Partie unique

Annyeong les ARMY's ! C'est Taegii99! Voila un OS un peu drama que j'ai écris hier soir ^^. J'ai juste laissé mes doigts taper sans avoir vraiment d'idées de base. Et ça a donné ceci XD. C'est la première fois que je présente un projet solo donc j'espère qu'il vous plaira ! Bonne lecture à tous et n'hésitez pas à me dire votre avis en commentaire ! Kiss !

Il pleurait.

Des sillons parcouraient ces joues, des magnifiques larmes luisantes et limpides.

Je ne sais pas pourquoi il pleurait comme cela. J'ignorais la raison de son désespoir. On aurait dit qu'il venait d'apprendre la plus atroce des nouvelles. Comme si le malheur lui-même l'avait pris dans les bras pour l'enfoncer un peu plus dans les abysses. Curieusement, ces yeux débordants de tristesse et de désespoir ne m'étaient pas inconnus. Je ne saurais pourtant dire où j'avais bien pu les voir.

Ces lèvres tremblaient. Il murmurait, disait, hurlait un mot. Un mot et un seul. Mais aucun son me parvenait. Le mouvement de sa bouche ne me laissait aucun doute pourtant. Ce mot prononcé pouvait bien être entendu de tous. Sauf de moi.

Tout était flou autour de moi, tellement une immense brume encerclant ma vision pour ne laisser qu'un ramassis d'images vagues et sans clartés. Seul le visage du jeune homme persistait à rester intact. Ces cheveux noirs se mouvaient au même rythme que ses sanglots. Ces yeux rougis par les pleurs fixaient une chose que je ne pouvais fixer. La mâchoire bougeait frénétiquement. Toujours ce même mot.

Je le connais. Je suis sûr de l'avoir déjà vu. Plus d'une fois.

Pourtant sous cette allure de coquille brisée, je ne pouvais voir qu'un homme déchiré par les ravages de la vie. Cependant, ces yeux trahissaient cette carcasse. Ils m'étaient comme destinés. Ce visage m'était destiné. Son malheur m'était adressé.

Et c'est en l'observant plus attentivement que je le vis.

Ce flash. Cette image. Cette impression de déjà-vu. Je le voyais. Ces cheveux noirs encore emmêlés à cause de ce repos dans les bras de Morphée. Ces yeux m'admirant comme s'il avait devant lui la plus belle des toiles. Et ce sourire, si étincelant, me faisant remonté une boule de chaleur qui se faufila jusqu'à mon être pour finir par en faire ressortir le plus sincère des sourires.

Je le connais. Je ne sais pas d'où. Mais je peux affirmer qu'il est magnifique. Même au réveil.

L'image que je venais d'avoir contrastait avec le même homme qui se trouvait à mes côtés. Le désespoir de la vie avait fini par reprendre place, détruisant le sourire d'ange que m'avait apporté ce flash. Mes yeux encore embrumés, se firent plus apte à me laisser apercevoir la scène devant moi. La brume floutant mes environs se dissipa comme une traînée de poudre. Les nuages déformant ma réalité s'éloignèrent du rivage pour me laisser entrevoir le corps debout de l'homme au sourire d'ange.

Il était sur ses deux grandes jambes aux dimensions parfaites. Le tremblement frénétique de ses membres laissait transparaître à travers ses mouvements la violence de ses émotions. Submergé par le chagrin, sa peau ne s'empêchait de réagir. Les vêtements qu'il portait me semblaient d'une tierce importance comparé à ses frissons d'angoisse. Il était penché sur quelque chose que je n'arrivais à décrire encore. Ses mains étaient cachés par la vapeur atténuant ma vue.

Mes yeux se firent d'eux-mêmes attirés par un détail de l'homme. Son pull était jaune. Avec des tâches rouges. Une couleur assez osée à porter et plutôt accroche-œil. Pourtant cette teinte lui allait magnifiquement bien. Elle collait avec ce sourire et cet aura de bonté qui l'entourait quand il parlait. Je pouvais entendre sa voix dans une conversation qui se déroulait quelque part. Elle ne semblait pas provenir de la réalité. Plutôt d'un écho lointain, souvenir d'un passé maintenant révolu, d'une page non pas tourné mais voilement arrachée et brûlée au feu.

"-Mais il te va si bien ! Mets-le s'il-te-plait !

-Personne ne porte du jaune mon cœur.

-Personne à part toi à compter de maintenant !

-Et j'aurais quoi en retour ?

-Tout ce que tu veux ! Je veux juste te voir le porter, je suis certain qu'il t'ira super bien.

-Très bien. Comment je pourrais résister à tes caprices de toute façon."

Puis ce bruit se tut aussi soudainement qu'il était apparu. Brise d'un moment qui irrita ma gorge et dérouta mes pensées.

Ces voix. Elles étaient si loin. Elles résonnaient si fort en moi. L'une m'était inconnue malgré cet air si familier. L'autre m'avait fait frissonner par un simple surnom. Deux mots percutant mes organes pour venir pomper mon sang et le faire venir jusqu'à mon visage pour le faire rougir tel une adolescente. Ces mots me semblaient adressés. Il m'appelait à lui. Et je ne pouvais lui répondre que par un silence.

Je le connais. Et sa voix me donne envie de le connaitre encore plus.

Une larme coula. Cette fois-ci ce ne fut pas l'une des siennes. Elle roula, courut et se jeta du haut de ma joue pour disparaître dans le vide sous moi. Elle avait naquit et disparue d'elle-même. Je ne sais pas pourquoi mes yeux ont pleuré. Je ne sais pas non plus quel est mon nom, si j'en ai un. Où je suis, qui je suis, pourquoi suis-je là ? Je ne m'étais pas posé toutes ces questions. Car ma priorité était ce jeune homme. Il m'obnubilait, me fascinait.

Le brouillard se dissipa encore une fois. Des appareils firent leurs apparitions. Et je pus enfin voir les mains de mon 'inconnu" tenant la main d'un autre. Je pouvais maintenant voir mieux le fond de la scène. Des ombres furtives se pressaient dans tous les sens. Fuyant un danger ou bien accourant à un, je ne sais pas. Les jambes s'activaient, ne perdant pas une seule foulée. Vêtus de blancs, ils me paraissaient comme des fantômes, des esprits errants à la recherche de leurs paradis. Pourtant les sons qu'ils sortaient de ces êtres résonnaient plus comme des ordres précis que comme des râles de désespoir.

Le son se superposa aux images. Les bruits assourdissants des machines envahirent mon univers qui était resté jusqu'alors vide d'animation. Tout sonnait avec tellement de percussions, brisant mes tympans et ma tranquillité. Des bips incessants, des continuités de notes sans queue ni tête, des voix fortes et frustrantes. Ce vacarme ne me laissait en paix.

Et il y eu lui. Ce mot ou plutôt ce nom.

"Taehyung"

Voilà ce que le jeune homme hurlait depuis tout ce temps. Il gémissait un simple nom. Il ne cessait de le prononcer, persuader que le dire mettrait fin à tout cela. Mais il n'en était rien. Sa voix était aussi tremblante que son corps. Ayant du mal à parler tellement ses cordes vocales le faisait souffrir, le noiraud s'entêtait à appeler, luttant contre son propre corps. Ces doigts se resserrèrent contre la main de l'être qui se trouvait à ses côtés.

-Taehyung, je t'en supplie.... gins-il

D'autres larmes suivirent ces plaintes, témoignant la sincérité de sa souffrance. Les miennes se remirent en marche, tombant en harmonie avec celles de mon inconnu. Une chaleur se répandit dans ma main alors qu'un pieu se planta dans ma poitrine. J'avais mal, pour lui. Je ne voulais plus le voir pleurer. Je voulais le revoir sourire, rire et me parler de tout et n'importe quoi. Mon seule souhait était d'éteindre le feu de détresse qui avait embrassé ces yeux. Je voulais bouger, lui parler, porter ma main à ses joues pour terrasser ses ruisseaux de tristesse.

Mais je ne le pouvais pas.

-Hoseok... Voulus-je appeler pour qu'il me remarque enfin.

Je le connais. Il se nomme Hoseok.

Je me souvenais de son nom, de son sourire, de ses discussions. Je ne le voyais plus que lui, m'adressant la parole pour la première fois, me demandant mon nom. Ce même nom que je l'entendais hurler de désespoir. Il m'appelait, me suppliait pour une raison que j'ignorais. Je voulais lui répondre, le prendre dans mes bras. Il me semblait si important à mes yeux, plus que ma propre vie. Je voulais mouver mon corps vers le sien, mais... avais-je au moins un corps ?

Alors que cette question se posa, le brouillard de ma vision se dissipa entièrement. La personne qui avait sa main dans celles de Hoseok m'apparut enfin au grand jour. Les vagues de brumes quittèrent le rivage pour replonger dans l'océan. Mes pupilles se posèrent sur un corps en sang. Le visage ensanglanté par une plaie grande ouverte sur le front, les jambes dans un angle presque inhumain, les bras meurtris par le feu et les cendres. Même les cheveux orangés de l'homme étaient pigmentés par le rouge de son fluide.

-Taehyung...

-Taehyung attention !

-Reviens...

-Tae ! Oh mon dieu non ! Reste éveillé je vais te sortir de là !

-Ouvre les yeux...

-Ne ferme pas les yeux ! Reste avec moi mon cœur !

-Je suis désolé...

-Tout est de ma faute !

-Je t'aime.

-Je t'aime.

Nous étions en voiture. Il faisait sombre. Tout allait pour le mieux, aucune odeur d'alcool, la route était éclairé par les phares de la voiture, la lune était levé haut dans le ciel. Il n'avait fallu qu'une seconde pour que la situation dérape. Ce simple lapse de temps pour que la voiture dérive et vienne s'écraser dans un fossé quelques mètres plus bas.

Une voiture était apparue d'un croisement. Roulant bien au-dessus de la vitesse autorisée, il nous a percuté de plein fouet, encastrant la portière se trouvant à un centimètre de mon corps. Des stupides jeunes qui n'avaient pas fait attention à leurs propres vies. Et c'est nous qui en avons payé le prix.

Ce n'était pas de la faute de mon Hoseok.

Il avait fait tout son possible pour me tirer de ce piège de métal avant d'appeler de l'aide. Les tâches rouges sur son si joli pull était la preuve de ce carnage, du sang gâchant la beauté de son vêtement que j'avais lutté à lui faire porter.

Tout me paraissait s'éclaircir. La cascade de mes larmes s'accéléra alors que sa voix brisée s'immisçait en moi. La douleur du corps allongé dans cette mare de sang me revint de droit. J'avais mal, tellement mal. Ma tête vibrait dans tous les sens, mes jambes m'étaient comme arrachées de force, mes bras me rongeaient de l'intérieur. Mon cœur, je ne le sentais pas. Ma respiration, absente.

Je le connais. Et je l'aime.

Il s'appelle Jung Hoseok. Il a 22 ans et est danseur dans une académie. Nous nous sommes rencontrés dans un simple café, le jour où je venais d'arriver en ville. Il m'a demandé mon nom, et quand il le prononça de sa voix il sonnait comme une doux morceau de classique. Il m'a aidé dans de si nombreuses situations. Il fut le premier à faire le premier geste vers moi, et je fus le premier à poser mes lèvres contre les siennes. Il danse magnifiquement bien, tel une muse il m'inspirait dans les moments les plus dures, me guidant à travers sa joie de vivre. Chaque pas qu'il accomplissait me permettait de franchir les malheurs de la vie.

La première fois que nous nous sommes réveillés ensemble, j'avais peur qu'il ne regrette ce que nous avions fait la veille. Mais il n'a rien fait de tout ce que mes cauchemars m'avaient fait imaginé. Il m'a simplement souri, ses yeux me scrutant comme le plus précieux des trésors. Et je lui ai souris, retenant mon bonheur pour ne pas l'étouffer dans mon étreinte.

-Taehyung...

J'avais mal. Tellement mal. Je ne pouvais ni hurler ma douleur, ni pleurer mon malheur.

Je me souvenais de tout à présent.

Je me rappelais de mon nom, de son nom. L'amour que j'avais pour lui n'avais jamais disparu. A croire que les sentiments sont plus forts que les souvenirs. Le visage de l'homme blessé m'apparaissait maintenant comme un miroir face à ma propre personne. J'étais le garçon aux cheveux ensanglantés. J'étais Taehyung.

Une douce chaleur parcourut ma main à force que les doigts de Hoseok pressaient sur celle-ci. Il voulait me ramener à lui, me faire revenir au prix de ses cris. Ces yeux lançaient des appels de détresse, ses larmes traçaient un chemin vers un avenir bien sombre. Mes doigts ne se serrèrent pas contre les siennes. Ma gorge se noua sous la tristesse. Pourquoi je ne pouvais que pleurer ? Je voulais me battre pour revoir mes yeux s'ouvrir à nouveau. La seule chose que mon corps faisait était de souffrir. Un mélange de pleurs et de sang était devenu mon corps. Mon âme elle n'était plus que déchirée entre partir loin de cette souffrance et rester après de l'homme que j'aime.

Si j'avais eu le choix, je serais resté. Pour lui, et uniquement pour Hoseok.

Sauf que mes blessures ont parlé pour moi. Ma coquille de chair s'était brisée sous le poids de l'acier qui avait brisé mes os et expédié mon esprit. Deux voitures se percutant, le bruit des os se cassant, un crâne se fracassant contre une vitre fissurée sous cette force, des flammes naissants du mécanisme de l'appareil. Et mon corps, témoin de la violence de l'accident.

Je le connais. Et je ne veux pas le quitter.

Pourtant, la souffrance que je subissais disparut petit à petit. Je me séparais de ma carcasse qui me servait d'enveloppe charnelle.

-Taehyung !

Moi aussi j'aimerais tellement pouvoir crier son nom, m'accrocher à lui pour ne pas me faire emporter.

Je pleurais en sentant la chaleur de sa main se dissiper en même temps que mon âme.

Je pleurais en le voyant s'accrocher à moi comme une bouée de secours dans l'espoir de ne pas sombrer dans le vide. Mais c'était trop tard. L'espoir était mort en même temps que mon cœur avait cessé de battre.

Le brouillard revint prendre du territoire tandis que les fantômes aux blouses blanches me décrochaient des machines qui confirmaient la fin de mon existence. Les cris de Hoseok se firent plus forts, ces pleurs devenant des hurlements de rage envers l'univers. Toujours ce même mot, ce même nom. Mon nom, qui venait d'être rayé de ce monde.

Ma vision se réduisit contre mon grès. Je me sentais faible, fatigué d'avoir lutté, libéré de cette souffrance. Pourtant la douleur de mon cœur n'avait pas défailli. Je le voyais se battre pour moi, sans pouvoir rien faire pour le soulager.

Si seulement nous n'avions pas pris la route cette nuit-là. Si nous ne nous étions pas décidé à nous mettre ensemble, à nous aimer, à nous rencontrer. Rien de tout cela ne se serait produit.

Je l'ai aimé du premier jour où il a prononcé mon nom, au dernier où il m'a tenu ma main jusqu'au bout du chemin.

Le brouillard dévora mon univers.

La dernière chose que j'entendis fut un dernier "je t'aime" de la part de l'homme que j'aime.

La dernière chose que je vis furent nos doigts encore liés par son amour.

Je le connaissais. Et je viens de le quitter.

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