Sirius Black x reader : Dispute et quiproquo

-"Pourquoi est ce qu'elle nous évite ?"

Sirius Black, gryffondor très populaire à Poudlard, regardait d'un air jaloux une jeune fille au long cheveux C/C rigoler avec une fille à la cravate bleue et bronze. L'intérêt que se portait les deux jeunes gens étaient palpable et ne semblait pas vu d'un très bon œil par l'observateur de la scène qui les scrutait avec rancœur. L'amertume de sa voix, son regard noir de colère et sa mâchoire contractée renvoyaient tous les signaux de sa terrible jalousie. À ses côtés, appuyé contre un mur, Remus Lupin lisait tranquillement sans réellement faire attention à son ami.

-"Sérieusement Moony, elle ne nous parle plus depuis deux semaines et voilà qu'elle côtoit ce genre de personne."

Le brun qui jusqu'ici n'avait pas prononcé un seul mot, releva son regard détaché vers Sirius qui ne décolérait pas. Tournant alors ses yeux pour jauger le "genre de personne" qu'était la Serdaigle en question, il replongea aussitôt après son attention sur son bouquin. Il ne fit que marmonner quelques mots à l'adresse de son ami dans l'espoir de lui faire ouvrir les yeux :

-"Elle a l'air d'être tout à fait normale et même gentille."

Le rouge et or fit un bruit de langue désapprobateur et s'exclama aussitôt :

-"Justement, elle n'a rien de particulier ! Elle est banale !"

Remus planta ses yeux dans ceux de Sirius l'air fatigué. Décidément il se demandait si ses meilleurs amis ne pouvaient pas arrêter d'être obsédés par une fille. Cela n'est pas facile à supporter pour lui qui subit leur lamentations pour l'un et contemplations pour l'autre. D'une voix lasse il décréta :

-"Il n'y a pas de mal à l'être."

Sirius soupira et attrapa les épaules de son ami entre ses mains. Il ne comprenait pas son problème.

-"Mais Moony, T/P n'est pas quelqu'un de banal. Elle est... Bien trop intéressante pour lui."

Un soupire de résignation sorti des lèvres de Remus qui tenta de faire abstraction des plaintes de Sirius. Ce dernier continua sans prêter attention au désintérêt évident de son meilleur ami :

-"J'avais bien remarqué qu'elle s'éloignait. Mais pas à ce point ! Elle ne nous parle plus, m'évite tout le temps et traîne avec d'autres personnes en permanence. J'ai essayé d'aller lui parler mais elle m'esquive tout le temps."

Face à lui, tu venais de croiser son regard. Vos yeux se fixèrent un instant, échangeant d'innombrables questions muettes. Sirius ne voulait pas détourner son regard du tien, ancienne amie des maraudeurs, qu'il trouvait si magnifique. Remus qui n'avait pas suivis cet échange silencieux entre les deux jeunes gens déclara en n'entendant plus son ami :

-"Tu es jaloux et elle te manque Padfoot c'est tout. Si elle est partie c'est qu'elle a sûrement une bonne raison et malheureusement, tu t'es rendu compte que tu es fou d'elle trop tard."

Sirius tourna des yeux étonnés vers le rouge et or qui était toujours incroyablement bien concentré sur les lignes qui défilaient devant ses yeux. À court de mot pendant quelques secondes, le gryffondor se reprit :

-"C'est complètement faux ! Liz est mon amie. Et c'est normal qu'elle me manque, je m'amusais bien avec elle."

Toujours focalisé sur son livre, Remus soupira en marmonnant :

-"C'est bien ça le problème. Tu as trop joué avec ses sentiments. Tu as perdu maintenant Padfoot. Et désolé de le dire mais c'est mieux pour elle. Je ne suis pas sûr que tu aurais pu tenir une réelle relation."

Décontenancé, Sirius ne sut pas répondre d'une autre façon que par le sarcasme. Il était sincèrement blessé par la véracité des propos de son meilleur ami. Il savait pertinemment qu'il n'était pas le genre de personne à rendre heureuse une fille telle que toi. Chaque fois qu'il t'observait il comprenait désormais à quel point il avait tout gâché. Il regrettait. Énormément. Et ne rêvait que d'une seule chose. Te prouver qu'il pourrait être celui capable de te faire rire, rougir et sourire comme cette serdaigle et surtout comme il le faisait avant. Il y aurait simplement quelque chose d'autre en plus, du moins il imaginait.

-"La confiance règne."

Avec un petit sourire satisfait naissant sur son visage et face à ton visage qui riait aux éclats en posant ta main sur le bras d'une fille aux joues très rouges, Remus affirma :

-"Tu n'as pas nié."

Sirius tenta de contenir sa honte, son ego blessé, sa jalousie et sa colère. Il ne put desserrer sa mâchoire et pensa alors qu'il ne pouvait pas t'aimer, toi, son amie tant est qu'il pouvait toujours t'appeler comme ça. Cependant au fil des jours qui passaient, il sentait indubitablement que tu lui manquais terriblement et beaucoup plus qu'à ces autres amis. Il ne pouvait s'empêcher de t'observer et rester des heures éveillé à chercher la réponse de ton soudain éloignement. Il ne concevait tout simplement pas sa vie sans toi à ses côtés. Amicalement bien sûr. C'était ce qu'il se répétait en boucle sans cesse tentant de se persuader qu'il ne ressentait rien de plus que de l'amitié envers toi et ton pétillant caractère. Mais son cœur se serrait chaque jour un peu plus de te voir être heureuse loin de lui et avec d'autres personnes. Les Maraudeurs commençaient à remarquer une baisse de moral évidente chez leur ami et ne savait pas comment l'aider. Après tout, ils se doutaient que tu t'étais éloignée parce que tu en avais assez de voir Sirius draguer toutes les filles de cette école. Depuis leur troisième année, tu t'es laissé avoir par les charmes de son ami et en a malheureusement fait les frais. Sirius Black n'est pas du genre sentimental et sérieux. Et cela commençait à trop te faire souffrir. Tu ne voulais pas blesser le gryffondor en s'écartant de leur petit groupe mais tu ne pouvais pas savoir à quel point Sirius vivait mal votre éloignement. Tu continuais de voir Remus quelques fois et vous tentiez le plus possible d'éviter le sujet de cette dispute silencieuse. C'était un de ses fameux jours pendant lesquels Remus se retrouvait seul ce qui arrivait rarement que toi et lui vous vous installiez à la bibliothèque et parliez en chuchotant que le gryffondor décida de te parler de Sirius. Ton regard C/Y se perdait dans le vague ne prêtant même pas attention au monde qui l'entourait. Tu repensais à combien il était dur de se retrouver éloignée de cette bande d'imbéciles. Cela te faisait mal de l'admettre mais les Maraudeurs te manquaient énormément. Remus posa sa main sur ton épaule mais tu sursautas à ce contact.

-"Désolé je ne voulais pas te faire peur..."

Tu hochas doucement négativement la tête signifiant silencieusement que cela n'avait pas d'importance. Ton regard interrogateur se fixa dans celui à la fois triste et gêné de Remus et tu te mis à penser que plonger tes yeux dans ceux de Sirius te manquait aussi énormément. Tout te manquait chez lui. C'était horriblement dur à admettre. Tu détestais t'être attaché sentimentalement à lui. Selon toi, tu avais tout gâché à cause de ton stupide cœur qui n'a pas su se taire. Pourquoi lui ?

-"Tu sais T/P... Tu nous manques beaucoup et... Surtout à Sirius en fait. Je pense que tu devrais lui parler. Tu n'as plus rien à perdre maintenant que vous n'êtes plus amis."

C'était comme si Remus venait de t'asséner une claque en plein visage. Tu venais de réaliser qu'ils n'étaient plus amis. Que plus personne ne te considérait comme l'acolyte des turbulents Maraudeurs. Non tu n'étais plus qu'une inconnue parmi tant d'autre pour eux. Cela te brisait le cœur. Toi qui les aimais tant, voilà que tu ne représentais plus rien. Factuellement, vous n'échangiez plus rien : plus de fous rire, plus de colères, plus de colles, plus de soirées interminables, plus de sorties à Pré au Lard. Plus rien. Une larme roula sur ta joue sans que tu ne puisses l'en empêcher. Ta fierté te fit aussitôt regretter cette baisse de garde mais le mal était fait. Remus fut décontenancé quelques instants avant d'essuyer doucement comme s'il avait peur de te faire mal la goutte salée de ta peau. Sans un mot tu ne réfléchis pas et pris d'un soudain élan de solitude, tu réclamas une étreinte. Pendant un moment tu te sentis plus légère. Remplie de remords et de questions mais tout de même moins tourmentée. Le gryffondor avait ce talent. Apaiser les personnes autour de lui. Qu'elles soient tristes, hyperactives ou en colère, il sait trouver les mots et faire ce qu'il faut pour calmer le comportement et l'esprit de ces derniers. Et c'est ce qu'il se passait. Ta tête posée sur l'épaule de ton ami tu oubliais à quel point tu te sentais affreusement seule. Heureusement que Lily était là pour toi. Bien qu'elle passait de plus en plus de temps avec James. Tu te remémoras que nombres de fois tu avais du l'empêcher d'harceler la jeune fille. En repensant au comportement ridicule d'un de tes anciens meilleurs amis tu souris sincèrement. Ce qui n'était pas arriver depuis longtemps.

Soudainement une silhouette se posta devant vous. Tu relevas les yeux et tombas sur le visage énervé de Sirius. Les lèvres tordues en un rictus de pure colère, sa mâchoire contractée, ses bras croisés, le gryffondor paraissait totalement hors de lui. Penaude, tu lanças un rapide regard à Remus qui ne semblait pas en mener large non plus. Que faisait-il ici ? Il ne venait jamais à la bibliothèque habituellement.

-"Je peux savoir pourquoi vous êtes ensemble ? Et ça veut dire quoi ça ? Remus, tu te fous de moi ? Je ne comprends pas pourquoi tu ne m'as pas dit que tu voyais toujours T/P(complet) alors que tu sais très bien qu'elle nous manque tous !"

Ton cœur se serra en constatant la position dans laquelle tu avais mise Remus. Il semblait chercher ses mots pour se justifier et le visage blanc de tristesse de ton ami te fit terriblement mal. Mais le pire est le prénom qu'avait utilisé Sirius. Jamais il ne t'avait appelé complet. T/P. Un couteau se planta dans ton abdomen et tu retint les larmes qui montaient à tes yeux et menaçaient de couler depuis maintenant trop longtemps. Sirius continuait sur sa lancée bien décidé à comprendre pourquoi son meilleur ami avait vu en cachette la personne dont il plaint continuellement son absence.

-"Est ce que tu te rends compte d'à quel point ça me fait mal ? Et puis vous savez quoi ? Allez vous faire foutre. Surtout toi T/N. Si tu n'avais pas décidé de nous abandonner du jour au lendemain rien de tout ça ne serait arriver !"

T'y te retrouvas là, pantoise, aux côtés d'un Remus abasourdi l'air coupable sur le visage. Jamais Sirius n'avait élever la voix contre vous deux. Jamais tu n'avais entendu autant de rancœur dans la voix de ton si regretté ancien ami. Ton cœur hurlait de douleur face à la déception qu'il lisait dans les yeux sombres du lion hors de lui. Il ne pouvait pas comprendre à quel point il t'avait fait souffrir.

-"Ne blame pas Remus ! Heureusement que je l'ai dans ma vie sinon je ne sais pas comment j'aurais pu faire face à tout ça !"

Le garçon en question ne parlait pas bien trop occupé à tenter de rattraper la situation en cherchant une phrase à dire pour nous calmer. En bon médiateur, Remus était prêt à tout pour vous réconcilier et on pouvait presque entendre les rouages de son cerveau se mettre en place.

-"C'est ça, va te consoler dans les bras de Remus... Ah mais attends... C'est déjà fait apparemment ! Comme si ce n'était pas toi qui m'a... nous avait laissé !"

Tu te relèvas du haut de ta petite taille précipitamment, buyonnante de colère pointant ton doigt accusateur vers le rouge et or tout aussi énervé :

-"Et tu penses que je suis partie pourqoi ?"

Sirius se stoppa soudainement. Il ne savait quoi répondre car il cherchait cette réponse depuis bien trop de temps maintenant. Te voir toi, sa belle gryffondor, autant en colère contre lui, lui faisait mal au cœur. Bien plus qu'il ne voulait l'admettre. Ses yeux envoyaient des éclairs qui se heurtaient à ton regard froid remplie d'une tristesse et d'une colère accumulée depuis trop de temps :

-"Tu ne peux pas comprendre à quel point ça me fait mal de t'avoir loin de moi tout le temps. Tu es mon amie. Je t'aime autant que j'aime James ou Remus et tu sais très bien que je ne les laisserai jamais tombé quoi qu'il arrive. Tu ne sais pas ce qu'est l'amitié pour nous avoir abandonné comme ça."

-"Et toi tu ne connais rien à l'amour ! Tu ne sais pas distinguer les différentes formes qu'il prend ! Tu n'as jamais aimé que tes amis tu ne peux pas comprendre pourquoi je vais mal !"

Ces paroles touchèrent Sirius de plein fouet. Il ne comprenait rien mais avait enregistré le message. Il était nul en amour. Il ne connaissait pas ce qu'il voulait dire et pourquoi tout le monde trouvait cette chose si fabuleuse comme James aimait Lily et sa famille. Il ne connaissait que l'amour fraternelle et amicale. Et encore il n'était pas très doué parfois. Il enchaînait les relations courtes et les histoires d'un soir parce qu'à chaque fois il se disait que quelque chose n'allait pas. Que tout était trop lisse ou pas assez intéressant. Il avait grandi sans amour et avait tenter d'enterrer sa terrible éducation mais là, tu venais de rouvrir ses plaies. Tu t'en rendis d'ailleurs compte face au visage froid et triste de Sirius. Jamais au grand jamais, l'idée de le blesser ne t'avait effleurer l'esprit. Seulement tu n'avais pas pu t'empêcher de lui faire comprendre à quel point il avait été mauvais pour toi. Tu esquissas alors un mouvement vers lui dans l'espoir de rattraper mes choses mais Sirius recula subitement touché au plus profond de lui par tes mots blessants.

-"Non... Sirius s'il te plaît... Je suis désolé..."

Il hocha négativement la tête et tourna les talons. Tu sentis ton cœur se briser en millier de petits morceaux face à cette réaction de Sirius et la tristesse qui avait voilé ses yeux. Tu observas le gryffondor partir beaucoup plus calme qu'à l'arrivée car désormais une larme roulait sur sa joue. Sans contrôler tes émotions qui te submergeaient, tu fondis en larmes en constatant à quel point tu venais de ruiner votre relation. Dire que tu étais triste serait un euphémisme. Tu sentais chaque partie de ton corps hurler leur désespoir de ne pas pouvoir sentir Sirius plus proches, hurler de la douleur de l'avoir blesser alors que tu t'étais promis que jamais il ne ressentirait à nouveau le terrible chagrin qui l'avait bercer dans son enfance. Remus qui avait été silencieux tout le long hésita à rejoindre son ami ou te prendre dans ses bras pour te réconforter. Il choisit la deuxième option et vint te serrer contre lui. Tu te laissas aller à penser que tu aurais aimé que se soit le corps de Sirius qui soit si proche de tien mais le réconfort que t'apportait Remus te permettait de souffler.

-"J'ai tout gâché Remus... Jamais Sirius ne voudra me parler maintenant..."

Il caressa délicatement tes cheveux en te murmurant que tout allait bien puis déclara un fois tes pleurs taris :

-"Je ne sais même pas comment il va réagir... Tu as encore une chance si tu prends ton courage a deux mains et va t'excuser pour lui avouer clairement pourquoi tu es partie..."

Tu hochas alors faiblement la tête et tenta un vague sourire à ton ami qui t'observait tendrement. Remus s'excusa et déclara qu'il devait aller présenter des excuses à Sirius pour lui avoir cacher vos petites réunions secrètes. Tu restas là, seule, dans la bibliothèque, dans ce coins si sombre que personne ne vous avait vu en dehors de Sirius, afin de tenter de trouver un moyen de te faire pardonner.

Remus quand à lui tentait de retrouver son meilleur ami. Il marchait rapidement dans tout le château mais aucun signe de Sirius. Il entra alors dans la salle commune des gryffobdor et monta dans leur dortoir ne l'apercevant pas parmi la masse d'élèves qui peuplait la pièce. Lorsqu'il franchit le seuil de la porte, il entendit un reniflement provenir d'un des lits. Il s'approcha alors et découvrit son ami assit, les genoux repliés contre lui, quelques larmes encore sur le visage. Il faut dire que Sirius ne pleurait jamais. Il avait vécu tellement d'atrocités en étant jeune qu'il s'était anesthésié de la douleur. Quand il avait quitté sa maison il ne s'était même pas retourné, quand il s'était disputé avec son frère il n'avait même pas esquisser une émotion n'en restant pas moins profondément blessé et quand il s'était fait larguer par une poufsouffle qui avait peur de se faire tromper mais qu'il appréciait vraiment il n'avaitpas témoigner la moindre tristesse. Retrouver son ami dans cet état était donc très peu commun pour Remus qui sentit son cœur se serrer.

-"Qu'est ce que tu fous là Remus ? T'es pas en train de réconforter T/P(surnom) parce qu'elle vit quelque chose de très compliqué en ce moment ?"

L'ironie dans la voix de Sirius cassa en prononçant ton surnom. Remus tiqua quand il vit que le gryffondor ne l'appelait pas par son surnom mais vint s'asseoir tout de même sur le bords du lit. Sirius hésita quelques secondes seulement avant de tomber dans les bras du loup garou. Ce dernier étonné du pardon rapide de son ami à la rancune si tenace habituellement ne se posa pas trop de question et reconforta Sirius comme il venait de le faire avec toi.

-"Elle me manque Moony..."

Cette scène aurait briser ton pauvre petit cœur pensa Remus au point que tu lui aurais sûrement avouer ton amour. Mais là n'était pas la question, il était temps que Sirius accepte ses sentiments. Qu'il arrête de voir toutes ces filles et draguer tout ce qui bouge.

-"Tu sais très bien pourquoi tu es dans cet état Padfoot."

Ce dernier releva son visage pour observer son ami qui ne cilla pas. Il fallait que Sirius comprenne

-"Je ne comprends pas... T/P(surnom) me manque et elle vient de me dire que je ne la comprendrais jamais, que je ne connaissais pas l'amour, que j'étais bon à rien et qu'elle est amoureuse de quelqu'un d'autre. Tellement qu'elle nous a laissé pour aller passer tout son temps avec Mme Serdaigle à la noix."

Remus sourit tendrement à l'entente de ces mots. Il savait que Sirius ne comprenait pas sa colère et sa tristesse d'une scène qui aurait bien moins d'importance si elle s'était jouée avec une autre personne. Tentant de trouver les mots, le lycantrope se tut pendant quelques secondes.

-"Quand est ce que tu vas réalisé le pourquoi du comment elle te manque ?"

Le brun s'éloigna subitement arborant un regard triste et surpris :

-"Qu'est ce que tu insinues Moony ?"

Celui ci sentit que son ami commençait à comprendre mais qu'il n'était pas réellement d'accord. Sirius savait au fond de lui ce dont Remus tentait d'aborder comme sujet mais il ne voulait pas. Il avait remarqué à quel point il ne pouvait plus s'empêcher de penser à sa belle C/C. Tu habitais ses pensée à chaque minute, le jour comme la nuit, du rêve le plus tendre au plus torride. C'est d'ailleurs après un de ces rêves dans lesquels son corps et le tien ne faisaient qu'un luisant de sueur et haletant de plaisir qu'il a réellement compris que tu comptais bien trop à ses yeux. Et pour la première fois de sa vie, Sirius fut honteux d'avoir imaginer ses mains découvrir l'anatomie dévoilée d'une si belle jeune femme. Mais il n'avait pas le droit de fantasmer sur toi, sa meilleure amie. Il n'avait pas le droit de vouloir t'embrasser chaque fois que tu souriais. Il n'avait pas de le droit de sentir son corps réagir lorsque vous vous faisiez un simple câlin rapide amical. Alors pour palier ce désir brûlant, Sirius a fait ce qu'il sait faire de mieux. Draguer. Inlassablement il ramenait de nouvelles filles dans son lit pour se prouver que le plaisir si bref que lui apportait ces filles voulaient dire qu'il n'était pas tombé amoureux de toi. Mais désormais, tu as quitté son quotidien et il ne peut même plus avoir un regard tendre de ta part comme avant. Sirius errait désormais comme une âme en peine. Plus rien n'avait de saveur maintenant qu'il t'avait peut être perdu pour toujours. Et il s'était dit que ce n'était qu'une phase, qu'il oublierait ou que son chagrin et ses sentiments disparaîtront, mais cela est tout autre. Te voir toi, l'objet principal de ses pensées, avec cette Serdaigle fut pour lui un déchirement. Parce que voilà le réel problème qui empêchait Sirius de se déclarer. De un, tu étais sa meilleure amie et de deux tu étais, le croiyait-il homosexuelle. Et cela est non négligeable. Sirius pouvait avoir toutes les filles de Poudlard mais il tombait amoureux d'une des seules qui n'était pas attirer par lui et son penis.

-"Sirius pourquoi est ce que tu regardes dans le vide ?"

Remus agitait sa main devant le visage de son ami en tentant de le faire revenir sur terre. Sirius ne se déconcentra pas pour autant et déclara de but en blanc.

-"J'aurais préféré avoir un vagin et des seins."

Le loup garou ouvrit de grands yeux face au souhait du brun fixant toujours un point invisible mais bel et bien présent.

-"Pourquoi faire Padfoot ?"

-"Parce que comme ça, T/P m'aurait peut être regardé comme elle regarde cette Serdaigle."

Remus resta figé. Est ce que Sirius pensait réellement que tu n'aimais que les filles ? Certes tu n'es jamais sorti officiellement avec des garçons à Poudlard mais il y en a eu. Et tu n'as jamais déclarer que tu étais seulement attirée par la gente féminine. Quoi que ta seule réelle relation qui a duré de ta quatrième à la fin de ta cinquième année était avec Charlie, une belle Poufsouffle atypique. Sirius à du tirer des conclusions attives et à posé un mot décisif sur ta sexualité. Remus, incrédule, soupira face à la bêtise de son ami au long cheveux sombres qui le scrutait les yeux encore embués.

-"Mais Padfoot... Qu'est ce que... Tu réalises que tu te retiens d'avouer tes sentiments à T/P depuis plusieurs années parce que tu penses qu'elle est lesbienne ?"

Sirius hocha la tête peu sur de lui. Il ne comprenait plus trop où Remus voulait en venir.

-"T/P est bi. Enfin le terme correct est pan mais quoi qu'il en soit toi et ton penis vous ne la dérangez pas, loin de là même."

Sirius resta pantois. Il ne savait pas comment enregistrer l'information. Le nombre de fois que des petits moments ambiguës se déroulaient il se disait que tu étais peut être seulement très tactile mais que le soir tu te retrouvais dans le lit d'une fille sans tout ce qui faisait de lui le garçon plein de testostérone qu'il est. La nuit lors d'une soirée un peu arrosée où tu t'étais jetée sur lui pour lui embrasser la joue et que vous étiez restés toute la soirée enlacés, il avait pensé que ta récente séparation y était pour quelque chose et que tu avais besoin d'affection. Jamais Sirius n'avait autant ignoré les regards équivoques des autres filles ou leur corps qui se déhanchaient. Il te serrait contre lui, sa belle C/C aux yeux C/Y, et tu te collais contre lui le regard un peu vitreux. Il avait été aux anges toute la soirée et lorsque tu t'étais endormie sur lui sur le canapé de la salle commune il avait cru tout t'avouer sur le champ. C'est cette soirée là que James comprit à quel point son meilleur ami t'aimait. Ses yeux remplis de tendresse. La façon protectrice qu'il avait de te serrer contre lui. Ses doigts qui jouaient distraitement avec une des mèches de tes cheveux le regard un peu mélancolique. Le jour où Remus a compris à son tour c'est lorsqu'un ignoble serpentard t'avait traité de sang de bourbe car ton seul parent sorcier était mort pendant les grandes vacances. Sirius fut tellement hors de lui qu'il se jeta sur le serpentard pour un combat sans baguette. Celui ci fut si amoché que Sirius du aller en colle avec McGonagall et Rusard jusqu'à la fin de l'année qui venait de commencer excepté pour les soirs de pleine lune afin d'aider Remus. En l'apprenant tu avais un peu réprimander Sirius avant de lui sourire et de le prendre dans tes bras. Lorsque tu déposas un baiser sur la joue de ton ami et que tu murmuras que tu étais heureuse de l'avoir dans ta vie, le lion se liquéfia et aurait pu se jeter sur tes lèvres s'il n'était pas rester bloqué par tes paroles. Nombre de fois tu avais su trouvé les mots pour lui montrer qu'il pouvait compter pour quelqu'un. Tu arrivais à le rendte unique à ses propre yeux et lui donnais l'impression qu'il n'était pas tout ce que ses parents disaient de lui. Quand il était avec toi, il était bien plus que ce qu'il est possible de nommer. Avec un sourire niais toute la soirée Remus comprit que son ami était tombé éperdument amoureux de sa meilleure amie et que c'était bien trop tard pour revenir en arrière.

-"Mais Moony c'est pas possible T/P n'est jamais..."

Remus soupira et frotta le dos de son ami dans un signe de réconfort :

-"Va lui parler. T/P tient énormément à toi. Tu lui manques énormément aussi. Et elle s'en fiche de cette Serdaigle. Elle aime quelqu'un d'autre."

-"Super... Un concurrent en plus..."

Remus soupira à nouveau traitant mentalement son ami d'imbécile et insista sur le fait qu'il devait aller lui parler. Mais Sirius préféra se rouler en boule dans sa couette en prétextant un mal de tête. Il n'était pas prêt à t'affronter. Après tout le problème reste le même. Tu aimes peut être les hommes autant que les femmes, tu ne l'aimes pas lui. Et ça lui fend le cœur. Il a tellement cru et espéré que cela passe, qu'il oublit son amour qui hurlait au fond de lui. Mais il n'a pas réussi à oublier le bonheur que représente la simple petite attention. Et te voir le rejetter avec de vrais mots s'il venait à t'en parler serait trop dur pour lui. Il a assez souffert. Il voulait s'amuser. Cependant il t'aimait trop pour passer outre la façon dont tu faisais battre son cœur.

De son côté tu ruminais de sombres pensées et rêvais d'un monde meilleur dans lequel Sirius ne sautait sur tout ce qui avait des seins et était attirant sauf toi. Tu réalisais seulement maintenant que tu venais d'assister à votre ultime conversation. Une dispute. Que tu lui avais dit des mots blessants et que désormais tu devais pansser les plaies de ton cœur meurtri et abandonné par un garçon que tu aimais bien trop. Tu tentais de relativiser, de se dire que tu trouveras un amour aussi fort et passionné que celui qui t'animait pour Sirius Black. Mais tu ne pouvais t'empêcher de penser que retrouver un amour aussi fort est peine perdu. Tu ne savais comment te faire pardonner. Comment sourire a nouveau sans penser que plus jamais il ne lui sera destiné. Tu ne pouvais pas cautionner ne serait ce qu'une seconde de plus de l'absence de ce gryffondor dans ta vie. Muée par un courage que tu ne te connaissais pas encore, tu te rendis dans la salle commune et croisas James et Remus en pleine conversation. Lorsqu'ils te virent ils se turent et lancèrent un vague sourire.

-"Sirius est en haut ?"

Tu demandas impérativement en pointant le dortoir des garçons du doigt. Ils hochèrent la tête le regard flamboyant d'un nouvel espoir. Lorsque tu franchis le seuil du dortoir tu n'entendis rien en dehors du bruit du vent au dehors de la pièce. Tu t'aventuras un peu plus et trouvas allongé dos à toi ton beau lion qui faisait semblant de dormir. Cela te rassura égoïstement de voir que votre dispute l'affectait autant.

-"J'ai pas envie de venir James laisse moi."

Prise de panique face à la situation, tu voulus partir immédiatement. Cependant tu devais te ressaisir et tout avouer à Sirius dans l'espoir de sauver les meubles de votre relation. Tu t'assis alors sur le bord du lit le cœur battant et du bout des doigts effleuras délicatement les cheveux de Sirius. Celui ci se retourna surpris et le fut encore plus en découvrant ta présence dans la pièce. Tu esquissas alors un sourire d'excuse et retiras ta main en voyant le gryffondor s'asseoir dans le lit. Sirius ne pensait pas que la scène qui se jouait était réelle. Il ne pouvait pas y croire. Il allait parler mais tu l'en empêchas en posant son index sur sa bouche. Le gryffondor se mit à espérer que tu pourrais laisser traîner ce doigt sur tout son corps. Il se reprit tentant de cacher ses rougeurs et t'écouta :

-"Je suis tellement désolé pour tout à l'heure. Mais je me suis mise en colère parce que tu ne comprends jamais rien. Si je suis partie Sirius c'est parce que... Je ne pouvais pas supporter de te voir avec toute ces filles. Parce que... je... enfin... Ohlala j'y arrive pas et je me ridiculise."

Sirius resta interdit face à cette déclaration certe ratée mais tout de même adorable. Il ne put réagir tout de suite. N'y arrivait pas. Lui qui avait tant rêver de ce moment, il n'en savourait pas une seule seconde. Il n'avait qu'une envie : te dire que lui aussi il ressentait tout ça et que toutes les autres filles étaient transparentes à ses yeux. Il te voulait toi, seulement toi. Ne sachant pas réagir et te voyant se lever pour partir face à l'absence de réponse, il sortit de son état second. Il attrapa ta main et t'attira sur le lit contre lui. Le regard perdu tous deux, vous vous teniez l'un contre l'autre le cœur battant la chamade se dévorant du regard. Et Sirius se jeta sur tes lèvres. Tu etouffas un gémissement de ce désir enfin assouvi et repondit aussitôt. Tes doigts se glissèrent entre les mèches sombres de ton lion qui passa ses mains autour de ta taille t'attirant à califourchon sur lui et t'incitant plus te coller à lui. Votre envie depuis trop longtemps refoulée vous brisèrent toutes les barrières que vous aviez érigées et laissiez vos lèvres se mouvoir avec sensualité ensemble. Très vite le gryffondor demanda l'accès de sa langue à ta bouche qui entrouvrit les lèvres avec un soupir de satisfaction. Lorsque vos langues se rencontrèrent et entamèrent une danse endiablée des frissons recouvrirent instantanément votre peau. Une main sur la mâchoire de Sirius, tu savourais ce baiser et le goût sucré des lèvres de ton lion, lèvres que tu avais tant rêvé déguster. Par manque d'air vous durent vous éloigner mais aucun des deux ne voulaient en finir là. Sirius replongea rapidement vers ta bouche et tu acceptas volontier ce baiser en caressant le torse de ton amant, tes mains engouffrées sous la chemise du gryffondor. Nombres de fois tu avais eu envie de toucher la peau nue de Sirius. Maintenant que tu le faisais, tu sentais des milliers de papillons explosifs venir remplir ton ventre. Sirius lui grogna d'approbation et te renversa sous lui rapidement en t'embrassant de nouveau.

-"Moi... Aussi... Pour tout ce que tu as dit..."

Tu attrapas le col de la chemise de Sirius pour l'embrasser encore eneoulant tes jambes autour de sa taille. Vos bassins collés vous sentirent vos corps s'enflammer. Cette fois ci l'instant bien réel entre vous deux semblait presque impossible. Vous soupiriez de vous découvrir et savouriez chaque seconde de votre échange.

-"Ah et...Toutes les autres filles... Je m'en tape T/P(surnom)... Il n'y a que toi... Il n'y a jamais eu que toi et il n'y aura plus jamais personne d'autre que toi."

-"Qui aurait pu penser que Sirius Black était un tel lover ?"

Il rigola en te punissant d'un baiser et d'un coup de bassin pas du tout volontaire. Un gémissement rauque sortit d'entre vos lèvres scellées et tu sentis ton bas ventre chauffé d'envie. Votre baiser ardent vous transportait hors du temps, hors de l'instant présent vous offrant ce que aviez tant attendu. Tu ne pouvais compter le nombre de fois où tu avais imaginer cette scène dans tes rêves. Certe la peur de ce tournant dans votre relation déjà bien compliquée était bien présente mais là ton corps réclamait plus de baisers et plus de Sirius. Cependant un raclement de gorge vint briser cet instant tant désiré et rêvé par Sirius et toi.

-"Vous. Ne. Faites. Rien. Dans. Notre. Chambre."

Sirius et toi vous eloignâtes rapidement, gênés de cette intrusion dans votre moment intime. Le désir bouillonnant encore en vous, tu tentas de calmer la respiration haletante qui t'empêchait de parler tandis que ton rouge et or préféré attrapa un coussin pour le balancer sur James qui l'esquiva en riant. Tu te levas en rajustant ton haut et ton jean typiquement moldus et te sentis soudainement de trop dans cette chambre remplie de testostérone. Semblant le remarquer, Sirius se leva à son tour et vint s'approcher de toi en souriant, hésitant. Tu crus défaillir devant son visage si beau gêné de tout ce que vois veniez de dire. Il prit délicatement ta main et te souri en attrapant ta taille pour que tu viennes plus proche de lui. Tu sentais son cœur battre au travers de ton haut et de sa chemise au même rythme que le tien. Ses yeux sombres se perdirent dans les tiens clairs et se fut le rencontre la plus amoureuse que les deux gryffondor n'aient jamais vécus.

-"On est encore là... Juste pour prévenir."

Remus soupira et demanda à James de partir ce que ce dernier refusa en prétextant que vous alliez souiller l'innocence de la chambre. Tu te demandas si réellement Sirius n'avait jamais emmener une de ces conquêtes ici dans cette chambre. Mais celui ci ne te laissa pas le temps de penser qu'il vous entraîna loin des oreilles indiscrètes. Lorsque vous furent dans un coin désert du parc toi grelottante de froid et lui frissonnant il murmura :

-"Je suis désolé pour tout... J'ai pas pensé que... Enfin que je ne voulai pas te blesser... Eh puis je n'aurais jamais imaginer que tu puisses aimer les garçons aussi... Tu ne me parlais que de filles..."

Tu ris avant de le couper en écrasant tes lèvres contre les siennes. Il laissa un soupir s'échapper de sa bouche et te serras contre lui en répondant ardemment au baiser. Tu pus le dire haut et fort, Sirius Black embrassait vraiment très bien et au vu de ses mains qui cherchaient d'elles mêmes à te découvrir, son bassin effectuant une pression contre ton bas ventre tu compris qu'il n'était pas seulement bon pour les baisers. La suite de votre échange restera secrète. Mais de cette fabuleuse nuit naquit une relation forte qui put braver les plus houleuses tempêtes. Tu aimais ton lion et il t'aimais aussi. Même la mort ne peut séparer deux âmes qui s'aiment tendrement et réellement et bien que votre relation ne soit pas la plus parfait c'est celle sur tu avais choisie.

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