Chapitre 2- Partie 1

Chapitre 2

Laissant mon skate dans mon sac, j'avais le goût de marcher toujours plus loin, là où le hasard me conduirait. Et en cette petite soirée d'automne, le hasard avait pour moi de plus grand projet que ne l'appréhendais. Pendant que j'attendais une lumière piéton pour traverser ma rue, je regardais tout autour de moi comme si c'était la première fois que je voyais la ville. C'était très rare que je sortais le soir, étant soit occupée la fin de semaine à m'occuper un peu de mon père qui n'arrivait presque plus à trouver sa chambre à coucher, ou la semaine à être couchée pour l'école le lendemain. Je souris un peu, profitant de ma liberté, mais d'un seul coup, comme si on m'avait frappé, mon visage se crispa. La prochaine rue devant moi était celle du garçon de mon rêve. Je reconaissais la peinture dessiné sur le bâtiment juste à côté, un dessin de plaines, de montagnes et d'oiseaux volant sur le soleil couchant. J'étais anxieuse, mais mon côté impulsif avait déjà pris le dessus. Quand ce fut à mon tour de traverser, je courrai dans la rue pour la traverser et à ma gauche se trouvait enfin la rue «Éléments». Mon cœur fit un bond de nouveau. Éléments, c'était un des mots que je voyais revenir souvent dans mon rêve...Peu importe. Quand je décidai enfin à regarder la rue, je vue que c'était un cul de sac. Ça ne se pouvait pas! On ne donne pas un nom à un cul de sac... Si sale et étroit, en plus! C'était vide, à part des poubelles. Je me résignai à partir quand j'entendis un petit craquement. Il y avait quelqu'un, j'en était sûre. Je m'avançai donc lentement en regardant sur tout les côtés, mais il n'y avait rien. J'étais arrivée à la fin du chemin quand, derrière moi, j'entendis une voix m'interpeller. «Éh, toi.» La voix n'avait pas l'air trop inquiétante, alors je me retournai doucement et trois paires d'yeux rouges me fixaient. Oh, non! Est-ce que j'allais avoir des ennuis? Je clignai des yeux et l'instant d'après, les trois garçons avaient des yeux parfaitement normaux et m'observait avec un petit sourire. J'avais bu autant d'alcool pour avoir de fortes hallucinations? Pourtant, je me disais que c'était impossible, car dans l'autobus j'étais bien sobre et je les avais vu, pareil que dans mon cauchemar. Celui qui m'avait abordé s'avança un peu plus vers moi et me sourit. J'avais peur! Qu'est-ce que je faisais ici? Pourquoi je n'étais pas rester dans ma chambre douillette à dormir et à faire ce rêve? Ça aurait été moins pire que de voir les principaux intéressés en vrai. Ils avaient l'air complètement fous! Le garçon qui s'était avancé passa sa main sur mon bras et me fit à frissonner. Il avait les yeux tellement brillants que je ne savais comment réagir. Comme si il avait un pouvoir envoûtant, j'eus le goût de me jeter sur lui et de l'embrasser sur les lèvres. Wow! Je ne savais pas se qui me prenait, mais je voyais bien que ce garçon me contrôlait entièrement.

-Ce n'est pas sage de se promener seule dans les rues le soir, petite fille.

C'est seulement lorsqu'il avait prononcé «Petite fille» que son charme avait automatiquement cesser. Cela me rappela le surnom que me donnait mon père. En voyant que le garçon ne m'attirait plus du tout, je me questionnai. Que diable s'était-il passé? J'avais maintenant une étrange sensation de vouloir le gifler à cause qu'il s'était cru permis de me toucher. Avant que je ne puisse lui dire quelques mots, le plus costaud, qui battait avant en retraite, s'avança.

-Allez, Léo, fiches lui la paix, on a pas le temps pour ça. On doit..

Doucement, le costaud s'avança et chuchota une chose au fameux Léo. Celui-ci sourit et il me tendit une bouteille qu'il avait à présent garder dans sa poche.

-À se que je vois, ma petite fille, tu as aimer boire ce soir..

J'ouvris grand les yeux et le regardai, perplexe. Comment il savait que j'avais pris quelques verres?! Est-ce que ces garçons m'avaient observés quitter le bar et m'avaient suivis jusqu'ici?

-Donc, continua Léo, nous aimerions que tu boives ceci...Tu aimeras sûrement autant cette petite boisson. Fais moi confiance.

Il me tendit le petit flacon. C'était une substance rouge acide, qui ne m'indiquait rien de bon. Elle me rappelait vaguement leurs yeux rouges de tout à l'heure. Une chance que je n'étais pas complètement saoule, comme ça je pouvais encore dire non à ces sales types.

-Pas question, les gars. Allez achaler une autre fille.

-Non, elles ne seront pas aussi spéciale que toi, ma belle, dit Léo.

Il attendit quelques secondes en me regardant et finit par lever un sourcil. Il chuchota au costaud une chose presque imperceptible, mais je réussi à en comprendre un bout.

-Éh, Tris, ça fonctionne pas sur elle. Essaye, j'ai peut-être dit un mauvais mot.

Le gars costaud, de se que j'avais cru entendre, Tris, s'avança un peu plus près de moi et me regarda droit dans les yeux. Comme avec Léo tout à l'heure, je ressentis une attirance incroyable et d'un coup, sans comprendre vraiment se que je faisais, je pris la bouteille et la calai d'un coup. Dès que le liquide toucha ma lèvre, des sentiments contradictoires me submergèrent, comme la peur, la haine, l'envie de tout détruire et la vengeance. Et puis, d'un coup, tous ces sentiments disparurent, pour laisser la place à un état semblable à un début d'une de mes crises d'angoisses: Étourdissements, panique, envie de vomir. J'entendais vaguement rire en arrière et la dernière image que j'eus avant de m'évanouir fut des yeux rouges, reflétant la victoire.

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Alors l'action commence un peu à arriver. J'espère que vous avez apprécié cette première partie de chapitre! Merci d'avoir prit le temps de me lire! :)

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