Chapitre 1

Allez, je vous épargne le cliché sur la rentrée, c'était il y a déjà une semaine en fait, donc autant pas retourner en arrière ! Je en Terminale Littéraire avec mes meilleurs ami Tim et Cloé, Jules lui étaient en Terminale scientifique ! Nous sommes dans un petit lycée, pas plus de 400 élèves. Tout le monde pourrait presque se connaître, et j'aime ça, les profs sont sympa sans être nos potes et puis ils sont à notre écoute, je sais que nous somme des privilégiés.

Je ne suis pas en extase d'aller tous les jours au lycée c'est vrai, mais j'aime ce que j'apprends, j'ai quelques facilités intellectuelles et c'est loin de m'aider car je m'ennuie terriblement pendant certains cours, au point que je ne fais aucun effort. Résultat, bah je suis dans la moyenne. Mais je ne me plains pas, j'aime ça ! Il y a seulement en langues étrangères que je cartonne, j'ai un don pour ça, si bien que on pourrait dire que je suis polyglotte ! Un mot bien compliqué pour dire que en plus du français, je parle couramment l'anglais, l'espagnol et l'italien ! Je rêve de devenir un jour interprète et de conquérir le monde, rasoir ? Pour moi non c'est passionnant. 

- J'attends Cloé et Jules et on passe te chercher ça te va ?

Tim me fait un grand sourire, nous avons finit plus tôt ce vendredi et nous avons prévu un ciné avec la bande en début de soirée, de quoi bien commencer le weekend.

- Ok c'est parfait ! Je vais en profiter pour voir ma mère avant sa garde de nuit comme ça. A toute !

Je m'élance vers l'arrêt de bus pour ne pas louper le prochain. Ma mère est aide soignante et travaille souvent de nuit, je dois donc la voir avant qu'elle parte.

J'arrive en même temps que le bus, je rentre dedans et me pose prêt d'une vitre en mettant mes écouteurs et en enclenchant la musique. Je regarde défiler la ville puis la campagne accompagnée par la voix de Freddie Mercury.

Vingt minutes plus tard, je me dirige vers chez moi, j'habite avec ma mère une petite maison dans un nouveau quartier résidentiel. Ici la vie est plus calme que en ville et j'adore ça, au moins on a pas peur de se faire renverser dés que l'on traverse, et les enfants jouent dans la rue sans problème.

J'approche tranquillement de chez moi lorsque j'aperçois juste devant ma maison deux SUV noirs aux vitres teintées. Ma mère a invité le Président de la République ou quoi ?

Je continue mon chemin et lorsque j'arrive enfin devant la maison, je reste un instant bloqué par l'image qui s'offre à moi. Deux grand types en costumes et lunettes noires, droits comme des piquets, fixent un point imaginaire en face deux. Quelle cruche ! C'est pas le Président mais la Reine d'Angleterre qui est chez moi !

Je me décide à avancer pour rentrer dans la maison en espérant pour qu'ils me laissent passer.

- B'jour ! Dis-je en arrivant prêt d'eux.

- Bonjour Mademoiselle ! Me répondent-ils dans une parfaite synchronisation.

Et là je sais pas pourquoi, je leurs sors la première chose qui me passe par la tête.

- Les gars pour le casting des Men In black, je vous avait dit que c'était la semaine prochaine, pourquoi vous n'écoutez jamais ?

Je sais pas trop à quoi je m'attendais, peut être un sourire me prouvant qu'ils n'avaient définitivement pas un balais dans le cul je crois. Et bien non, pas de sourire, celui de droite hausse légèrement un sourcil et me regarde bien en face. Bon bah on repassera pour l'humour Dupont et Dupont ! Je me faufile dans la maison avant de créer un incident diplomatique.

La maison est silencieuse, pas un bruit, même pas une mouche qui pète ! Je laisse mon sac dans l'entrée et me dirige vers le salon, où je trouve ma mère assise sur le canapé en pleurs. Je fonce directement vers elle, mais qu'est-ce qui fait pleurer ma pauvre petite maman.

- Maman ! Mais qu'est ce que tu as ?

Elle ne me répond pas et pleure de plus belle, je me sens désarmée face à son chagrin.

- Bonjour Charly !

Je sursaute sur le canapé, cette voix n'est pas celle de ma mère, je me retourne vers où elle provient et réalise qu'un homme se tient devant la fenêtre qui donne sur le jardin. Il est plutôt grand et porte à merveille un costume bleu marine qui semble taillé sur mesure. Il a les cheveux noirs et des yeux bleus clairs, il est droit comme un piquet lui aussi et me toise avec dédain, il doit avoir la quarantaine.

- Vous êtes qui ?

Ah bas oui, ni bonjour ni rien, je ne le connais pas et puis surtout il laisse ma mère pleurer toutes les larmes de son corps, je vais pas lui faire des courbettes.

- Je vois que tu l'as mal éduqué Lisa ! On commence en général par saluer la personne, surtout quand celle-ci l'a fait avant. Ca s'appelle la politesse ! Et on ne pose pas de questions comme ça c'est malpoli !

Non mais j'hallucine là ! C'est qui ce blaireau en costume hors de prix, il s'est pris pour qui ? Barack Obama ? Wé je sais, j'ai beaucoup de références dans les hommes politiques !

Je prends ma mère dans mes bras et décide d'ignorer Monsieur Du Con, il n'a pas le droit de nous parler comme ça. Mais il semble qu'il en ai décidé autrement et avance vers nous en me regardant avec mépris.

- Et arrête de me regarder comme ça ! Décidément tout est a refaire, tu n'es bonne à rien ma pauvre Lisa !

Ok alors là maintenant ça suffit, je laisse ma mère pour me relever et me mettre devant elle pour la protéger.

- Ne lui parlez pas comme ça ! Espère de blaireau !

- Ne me parle pas comme ça jeune fille ! Je vais me charger de t'éduquer autrement !

- J'attends ça avec impatience du con !

En un pas, il est sur moi, mais je suis plus rapide et évite de justesse la gifle qu'il me destinait ! Merci Jules pour les cours de self défense ! Je tente de m'éloigner mais avec ma mère en pleurs, je ne veux pas la laisser. Monsieur Du Con semble furax, ses beaux yeux bleus clairs sont devenus presque noirs et il me fusille du regard. Encore heureux qu'un regard ne tue pas !

Et puis pourquoi ma mère ne réagit pas, elle si forte et indépendante, ressemble a une petite fille en cet instant.

- Maman...

- Stop Charly ! Me dit elle.

Si, elle sort de sa transe pour m'engueuler ça va pas le faire, surtout vu le petit sourire en coin de Du Con!

- Nous devons parler ma chérie, ce monsieur...ce monsieur...

- Quoi ce monsieur ?

- C'est ton père Charly...

- Hein...

- Oui ma puce, je te présente Mikael Aberline ton père et...

Et allez savoir pourquoi je me met à rire, pas dans le genre ahahah c'est drôle non plutôt un mixte entre Cruella d'enfer et une folle hystérique.

- Ok, elles sont où les caméras ?

- Il n'y a pas de caméras Charly, Mikael est bien ton père et depuis cet après midi, c'est également ton tuteur légale.

- Non c'est pas possible, il en est hors de question, en plus c'est toi ma tutrice maman !

- Ce n'est pas à toi de décider Charly ! Ta mère a signé tous les papiers, je suis donc ton tuteur, me dit-il calmement.

Je le fusille du regard, mais sérieux il a cru quoi en arrivant dix sept ans trop tard celui là ? Il a beau pué le fric, il est hors de question qu'il m'approche, il ne peut pas tout se permettre.

- Je dois prendre l'air, j'ai bes...

- NON ! Tu restes ici et tu vas faire ta valise, nous partons dans vingt minutes.

Je regarde ma mère incrédule ! Elle est sérieuse là, elle ne dit rien , elle va le laisser m'emmener ! Elle lève les yeux vers moi et découvre mon regard assassin.

- Je suis désolé ma chérie, tu dois le suivre, tu vas déménager chez lui...dans un autre pays.

- Quoi ?

- On m'avait dit que tu étais intelligente apparemment non, vu qu'il faut te dire tout deux fois ! Donc, tu vas aller dans ta chambre, prendre ta valise, la remplir avec le strict nécessaire, tu vas venir avec moi et nous allons rentrer chez moi aux Etats Unis !

Mon cerveau ne répond plus, je les vois me parler mais je ne comprends plus rien, les Etats Unis ? C'est mort, jamais j'irai vivre chez les ricains et encore moins avec ce malade ! Je veux sortir de cette maison, peut-être que si je pars assez vite et assez loin, tout ça ne sera qu'un mauvais rêve.

Je prends donc mes jambes à mon cou et je sors en trombe de la maison. J'entends Du con hurler derrière moi.

- Dimitri, Alexië, rattrapez là !

Du Con doit pas savoir courir et puis c'est tellement plus facile d'envoyer ses toutous ! Bon autant vous l'avouer, je ne suis pas une grande sportive et je sais très bien que Dupont et Dupont vont me rattraper. L'espoir fait vivre ! Dans la rue, j'aperçois au loin Jules et Tim qui courent vers moi pour m'aider. Mais deux bras se referment subitement sur ma taille et arrêtent ma course. Je me retrouve plaquée contre le corps de pierre d'un des gorilles. La pression qu'il exerce sur mon thorax vide d'un coup tout l'air de mes poumons et je panique. Jules et Tim sont presque à ma hauteur et je peux voir dans le regard de Jules qu'il m'encourage à me défendre comme il me l'a appris. Dans un dernier espoir, j'applique quelques gestes d'auto défense. Je commence par lui écraser le pied pour le surprendre puis mon coude le frappe au niveau des côtes et enfin je me retourne et lui met la paume de ma main à plat dans le nez ! Plutôt satisfaite de moi, je me retourne vers les garçons mais deux nouveaux gorilles les tiennent par la gorge, je peux voir la panique dans leurs yeux.

- Stop Charly ! Ou tes amis vont avoir mal ! Me dit Du Con en arrivant à ma hauteur.

Je déglutis difficilement, je ne veux pas qu'ils souffrent par ma faute. Cette situation est totalement débile et je veux qu'elle s'arrête pour reprendre ma vie. Je vois le gorille que j'ai terrassée se relever en se tenant le nez, visiblement je l'ai bien amoché, bien fait ! Charly 1, Gorille 0.

- Laisse les tranquille, ils n'ont rien à voir avec tout ça.

- Tu as raison j,'espère donc que tu feras le bon choix. Viens avec moi et ils repartiront sans une égratignure, ou bien contredis moi et je ne répondrai plus de mes hommes.

Cet homme était un sale manipulateur égocentrique, je le détestais au plus profond de moi, comment pourrais-je partager des gènes avec lui, nous étions l'exact opposé. Un dernier regard à mes amis, ma décision n'était pas difficile, j'aurais tout donné pour eux.

- D'accord, je viens avec vous.

Je ne voulais pas voir la réaction des garçons, je préférais détourner les yeux et me diriger vers la maison.

- Où vas-tu ? Me demande Du Con.

- Chercher mes affaires, comme vous m'avez demandé.

- Trop tard ça c'était tout à l'heure. Maintenant, tu montes dans la voiture et nous partons. De toute manière, je te rachèterai tout. Je ne veux pas que ma fille ressemble à une vagabonde, tu dois comprendre que maintenant, tu as une image à tenir. Même si Lisa semble avoir raté ton éducation.

Je me retiens de le gifler pour ne pas aggraver la situation et ne pas lui faire le plaisir de me démolir une fois de plus.

- Je vais au moins dire au revoir à ma mère.

- Non, ça aussi ce n'est plus d'actualité, monte dans la voiture maintenant.

Je baisse les yeux et me dirige donc vers la voiture en retenant mes larmes, il est hors de question que Du Con ai la joie de me voir pleurer, jamais je craquerai devant cette ordure. Je m'approche du véhicule et regarde une dernière fois ma maison, ma mère est sur le seuil en larmes, mais je ne veux pas avoir de peine pour elle, elle m'abandonne, elle me laisse partir sans rien dire. En cet instant, je la déteste. Au moment où je rentre dans la voiture, j'entends mon père lui lancer.

- Tu recevras l'argent sur ton compte cette semaine comme convenu.

Et là mon cœur se brise en mille morceaux, je ne suis qu'une marchandise, un bout de viande vendu au plus offrant. C'est donc ainsi que ma mère m'a aimé, en me vendant au diable. Je repousse une nouvelle fois les larmes loin au fond de moi et me fait le serment de ne pas craquer et de rester forte.

Du con préfère prendre place dans la deuxième voiture et je me retrouve seule dans la mienne avec trois gorilles. Assis à côté de moi celui à qui j'ai fait déguster, son nez ne saigne plus mais un vilain bleu commence à apparaître sur son visage. Je le vois qui cherche à me parler mais qu'il ne sait pas quoi dire, je finis donc pas rompre le silence.

- Vous avez mal ?

- Non Mademoiselle.

- Alors j'ai pas du taper assez fort.

Je vois les deux gorilles à l'avant rigoler en silence, et lorsque je regarde celui assis près de moi, je peux découvrir un petit sourire en coin sur ses lèvres. Il n'est pas fâché, je l'ai frappé, il en a les marques et ça l'amuse mais sérieusement dans quoi je me suis embarquée ?

- Je ferai donc mieux la prochaine fois ! Lui dis-je.

- Je n'en doute pas Mademoiselle. Me répond il en souriant.

Le trajet me semble interminable, mais nous finissons par arriver sur une piste de décollage, et nous nous garons près d'un jet privé. C'est la première fois que j'en voit un de près, c'est étrange, je me demande bien ce que je fais ici. La seconde voiture n'est pas là, pourtant ils sont partis en même temps que nous, peut être qu'ils sont pris dans la circulation.

- Mademoiselle, suivez-moi s'il vous plait.

- Et si ça me plait pas ?

- Euh...

Le gorille numéro 4 semble un peu désarçonné, apparemment il n'a pas l'habitude qu'on le contredise. Mais un des Dupont arrive à sa rescousse, toujours le même, mon punching ball personnel.

- Laisse je vais m'en occuper, dit-il à G4 (Gorille 4 ! Non mais suivez un peu !)

Il se tourne vers moi et me sourit, il est plutôt mignon, grand blond et musclé dans le genre commando russe. Mais le vilain bleu que je lui ai fait vient gâcher le tableau.

- Votre père ne...

- Ce n'est pas mon père !

- Votre père...

- J'ai dit que ce n'était pas mon père !

Il semble plutôt amusé de la situation, ce qui me met hors de moi, résultat bah je tente de lui coller une droite. Note à moi, un gorille averti en vaut deux, il apprend vite ce con et intercepte mon poing bien avant qu'il n'entre en contact avec son visage. Dans l'action, il me tord le bras dans le dos dans une clé qui me fait atrocement mal, il ne se rend pas compte de sa force semble-t-il. Il emprisonne mon autre bras derrière mon dos et me coince contre lui, de sorte que je ne puisse plus bouger et me défendre. Puis il se penche à mon oreille et me parle calmement.

- Mademoiselle Aberline, j'ai bien compris que vous adoriez me taper dessus mais personnellement je pense que vous allez finir par vous faire mal. Et vous voyez, mon boulot c'est de faire en sorte que vous restiez en bonne santé et sans égratignures. Donc je vous demande simplement d'arrêter de vouloir me frapper. Ensuite, votre père avait plusieurs rendez-vous à régler en France avant de rentrer à Los Angeles. Aussi pour cette raison, vous voyagerez seule et il vous rejoindra demain dans la soirée. Maintenant je vais vous demander de vous diriger calmement vers l'avion et de monter dedans pour que nous puissions décoller. Je souhaite également vous informer que votre père m'a donné le droit de prendre les mesures qui s'imposent si vous refusiez de coopérer. Est-ce que c'est bien clair ?

Bon alors pour moi c'était bien clair, mais pas pour mon cerveau semble-t-il. Je ne sais pas si c'est la colère ou bien mon côté rebelle, mais j'ai repéré une faille dans sa prise. Oui il me bloqué les bras et les jambes mais pas la tête et sur un coup de tête, oui là c'est carrément ça, je lui ai mis un coup de boule. Il m'a directement lâché et malgré l'étourdissement suite au coup, je suis partie en courant vers je ne sais où. Vous l'aurez certainement compris je ne suis pas devenue Usain Bolt en une heure, ce serait un miracle en même temps. Et donc forcément G1 m'a rattrapé assez rapidement, il m'a carrément fait tomber par terre, mais en amortissant ma chute, ouais même moi j'ai pas compris comment, puis il ma plaqué au sol et a sorti de sa poche une seringue. Mes yeux devaient ressembler à des soucoupes tellement j'étais surprise.

- Vous n'oseriez pas !

- Oh que si, je vous l'ai dit tout les coups sont permis. Me dit-t-il en m'enfonçant la seringue dans le cou.

D'abord la douleur de la piqûre, puis une espèce de brouillard informe, mes muscles me lâchaient un par un. Un dernier regard vers G1 et je vis qu'il souriait comme un gosse. Dans un derniers souffle je le regardais dans les yeux.

- Connard !

Et puis Black Out. Et merde! Charly 1, Gorille1.

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