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Je me précipite sur mon vélo et traverse la ville à toute allure. Je manque de me faire écraser mais j'en ai rien à foutre.
J'arrive saine et sauve à l'hôpital. Miracle. Je pousse les portes, essoufflée et demande à la dame de l'accueil.

- Ou est Finn Bacley ?!

- Calmez vous mademoiselle! Chambre 206, 3ème étage.

- Merci beaucoup.

Je fonçais vers l'ascenseur.
Je tape du pied, pas là.

- Fait chier !

Je grimpe les escaliers quatre à quatre et arrive devant la porte.
Je pose la main sur la poignée, mon cœur bat plus vite.

Suite flashback:

On se regarde, j'ai peur, je crie.

Les larmes perlent sur mes joues . On ne peut pas s'échapper, je le vois tomber à son tour puis trembler. Je me jette sur lui, j'essaye de le réanimer mais mon cerveau ne réagit pas. Ça doit être les vapeurs toxiques. Mais quand je chute totalement à mon tour, plus rien n'a de sens. Je m'écroule sur lui, le protégeant de mon corps. Je le sens suffoquer, totalement impuissante. Mes larmes
s'écrasent lamentablement sur son épaule.

Tout brûle, sauf elles.

J'aimerais tellement crié. Mais je suis trop fatiguée. Une douleur vive me transperce l'épaule.

J'ai si mal.

Je n'en peux plus.

On voulait faire tellement de choses. Tous réunis.

Maintenant ils sont ensemble ailleurs.

Il ne me reste plus que lui, je le sais au fond de moi. Alors je me concentre seulement sur son souffle, car c'est le plus important maintenant.

Je sens son cœur battre.
Boum
Boum
Boum
...
Boum
...

Il bat plus lentement

Nan t'arrête pas. T'as pas le droit.
Mes poumons sont en feu, je crois que c'est fini.

...
Boum
...
...
...
...
Boum
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...


Tout s'arrête, son cœur et ma lutte.

Fin du flashback

J'ouvre la porte de ma main tremblante.

Il est là.

- Finn !

Il est couché dans son lit, les yeux clos, je vois à peine son torse se soulever. Ses yeux s'entrouvrent tandis que les miens se gorgent de larmes.

Tout le monde l'appelait tête brûlée.
Ironique non ?
À chaque fois qu'on ne savait pas quoi faire il nous dégotait un plan foireux qui se terminait souvent chez les flics. Mais c'était bien. Tout était mieux avec eux.

Il sourit difficilement et fait une sorte de grimace. Son visage semble tordu par la douleur.
Je le prends dans mes bras et il me serre fort. Comme on serre une bouée de sauvetage.
Je pleure contre lui mais l'entends murmurer:

- C'est grâce à toi.

J'inspire doucement. Il sent comme avant. Ca peut paraître idiot mais lorsque que l'on entre chez quelqu'un, on reconnaît l'odeur de la personne. Chaque personne dégage quelque chose de différent, que ce soit une odeur ou un sentiment.

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