Look and imitate 2.5

Léa se prépare pour rencontrer les membres de la mafia. Jamais elle n'aurai pensé se dire cela un jour. Mais c'est bien vrai, ce n'est pas un rêve, ni un cauchemar.

Alexandre lui a conseillé de ne pas s'habiller avec trop d'extravagance. Léa a donc enfilé un haut en dentelle blanc avec un jean noir.

Malgré ce qu'Alex lui a dit, elle ne peut pas s'empêcher de stresser. C'est vrai, tout de même, ce n'est pas rien ce qui lui arrive aujourd'hui. Elle ne sait pas d'ailleurs si Alexandre a informé toutes les personnes que c'était juste un rôle ou si il leur avait dit qu'ils étaient un vrai couple.

Trop de questions tournent dans la tête de la jeune fille et elle s'assoit sur le sol de sa chambre, en face de son miroir. Elle attend un peu jusqu'à entendre la sonnette de sa porte retentir. Elle regarde une dernière fois son reflet puis se lève pour aller ouvrir la porte.

Mais quand elle atteind le rez-de-chaussée, celle-ci a déjà été ouverte par son frère qui discute avec Alexandre. Les deux jeunes hommes se retournent et observe Léa avancer.

-Tu n'arrives que maintenant! S'écrit Alexandre.

-J'ai même pas mis trente secondes pour arriver! Se plaint Léa.

-C'est ça oui, bon on y va.

Alex fait un signe d'au revoir à Florian et se dirige vers sa mobylette qu'il a garé devant la maison. Il s'installe alors sur celle-ci et saisit le casque qui était dessus.

-Depuis quand tu traines avec lui Maï? Demande Florian.

-C'est une longue histoire, répond la jeune fille.

-Fais attention, il ne m'inspire pas trop.

-C'est bon, ne t'en fais pas pour moi.

-Si, justement. Je suis ton frère et je ne veux pas que ma petite soeur ne se mette en danger à cause de petits minets comme lui.

-Petit minet? Demande Léa en rigolant. Bon, à tout à l'heure.

Elle laisse un baiser sur la joue de son frère et rejoint Alexandre sur sa mobylette. Elle enjambe la mobylette, met le casque que le jeune homme lui tendait et se tient aux poignées à l'arrière.

-Tu devrais t'accrocher à moi, sinon tu risques de tomber, dit Alex en ricanant.

-Et si je ne veux pas? Je suis très bien là.

-Comme tu voudras, ne te plains pas si tu finis par terre au bord de la route.

Il démarre et les deux jeunes gens se dirigent vers la maison d'Alexandre. Après environ 15 minutes de trajet, Alexandre s'arrête devant un portail qu'il ouvre grâce à une télécommande et il s'engage dans la propriété des Morel. Le garçon arrête sa mobylette et ils descendent tous les deux dans la cour de la maison.

La jeune fille relève la tête et ne peux s'empêcher d'afficher son admiration pour le bâtiment qui s'élève devant elle. Une très grande maison, avec trois étages apparents, un très grand jardin à l'avant et probablement aussi très grand à l'arrière.

Alex arrive à côté d'elle et met ses mains dans les poches de son short tout en regardant dans la même direction que Maï-Léa.

-C'est magnifique, constate Léa.

-C'est trop grand, dit Alexandre. On est que cinq à vivre ici.

-Vous êtes cinq?

-Mes parents, mon grand-frère, ma petite soeur et moi.

-Je ne savais pas que tu avais aussi une soeur, dit Léa.

-Je ne parle pas beaucoup de ma famille, et je ne reste pas souvent à la maison. Ça va te paraître bizarre mais je me sens mal, c'est vraiment trop grand.

-Ne te plains pas, beaucoup de personnes rêveraient d'habiter dans une maison comme la tienne.

-Ne m'en veux pas, s'il te plaît.

-Qu'est-ce qu'il y a? Demande Léa en tournant la tête vers Alexandre.

-Je leur ai dit que tu étais ma petite amie, et non une banale fille qui...

-Tu te fiches de moi?

-Eh, j'étais obligé! Se justifie Alexandre.

-Mais, c'est ton clan, ils vont rien faire!

-Tu sais ce que veut dire le mot "trahison"?

-Mais...

-Allons-y, ils vont s'impatienter. Et surtout, vraiment, ne dis à personne que nous ne sommes pas réellement un couple!

-Attends! S'écrit Maï-Léa.

-Qu'est-ce que tu as encore?

-Je ne sais pas, comment me comporter. Je veux dire...

-Fais comme moi, et tout ira bien, dit Alexandre en essayant de rassurer Maï-Léa.

-Et si tu dois partir à un moment? Je sais que ça arrivera!

-Ma cousine Beatrice est là, elle a un an de plus que nous, reste avec elle, tu verras elle est gentille.

-D'accord, dit doucement Léa.

-Eh, ça va bien se passer, ne t'inquiètes pas. C'est juste une présentation, pourquoi tu stresses autant?

-Je ne sais pas.

Alex prend la main de Léa mais celle-ci la retire en le regardant avec interrogation.

-Fais moi confiance, dit Alexandre.

Le garçon reprend la main de Léa qui se laisse finalement faire. Ils avancent et le jeune homme ouvre la porte. Ils pénètrent tous les deux dans le salon où toute la famille d'Alexandre est installée.

-Ah, les jeunes! Enfin vous voilà! S'écrit un homme d'une quarantaine d'années que Léa ne connaît pas.

-Il y avait du monde sur la route papa!

Alexandre serre son père dans ses bras puis prend Léa par les épaules et la place devant lui.

-Je vous présente à tous Maï-Léa, ma petite-amie, dit Alexandre fort pour que tout le monde puisse l'entendre.

Toutes les personnes se lèvent en souriant et se dirigent vers les deux jeunes.

-Enchanté mademoiselle, je suis le père d'Alexandre.

-Enchantée monsieur Morel, dit Léa en lui serrant la main.

-Appelles moi Emmanuel! Emmanuel Morel, ça rime! Mes parents ont un humour spécial!

Monsieur Morel est un homme très grand, avec des cheveux poivre sel et des yeux très bleus, comme ceux de ses fils.

-D'accord monsieur... euh Emmanuel, dit Léa.

Une grande dame, très fine, avec des cheveux foncés mais qui a l'air de toujours avoir trente ans s'avance vers la jeune fille.

-Bonjour, je suis Christelle, la mère d'Alexandre.

-Très heureuse de vous rencontrer.

La mère d'Alexandre se décale pour laisser passer une tornade brune qui court vers Maï-Léa et la regarde depuis son mètre vingt.

-C'est toi l'amoureuse de mon frère? Dit-elle.

Léa regarde Alexandre avec interrogation puis s'accroupie à la hauteur de la petite fille.

-Oui, c'est bien moi, dit Maï-Léa en souriant

-Tu es très jolie!

-Merci beaucoup, toi aussi! C'est quoi ton petit nom?

-Je m'appelle Manon!

-C'est très beau.

La petite fille repart vers le canapé et un garçon que Léa a déjà vu vient vers elle.

-Je crois qu'on se connaît non?

-Super drôle, contente de te revoir Arthur.

-De même, dit celui-ci.

Il s'éloigne sur son téléphone et un homme plutôt fort s'approche avec une dame semblable accrochée à son bras. Ils ont tous les deux des cheveux noirs et des yeux de la même couleur. L'homme prend Maï-Léa dans ses bras et la serre chaleureusement.

-Bonjour, dit-il avec un fort accent italien. Je suis Gabriele, le frère de Christelle, et voici ma femme Antonia.

-Je suis enchantée de vous rencontrer, dit Maï-Léa en souriant.

-Et voici notre fille Bea....

-Oh mon dieu ton haut est magnifique! Le coupe une jeune fille brune.

-Notre fille Beatrice...

-Oh, désolé papa, mais son haut est vraiment très beau!

-Merci beaucoup, dit Léa en rigolant.

-Voilà, tu connais ma famille maintenant, chuchote Alexandre à l'oreille de Léa.

-Et si on allait prendre une collation dans le jardin? Propose le père d'Alexandre.

Tous le monde acquiesce et ils se dirigent tous vers la table du jardin arrière. Maï-Léa s'assoit entre Alexandre et Beatrice.

Christelle et Antonia arrive avec des plateaux où sont disposés des biscuits et deux grandes carafes, une remplie d'eau et une autre remplie de jus d'orange.

-Je vais chercher les verres, dit Christelle en repartant dans la cuisine.

Elle revient trente secondes plus tard et tout le monde se sert.

-Alors Maï-Léa, parlez-nous un peu de vous, dit Emmanuel, le père d'Alex.

Le moment que Léa redoutait le plus. Elle savait qu'en venant ici, elle serait contrainte à un moment ou un autre de discuter avec des personnes.

-Je ne vois pas trop quoi dire, dit la jeune fille en regardant ses mains.

-Eh bien bravo Emmanuel! Elle est gênée maintenant! S'écrit la mère d'Alex. Dis-nous comment vous vous êtes rencontrés, tous simplement.

-On est dans la même classe depuis pas mal de temps, dit Alexandre avant que Léa ne puisse ouvrir la bouche.

-Laisse la parler voyons! Dit Christelle.

-Vous êtes super intimidants à tous la fixer comme ça! Dit Alex. Je reviens, je dois aller chercher quelque chose dans ma chambre, dit-il à l'oreille de Maï-Léa.

Le coeur de la jeune fille se mit à s'emballer. Le pire moment imaginable: elle, seule, face à la famille d'Alexandre. Comment va-t-elle s'en sortir?

-Je vais t'aider, t'inquiètes pas, chuchote Beatrice à Maï-Léa.

Pourquoi Beatrice lui propose-t-elle son aide? Ou plutôt comment a-t-elle su que Léa a besoin d'aide?

-Merci, lui répond simplement Maï-Léa.

Bạn đang đọc truyện trên: AzTruyen.Top