Main lever pour la frapper il s'approche d'elle mais elle a le réflexe de faire un pas de côté. La ratant de justesse, il ricane avant de la faire marcher à reculons jusqu'à la porte de sa chambre et c'est sans pitié qu'il lui claque la porte au nez. Sous le choc, elle reste quelques seconde tétanisée, son cœur bat à tout rompre et ses mains tremblent mélange de peur et d'adrénaline..
Saisit de sanglots elle s'accroupi par terre et se recroqueville. Pour la première fois depuis des années, elle se laisse aller au chagrin. Tout sa frustration, ses angoisses, sa peine y passe. Pendant de longue minutes ses larmes ne cessent d'affluer, elle pleure pour son frère, pour sa mère... pour elle-même.
Tout ce qu'elle avait gardé en stock au plus profond d'elle-même, lui éclate à présent en pleine face. Vidé, elle se ressaisit se relève avant de chasser les larmes et de faire comme si rien ne s'est passé, c'est sa routine. C'est le pas trainant qu'elle gagne sa chambre, la première chose qu'elle fait c'est de se diriger tout droit vers son mini bar, elle ouvre son frigo et se saisit d'une bouteille d'eau et se goinfre de tout ce qui lui tombe sous la main.
Il faut qu'elle remplisse se troue béant qui se forme au sein de son cœur et son ventre. Elle mange à s'en faire mal, à s'en exploser l'estomac, c'est dans ces moments qu'elle se sent pleine et entière. Elle se dégoûte, s'écœure. Un haut le cœur la saisit et elle vomi dans le lavabo qui se situe dans la pièce à côté, restant chancelante pendant dix bonne minute. Il lui a été diagnostiquée, il y a quelques temps un trouble alimentaire compulsif, la Boulimie. Le regard baladant elle observe sa chambre. Elle est dans un ton vintage, ses murs en brique rouges donnent le ton et les néons oranges et jaunes clignotent en rythmes.
Elle tire l'un des tabourets en hauteur au coussins gris métal puis elle s'accoude sur le comptoir en verre noir, avant de prendre une pomme dans son panier à fruit. Ayant terminé sa pomme elle s'allonge sur son lit à baldaquin aux draps et la couverture blanche et s'empare de son MacBook et commence sa dissertation. C'est deux heure plus tard qu'on vient toquer à sa porte, alors que la nuit est véritablement tombée sur la ville.
- Entrée !
La personne s'exécute et laisse entrevoir sa frimousse, c'est Robert le cuisinier avec un plateau repas dont la vapeur de la nourriture s'échappe. Elle lui adresse un demi-sourire.
- J'allais descendre inutile de te donner toute cette peine, Robert. Ça me touche. Admet-t-elle en se saisissant du plateau. La nausée la reprend.
- C'est rien ça, je sais que tu bosse dur, je me suis dit qu'il ne valait mieux pas t'interrompre. Mais attention cela ne sera pas une habitude ! La prévient-il. Voici, pour ce soir, une bonne ratatouille fait maison et une côte de bœuf braisé au serment, comme tu adores. Carlin t'a fait une charlotte au fraise. J'ai préparé le même plateau à ton frère mais il s'est empresser de le jeter contre son mur. Il a décidé de faire la grève de la faim.
Et il n'est pas le seul après sa frénésie alimentaire, elle non plus ne peux plus rien avaler mais tout ceci elle se garde bien de le dire. C'est un sujet qu'elle n'aborde jamais. Bien que ceux qui l'entourent ne soit pas dupe. Hope le regard tourner à présent vers les lumières de la lune affiche une mine songeuse.
- Rappeler le psychiatre. Lâche-t-elle avec fermeté alors qu'elle prend sa fourchette et enfourne la ratatouille pour lui faire plaisir. Blake doit être contraint de prendre ses médicaments et je ne peux pas le faire avec mes petits bras.
- Je m'en occupe. Répond Robert. Tu peux continuer ton travail, l'esprit tranquille.
- Vraiment ? Je dois absolument finir ces exercices de mathématique à tout prix. Monsieur Flint ne m'aime pas beaucoup alors j'imagine que je me dois d'être irréprochable.
- Cet enseignant est un idiot mais tu as raison, c'est la bonne attitude. Lui fait-il remarquer. Bon est bien, bon appétit, petite Hope.
Au surnom elle se renfrogne.
- Tu sais que je n'aime pas quand tu m'appelles comme ça, Roberto ! S'exclame-t-elle faussement vexé.
- C'est pour ça que je le fais ! La taquine-t-il avant de faire demi-tour et de fermer la porte.
Elke passe le reste de sa nuit sur son ordinateur concentrer au maximum sur les consignes, le plateau intact. Comme prévu, le psychiatre est venu au secours des pauvres malheureux et Blake fut d'une humeur exécrable mais le principal et qu'il a été maitriser. Après l'épisode mouvementé sur nommée Blake, Hope passe sa nuit sur son ordinateur à écrire frénétiquement sans interruption. C'est vers trois heures du matin seulement qu'elle se décide à enfiler son pyjama et à se fondre dans les draps chauds de son lit, s'endormant dans un sommeille sans rêve. Il est sept heures trente du matin quand son réveil décide d'en faire des siennes.
Hope, lessivé laisse échapper des grognements plaintifs, les cheveux en pétard et le cerveau dans le coltard, elle se lève d'un pas trainant et sans grande conviction. Elle se dirige avec hâte vers sa douche, dont l'eau au contact de sa peau lui fait pousser un soupir d'aise. La douche finit, elle s'enroule dans une douce serviette et s'active à peigner sa crinière de lionne. Aujourd'hui, la jeune héritière à opter pour des vêtements soft, une robe à fleur frivole, des bottes cuirassées et une veste en jean. Elle attache ses cheveux rebelles en une queue de cheval négligée laissant quelques mèches retombées sur ses pupilles vertes, elle amène avec ça une petite touche de maquillage très discret, elle n'est pas fan de ce qui est ostentatoire.
De retour dans sa chambre, elle pique un peu de parfum qui trône sur une de ses étagères en acier et choisit une poire et une barre de céréales aux blés comblé, comme petit déjeuner. Elle s'active à remplir son sac de cours de classeurs et dossiers en tout genre qu'elle garde dans des chemises en plastiques Puis, c'est un retour à la case salle de bain afin de se brosser les chicots en bonne et due forme. Fin prête, elle se permet un petit détour par la chambre de Blake, en ouvrant la porte elle remarque avec soulagement qu'il dort paisiblement. Le carnage d'hier à laisser place à une chambre ordonnée, c'est le cœur léger qu'elle descend les escaliers et se dirige vers le grand hall. La porte du bureau de son père est entre-ouverte, elle y jeté un œil et croise celui de son père, fesse contre son bureau, chemise débraillée, cheveux ébouriffés. Le téléphone coller à son oreille, sourire charmeur coller sur le faciès.
- Bonne journée, Hope ! L'interpelle son père qui fait son entrée de bon matin, raccrochant le combiné sur son socle.
Elle fronce les sourcils en s'apercevant de l'allure négligé de son paternel. Sa cravate a été mal replacé, sa chemise dépasse de son jean non sans parler du suçon au creux de sa nuque, peu discret.
- Alors c'est pour t'envoyer en l'air avec ta secrétaire que tu nous as fait faux bond, hier soir. Très classe et très digne des Chester, papa bravo ! Dit-elle avec sarcasme.
Son père la menace de son regard silencieusement.
- Ne commence pas, s'il te plait... on en parlera plus tard, d'accord.
- Inutile, je ne veux pas savoir ce que tu fais de tes nuits, mais rappelles-toi seulement que tu as une famille. Que tu délaisse au profit d'une pouffiasse avide de fric. Blake était en crise mais je suppose que cela ne t'intéresse pas le moins du monde. Sinon tu serais rentré !
- Bien sûr que si que ça m'intéresse, comment il va ? S'enquiert-il.
Hope fait claqué sa langue contre son palet et adosse son sac à main contre son épaule. Béquille en main.
- C'est un peu tard pour jouer les papa poules, je dois y aller Wyatt et Andreas m'attendent.
- Attend chérie... Hope s'il te plaît !
Mais elle ne lui laisse pas le temps de finir qu'elle s'engouffre dehors, respirant l'air frais qui finit de la réveiller une bonne fois pour toute. Traversant la grande allée, elle se dirige vers le portail dont elle passe le scanner rétinien. Une vrai plaie ce truc ! Sur le trottoir d'en face comme elle s'y attend, se trouve les deux gaillards dans leurs éternelles costumes cravates.
- T'es en retard, Hope ! Ce n'est pas sérieux ça ! La réprimande Wyatt qui tient un Mocha au café qu'il lui tend. Sans sucre, si je me souviens bien ?
Elle traverse la rue en faisant attention.
- Seulement de dix minutes et merci pour le café, ça fait plaisir que tu prennes soin de moi comme ça.
Wyatt et Andréas lèvent les yeux au ciel.
- Allez en selle, petite nature. Intervient Andréas alors qu'il monte cette fois-ci côté passager.
Wyatt et elle le suit dans son mouvement et les voilà partis direction Cambridge, université d'Harvard. Le trajet se fait dans la joie et la bonne humeur. Ils la laissent comme convenu devant la grande entrée bondé d'étudiants. Alors qu'elle brasse la foule, elle sent le poids des regards et des chuchotements sur elle. Un quotidien qui a finit par lui peser lourds sur la conscience. Mais comme tout Chester, elle n'en montre rien et brave la tempête tête haute, c'est bien un trait de caractère dont elle est particulièrement fière. La fierté des Chester c'est quelque chose. Assise dans l'amphithéâtre, elle se met à baillé. Le professeur de psychologie, Monsieur Miller, debout devant eux, fait les cents pas, stylo en main.
Il parle de la vie de Sigmund Freud avec entrain et passion. Monsieur Miller a du charme pour un homme de la quarantaine et surtout de la bouteille dans son métier. Ses longs cheveux noirs qui grisonnent sont négligé et mal taillé mais c'est compensé par une incroyable intelligence et une vivacité d'esprit limite surhumaine. Niveau look, il est assez décalé, un peu à la type chasseur des bois. Il a toujours ses fameuses bottes d'équitation, d'ailleurs en début d'année cela lui a valu d'être vanné pendant des mois. Il est un excellent professeur et il a un certain talent pour captiver ses étudiants.
Ce qui n'est pas toujours chose facile, quand il y autant de perturbateurs. Le sujet aborder aujourd'hui est Eugen Bleuler. Eugen fut en son temps un psychiatre suisse d'exception qui en 1911 a publié son premier livre intitulé Démence précoce. Il eut un franc succès dans le monde de la psychologie. Ce n'est pas rare, qu'ils étudient ce qui se passe du côté de l'union européenne. Beaucoup de psychiatre de renoms sont issues d'entre eux et sont pris comme référence dans ce domaine. Elle n'est pas moins calée sur ce domaine avec un schizophrène comme frère, il faut plus que d'infime connaissance, ça lui permet aussi de partager le monde disloqué de son frère même si jamais elle n'en fera réellement partie.
- Le terme Schizophrène qui signifie « démence précoce » fut en employé pour la première fois en 1911 par Eugen Bleuler, un psychiatre Suisse originaire de Zurich. Directeur du célèbre hôpital du Burgholzli. Il a été marquée par les travaux de psycho-physiologie de Wundt et par les idées de Freud qui lui furent transmises par Jung, son assistant. Eugen est surtout connu par sa mise en question du concept nosologique de « démence précoce ». Il a créé à ce propos dans son ouvrage sur la démence précoce dits « Dementia praecox oder Gruppe der Schizoprenien » Explique Monsieur Miller. La notion de groupe des schizophrénies qui recouvre le cadre monolithique établi par Kraepelin. Si l'on considère, outre son travail sur les schizophrénies, son traité de psychiatrie, on doit reconnaitre que ses études ont constitué pour la psychopathologie de la psychose un apport majeur. Sur le plan de l'assistance psychiatrique, Bleuler est aussi le promoteur de méthodes nouvelles qui mirent la Suisse en tête des nations européennes dans ce domaine, avant la Seconde Guerre mondiale. Et...
L'amphithéâtre est principalement constituer de parquet et de bois qui date d'un autre siècle, la pièce et vaste, elle ressemble à un grand théâtre à étage supérieur. Assis en hauteur, se démarque une rousse aux yeux pétillants, Ivy Graham, son acolyte de toujours, elle lui fait signe de la main. Un magnifique lustre en or se trouve au centre. L'estrade est grande et donne au professeur le champ libre pour bouger avec fluidité. La salle et bondée, elle comme d'habitude se situe en bas au plus proche de l'enseignant. Perdant le fil de la conversation, elle pose sa tête contre la table et tourne sa tête vers l'horizon. De loin, elle peut voir les gros nuages noirs annonciateurs d'orage qui se dirigent tout droit vers la ville. Elle se redresse et met la capuche de son manteau sur la tête, sortant ses écouteurs et les branche à son téléphone. Elle n'a pas besoin d'écouter le cours, elle en sait déjà bien assez sur Eugen Bleuler pour savoir qu'il est à l'origine de la découverte de la schizophrénie et de l'autisme.
- Mlle Chester, pourrais-je avoir votre attention ? Interpellé par les bras de son professeur qui s'agitent pour accaparer son attention, elle retire un de ses écouteurs.
- Bien évidemment Monsieur, je vous écoute attentivement.
Monsieur Miller émet un sourire en coin, il plisse légèrement les yeux vers elle et tape son stylo frénétiquement contre sa main.
- Vraiment ? Alors pouvez-vous me dire qu'est-ce que la schizophrénie et par quoi se définit-elle ? Dit-il en posant une fesse sur son bureau.
Les étudiants dans la salle lâchent leur ordinateur et dirigent leur regard inquisiteur vers elle. Elle ôte ses écouteurs et range son phone avant de se saisir d'un stylo et d'en mâchouiller le capuchon.
- La schizophrénie se caractérise par un ensemble de symptôme qui persistent durant une période de plusieurs mois. On identifie trois groupe de signes cliniques qui sont rarement présents simultanée chez un patient. Lâche-t-elle de but en blanc.
- Et qui sont ?
- Les symptômes dits « Positifs », ainsi nommés parce qu'ils s'ajoutent aux perceptions ordinaires. Ils regroupent les hallucinations auditives, olfactives et gustatives visuelles ou cénesthésique.
- Que veut dire au juste cénesthésique ?
- Une modification des sensations corporelles ainsi que des idées délirantes comme la persécution, la transmission de la pensée et celle de la culpabilité.
Des murmures admiratifs s'élèvent et Monsieur Miller les fait taire puis croise les bras.
- Maintenant passons aux signes dits « Négatifs » que pouvez-vous me dire sur eux ? La défie-t-il.
- Ils s'expriment par la réduction de l'ensemble des activités.
- Qui signifie...
- Ils se traduisent par un manque d'énergie, une difficulté à mener une action, à se concentrer, mémoriser par exemple un film ou une conversation. Le patient présentant une atténuation de
ses émotions qui peut aller à l'indifférence affective et une difficulté à avoir une vie sociale. Provocant un isolement spontané et de la difficulté à nouer des relations.
- Expliquez-nous la dernière phase vu que vous semblez particulièrement calée sur le sujet.
- C'est celle de la désorganisation de la pensée et du comportement. La désorganisation de la pensée a pour conséquence, l'apparition d'un discours flou parfois incompréhensible, voire incohérent avec utilisation de termes étrange. Extrêmement invalidante, elle peut s'accompagner de troubles de l'organisation du comportement. Exemple : attitude sans but précis...
- Très bien, Mlle chester ! C'est exact. Je remarque que même en étant dans les nuages vous savez aussi rester sur terre. Lui fit-il remarquer.
Les étudiants se mettent à rire. Le professeur détourne son attention d'elle puis fait face à la foule.
- La schizophrénie débute généralement à l'adolescence et peut durer toute une vie, souvent elle est diagnostiquée trop tard. La question est quel est son évolution, Marcel ?
L'intéressé dans les vapes se redressent soudainement.
- Elle se caractérise par des phases de rechute de psychose aiguë dans les premières années puis par une stabilisation avec des symptômes résiduels d'intensité variable selon le patient. Des états dépressifs apparaissent souvent au cours d'un épisode aigu, cela requiert donc une prise en charge spécifique en raison de risque de suicide important en cette période.
- Bien, très bien Marcel ! J'espère que vous n'êtes pas trop déçut par mon cours, Mlle Chester ?
- Pardonnez-moi, Monsieur Miller, mais je dois avouer que je suis un peu ennuyé par le programme d'aujourd'hui. J'ai toujours apprécié vos prestations car à mon sens elles amènent quelque chose de nouveau et d'essentielle dans la compréhension de l'art complexe qu'est la psychologie. La schizophrénie n'a plus de secret pour moi. Donc, je crains qu'aujourd'hui vous n'arriviez pas à me captiver de quelques manières que ce soit.
- Toujours aussi spontané et honnête Mlle Chester. Et c'est grâce à ça que vous gagnez le droit de me remettre une magnifique dissertation sur ce beau monsieur qu'est Sigmund Freud. Cinq pages suffiront, Hope.
- Que voulez-vous c'est un gène familial. Réplique-t-elle, amusé.
Déclenchant à nouveau les rires de ses congénères.
- Dois-je vous rajouter du travaille en plus, ou votre langue saura se ternir ? L'avertit-il gentiment.
- Ça ira Monsieur !
Le reste du cours se déroule sans encombre et défile à tout vitesse alors qu'elle est tête baisser sur son ordinateur à suivre les instructions et les explications de son professeur. A la fin, c'est
avec hâte qu'elle s'empresse de ranger son ordinateur et ses livres. Mais au moment même où elle descend les marches parmi les assises, elle se fait interpeler par son professeur.
- Puis-je avoir un instant avec vous ?
Hope fronce les sourcils et rehausse son sac sur son épaule.
- Euh... oui, évidemment.
Monsieur Miller contourne son bureau et regagne son siège. Il s'active à ordonner son bureau puis ils croisent les doigts et la sonde.
- J'ai lu votre article sur William James célèbre pour sa philosophie et sa psychanalyse, je dois avouer que cela m'a épaté. Il semble que Les Principes de la Psychologie et la Volonté de Croire de WJ a particulièrement influencé votre rédaction, pourquoi ?
- Parce que William James a toujours placé l'individu comme l'élément moteur de sa pensée. Philosophiquement parlant, il se définissait comme un empiriste particulièrement opposé à
l'idéalisme absolu de Hegel. Même s'il était de croyance protestant, il restait avant tout un scientifique. La volonté de Croire, est le titre éponyme du premier essai. Il y écrit que la religion est une hypothèse et qu'il faut la traiter comme une hypothèse scientifique.
- Je comprends, je suppose que ça un rapport avec ce qui se passe en ce moment dans votre vie et le conflit religieux qui vous lie à votre père. Que pouvez-vous me dire sur les Principes de la Psychologie ?
- Elle est composé de vingt principe, Monsieur. La psychologie contribue à l'amélioration de l'enseignement et de l'apprentissage au sein de la classe qui sont étroitement liés aux facteurs sociaux et comportementaux du développement humain. Ainsi qu'à la connaissance, la motivation, l'interaction sociale et la communication. Elles apportent aussi un éclairage important sur l'efficacité de l'instruction et sur l'environnement éducatif qui favorise l'apprentissage et l'utilisation adéquate de l'évaluation, y compris des données, des tests et des mesures.
- Parfait ! Le choix de ses deux thèmes est lié à votre frère n'est-ce pas, Hope ? Vous tentez par tout le moyen de cerner ce qui se passe en profondeur et de comprendre les convictions inébranlables auxquels il semble tenir. Vous cherchez à l'aider, c'est pour ça que vous avez choisi les voies de la psychologie plutôt que celle de la politique. Vous n'êtes qu'au début de votre première année et vous vous démarquer déjà de vos camarades. De ce que je sais de vous, vous êtes une élève assidue et intellectuellement brillante.
Elle opine du chef un peu déboussolé, Hope zieute les alentours pour voir s'il y a âme qui vive. Personne ne doit savoir pour son frère, elle a commis un erreur en se confiant à lui ce jour-là, mais elle était désemparée.
- Personne ne saura Mlle Chester, tout ce qui se dit entre nous, restera entre nous. Affirme-t-il, comme s'il a lu dans ses pensées. Que pense votre père de la voie que vous avez décidé d'emprunter ?
Elle tique et se mord la lèvre inférieur, Monsieur Miller suit son mouvement de ses yeux noisette, malicieux.
- Il n'est pas franchement enthousiaste. D'après lui, ce n'est pas le chemin que ce dois de suivre un Chester. Il espère toujours que je change d'avis. Mais je ne suis pas le genre de femme à me laisser dicter par les caprices d'un homme qui ne jure que par des débats.
Son professeur s'esclaffe.
- Je crois que nous l'avons tous remarquer et bien je ne peux que vous souhaitez bon courage et bonne chance.
- Merci, à mardi prochain alors.
Il hoche la tête et se replonge dans ses affaires alors qu'elle marche direction la sortie. Harvard, bâtit par la législature du Massachussetts en 1639 a été ainsi nommé en l'hommage de John Harvard un jeune pasteur puritain de Charleston qui à léguer sa bibliothèque et la moitié de ses biens à cette institution. Harvard a été créée sous le parrainage de l'église. Comme la plupart des personnes le savent, cette université est la crème de l'élite, la plus prestigieuse des Etats-Unis, située à Cambridge, elle est une université de l'Ivy League.
Les plus grands leaders politiques y ont été baptisé, y sont nées comme, John Adams, Barack, Obama, Franklin Roosevelt ainsi que des Stars du cinéma, Matt Damon, Natalie Portman, Bill Gates, l'homme d'affaire. Beaucoup d'écrivains y sont issue. Ceux qui parviennent à passer ses portes et à en sortir diplômée sont ceux qui auront un rôle majeur dans le monde. Hope en fait partie, elle a toujours su qu'elle y laisserait son empreinte, ainsi que son père la fait et son père avant lui.
Dans la famille c'est une tradition auxquels on ne déroge jamais. Digne, prestigieux et intègre c'est la devise de la famille. Pourtant, Hope au fond aspire à quelque de chose de plus calme, de moins grandiose, elle se sent parfois déphasé, un peu à la dérive du monde. Elle a tout, sans doute trop, qu'est ce qu'elle pourrait avoir de plus ? Ce qu'elle essaie d'atteindre et d'obtenir est moins palpable, plus spirituel pourtant si elle veut percer les mystères de ce monde elle est à la bonne école.
Alors pourquoi est-ce qu'elle à ce sentiment de manquement et d'échec qui lui sévit la bouche. L'espace de l'université est très grand, on peut même appeler ça un domaine de deux-mille hectares. Il est composé de treize écoles et instituts, de quoi se perdre dans tout ça. Le vaste réseau de bibliothèque de Harvard abrite la plus ancienne collection privée des Etats-Unis de quoi ne pas avoir assez d'une vie pour satisfaire sa curiosité. Hope en ce moment même se trouve dans l'une des grandes bibliothèques, les murs blanc cassés et ses piliers élargissent encore plus l'espaces, les tables en bois poncés en rectangles font face à d'autres, des petites lampes s'y trouvent.
Les livre à ou ne plus savoir qu'en faire sont ranger sur des grandes étagères en bois du même type que les tables. De magnifiques lustres en rang les uns derrière les autres éclairent l'endroit de part et d'autre. Le toit est vouté et creux et des fenêtres en verre y laissent filtrer le soleil. Les piliers en colonnes séparent les grandes tables aux petites qui se trouvent dans un coin un peu plus priver. Des fauteuils gris sont collés de dos, afin d'y être plus à l'aise. Hope à opter aujourd'hui pour une des grandes tables.
Le sol qu'elle passe avec élégance et classe brille de mille feu, comme s'il vient d'être vernis. C'est la tête haute qu'elle s'assoit à un banc vide, les étudiants en la voyant bavardent et chuchotent. Elle y est habituée de par son statue elle a l'habitude d'être dans les conversations que ce soit positifs ou
négatives, cela l'atteint pas. De plus son père fait la une des journaux et de télévisions de quoi être le centre d'attention et tout le monde essaie de grappiller et de briller à son égard et son insu, c'est ça le jeu.
Elle n'a pas le temps de se prêter à des activités aussi stupides, l'université regorgent de personnalité en tout genre et ceux qui sont de la haute peuvent s'avérer cruel entre eux. Mais elle n'est pas de ce bord, Hope est peu sociable. Sauf peut-être avec Ivy Graham, l'indomptable et la fêtarde fille d'un
ministre de la finance... personnes n'osent lui chercher des noises. Hope qui trouve cela un peu enfantin de se limiter à une certaine classe sociale. Ivy est du même avis et toute les deux, elles exècrent ceux qui pense le contraire, le monde change et il
faut suivre le mouvement.
Elles se connaissent depuis autant qu'elle s'en souvienne, elles ne sont jamais l'une sans l'autre et leurs parents sont amis depuis des générations. Elles ont fréquenté les mêmes milieux, les mêmes centres de loisirs et les mêmes écoles. Elles savent tous les l'une de l'autre, absolument tout. Mais depuis qu'elle avait déménagé à Marblehead, Ivy n'avait jamais visité sa maison, de quoi éveiller ses suspicions.
- Tu as été spectaculaire, aujourd'hui avec Monsieur Miller, il avait l'air dépité, il n'a même pas bronché. Je suis certaine qu'il s'attendait à ce que tu t'éparpille mais tu as pris ça à bras le corps et tu as dompter la bête. L'informe Ivy en s'asseyant bruyamment sur le banc ce qui faisant sursauter les étudiants.
- J'ai tendance à être dans la lune en ce moment, il a eu raison, je me dissipe trop. Souffle-telle alors que l'écran de son ordinateur reflète dans ses yeux verts.
- Tu es trop dur avec toi-même, Hope, tu bosses comme une malade, même la nuit. C'est moi qui suis trop dissipé, je m'endors sur mes dossiers. Le matin quand je me réveille, ils sont recouverts de ma bave immonde. Dit-elle en grimaçant.
- Prends du café, ça va t'aider à te garder éveiller, c'est ce que je fais. Je dors seulement quatre à cinq heure mais ça me suffit. L'examen du premier cycle approche. Je ne dois pas me relâcher et surtout pas toi.
Ivy souffle sur l'une de ses mèches rebiquantes avant de poser ses deux mains sur ses joues, il lui donnant des allures de poupin.
- On t'as déjà dit que tu étais d'un ennuie affreusement mortel ? Persifle son amie.
- Et toi un peu trop nonchalante ! Rétorque-t-elle amusé. Tu devrais commencer à traiter les différents groupes dits positif et négatif, si tu ne veux pas te retrouver submerger par tes cours. Puis elle ajoute en tournant son ordinateur vers elle. Tiens, regarde, je me suis fait un planning, les jours ou je dois bosser et les pauses. Fait comme moi et je peux t'assurer que tu ne seras plus désorganisé, tu manques juste de discipline.
Ivy tapote sur la table, peu intéressé.
- On croirai entendre ton père ! Lui Fit-elle remarquer.
Hope se pince les lèvres, se renfrogne, vexé.
- On n'a rien à voir lui et moi. Ronchonne-t-elle.
Ivy ouvre son sac et dépose son ordinateur à son tour.
- Tu passes ton temps a renié ton sang pourtant tu ressembles à ton père plus que de raison.
- C'est faux ! Hausse-t-elle le ton, s'attirant à son tour les foudres de ses congénères. Quoi, on peut plus discuter ici, retourner à vos occupations, les débiles.
Ils froncent les sourcils se sentant persécuté, elle sourit.
- Tu fais quoi après, tu rentres à la maison ? Je suppose que tes hommes de l'ombres ne vont pas te lâcher d'une semelle. Je me disais que je pourrais venir à la maison comme ça je prendrais le plie, pour l'organisation. Je n'ai pas vraiment suivi le cours aujourd'hui, j'ai besoin de tes lumières.
Elle se tend instinctivement, comme à chaque fois et décline sa proposition comme toujours. Les secrets des Chester peuvent s'avérer bien pesants, parfois. Elle grince des dents... peut-être que pour une fois, elle pourrait faire confiance... « Non, mauvaise idée ! ».
- Je sais que tu es du genre asociale et que tu n'aimes pas inviter des gens, mais pour une fois tu pourrais faire une exception, c'est toujours toi qui viens chez moi. Tu as peur que je découvre un taudis ? La questionne-t-elle. Je te promets de ne pas te juger.
Pendant quelques secondes Hope se contente de l'observer luttant contre une dualité devenu familière. Une mine sombre ombrage son visage et Ivy se ferme.
- Si tu ne veux pas, c'est pas grave...
- OK ! Lâche-t-elle sans faire attention. Va pour chez moi.
Ivy hausse les sourcils, perplexe avant d'afficher un sourire vainqueur.
- Super ! S'écrie-t-elle.
De nouveau, leurs congénères leurs adressent des regards assassin, Ivy rabat ses cheveux roux sur le côté, ses yeux bleus océaniques pétillent de malice, elle fronce les sourcils et lève les épaules, indifférente. Hope dont les livres sont éparpillés un peu partout, les rangent pour lui faire de la place et se concentre sur sa dissertation, Ivy fait de même. Au bout d'un heure,Hope soupir et s'étire.
- On devrait s'interroger pour rester à la page, sois mon cobaye.
Ivy qui vient de mettre ses lunettes à écran bleu, les rehaussent sur son nez, elle opine du chef. Hope pose ses mains sur la table et lui adresse une moue espiègle.
- Qu'est-ce que la psychologie Ivy...
- Alors là tu me pose une vraie colle. S'amuse-t-elle à dire. La psychologie est principalement une science dédiée à l'étude des processeurs mentaux, tel que l'attention, la mémoire et la cognition. Il existe trois grandes branches de la psychologie : la psychologie
expérimentale, la psychologie industrielle et la psychologie clinique.
Hope en signe d'agrément se moque d'elle en frappant dans ses mains, Ivy les lui frappent gentiment.
- Rappel moi en détails qu'elles sont les trois branches de la psychologie ! La défie-telle.
Hope sort son thermostat à café. Ivy esquisse un sourire joueur tapant frénétiquement sur son mac.
- La psychologie expérimentale crée les bases scientifiques de la discipline et découvre grâce à des expériences comment fonctionne la conscience pour percevoir, de choisir et de penser. Elle étudie aussi les processus inconscients mais attention, c'est un inconscient différent de celui qui est étudié par la psychanalyse.
- Bien, bien, Mlle Chester poursuivez !
- Celle de la psychologie industrielle est adapté au milieu du travail afin de favorisé une meilleure adéquation entre les emplois et certaines personnalités. Aider les travailleurs à identifier leurs forces et leurs faiblesses et résoudre les conflits qui peuvent surgir dans les entreprises. La plupart des psychologues travaillent dans les ressources humaines. Précise-telle.
Ivy qui continue de taper sur son mac, elle aussi, sort une petite barre de céréale et y croque un morceau. Hope boit une gorgée de son café
.- La psychologie clinique est la branche de la psychologie qui traite la souffrance émotionnelle. La première école de psychologie clinique fut la psychanalyse, d'ailleurs petite note pour toi Ivy, elle a été créée par Freud. Ce qui signifie une énorme percée dans la compréhension des difficultés émotionnelle.
- Merci pour cette précision mais je le savais déjà ! Se vante-t-elle en lui postillonnant dessus.Hope lui adresse un regard ombrageux, Ivy ricane. Pardon c'est une pluie de mon humeur émotionnelle.
- Ahah, très drôle. Je vois qu'on fait la maligne passons à un autre sujet : quelles sont les préceptes de la psychanalyse ?
- L'inconscient, le complexe d'Œdipe, l'interprétation du transfert ainsi que la levée du refoulement, celle de l'analyse des résistances et l'émergence du désir. En pratique, la PSY fonctionne sur le principe des libres associations de l'analysant. La cure analytique est un voyage dans les méandres de l'inconscient. On allonge le patient sur un divan ou quelque chose de confortable. Il n'y a pas de contact visuel entre l'analysant et l'analyste et comme dans un voyage intérieur, le psychanalyste se doit d'être là pour indiquer les paysages que parfois, ils ignorent. Intervient Matt Branson, un habitant de Boston. Salut, les filles !
- Salut, Matt, tu es vraiment discret, je ne t'ai pas vu en cours ! S'informe Ivy alors qu'elle roule son paquet de céréales en boule.
- J'y étais pourtant et j'ai assisté à l'avènement de mademoiselle, Hope Chester à peu près comme tout le monde. Tu sais que tu es un peu considérée comme la Hermione Granger de la psychanalyse, ce qui a tendance un peu à énerver tout le monde. Tu passes ton temps dans les nuages et pourtant tu enregistre le cours à toute vitesse, Chester tu es un stock de mémoire à toi toute seule, je te hais. Dit Matt, dépité.
- Ne te mets pas dans cette état Branson, on a juste pas le même talent. Le tacle-t-elle gentiment. Revenons au sujet premier.
Il s'incruste pose son sac sur la table. Matt est un jeune homme aux cheveux cuivré et à la barbe rousse. Ses yeux noirs sont comme de la cendres et transpercent comme de l'acier, de l'extérieur il a l'apparence d'un homme dur et renfermer mais au fond 'est une crème.. Physiquement il est proportionnel, rien à envier au sportif mais pas de quoi faire fantasmer non plus. Il était présent au cours d'aujourd'hui mais elle n'a pas fait attention.
- L'objectif de la psychanalyse est donc la guérison du patient, non ? Tente Hope de le piéger..
- Non, c'est son origine.
- La psychanalyse est une pratique de parole qui a des effets sur le langage. Le patient peut dire tout ce qui lui vient à l'esprit sans rien retenir. Dire à l'analyste se dont on souffre apporte un certain apaisement mais l'analyse n'est pas une catharsis destinée à quelqu'un qui aurait subi un traumatisme ou vécu une enfance difficile. Renchérit Hope en chuchotant. En séance, une à trois fois par semaine, durant parfois plusieurs années, le patient est allongé pour pouvoir associer plus librement. C'est la règle fondamentale des associations libres qui lui permet de découvrir les origines profondes de ses souffrances psychiques et de les dépasser.
- La psychanalyse consiste à remonter le fil de sa vie, petit à petit en le prenant par le bout qui vient après chaque séance par exemple : un souvenir, un rêve, une anecdote. On associe : à quoi ça nous fait penser, à quoi ça nous renvoie et quelles émotions ça suscite. Les mots réveillent la mémoire et amènent progressivement à la conscience, les fantasme et les scènes du passé qui ont déterminé son destin. Mais l'analyse n'est pas seulement une remémoration. Explique Ivy.
- Je suis d'accord, on découvre à quel point par des choses d'apparence infime, des choses de l'enfance, des paroles qui nous ont été dites, on y revient souvent dessus jusqu'à que la charge pathogène soit réduite. On travaille sur les identifications, (A qui ? Pourquoi ? Comment ?) sur les satisfactions (pourquoi tenons-nous à ce symptôme qui nous gâche la vie). On découvre la répétition dans le symptôme : toujours le même ratage de la vie, dans le métier ou dans le couple et on part à la recherche de notre désir... Réplique Matt.
- Au début de sa pensée Freud pensait qu'il suffisait d'expliquer au patient le sens caché de ses symptômes pour le guérir. Mais ensuite il a compris que la guérison ne survient que si le patient est actif en d'autre terme que s'il comprend lui-même l'origine de sa souffrance. C'est pour ça qu'il doit tout dire, sans rien retenir, sans trier les pensées et les images qui lui viennent à l'esprit...
Et ceci perdure pendant plus d'une heures, une heure à analyser et décortiquer leurs savoirs. Ayant finis leurs dissertations plus celle de Hope que lui a offert gentiment Monsieur Miller, ils rangent leurs affaires tout en présent en train de ranger leurs affaires tout en parlant de leurs cours qui précède.
- Tu as vu la tête de Marcel ? Il s'est encore incrusté dans une sorority. C'est tout lui ça, comment il fait pour être en cours après avoir enfiler presque tout une bouteille de vodka et s'être chouter au crack ? C'est vraiment quelque chose qui me dépasse et personne pour lui dire quoi se soit. S'exclame Matt.
- Que veux-tu qu'ils disent ? Ça ne changerai rien à la situation ! Intervient Hope.
- Ne crois pas ça, Miller la bien remarqué mais il est le fils d'un député démocrate de la ville, son père reverse certains pots de vins à l'école. Répond Ivy alors qu'ils sortent de la bibliothèque. C'est pour ça qu'il peut se permettre des écarts tant qu'il suit la cadence, ils fermeront les yeux. Nous sommes des privilégiés, parfois tu as tendances à oublier de quoi on peut être capable pour être bien vu, ici.
- Je ne suis pas issue de la même classe sociale que vous et il m'a fallu du temps pour comprendre, les enjeux, que tu appelles jeux de pouvoir. Moi, j'appelles ça être capricieux et trop gâté par la vie.
- Hilarant. Répond Ivy.
Hope, dubitatif remet une mèche de ses cheveux blond derrière l'oreille alors qu'ils se retrouvent dehors. L'air glacial du vent les frappent de pleins fouet, elle inspire un grand coup, frottant ses mains entre elles pour se réchauffer.
- Bon sang, tu es au courant de tout, tu es une bibliothèque Ivy Graham. C'est pour ça que tu terrifies tout le monde, ici. Rouspète Hope, d'un coup d'épaule. Je n'aimerais pas être sur ton chemin.
Ivy éclate de rire.
- C'est à ça que sers les soirées mondaines, Hope, à glaner des informations et s'ils s'avèrent qu'elles sont utiles quand tu peux les retournes contre les sujets concernés. C'est un des jeux du pouvoir,
tu en sais quelque chose. Violett Pinson, ça te rappelles quelqu'un... une petite brune que tu as fait virer de notre ancien lycée parce qu'elle te taper sur le système. Ce que tu pouvais être mauvaise à une époque. Je n'aimerais moi aussi pas me retrouver sur le chemin d'un Chester, vous êtes trop perfide.
.- Sur ce point je rejoins Ivy, tu étais une sacrée peste. J'ai eu droit à tout un passage de ta vie à la cantine. Une vraie terreur...
A se souvenir, Hope rougit de honte, elle n'était qu'une gamine en ce temps-là mais elle l'avait brisé. C'est une étape de sa vie qu'elle n'aime pas se remémorer. Enfant, elle s'était toujours comporter
comme une petite fille gâtée, tout lui était dû. Parfois, les élèves peuvent être mauvais entre eux, elle en est la preuve vivante. Elle pensait que le monde se tenait au creux de sa main, tel une pomme et qu'elle pouvait y plonger ses crocs. Elle a appris à l'usure, que la richesse et la notoriété ne faisait pas tout. Et c'est suite au décès de sa mère qu'elle apprit à être plus humble et plus humaine.
La maladie, la mort, sont de fortes prises de consciences. Elle avait compris qu'elle n'était en rien toute puissante et que le malheur, lui aussi pouvait la frapper, comme tout ses congénère. Plus tard, elle était partie faire amende honorable auprès de Violett Pinson. Évidemment elle n'eut aucun salut ni d'elle ni de sa famille, mais elle avait fait ce qui lui semblait juste. A cette époque elle était si en colère, contre Dieu, sa famille, le monde et bien sûr elle-même. Elle n'avait fait que rediriger cette colère sur les autres comme catalyseur contre sa propre
souffrance. Aujourd'hui, elle se sent en phase avec elle-même et plus épanoui même si le bonheur persiste à vouloir lui échapper constamment. Son ventre se met à gronder.
- C'est une époque de ma vie qui ne mérite pas d'être évoqué et tu le sais. Les gens changent... J'ai changé, là est le principal.
Matt hoche la tête.
- Mais tout au fond de toi, tu sais qu'une part de cette pétasse arrogante subsiste, elle sera toujours là, dans tes moments de colère. Au fond, est ce qu'on ne se complet pas dans ce mot qu'on appelle changement alors qu'on se contente de tout camouflée ?
- Je n'ai pas la même vision que toi, ce que tu dis revient à dire qu'on se ment à soi-même et qu'on ne peut pas changer sa nature profonde, c'est faux. Je vois l'être humain comme une pâte que l'on peut modeler à sa guise. Au finale n'est-ce pas pour ça qu'on a choisi cette voie, pour la complexité et l'incohérence que peut-être, l'être humain.
Matt remet son écharpe et son bonnet avant de souffler dans ses mains pour les réchauffer. Le froid est polaire, ici et leurs joues par cette automne sont rougis.
- D'accord avec Hope, tu as parfois une façon bien à toi de voir les choses, Ivy et c'est pour ça que j'aime débattre avec toi. Cette fois-ci c'est Hope qui marque le point. Bon, si on allait manger, j'ai la dalle.
Ivy se renfrogne empoigne les bras de ses deux camarades et c'est ainsi qu'ils se dirigent vers le lieu de restauration. Le reste de sa journée fut éprouvant mais pas moins intéressante hormis le cours de mathématiques qui lui fut un supplice visuel. Monsieur Flint comme toujours ne l'avait pas louper, il a au moins le mérite de la traiter de façon ordinaire, ce qui n'est pas pour lui déplaire. Bien, que l'humiliation cuisante qu'il lui avait réserver aujourd'hui, elle s'en serais bien passé. La journée passe en coup de vent et le stress de la fin des cours la gagne. Elle déteste partir d'ici, ce n'est pas vraiment Harvard qu'elle apprécie mais le calme et son ambiance sécurisant. Mais comme toujours la réalité prend un malin plaisir à la ramener auprès d'elle.
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