Chapitre 8 : Ariella
Bonjour !!! Je tiens à refaire cette précision par précaution, car je ne suis pas sûre que tout le monde l'ai vu :
Déconseillé aux personnes sensibles à ces sujets : mort, drogue, deuil, alcool(isme), meurtre, torture, suicide, kidnapping, harcèlement, menaces, violences verbales et physiques
Parce que dès le prochain chapitre, ça va commencer !
En tout cas j'espère que ça vous plait toujours, je prends plaisir à écrire cette histoire, et n'hésitez pas à commenter et voter si vous aimez, ça m'aide beaucoup et ça me fait plaisir, on va pas se mentir.
Bonne lecture !
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Mardi 3 juin 2025
Je n'ai pas réfléchi une seule seconde, et pour la première fois de ma vie j'ai suivi mon instinct. Je trottine jusqu'aux escaliers, Louie à ma suite, et m'arrête seulement quelques marches plus bas. Je reprends peu à peu mon souffle et ne me rends compte que maintenant que je tiens toujours fermement le poignet de ma colocataire. Je la lâche finalement et m'appuie contre le mur face à elle.
-Merci, bredouille-t-elle.
Tiens, elle bredouille. C'est une sacré nouveauté.
-De rien. Qui était-ce ?
Elle ouvre puis referme la bouche plusieurs fois avant de se décider et de dire :
-C'était mon ex-petite amie.
Je la dévisage avec douceur.
-Ton ex ?
Elle hoche la tête. Je ne cherche même plus à cacher mon étonnement.
-Est-ce que tu es choquée parce que je sortais avec une fille ?
-Un peu, j'avoue. Mais... Une fille avec des cheveux aux pointes vertes, sérieux ?
Elle éclate de rire, et je me sens déjà heureuse de voir son sourire. Elle se rapproche un peu de moi et me prend la main. Je la laisse faire, comme d'habitue. Je n'aime pas beaucoup les contacts habituellement, mais Louie a quelque chose de réconfortant quand elle rentre en contact avec ma peau.
-Est-ce que ça change quoi que ce soit entre nous ? m'interroge-t-elle en plongeant son regard dans le mien.
Je n'avais pas remarqué à quel point ses yeux sont beaux. Sa couleur ambré s'éclaircit par moment.
-Que sommes nous au juste ? je demande.
Elle hausse un sourcil.
-On est amies, non ?
-En 2 jours ? C'est possible ?
Elle hausse les épaules.
-Oui, je pense. En combien de temps es-tu devenue pote avec tes amis ?
Des souvenirs douloureux de l'abandon de ceux que je pensais êtres mes amis me reviennent en mémoire. Je les refoule et réponds :
-Je n'avais pas d'amis.
-Oh...
Elle s'approche encore un peu. Elle me tient toujours la main, et je ne me dégage pas.
-Alors... Sommes-nous amies ?
-Et bien oui, je réponds avec une once d'hésitation. Je suppose. Tant que que je ne t'intéresse pas, sur le plan amoureux du moins, ça va.
-Et si c'était le cas ? chuchote-t-elle.
-Quoi ?
-Et si j'en pinçais pour toi, qu'est-ce que ça ferait ?
-Je... Je te plais ?
Elle hoche simplement la tête, et son regard descend peu à peu vers le bas de mon visage. Je reste sans voix, et hésite à bouger. Elle se rapproche lentement encore, et ce n'est que quand nos nez se touchent que je retire mon poignet de l'emprise de sa main et la repousse avec douceur.
-Arrête. Je ne sais si tu dis ça parce que tu es chamboulée à cause de ton ex, mais je ne ressens pas la même chose.
-Vraiment ? demande-t-elle, visiblement blessée.
-J'ai un petit-ami, j'explique.
J'ai touché juste. Elle se recule rapidement, comme si je lui avais craché dessus.
-Tu as un petit-ami ? répète-t-elle.
-Je ne sais pas pourquoi tu es si choquée que ça. Je n'ai pas l'air d'être en couple ?
-Non... Je... Ce n'est rien. Désolée. Il va bientôt te rendre visite je suppose.
Je sens mon coeur se serrer dans ma poitrine. Je n'espère pas non. C'est bien la dernière personne que j'espère voir débouler ici.
-Peut-être.
-Je ne savais pas que tu étais... Enfin, que tu aimes les garçons quoi.
-Ce n'est pas écrit sur mon front, comme ce n'est pas écrit sur le tien que tu aimes les filles.
Elle recule encore d'un pas en soupirant. Un mur est comme construit entre nous, un mur à la fois fragile et indestructible.
-Désolée, je dis alors. J'aimerai qu'on soit amies, vraiment. Oublions ce qu'il vient de se passer.
Je dis cette simples phrase en savant pertinemment que c'est un mensonge et que je me souviendrais de tout. Ses yeux figés sur moi, son souffle à quelques centimètres du mien, et chaque mot qu'elle a prononcé. Et si c'était le cas ? Et si j'en pinçais pour toi, qu'est-ce que ça ferait ? Je ne sais pas. Je ne comprends rien à ce que je ressens.
-Oui, faisons ça, acquiesce Louie.
Un silence gênant dans lequel aucune de nous deux ne sait quoi dire s'installe entre nous. Nous ne nous quittons pas des yeux, comme si rompre le contact allait déclencher une catastrophe.
-Qu'est-ce que vous fabriquez ?
Nous nous retournons en sursaut vers Azur qui nous dévisage de ses yeux inquisiteurs. Il porte le pantalon de l'uniforme de l'orphelinat, mais est à nouveau torse nu. Et bon sang, qu'est-ce qu'il est musclé ! C'en est limite frustrant !
-Les tee-shirts, tu connais ? grogne Louie.
Azur hausse les épaules, mais ne répond pas.
-On va manger en ville avec Côme. Vous voulez venir ?
-Tu payes ?
-T'as rêvé !
-Qui paye alors ? j'interviens.
Azur me fait un sourire malicieux.
-Il est tant que tu découvres le côté sombre de cet orphelinat.
J'écarquille les yeux.
-Quoi ? Tu veux les voler ?
-Ben quoi ?
-Azur... soupire Louie.
Je la dévisage, sans comprendre, et ne réalise l'entourloupe qu'une fois que le garçon aux cheveux blonds explose de rire.
-Bon sang, t'as vu ta tête ? C'est Côme qui invite, il a eu une promotion. Bon, vous venez ?
Je reste sans voix. Son humour est très complexe à cerner, et je ne le trouve pas très drôle. C'est la deuxième fois que je me fais avoir !
-On y va ? me demande Louie.
J'hoche la tête. Pourquoi pas ? Nous suivons Azur hors de l'orphelinat, et cette fois, Louie ne me prend pas la main. Je la regarde du coin de l'oeil et elle me surprend. Elle accélère et passe devant Azur. Je ne l'en empêche pas, mais me sens mal, sans savoir pourquoi. Notre compagnon de route en profite pour ralentir et marcher à mon niveau.
-Cet orphelinat a quand même un côté obscure, me susurre-t-il. Tu le découvriras bien assez tôt
Et cette fois, j'en suis sûre, ce n'est pas une plaisanterie.
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