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« Val ? »

Une voix m'appelle de l'autre côté de la porte. Est ce que c'est lui ? Il est revenu ? Je cours vers celle ci.

« Maxi- oh. Coucou. »

Mon imagination me joue des tours. J'étais pourtant sûr que c'était sa voix. Alors pourquoi est ce que je me retrouve en face de Valentin, Théo et leur meilleure amie ?

« Euh bah allez y entrez. »

Ils rentrent. Putain c'est silencieux ici. Je parcourt mon regard le long de la pièce. Quel con j'ai oublié de jeter les morceaux de verre. Je me frappe intérieurement le crâne tandis qu'ils me questionnent tous du regard. Bein quoi ? Vous voulez ma photo ?

Je m'installe sur le canapé et leur fait signe de faire comme chez eux. Ils s'assoient. Je sens leurs regards peser sur moi tandis que je fixe le calendrier qui se trouve pile poil en face de moi, collé au mur. C'est là dessus qu'on notait nos soirées prévues avec Maxime quand je dit "soirées" c'était juste entre lui et moi. Y en avait tellement mais je me souviens de quelques unes. Du genre film-pizza, jeux vidéos-sushis, un peu hot, ou même carrément hot, quelques fois c'était juste se poser dans le lit avec des vidéos YouTube. C'était simple mais qu'est ce que je donnerai pas pour pouvoir revenir en arrière et empêcher cette pouffe de l'appeler.

« Valentin, ça va ? »

Mes yeux se décollent de ce putain de calendrier pour venir se plonger dans le regard de Théo. Ça fait combien de temps que je suis absent ? Quelques secondes ? Plusieurs minutes ? Une heure ?

« Pourquoi tu pleures ? »

Cette fois c'était Camille qui avait parlé. Ses yeux bleus cherchent à rencontrer les miens mais je détourne le regard. Je me suis même pas rendu compte que je pleurais mais quel con. J'essuie brèvement mes larmes et les regardes tours à tours.

« On se demandait... C'est quoi tout ce verre ? demanda Val. »

Il regardait le tas de débris que j'ai balayés au pied du comptoir. Bonne question mon cher. C'est le résultat d'une dispute entre deux gars si différents voilà ce que c'est.

« Oh rien je me suis fâché avec ma copine.

― Elle s'appelle Maxime ta copine ? demande la blonde. »

C'était ma copine. Enfin pas totalement vu que c'était plutôt mon copain mais bref.

« Ouais c'est ça.

― Il m'a appelée tout à l'heure pour tout me raconter. »

Content pour elle mais ça ne m'intéresse pas. Tant mieux s'il lui a raconté ma foi. Il fait bien ce qu'il veut maintenant que monsieur est célibataire.

« Il s'est passé quoi ? »

Est ce qu'ils ont vraiment besoin de le savoir ? J'arrive pas à parler, ni même à y penser. Ça me fait trop mal. C'est beaucoup trop récent. Le destin si tu veux te sentir utile, fait le revenir. Silence dans ma tête. Quel connard il est jamais là quand il faut.

« Valentin Palun, je répète Valentin Palun est demandé sur la planète Terre par ses amis.

― Oui ?

― Il s'est passé quoi ? »

Ma gorge se noue. BORDEL MAIS LAISSEZ MOI PARLER J'Y ARRIVE PAS SA MÈRE LE DONUT. J'ai mal au ventre. Je vais craquer. Ce n'est qu'une question de temps. Je le sens. Mon nez comment à me piquer. Je sens mon visage devenir rouge, les larmes monter. Je les retient. Je suis pas un fragile. N'importe qui aurait pleuré à ma place mais pas moi. Je vais tenir je vais pas craquer. Après un long silence je réussi enfin à dire quelques mots :

« Carrière... Insultes... Piano... Parti... »

Ça résume bien le début de soirée, ouais. Je sais pas s'ils vont comprendre mais je me suis compris.

« Quoi de quoi ? Tu peux être plus clair s'il te plaît ? demande le métis.

― J'y arrive pas...

― Tu veux que je leur dise ? demande la seule fille présente. »

Ce à quoi je répond d'un vif hochement de tête. Je me bouche les oreilles. J'veux pas entendre. J'veux plus y repenser. Les mots viennent tout de même à mes oreilles.

Maxime, piano, occasion, carrière, Valentin, YouTube, tournées, assiette, agression, cuillère, insultes, bouts de verre, groupe, égoïste... Putain j'ai mal. J'ai l'impression de revivre ce moment où il est parti. Je revoit ce regard noir qu'il m'a lancé avec beaucoup de haine. J'ignore s'il y avait de la tristesse ou de l'amour dedans car contrairement à certaines personnes moi j'arrive pas à voir à travers les yeux de quelqu'un. J'ai déjà du mal à savoir ce que je ressens alors les émotions des autres, encore moins.

« Oh Valentin.. Je suis désolé. dit Théo avec un air désolé. »

Ça se voit tant que ça que je suis triste ? Je veux pas de leur air désolé. Ni de leur pitié. Je suis pas fragile. Même si il me manque. Cette phrase fut suivit de tous pleins de baratins du genre : « Tu verras au début c'est dur mais après tu penseras plus à lui. », « Ça va passer t'inquiète pas. » ou encore : « Suffit de ne pas y penser. ». Mais moi j'ai pas envie que ça passe. J'veux pas d'un autre non plus. J'veux pas trouver mieux parce que de toute façon ça existe pas. J'veux lui et lui uniquement. Putain que c'est niai on dirait l'héroïne d'une série à deux balles qui s'est faite quittée par son chéri.

Les trois se lèvent, ils ont du deviné que je voulais être seul avec moi même parce qu'ils m'adressent un faible "au revoir" et s'éclipsent. Je vais fermer la porte à clef derrière eux et m'effondre sur le canapé. Mon regard traîne sur l'évier de la cuisine. Dessus y a nos assiettes de ce midi. Ce soir c'était à son tour de faire la vaisselle mais je crois bien que je suis bon à la faire. C'est pas le plus important c'est vrai mais maintenant qu'il est plus là un rien du tout devient important.

~ 🔥 ~
Voilà ! Il ne se passe pas grand chose mais ça va arriver petit à petit. (on approche à grands pas de la fin).

On a une petit apparition de fan-de-YouTube

Parce que je suis apparue dans sa fic 🥰 c'est le minimum.

Prochain chapitre du côté de Maxime (en PDV parce que j'ai eu énormément de de retours positifs dessus hihi)

Kiss mes petits bigorneaux <3

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