Hey~
En vrai j'ai pas grand chose à dire comme c'est une réécriture ? Vous aurez droit à des NDA plus fournies à partir de fin février I guess.
À mercredi prochain~
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La journée s'écoula tout de même plutôt tranquillement pour tous. Evidemment, Dazai et Chuuya étaient en retard, et même de facilement vingt minutes, la curiosité du brun faisant qu'il trouvait le moyen de s'arrêter à tous les coins de rue malgré le fait que son oreille soit dans un état plutôt inconvenant.
Au moins, ce ne serait pas le rouquin qui aurait à le supporter toute la journée. Il confierait cette tâche à ses amis où aux professeurs s'il décidait à nouveau de faire un arrêt prolongé pour « s'assurer que la poutre est suffisamment solide pour s'y pendre » ou autre débilité du genre. Chuuya allait même s'en éloigner le plus possible.
Ils n'étaient étonnamment pas les plus en retard, car l'oreille du suicidaire avait déjà retrouvé une couleur normale lorsque les derniers arrivants, Poe et Ranpo, étaient arrivés. Le deuxième lambinait en zieutant à droite à gauche et en enfournant une sucette tandis que l'autre l'exhortait timidement à se presser.
Evidemment, cela n'avait pas plut à Kunikida, qui n'arrêtait pas de hurler sur tout ce qui bougeait, à cran à cause de la quasi-heure de retard qu'ils avaient. Enfin, l'avantage en pays étranger, c'est que tout le monde, même ses élèves, mimaient ne pas comprendre. Ce qui ne l'énervait qu'encore plus, mais il criait dans le vide après tout.
-Je savais que les américains étaient violents mais pas à ce point ! se plaignit Dazai, désormais entre Atsushi et Oda et se frottant l'oreille alors qu'elle était redevenue couleur chair depuis belle lurette. Un peu plus et il me décollait l'oreille ! geignit-il encore, provoquant la colère de son correspondant, à quelques pas derrière lui, entendant tout l'échange bien malgré lui.
-Allons Dazai, il avait peut-être une raison de te traiter de la sorte, répondit calmement Oda, diplomatique.
-Il est juste incapable de contrôler ses pulsions, ce nain rétré...
Il n'eut pas le temps de finir, le nain en question lui ayant fait un croche-pied pour qu'il s'étale de tout son long. Puis il lui marcha dessus sans aucun scrupule, comme s'il s'agissait d'un paillasson. Il prit la place du jeune homme entre Oda et Atsushi, qui avaient simplement continué leur chemin en soupirant.
-Comment faites-vous pour le supporter ? demanda avec humeur Chuuya, légèrement vexé. Vous êtes amis alors que vous n'êtes pas du tout pareil !
En effet, cela se voyait au premier coup d'œil qu'eux deux avaient un minimum de respect envers les autres individus, et qu'ils pouvaient faire preuve de compassion ou de sérieux. Autant de qualités qui manquaient au brun.
Les deux autres écarquillèrent d'abord les yeux face à sa maîtrise parfaite du japonais, puis se regardèrent, gênés. Ils étaient incapables de s'exprimer aussi bien, comment pouvaient-ils lui répondre ?
Le rouquin les regarda tour à tour, ne comprenant pas leur malaise apparent. Maîtrisant parfaitement trois langues, cela ne lui venait pas forcément à l'idée que des étrangers censés parler la langue du pays où ils étaient souhaitassent rendre la pareille lorsque l'on s'exprimait dans leur langue. Enfin, peut-être l'aurait-il compris si Dazai s'était montré un peu plus respectueux de ce genre de principe moral.
-Eh bien quoi ? Il y a un problème ? demanda-t-il en baladant son regard azur de l'un à l'autre, perplexe.
Oda tenta de répondre, parlant mieux anglais que son compagnon, mais n'y parvint qu'à moitié et formula quelque chose de totalement incompréhensible, une sorte de yaourt japonais/anglais.
-Parlez en japonais, c'est ma seconde langue, je vous comprendrais probablement mieux que si vous essayiez de dire quelque chose en anglais, finit par dire Chuuya, toujours un peu perplexe, mais cela eut au moins l'effet de faire se détendre un peu les deux compagnons.
-Il est difficilement supportable, mais on finit par s'habituer, sourit finalement Oda.
-Hmm... Je n'ai pas franchement envie de m'habituer, marmonna le rouquin dans sa barbe, avant de reprendre plus fort. Vous savez qu'il tente de mettre fin à ses jours ? Et que j'aurai de gros problèmes s'il y parvient chez moi ?!
Nouveau regard gêné des deux amis. Oui, ils étaient au courant, ce n'était pas nouveau, il avait toujours été comme cela depuis qu'ils se connaissaient.
-Ne vous en faites pas, il ne fait que des tentatives infructueuses depuis plus de deux ans, il n'y a pas de raison, dit Atsushi, arborant une mine qui se voulait sûrement rassurante.
En effet, si jamais un élève venait à mourir durant l'échange, ce ne serait pas que les Nakahara qui auraient des problèmes, mais absolument tout l'établissement.
-Et puis, il a pour principe de ne pas souffrir et de ne déranger personne, donc il n'y a vraiment pas à s'inquiéter, ajouta Oda en voyant la mine peu convaincue du rouquin.
-Bien, merci, je vous fais confiance, vous le connaissez mieux que moi, abdiqua-t-il finalement, toujours incertain mais, bon, ce n'était pas comme s'il avait le choix.
Sur ces paroles, il ralentit l'allure pour les laisser lui passer devant et retourner au niveau des deux Akutagawa, enfermés dans leur mutisme habituel. Chuuya commença à leur parler malgré leur expression peu avenante. Il s'agissait sûrement de la seule personne à le faire, étant donné qu'ils étaient amis d'enfance et franchement peu sociables.
Lovecraft les suivait à une distance respectable. Kyoka se tenait en retrait sur le côté, visiblement concentrée uniquement sur le jeu de piste. A ses côtés, Margaret et Higuchi tentaient de communiquer, étant encore loin de la prochaine étape. Elle ne comprenait pas la moitié de ce que disait l'autre ou même de ce qu'elles disaient elles-mêmes, mais elles avaient le mérite d'essayer.
Le groupe avait été scindé en deux, et ils se livraient une sorte de petit concours. Le parcours était exactement le même, mais chacun partait dans un sens différent. Ils devraient donc, en toute logique, bientôt se croiser. Et les premiers remportaient un pot de popcorn, entre autres. Ce qui en motivait plus d'un.
Quant aux professeurs, personne ne savait trop où ils étaient, probablement visitaient-ils eux aussi la ville, mais sans élèves pour leur traîner dans les pattes. Compréhensible, quand on voyait les énergumènes qu'ils avaient à surveiller.
Ils arrivèrent enfin à l'étape suivante, dix minutes plus tard. Dazai n'était toujours pas revenu après que Chuuya l'ait écrasé, ce qu'Atsushi et Oda lui firent remarquer. Mais qu'est-ce qu'il fichait encore ?!
Il était retourné sur ses pas en pestant, disant au groupe qu'ils les rejoindraient, mais ne l'avait pas non plus trouvé là où il était censé être resté.
Il aurait dû être plus vigilent. Il s'en voulut un peu. Il l'avait pourtant à peu près cerné, mais non... Après encore une dizaine de minutes à chercher dans les environs, il rebroussa chemin, se jurant qu'il allait payer s'il était retourné avec le groupe.
Et évidemment, il croisa les autres élèves en compétition avec eux, dont les deux pestes Noami et Lucy. Pestes qui, sachant pertinemment qu'il les comprenait l'une comme l'autre, ne se privèrent pas en remarques désobligeantes tout en lui barrant le passage.
Il était gêné. Il n'avait pas que ça à faire mais en même temps, il ne pouvait pas régler cela par la force. Que faire pour rejoindre son groupe?
Soudain, Lucy leva les yeux en les écarquillant et s'arrêta subitement d'embêter sa cible du moment. Chuuya suivit son regard après quelques secondes d'hésitation, se demandant si ce n'était pas seulement pour le mener en bateau. Il constata ainsi que, sur le toit de la petite maison de trois étages en face, se tenait debout sur la rambarde de la terrasse son correspondant.
Alors, premièrement, comment il était arrivé là alors qu'il s'agissait d'une propriété privée ?! Deuxièmement... Chuuya arrêta de réfléchir lorsqu'il le vit sauter et courut aussi vite qu'il put.
Il avait de bonnes capacités physiques, mais l'autre était loin, et une chute libre se passait rarement au ralenti. Il parvint cependant à intercepter de justesse le brun avant qu'il ne touche le sol, heureusement, mais le heurta violemment et ils roulèrent tous les deux sur le sol, se retrouvant alors dans les bras l'un de l'autre.
Dazai se releva rapidement, son visage un peu trop proche de celui du rouquin, et sourit légèrement, trop sonné par le choc pour faire une quelconque remarque désobligeante.
-Espèce de crétin décérébré, qu'est-ce qui t'as pris ?!
L'autre ne répondit pas, et soudain plusieurs « click » caractéristiques de prises de photos retentirent, faisant encore plus pester Chuuya. Comme s'il avait besoin de ça dès le premier jour... Il releva brièvement la tête pour fusiller du regard Naomi, Lucy, Mark et même Ranpo qui tenaient tous leurs téléphones avec un sourire espiègle.
Il soupira, mi-amusé, mi-agacé. La tradition voulait qu'à la fin des deux semaines d'échange un album souvenir soit créé et distribué à tout le monde avec toutes les photos prises, aussi les élèves étaient-ils exhortés à en prendre le plus possible. Surtout par le professeur Fitzgerald, qui y accordait une bien trop grande importance.
Cette photo risquait fortement d'être détournée et de le suivre, surtout qu'il était quelqu'un de plutôt populaire dans son école, bien qu'il ne sache pas trop pourquoi. Probablement le fait qu'il était étranger. Et peut-être sa réputation de bagarreur, qui le suivait depuis la primaire, bien qu'il n'ait pas réitéré depuis.
Il finit par pousser sans douceur son correspondant, qui n'avait toujours pas bougé. Il se releva et parti en esquivant ceux du deuxième groupe, qui se moquaient allègrement, prononçant déjà des mots comme « couple » et « mignon », que ce soit en anglais ou en japonais. Ils allaient un peu vite en besogne, pensa Chuuya. Pourquoi fallait-il que cela lui tombe dessus?!
Dazai lui emboita immédiatement le pas, souriant sans même se donner la peine de nier les interventions des autres, absolument pas gêné par l'idée. Son correspondant crut même l'entendre à un moment encourager les autres, mais il n'en était pas sûr.
Le reste de la journée s'écoula tranquillement, et le rallye se termina, le deuxième groupe les devançant très largement, grâce à Ranpo notamment. Le jeune japonais tenait à avoir son pot de popcorn.
Ils pouvaient désormais tous rentrer chez eux, la journée de « cours » s'achevant. La mère de Chuuya vint les chercher en voiture. Elle venait de rentrer de chez sa mère, en France, qui avait eut besoin d'elle en urgence. Dire qu'elle était épuisée serait un euphémisme, et elle avait des cernes énormes. Pour autant, elle sourit, comme à son habitude, et accueillit avec chaleur Dazai, s'excusant de ne pas avoir pu être là pour son arrivée.
Le jeune homme sembla étonné, il n'était peut-être pas habitué à être traité de la sorte. Cela donna presque envie au rouquin de le prendre en pitié. Presque. Ils profitèrent d'être en voiture pour aller acheter deux tenues au brun, ce qui devrait lui suffire. Après tout, ils faisaient beaucoup de machine à laver dans la semaine, de par le nombre d'enfants.
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Le lendemain était prévue une visite de l'établissement pendant que les correspondants européens allaient en cours, avec un autre petit jeu de piste pour apprendre à se repérer dans cet environnement nouveau. Il fallait faire des équipes de deux ou trois, et les premiers à en venir à bout gagnaient des chocolats.
Aussi, cela avait immédiatement motivé Ranpo, et les plus rapides à s'associer à lui furent Kaiji et Yosano. Car quand il s'agissait d'énigmes et que le brun était motivé, alors il pouvait même tout trouver seul. Justement, c'était ce que recherchaient les deux scientifiques en herbe. Cela leur permettrait d'aller un peu plus amplement fouiner dans le laboratoire, qu'ils avaient déjà repéré le matin même grâce à leurs correspondants.
Sans surprise, les Tanizaki se mirent ensemble, tandis que les deux plus calmes, Higuchi et Kyoka, se choisirent comme binôme. Enfin, Oda, Dazai et Atsushi formaient la dernière équipe. Ils partirent tous en chasse, sous le regard de leurs professeurs -trop enjoué pour Fitzgerald, comme à son habitude, harassé et fatigué pour Kunikida.
Le professeur de mathématiques se disait qu'il allait enfin pouvoir se reposer un peu au calme, maintenant que les gamins gambadaient joyeusement dans les couloirs. Mais c'était un peu trop idyllique. Car son insupportable collègue lui prit la manche et le tira avec lui, voulant lui aussi participer à la chasse.
Après tout, les professeurs n'étaient pas interdits, si ?
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