Chapitre 35

Chapitre 35 : Les fils de l'araignée !

Himuro se tenait sur le dos, le bras sur ses yeux.

Sa poitrine se soulevait rapidement, à la recherche de la moindre présence d'oxygène dans la chambre.

Murasakibara était retourné dans la cuisine pour servir un verre d'eau à son amant épuisé : mais en même temps, se taper plusieurs heures de train et terminer en beauté par du sexe en folie étaient assez difficile à supporter d'un coup ! Surtout que le violet avait accepté de lui laisser une pause au bout du sixième round.

La porte s'ouvrit, laissant apparaître le géant en tenue d'Adam, deux verres d'eau dans les mains.

-Tiens.

Le brun se releva doucement -ses reins le suppliant de rester couché- s'assit et prit son verre :

-Merci.

Le liquide glacé dans sa gorge horriblement sèche à force de hurler le fit gémir de plaisir et quand il croisa les yeux violets de son amant, Himuro comprit qu'il avait intérêt à poser son verre en vitesse.

Et en effet, une fois qu'il posa l'objet sur la table de nuit, Murasakibara roula sur son petit corps et l'embrassa goulûment comme s'il ne pouvait plus se rassasier de sa bouche.

Nouant ses bras derrière sa nuque, le brun grogna et passa par dessus le géant.

Himuro décida de prendre les choses en mains et d'empêcher le violet de se relever. Conscient que s'il mettait toute sa force, Murasakibara pouvait facilement reprendre les rennes, il préféra plutôt s'installer confortablement sur les oreillers et voir ce que le plus petit allait lui faire.

Sauf que le brun de compter pas commencer le septième round tout de suite...

Il se posa sur le ventre où une fine couche de sueur faisait briller la peau blanche du géant et le regarda étrangement.

Murasakibara caressa la cuisse droite de son partenaire et demanda :

-Tat-chin ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Himuro baissa la tête et se mordit les lèvres.

-Tat-chin ?

L'insistance du pâtissier eut raison du brun amnésique qui releva ses yeux olives vers les siens.

-Je t'aime !

-Hein... ? Moi aussi...

-Non, je ... Je t'aime ! Je t'aime vraiment !

Il le regardait, attendant sa réaction face à cette déclaration improvisée. Murasakibara remonta ses mains jusqu'au visage du brun et le pencha vers le sien pour un énième baiser :

-Moi aussi, je t'aime. Je t'aimerais toujours.

Ce romantisme arracha un sourire et deux hommes mais Himuro se releva et sourit au violet :

-Dans ce cas... J'aimerais essayer quelque chose !

-Hum ? Quoi ?

Sur un sourire digne du Chat de Cheshire, Himuro lâcha :

-Je veux inverser nos positions !

Murasakibara ouvrit si grand les yeux que le brun crut un instant qu'ils allaient rouler hors de leurs orbites. Mais heureusement, ce ne fut pas le cas, bien que son amant de se départait pas de son air choqué...

-Atsushi ?

-Par... échanger nos positions... tu veux dire ...

Il déglutit et reprit là où il s'était arrêté :

-Que tu voudrais ... me... enfin tu vois !

Le pâtissier se cacha derrière ses grandes mains, les joues rouges.

Himuro l'aurait bien taquiné sur ça mais il était lui-même un peu gêné. Cependant, il était vraiment curieux !

-Alors... Tu veux bien ... ?

Murasakibara baissa ses mains et regarda son amant qui rougissait légèrement à cause de son silence.

Il inspira et acquiesça.

-Donc... tu veux vraiment ?

Le soulagement dans la voix du brun n'aida pas vraiment Murasakibara qui avait surtout accepté pour lui faire plaisir plus que par réelle envie...

-Seulement...

Himuro le regarda, attendant la suite.

-Pas maintenant... Une prochaine fois, d'accord ?

-La prochaine fois alors.

Le violet ne cacha même pas son soupir de soulagement et Himuro roula pour le faire à nouveau passer sur lui.

-Donc, pour l'instant...

Il écarta les jambes pour les glisser contre les hanche du pâtissier et afficha son meilleur sourire coquin :

-Tu as carte blanche pour jouer avec moi comme tu le veux.

Avec un grognement, Murasakibara saisit les hanches de son partenaire et s'enfonça d'un coup lui arrachant un gémissement surpris.

Himuro se sentit être soulevé et se retrouva à cheval sur les cuisses du violet qui mettait tout son cœur à l'ouvrage.

En dévorant sa gorge, le plus grand murmura :

-Tu rentres quand à Akita ?

-Quand tu ne serras plus capable de faire quoi que ce soit...

Savourant l'effet que cette phrase produisit à son amant, Himuro cala sa tête contre l'épaule de Murasakibara, ses gémissements se changeant bien trop rapidement en cris de pur plaisir tout en disant qu'il serait impossible pour lui de marcher demain matin.

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Comme il l'avait promis, Takao était là alors que Midorima venait d'échanger sa blouse blanche pour son manteau.

Les mains dans les poches, le brun attendait dehors, les écouteurs vissés aux oreilles et chantonnait un petit air.

Midorima hésita à signaler sa présence en lui tapotant l'épaule mais le sixième sens que Takao devait obligatoirement avoir pour se rendre compte de sa présence le fit à sa place. Le père de famille se retourna, un immense sourire aux lèvres :

-Shin-chan ! Tu es prêt à t'éclater ?

Sans attendre de réponse, il sautilla énergiquement jusqu'au vert, lui attrapa le bras et l'entraîna jusqu'à l'arrêt de bus.

Plus autant habitué à la vigueur de son ami, le médecin eut l'impression d'être tiré par une bourrasque de vent et crut perdre l'équilibre plusieurs fois tant le brun marchait vite. Pour se donner un peu de contenance alors qu'il venait à peine de se prendre les pieds contre le trottoir, Midorima demande :

-Où est-ce qu'on va ?

-Hum ? Manger.

-Man... ?! Tu n'as pas dîné ?!

Takao lui jeta un coup d'œil rapide :

-Toi si ?

-Non...

Il grignotait rapidement par ci par là quand il sentait qu'il était à sa limite depuis qu'Aya avait disparu sans vraiment avoir de vrai repas.

Le bus s'arrêta près d'eux et les deux hommes prirent place au fond. Takao tendit un de ses écouteurs au vert qui s'en saisit doucement.

-Ah, d'ailleurs Shin-chan... Kazuo veut faire une fête pour son anniversaire et il m'a supplié de te demander de venir... Tu viendras hein ? Tu ne vas pas me laisser seul avec toute une bande d'enfants excités qui voudront quelque chose toutes les cinq minutes, hein ?! Tu n'es pas sans cœur Shin-chan...

Amusant, comme il prenait son air suppliant assez rapidement...

Cependant, Midorima ne pouvait pas rester insensible aux yeux gris qui le suppliaient.

-Le 31, hein... Je vais essayer de prendre un jour de congé...

-Ah, Shin-chan ! C'est pour ça que je t'adore !

Devant supporter le câlin forcé, Midorima ne put que soupirer mais ne lui demanda pas de s'écarter. Il était trop occupé à sentir l'odeur du shampoing que son ami utilisait.

Finalement, le trajet fut trop court.

Ils choisirent un restaurant au hasard, ouvert tard dans la nuit et se décidèrent pour une table près de la fenêtre.

Un serveur s'approcha pour leurs commandes :

-Alors... Un Udon, des ramens et des nouilles sautées ! Avec... une soupe de haricots rouges et du thé vert !

Tout en attendant leurs plats, Takao et Midorima discutaient. Ou plutôt, Takao s'extasiait sur tout et le vert le regardait, amusé.

-Merci d'avoir patienté !

Le médecin regarda son repas sans appétit :

-Ça fait beaucoup même pour deux...

-Ah non, ça c'est pour toi.

Takao poussa les nouilles et le bol de ramens du côté de Midorima qui écarquilla les yeux :

-Mais... Je ne vais pas manger tout ça ?!

-Bien sûr que si.

-Mais...

-De combien resserres-tu ta ceinture ?

-Quoi ?

-A quel point as-tu maigri ?

Les yeux gris étaient sans appel : Midorima était obligé de manger ce qu'il y avait près de lui.

Ravalant un haut-le-cœur face à cette avalanche de nourriture, le vert rapprocha les plat et prit une paire de baguettes.

Takao mangeait son Udon tranquillement, soufflant à l'occasion quand sa bouchée était trop chaude et lui jetait des regards assez fréquents.

-Shin-chan... Tu ne manges pas.

-Je n'ai pas faim...

-Tu agis comme un gamin. Manges !

Le brun prenait déjà son air effrayant -et bon sang, avec ses yeux là, il l'était!- et Midorima attira ses ramens vers lui et plongea ses baguettes à l'intérieur.

Première bouchée... Mâcher, avaler, recommencer.

Les ramens furent avalés plus facilement quand l'estomac du médecin se rappela qu'il n'avait pas mangé depuis ce matin.

-N'oublies pas les nouilles !

En temps normal, la voix autoritaire de l'autre côté de la table l'aurait énervé mais étonnement, Midorima se sentit soulagé d'avoir Takao avec lui ce soir.

Une main sur la bouche et l'estomac au bord des lèvres, le vert et le brun se dirigèrent vers l'appartement de Midorima.

Une fois à l'intérieur, il se coucha sur le canapé tandis que le brun cherchait un DVD :

-Alors... Non, non, non... Oh, je ne savais pas que tu aimais les histoires d'amour Shin-chan !

-Tais-toi...

Sa remarqua ne provoqua que le rire de son ami qui continua sa recherche :

-Non, non... Sérieusement, Shin-chan ?!

Le brun lui montra un coffret contenant tous les épisodes d'un dessin animé pour enfants. Midorima se permit de rougir :

-C'est... c'est...

-Hmm ?

Le sourire du plus petit s'élargit tandis que Midorima bégaya.

-J'en apprend encore sur toi après toutes ses années, si c'est pas merveilleux ! Alors... Aha ! Trouvé !

Sortant un DVD de nul part, le vert plissa les yeux et reconnut un très vieux cadeau de Kise datant probablement de Teiko... Un film dégoulinant de guimauve et de bons sentiments.

-... On ne peut pas regarder autre chose ?

-Nope !

Insérant le disque dans le lecteur, Takao se jeta sur la canapé et posa les jambes de son Shin-chan sur les siennes. La télécommande en main, le garçon mit le film en route et commença à prendre soin de son ami.

Il lui retira ses chaussettes et remonta son pantalon jusqu'au mollet. Sans lâcher la télé des yeux, il massa les pieds du vert qui s'efforça de ne pas lui donner un coup tant il était chatouilleux.

Midorima ne faisait absolument pas attention au film -qu'il avait du regarder seulement le joue où Kise avait du lui offrir- mais seulement au mouvements des mains de son ancien coéquipiers.

Au milieu du film, Takao pressa le bouton « Pause » et lui ordonna :

-Tourne-toi, je vais masser ton dos.

Ronchonnant qu'il était bien installé, le vert obéit quand même et retira son haut. Posant sa tête contre l'accoudoir, il se sentit partir quand les doigts du père de famille se remirent à détendre ses muscles :

-Ça fait une heure que tu me masses... Tu n'en as pas marre ?

-Bien sûr que non.

Midorima ferma ses yeux et tenta de se rappeler la dernière fois qu'il avait pu profiter d'un massage prodigué par Takao... Bien trop longtemps... Sans doute au début de leur relation de couple.

Le film se termina et Takao bailla en y mettant tout son cœur.

-Désolé... J'ai du mal à récupérer mes heures de sommeil en ce moment... Kazuo... veut toujours dormir avec moi...

Midorima se releva pour s'asseoir près de son ami et le regarda :

-Vous tenez le coup tous les deux ?

Takao regardait fixement la télé où défilait le générique du film :

-Quand je dors... non, quand j'arrive enfin à dormir... je revois sans cesse le visage de ma femme qui me demande de prendre soin de Kazuo. Qui me demande de prendre soin de Miho.

Le brun se pencha jusqu'à poser sa tête sur l'épaule de son ami :

-Ma femme est morte... Ma fille est toujours à l'hôpital parce que je n'ai pas le courage de la ramener à la maison parce que... parce qu'une fois qu'elle sera là-bas... dans la chambre que Misaki avait préparé pour elle, je serait seul. Seul avec mes deux enfants... Sans leur mère...

Midorima attrapa sa main :

-Kazuo passe la plupart de son temps chez les parents de Misaki... Sa mère tient le coup mais son père est détruit... Misaki, c'était tout pour lui. C'était sa fille unique, son trésor...

Le vert sentit quelques larmes qui coulaient sur sa peau nue :

-Et... quand je ferme les yeux... je me rappelle de ce que je t'ai dit... Toutes ses choses horribles que je t'ai dit... Je... je suis tellement désolé Shin-chan !

Midorima lâcha sa main pour venir le serrer contre lui.

-J'ai besoin de toit Shin-chan ! Je te promet de veiller sur toi alors... veille sur moi aussi ! S'il te plaît... Reste avec moi...

Le médecin cacha son visage dans ses cheveux bruns et lui promit :

-Je serais toujours là... Toujours...

Takao glissa ses bras dans son dos et continua de pleurer.

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-Kuroko, tu n'es pas obligé de partir...

-Si ! Si je suis obligé de le faire !

Remplissant à la va-vite sa valise, le turquoise vidait son armoire avec des gestes saccadés. Quand une paire de chaussettes tomba près de Kagami et que le rouge la ramassa, l'ancien joueur fantôme lui arracha pratiquement des mains :

-Kuroko...

-Pourquoi tu m'as dit ça ?! Pourquoi est-ce que tu m'as dit que tu étais amoureux de moi ?!

-Je...

-Je t'avais prévenu ! Je voulais juste du sexe, je voulait juste... baiser sans sentiments et tu as accepté ! Alors pourquoi maintenant, tu as tout foutu en l'air avec des putains de sentiments à la con ?!

Kuroko regardait le pompier entre désespoir et colère.

Kagami le regarda repartir vers sa valise et demanda :

-Mais pourquoi, ça te pose autant problème ? Pourquoi est-ce que tu refuses même de m'écouter?

-Parce que je sais où tout ça va nous mener ! Je sais ce qui va se passer ! Je ne veux pas revivre ça ! Je ne peux pas... pas une seconde fois...

Il referma sa valise et cacha son visage derrière ses mèches turquoise.

Le rouge s'approcha pour poser une main sur son épaule mais Kuroko s'écarta brusquement.

-Ne me touche pas !

Le pompier baissa sa main.

-Où... Où vas-tu aller ?

-Je ne sais pas. Sans doute à l'hôtel . Je viendrais chercher le reste de mes affaires plus tard.

-Kuroko...

Le turquoise lui passa devant, sa valise à la main.

Il offrit une caresse au chien qui n'avait pas du tout comprit pourquoi son maître avait brutalement quitté la table en hurlant.

-Je paierais ma part du loyer plus tard.

-Kuroko... S'il te plaît... Je suis désolé... Ne pars pas.

-Non, Kagami-kun... Je ne peux pas... Je ne peux pas.

Le jeune maître de maternelle enfila son manteau et ouvrit la porte sans un regard en arrière.

Il s'enfonça dans la rue et s'arrêta sur un banc. Pourquoi tout était aussi compliqué en ce moment ?

Il sortit son téléphone et chercha dans ses contacts, qui pourrait bien l'accueillir cette nuit. Kuroko appela Satsuki, espérant pouvoir compter sur la grande générosité de la rose mais tomba directement sur son répondeur.

A court d'idée, il appela une deuxième personne qui décrocha à la première sonnerie.

-Allô ?

-S'il te plaît... Est-ce que je peux rester chez toi cette nuit... ? Juste cette nuit...

-Oy ! Il s'est passé quelque chose ?! Je viens te chercher, tu es où ?!

Le turquoise leva les yeux et chercha une enseigne de magasin :

-Près de l'appartement de Kagami-kun... Je suis sur un banc devant la boutique de fleurs...

-Bouge pas surtout.

L'homme au bout raccrocha et Kuroko ferma les yeux en l'attendant. Il ne mettra pas longtemps de toute façon.

En effet, un tout petit peu plus tard, une voiture s'arrêta près de lui et son conducteur ouvrit la porte :

-Grimpe !

Sa valise sur ses genoux, Kuroko se réchauffait les mains.

-Qu'est-ce qui s'est passé ? Tu m'as fait flipper à parler comme ça !

-Désolé... Mais merci d'être venu...

-Tch, comme si j'allais te laisser dans la rue comme ça ! C'est Bakagami c'est ça ?!

Kuroko ne répondit qu'une chose :

-Sincèrement... merci d'être là, Aomine-kun.

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Kise regardait vaguement Alec qui embrassait sa petite-amie pour lui dire au revoir.

La jeune fille était adorable et avait permis, grâce à sa bonne humeur, de le sortir un peu de sa prise de tête.

-Je suis désolé, j'aurais du te prévenir qu'elle passerait peut-être...

-T'inquiètes ! Mais il est tard, tu aurais pu la laisser dormir ici.

Alec haussa les épaules :

-C'est elle qui a bien précisé qu'elle ne resterait pas ici ce soir.

Les deux blonds débarrassèrent la table, sans un mot.

Mais, finalement, l'américain ne se retint plus :

-Tu vas vraiment arrêter le mannequinat ?!

Kise avait parlé à son colocataire à peine rentré après sa visite dans le bureau du directeur de l'agence. Il lui avait notamment confié qu'il pensait ne plus travailler dans la mode.

-Je fais ça depuis que je suis gamin... On ne peut pas vivre de ça pour toujours...

-Mais... Tu as encore du temps ! Je suis certain que d'autres agences ne prendront immédiatement !

A son tour, Kise haussa les épaules :

-Peut-être mais je pense que j'ai fait le tour.

Il tendit les assiettes à l'américain qui les plaça dans le lave-vaisselle et le mit en route.

-Café ?

-Je veux bien.

Alec prépara la machine tandis que l'autre blond se posa sur l'un des hauts tabourets de la cuisine.

-Et donc ? Tu comptes faire quoi ?

-Hmm... Peut-être que je vais reprendre mes études.

-T'es sérieux ?! Toi ?!

-Hé ! Ça veut dire quoi ?!

Attrapant sa tasse d'un air boudeur, il attendit une réponse qui n'allait jamais venir.

Tout en versant le liquide sombre dans les deux récipients, Alec demanda :

-Et ça serait dans quoi ?

-Et bien... J'ai toujours rêver de devenir pilote d'avion !

-Pour les hôtesses ?

-Pour les hôte- non ! Pour voyager ! Voir le monde !

Une main sur la joue pour tenir sa tête, Kise se mit à rêver tout en parlant de pays fabuleux alors qu'Alec fouillait un tiroir.

-Tu fais quoi ?

-J'aimerais essayer un truc su toi.

-Hein ?

Le New-Yorkais sortit un paquet de cartes et les montra au Japonais :

-Tarot. Je vais essayer de lire ton avenir...

-... Et tu nous cries dessus dès qu'on ose te dire que tu vois le futur ?

-Oh, silence ! Je m'y suis mis que très récemment !

Mélangeant les cartes, Alec les posa devant Kise :

-Choisis-en cinq.

Curieux malgré tout, le blond obéit et tira le nombre de cartes demandées. Alec les plaça devant lui et les retourna en parlant :

-Alors... Le présent... Difficultés dans la vie sentimentale et au travail... C'est bien le cas... Doutes, instabilité...

Kise fixa les cartes, presque amusé de ce qu'Alec pouvait y lire.

-Séparation douloureuse... Un garçon du passé qui revient...

Là, par contre, ça devenait vachement moins amusant...

Alec dut s'en s'en rendre compte car il passa aux cartes suivantes :

-Ah ben voilà ! Changement de voie... Réalisation d'un projet... Accomplissement ! C'est tout bon ça !

-Si tu le dis...

En retournant une nouvelle carte, Alec la regarda, presque choqué.

-Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?!

-Un bébé...

-Hein ?!

Kise se pencha, comme si voir la carte allait l'aider.

-Je sais pas si c'est le tien... Mais je vois une naissance en tout cas !

Les deux blonds se fixaient, attendant une réaction de l'autre.

-Bo...Bon, regardons les autres...

Le japonais se rapprocha encore plus.

-Encore ce bébé... Mais, visiblement, il va te rapprocher d'une personne qui t'a fait souffrir auparavant...

Ne restait plus qu'une carte :

-Encore un garçon du passé... Mais qui t'apportera du bonheur ! C'est la carte de l'avenir en tout cas.

Alec rangea ses cartes, laissant à Kise le plaisir de méditer sur son tirage. Il revint sur son tabouret et contempla l'autre garçon qui touillait son café sans intention visible de le boire.

-Te prend pas la tête Kise !

-Dis Alec...

Le blond aux yeux dorés le regardait avec curiosité :

-Pourquoi tu m'appelles toujours pas mon nom de famille ?

-... Ça t'es venu là comme ça ?

-Oui.

Le blond aux yeux bleus réfléchit mais secoua sa tête :

-J'en sais rien, question d'habitude sans doute... Tu préférerais que je t'appelles Ryota ?

-Pas en entier... Je connais quelqu'un qui utilise mon prénom en entier et il fait peur...

-Alors comment ?

-Ryo... J'aime bien Ryo...

-C'est bizarre.

Kise se redressa et sourit :

-Ça te pose un problème Alexandros ?

-Ne m'appelle pas comme ça !

Cachant son visage dans ses mains, « Alexandros » se mit à maudire ses parents :

-Pourquoi... Pourquoi a t-il fallu qu'il choisisse mon prénom après leur voyage en Grèce ?! C'est tellement... moche !

Kise éclata de rire et tapota amicalement le bras de son colocataire :

-Je crois que je vais rester à Alec...

-Merci.

Alec soupira et se leva :

-Dis...

-Hmm ?

-J'avais préparé un gâteau pour ce soir mais... j'ai pas osé le faire goûter à ma copine... Tu veux me dire ce que tu en penses ?

-Pourquoi pas !

Tout sourire, l'étranger se précipita au frigo et sortit ce qui devait être une charlotte aux poires :

-Je m'essaye aux gâteaux étrangers !

-Je vois ça...

Posant une assiette et une fourchette à dessert près de Kise, le blond attendit son verdict.

Un peu hésitant, l'ancien basketteur finit par prendre un morceau de sa part et la porta à sa bouche...

-Alec...

-Oui ?

-... Tu as mis quoi dedans ?

-Hein ? Ben, des poires...

Kise mâcha et verdit :

-Non, non... Y'a un liquide bizarre dans ma bouche...

-Ah, ça ! C'est un alcool étranger aussi ! J'en ai trop mis... ?

-Beaucoup trop...

S'efforçant de finir malgré tout sa bouchée, le blond se promit de ne plus jamais accepter de goûter les plats d'Alec sans un minimum de recherche sur ce qu'il mettait dedans avant...

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N'ayant pas de chambre d'ami, Aomine avait plus ou moins forcé Kuroko à prendre son lit. Le turquoise semblait vraiment perturbé et -bien qu'il en crevait d'envie- le bleu n'allait pas le forcer à parler.

Et il n'allait pas aller voir Kagami puisqu'il n'était pas certain que c'était à cause de lui...

Il se passa la main dans ses cheveux courts et retourna sur son canapé pour feuilleter son dossier. Ou plutôt, celui de l'unique homme capable de retrouver Midorima Aya.

Enfin, d'après Kasamatsu...

Les deux hommes avaient rendu visite en fin d'après-midi à cet homme en prison parce que Kasamatsu ne voyait pas d'autres solutions.

La prison Fuchu à Tokyo était un immense bâtiment qu'Aomine aurait certainement décrit comme n'étant certainement pas un centre pénitentiaire puisqu'il ne le connaissait pas avant que la voiture de son partenaire de recherche ne s'arrête devant.

Visiblement, ce n'était pas la première fois que le brun venait ici puisqu'il saluait courtoisement quelques gardiens.

Aomine suivait le plus âgé et un gardien en écoutant les mises en gardes comme ne pas s'approcher ou ne rien donner au prisonnier...

-Bon, je vous laisse... Appeler si vous voulez quelque chose.

-Merci.

Kasamatsu attendit que le gardien s'éloigne et parla à l'homme enfermé de l'autre côté de la grille :

-Bonsoir.

-Oy, oy... Mais qui vois-je ? Vous me pardonnerez, je n'ai pas spécialement envie de vous serrer la main...

Une fine barbe au menton et ses yeux toujours aussi tranchants, Hanamiya Makoto les regardaient depuis son lit.

En surprenant le regard surpris d'Aomine, Hanamiya éclata légèrement de rire :

-Tu ne savais que j'étais en prison, Aomine Daiki ?

-Disons que tu ne m'intéresses pas spécialement...

-Tellement méchant...

Kasamatsu expliqua la situation à son collègue de recherche :

-Hanamiya Makoto est en prison depuis deux ans pour agressions. De nombreuses plaintes d'anciens adversaires de basket ont aussi été déposées contre lui.

-J'ai sans doute tapé trop fort sur le dernier...

Visiblement, il ne regrettait absolument rien...

Le brun s'étira et regarda l'enquêteur et l'officier de l'autre côté :

-Alors... Que puis-je pour vous ?

Kasamatsu tendit le dossier d'Aya :

-On a besoin de toi pour cette fille.

Hanamiya se leva, l'attrapa et retourna sur son lit :

-Mignonne... Et ?

-On n'a aucune piste à part la famille des victimes que son frère médecin n'a pas pu sauver.

-Et ça donne quoi ?

-Nos agents vont les interroger dés demain matin.

Aomine attira Kasamatsu plus loin :

-Attends un peu... Pourquoi on vient le voir, lui ?!

-Hanamiya Makoto n'est pas seulement la pire des raclures quand il est sur un terrain de basket. Ce mec possède le meilleur réseau d'informations que je connaisse. Même en prison, il sait des choses que toi et moi ne pourrions jamais avoir, même combiné.

Les deux hommes regardèrent le brun qui lisait le dossier avec application. Il releva la tête vers eux et les appela :

-Hé ! Vous avez son téléphone à la gamine ?

-Son portable ? Non...

Hanamiya soupira et se gratta les cheveux :

-Je connais un gars qui devrait pouvoir le retrouver grâce à un signal machin-genre ... C'est déjà ça, non ?

Kasamatsu tira une feuille de sa poche et un stylo :

-Son nom ?

-Oh, vous le connaissez déjà... Un hacker de génie. Il vous trace sans doute déjà...

Aomine fronça les sourcils : l'idée était assez déplaisante. Mais Kasamatsu insista :

-Son nom ?

Partant dans un éclat de rire tonitruant, l'homme lâcha enfin le nom de celui qui était ses yeux et ses oreilles en dehors de la prison :

-Imayoshi Shouishi.

Les deux paires d'yeux bleus le fixaient, croyant à une énième mauvaise blague.

Aomine rompit le silence :

-Oh, ben merde, alors...

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Kuroko se releva, mort de soif.

Se glissant discrètement dans la cuisine, il prit le temps d'observer son ancienne lumière qui lui tournait le dos.

Il se servit un verre en essayant de faire le moins de bruit possible mais le policier ne le remarqua même pas. Le bleu était uniquement préoccupé par le dossier dans ses mains, se grattant régulièrement le front avec son stylo.

Le turquoise se promit de remercier son ami dés demain et de disparaître rapidement pour ne pas le déranger plus. Il posa le verre dans l'évier et s'apprêta à retourner dans la chambre :

-Tetsu ?

Un pied en l'air, Kuroko se retourna vers le bleu qui avait la tête en arrière sur le dossier du canapé :

-Désolé... Je t'ai réveillé ?

-Non, j'avais juste soif.

Ils se fixaient, ne sachant pas quoi dire.

-Merci... de me permettre de rester ici.

Aomine se leva pour boire à son tour.

-J'allais pas te laisser dans la rue... Et tu n'allais pas payer une chambre d'hôtel.

Kuroko baissa les yeux, s'attendant visiblement à ce qu'il lui demande la raison de sa « fuite ». Mais il n'en fut rien !

-Pfiou... J'suis crevé !

-Je peut dormir sur le canapé, Aomine-kun...

-Hein ? Mon lit est assez grand.

Le turquoise frotta ses bras nus et lâcha :

-Dans ce cas, viens avec moi... Je m'en veux de prendre ta place alors...

Aomine le fixait avec de grands yeux mais passa sa main dans les cheveux turquoise avec un immense sourire :

-Oh ? La vieille lumière manque à ce point à la petite ombre ?

Le plus petit gonfla ses joues mais ne bougea pas la main dans ses cheveux.

-Je range ça et j'arrive !

Sans attendre davantage, Kuroko fila se remettre au lit en attendant Aomine. Ce ne serait pas la première fois qu'ils dormaient ensemble après tout : durant les camps d'entraînements, Akashi laissait enfin le duo être ensemble et le bleu voulait toujours dormir avec son ombre, persuadé qu'il y avait des fantômes dans le bâtiment.

La porte se referma derrière Aomine qui se glissa sous la couette avec plaisir. Cherchant à ne pas trop coller son ami, il plia son bras sous sa tête et ferma les yeux. Demain, il devait aller à ce stupide repas préparé par sa mère.

Kuroko se tourna sur lui-même pour regarder Aomine dormir. Il sourit et attrapa son haut comme un doudou. C'était vraiment très nostalgique tout ça...

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Aya s'était endormie sur le canapé.

Cela dit, Haizaki était exactement dans le même état. Utilisant les cuisses de la jeune fille comme oreiller, il fut réveillé par la terrible sonnerie de son portable.

-Allô ?!

Difficile de ne pas être grognon à cette heure-là !

-C'est moi.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-La fille... Tu as trois jours pour la faire disparaître.

Haizaki serra son portable de toutes ses forces.

-Bien.

Il raccrocha et se releva. Aya ne s'était rendue compte de rien.

Trois jours...

Le tressé souleva la jeune fille qui ne bougea pas d'un pouce dans ses bras et l'emporta dans sa chambre. Déposant son fardeau, l'homme la recouvrit du drap et quitta la chambre.

Il s'y était attaché finalement à la gamine...

Merde.

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Satsuki regardait Akashi.

Sa phrase résonna dans sa tête et embrasa son corps en quelques secondes.

-Tu... ne dit pas des choses aussi gênantes !

Le rouge lui sourit et pencha son visage vers elle :

-Mais c'est la vérité. Je vais te faire l'amour. Je vais te le faire comme tu n'as jamais imaginé qu'on te le fasse.

La rose sentit ses orteils se recourber de désir et gémit quand Akashi l'embrassa avec une douceur toute nouvelle :

-Tu ne... peux pas... venir comme ça... et espérer que je dise oui !

-Tu n'as pas envie ?

Nouveau baiser.

-Si... mais... j'étais en train de te crier dessus.

L'Empereur embrassa sa gorge et Satsuki jeta la tête en arrière.

Alors qu'une main possessive agrippa sa poitrine, Akashi remonta jusqu'à ses lèvres. Satsuki étouffa un gémissement quand son pouce frôla un sein.

Le rouge se releva sur ses genoux et commença à déboutonner le chemisier qu'elle portait. Quand son soutien-gorge vert pâle lui fut entièrement exposé, elle détourna le regard, très gênée. Akashi baissa sa tête sur sa poitrine, léchant, embrassant et suçotant cette peau toute blanche.

Satsuki glissa ses doigts dans les mèches sanglantes en soupirant de plaisir. Cette fois serait-elle la bonne ?

Elle sentit la main d'Akashi qui cherchait les agrafes dans son dos et elle se souleva pour l'aider.

Le soutien-gorge vola dans la chambre et le rouge en profita pour se débarrasser de son propre haut.

-Akashi ?

-Oui ?

Il la regarda et attendit :

-Je... Je ne sais pas quoi faire...

-Ne fais rien, Satsuki. Laisse-moi t'apprendre.

Il conclu sa phrase par un baiser profond.

Pendant ce temps, ses mains s'activaient à caresser ses seins. La rose ouvrit la bouche mais c'est seulement quand Akashi aspira sa chair qu'elle poussa un cri. Son pouce et son index s'occupaient du deuxième sein à merveille.

Satsuki se cambra et commença à gémir le nom de son partenaire :

-Calme toi Satsuki. Je viens à peine de commencer.

-Mais je... J'ai tellement envie de toi !

-Je suis là... Et je vais faire tout ce qu'il faut pour que tu es une première fois merveilleuse.

Sa langue frôla à nouveau sa poitrine et sa main de libre descendit à son nombril. Puis à sa ceinture.

Sans le vouloir, Satsuki se mit à trembler, l'appréhension faisant son chemin dans tout son corps. Akashi répondit immédiatement par un baiser très tendre.

S'efforçant de ne pas la brusquer, le rouge caressa son visage en continuant à l'embrasser. Ils avaient toute la nuit.

Quand elle souleva les hanches, Akashi lui retira ce qui lui restait de vêtement et contempla son corps nu avec une telle lueur de possession dans les yeux que Satsuki en fut encore plus gênée.

-Ne me regardes pas comme ça !

-Pourquoi ? Tu es tellement belle. Et mienne...

Le garçon sentit son érection devenir très douloureuse : il n'en pouvait plus ! Il n'avait pas eut de relations sexuelles depuis trop longtemps !

-Toi aussi...

-Hm ?

-C'est injuste que tu sois le seul à me voir ! Je veux te regarder aussi !

Elle rougit adorablement et le regarda se déshabiller. Quand son caleçon toucha le sol, Satsuki devint aussi rouge que les cheveux de son futur amant.

Cachant ses yeux avec ses mains, elle souhaitait disparaître tellement elle était intimidée. Akashi ne chercha pas à la faire le regarder mais profita de ce moment pour poser à nouveau sa bouche sur sa poitrine, ses doigts rencontrant enfin cet endroit qu'il avait tant de fois faillit découvrir bien avant.

-Aaah !

La rose miaula de surprise et écarta ses mains en sentant la main d'Akashi s'activer entre ses cuisses. C'était... c'était bizarre ! Sa tête oscilla sur les oreillers, gémissant le nom de son partenaire.

Akashi releva les yeux pour apprécier le spectacle. Bon sang, qu'elle était belle !

Au bord de l'implosion, il pénétra doucement la jeune fille avec deux doigts afin de sentir cette petite résistance qu'il prendrait bientôt.

Satsuki tremblait et roulait des hanches en même temps. C'était bon, même très bon !

-Tu es tellement belle...

Elle ouvrit grand les yeux pour mieux voir la tête rouge disparaître là où se trouvait ses doigts.

Ce fut un véritable cri de plaisir qu'elle laissa sortit quand il la goûta avec sa langue :

-A... Akashi ?! Ne fais pas ça ?! C'est...

-Tu es délicieuse.

Les mains autour de ses cuisses, Akashi l'empêcha de les serrer et de trop se cambrer. Il dégustait son futur repas avec délectation.

Satsuki se mit presque à sangloter de plaisir. Cette chaleur insoutenable dans son ventre ne cessait d'augmenter dangereusement au fur et à mesure que la langue du garçon jouait avec son intimité.

-Akashi... Akashi... Aaah...

Elle sentit une terrible explosion dans son ventre et souffla le nom du rouge plus bas. La rose entendit sa propre voix qui gémissait des choses incompréhensibles tandis que son corps se tordait dans tous les sens.

L'Empereur revint à son visage en se léchant les lèvres. Elle respirait difficilement et s'accrocha à ses épaules tandis qu'il l'embrassait :

-C'est dégouttant !

-Pas du tout.

Sa langue joua avec la sienne et Akashi jugea qu'il avait suffisamment patienté comme ça.

-Regarde moi. Je veux que tu me regarde pendant que je te fais devenir mienne.

Il roula des hanches, produisant un petit cri très excitant à Satsuki.

-S'il te plaît... Doucement, d'accord.

Akashi hocha la tête et attrapa l'un de ses hanches pour l'empêcher de bouger.

Satsuki arrêta de respirer quand elle le sentit entrer en elle.

Elle ouvrit la bouche pour un cri inarticulé et rejeta la tête en arrière. Immédiatement, Akashi s'arrêta et ordonna :

-Regarde moi Satsuki.

Les yeux roses se remplissaient progressivement de larmes et elle serra les dents.

-Ça fait mal pour l'instant mais je te promet qu'après, tu adoreras ça.

Cachant son visage contre l'épaule du garçon, Satsuki entendit bien ce qu'il disait mais c'était hors de son contrôle.

Le rouge caressa son visage et reprit doucement son mouvement. En sentant cette fichue résistance, il attrapa le visage de la jeune fille et l'embrassa tout en s'enfonçant d'un coup précis. Il étouffa ainsi son cri et sentit ses ongles qui déchiraient la peau de son dos.

Quand il s'écarta un peu, il resta sans bouger et serra Satsuki qui sanglotait sous lui.

La rose hoquetait et s'accrochait désespérément au corps contre le sien. Ça faisait mal ! Et cette sensation... celle de son corps qui ne lui appartenait plus... qui se moulait à l'autre. Akashi n'avait toujours pas bougé mais elle pouvait le sentit trembler tant il devait se retenir.

Elle renifla et le regarda. Il caressa son visage avec ses pouces et lui vola un délicieux baiser.

-C'est bon... Mais doucement... Pas trop vite...

Très lentement, le rouge se retira pour revenir précautionneusement et entièrement à l'intérieur de la jeune fille.

Satsuki cligna des yeux, des vagues de douleur remonta de son intimité. Mais Akashi n'accéléra pas.

En fait, le garçon devenait fou : elle était...

-Tu es parfaite !

Satsuki le regarda, surprise et Akashi ajouta :

-Si chaude, si serrée... Et pourtant si humide.

Ses joues se colorèrent et il sourit.

La rose écartait doucement les jambes à chaque mouvement, ce lui permit de l'emplir de plus en plus facilement :

-Est-ce que ça va ?

-Oui... Ça va... Ne t'arrêtes pas...

Oh, il n'en avait pas l'intention !

Akashi accéléra enfin la cadence et Satsuki gémit librement à son oreille. Lui même lâchant des râles de plaisir par intermittence.

Leurs corps s'accordaient à la perfection.

Satsuki se mit à gémir plus violemment tandis qu'il bougeait sans pouvoir s'arrêter. C'était juste trop bon !

-Akashi ! Akashi...

-Je suis là, Satsuki.

Elle noua ses jambes autour de sa taille alors qu'il s'enfonçait tout au fond d'elle sans répit.

La fin arriva trop vite au goût d'Akashi qui sentit la rose se contracter autour de lui.

-Aaah !

Il ne sut pas si ce hurlement de pur plaisir sortit de sa bouche ou de celle de la jeune fille mais le résultat fut qu'ils furent frappés au même instant par un orgasme dévastateur et inattendu pour une première fois.

Cherchant difficilement leurs souffles, Akashi roula sur le côté sans lâcher Satsuki. Toujours en elle, il n'avait même plus la force de bouger un doigt. Mais quand il se retira et qu'il l'entendant gémir de douleur, il sauta brutalement hors du lit et fila dans la salle de bain.

-Akashi ?

Il revint avec un gant trempé qu'il dirigea vers l'intérieur des cuisses sensibles :

-Non ! Je peux m'en occuper toute seule...

-Laisse-moi faire.

Passant doucement le gant sur la zone sensible, Akashi regarda les quelques filets de sang et sa propre jouissance disparaître, absorbés par le gant.

Le jetant dans le lavabo du premier coup, il revint dans la chambre sans paraître gêné de sa nudité et rejoint Satsuki sous la couette.

Attirant la jeune fille dans ses bras, il demanda :

-Tu es sûre que tu vas bien ?

-J'ai un peu mal... Mais ça va.

Le rouge inspira une grande bouffée du parfum de la fille contre lui et regarda par la fenêtre.

-Je t'aime.

Il ferma les yeux et la serra davantage.

-Je t'aime aussi.

C'était un bon moment pour le dire, non ?

Cependant...

-Maintenant, tu vas me dire pourquoi Nijimura te raccompagne.

-Quoi ?!

Satsuki tenta de se redresser mais une vague douloureuse la ramena immédiatement dans les bras chaud de son amant.

-Tu remets ça sur le tapis alors qu'on vient de faire l'amour ?!

-Je suis ton premier et je serais ton unique. Donc, s'il tente de te prendre à moi...

-C'est juste un ami !

-Un ami ?

La rose le regarda et reposa son visage contre sa peau :

-Tu es incroyable...

-Merci.

Elle étouffa un petit rire et se cala un peu mieux.

Akashi pensa à une chose :

-Satsuki... Tu as une méthode de contraception ?

-Je pensais bientôt voir pour me faire prescrire la pilule.

-Le plus tôt sera le mieux. On devrait limiter rapidement le risque de mettre un nouvel Akashi en route.

-Merci du cadeau...

Le rouge frotta son nez au sien. Il était... heureux.

Satsuki s'endormit quelques secondes après lui en l'imaginant avec un Akashi 3.0 dans les bras...

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