la maison des gardes et je suis surprise d'en voir plusieurs dans la même tenue que Alexïe. Celui-ci voit mon malaise et tente de me rassurer.
- Ne t'inquiète pas ça va aller, certains vont s'entraîner avec nous aujourd'hui.
Dans l'équipe qui vient avec nous, je reconnais Silvio et Youri, pour les autres je sais pas trop, certains se ressemblent quand même beaucoup !
Et c'est parti, on commence par un petit jogging, moi qui adore courir c'est le pied ! (je rigole, je déteste courir, s'il vous plait, apportez-moi un brancard !)
Je suis à la traîne, ça ce voit que je ne cours pas beaucoup d'habitude, même si depuis que je suis arrivée ici je n'arrête pas ! Je remarque que Silvio s'est mit à ma hauteur.
- Bah alors on arrive pas à suivre ? me sort il.
- Rrro la ferme ! Lui réponds–je
- Et elle a mauvais caractère en plus, bah c'est pas gagné !
Et il accélère pour me laisser seule en fin de peloton.
Après le jogging, c'est séance abdos, gainage, pompes et j'en passe et des meilleurs. J'en peux plus, je suis épuisée, contrairement aux autres.
Alexïe me regarde et rigole, il va me le payer, tous les coups sont permis, le lit en portefeuille, le poil à gratter dans les fringues, la sauce piquante dans le café, il va morfler !
Alors que je pense que ma séance de torture est finie, Alexïe me dit gentiment que ce n'était que l'échauffement. Il rigole là hein ? Et bien non, direction la salle d'entraînement pour un peu de corps à corps et de Krav Maga.
Alexïe reprend avec moi les bases pour désarmer quelqu'un. La règle numéro un étant de désarmer et de partir en courant, ne pas chercher la confrontation lorsque c'est inutile.
Après ça, il me montre une ou deux autres techniques cette fois pour me défendre de façon un peu plus offensive. Puis il me met en situation avec devinez qui ???? Silvio bingo ! Et au regard qu'il me lance, je crois qu'il a des compte à régler avec moi. Super !
En deux mouvements, Silvio me maîtrise et se retrouve à califourchon sur moi.
- Va falloir faire mieux Miss ! Raille t-il.
Deuxième essai, même résultat. Punaise, mais qu'est ce que je fais pas bien
- Charly un peu de concentration ! Me lance Alexïe.
Je crois que je suis en colère. Pendant tout l'entraînement, Silvio m'a envoyé des piques et je ne le supporte plus. A la prochaine remarque, je le tue !
Troisième essai, il galère un peu mais finit par me maîtriser et il en profite pour me glisser à l'oreille.
- Ah c'est pas aussi facile que d'ouvrir les cuisses pour le russe !
Hein ? Mais qu'est ce qu'il raconte ce con ? Je vois rouge, fini la gentille Charly ! J'arrive à le surprendre et à retourner la situation, je me retrouve à califourchon sur lui et je ne m'arrête pas là, je commence à le frapper de toutes mes forces. Toute la colère accumulée depuis mon arrivée se libère et je deviens incontrôlable. J'entends crier au loin mon nom mais je ne réagit pas et je continue à frapper, je ne sais pas si je blesse Silvio mais en tout cas, il ferme sa grande bouche.
Deux bras m'attrapent par la taille et me soulèvent pour m'écarter de Silvio, c'est Youri et malgré sa force, il peine à me maîtriser. Je sens les larmes de rage couler sur mon visage, je continue à me débattre. Puis je vois Alexïe arriver en courant, il hurle.
- MAIS QU'EST-CE QU'IL SE PASSE BORDEL ? SILVIO QU'EST-CE QUE TU AS FAIT ?
- Mais c'est elle qui est devenue folle ! Se défend t-il.
Je comprends soudain que j'ai mal à la gorge. En fait, je hurle depuis tout à l'heure.
- JE VAIS TE TUER ! semble être la seule pensée cohérente qui sort de ma bouche.
Alexïe vient vers moi et essaye de me calmer en prenant mon visage dans ses mains.
- Charly regarde moi, ça va aller, calme toi s'il te plait.
Mais rien n'y fait, rien que d'apercevoir le sourire en coin de Silvio et c'est reparti !
- SORTEZ TOUS D'ICI ! Toi aussi Silvio, on réglera ça après ! Lance Alexïs
Youri cherche toujours à me maîtriser, Alexïe s'éclipse et quand il revient je sens que ça ne va pas me plaire. Et je ne m'étais pas trompée, je vois une seringue dans sa main droite.
- Je suis désolé Charly, mais je suis obligé.
Et il me fait l'injection, mes mouvements deviennent de plus en plus désordonnés, puis j'ai de moins en moins de force et je finis par lâcher prise et je sombre dans l'obscurité.
Là c'est clair, je vais finir chez les fous !
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