Chapitre 89

Hey tout le monde~ Voilà la suite un peu tardivement. Passez une bonne lecture et comme d'habitude n'hésitez pas à commenter~

De léger coups firent écho contre la porte, sans pour autant obtenir de réponse. Patientant quelques instants, Hoseok écouta le silence englober les lieux avant d'entrer sans y avoir été invité.

Plongée dans l'obscurité, la chambre n'autorisait aucunement l'intrusion des rayons solaires. Le tout, dans l'espoir d'instaurer un semblant de nuit à but reposant. De toute évidence, cela n'avait pas fonctionné. Le lit défait en attestait, témoin irrécusable de l'absence de son principal occupant. 

Le Hinvys balaya la pièce du regard tout juste éclairée par la lampe de chevet, jusqu'à tomber sur la silhouette recroquevillé de Taehyung. Assis contre un mur, le brun avait engouffré son visage contre ses bras et semblait en proie à d'incessants tremblements.

— Taehyung ?

L'interpellé inspira profondément avant de redresser la tête. L'espace d'une seconde leurs regards se rencontrèrent, et sa détresse fut telle qu'elle le renversa. L'effet fut similaire à une déferlante inévitable qui le percuta avec une telle intensité qu'il en eut le souffle coupé.

Conscient du choc qu'il avait causé, Taehyung s'obligea à se relever tout en réprimant la virulence de ses émotions. Il dissimula ses mains tremblantes dans les poches du sweat qu'il avait revêtu après s'être lavé de la crasse de ces derniers jours. Tout en reprenant contenance, il se força au calme et brida la crise qui menaçait de reprendre à tout instant. 

Elle l'avait submergé dès l'instant où il avait fermé les yeux, exacerbant l'angoisse qu'il éprouvait à l'idée de perdre son homme. Ne pas savoir ce qu'il subissait et s'il était encore en vie était une torture insupportable qui l'asphyxiait. Ne disposant d'aucun matériel à dessin, il avait cherché, en vain, un exutoire pour contrer la crise qu'il avait senti approcher.

Le déchaînement incontrôlable de ses émotions lui était insupportable, pourtant, contre toute attente, il avait réussi à s'empêcher d'effectuer quoi que ce soit qui lui aurait fait du tort. Jungkook lui avait fait promettre de faire attention avec ça, même si la plupart du temps cela ne se maîtrisait pas. 

— Qu'y a-t-il ? finit-il par demander. 

Son regard redevint froid, aussi fermé qu'une porte qu'il venait de lui claquer au nez. En quelques secondes, Taehyung s'était réemparé de son masque d'impassibilité pour ne plus rien laisser filtrer. Hoseok en fut bouleversé. Rien ne pourrait effacer la tempête d'émotions qu'il avait perçu aussi fort que sa détresse. S'il n'était pas persuadé d'y avoir assisté, l'expression stoïque qu'il arborait désormais lui aurait fait juré qu'il venait de rêver. D'un geste, il montra la mixture qu'il tenait entre ses doigts. 

— Je venais pour ta fièvre.

Taehyung fixa le bol sans pour autant bouger. 

— Tu devrais la boire, ça te fera du bien. 

Il finit par s'avancer et lui prit l'objet des mains. Elles tremblaient encore. 

— Comment vont les autres ? demanda-t-il en buvant le contenu. 

Les mots semblèrent lui arracher la gorge. Non pas qu'il n'y accordait aucune importance, au contraire, mais parler lorsqu'il se renfermait ainsi lui était incroyablement difficile. Jungkook savait que dans cet état, il lui fallait plusieurs heures, voire jours pour retrouver la parole. Il s'était même habitué à s'épandre dans de grands monologues le temps qu'il lui revienne.

— Les soins ont été attribués à chacun d'entre nous, désormais ils se reposent.

Il acquiesça d'un signe de tête.

— Est-ce que... tu as besoin de quelque chose ?  

Il se doutait que le tremblement ne provenait pas seulement de la fièvre, mais de quelque chose de plus profond. Taehyung lui jeta un regard en coin avant de lui rendre le contenant vide. 

— Avez-vous... de quoi forcer le sommeil ? 

Il était si épuisé que son corps menaçait de le lâcher à tout instant. Pourtant, malgré son extrême fatigue, il ne parvenait pas à se reposer.

— Je peux m'en occuper. Tu devrais aller t'installer en attendant, dit-il en faisant un signe vers le lit.

Le brun accéda aussitôt à sa requête tandis qu'Hoseok quittait la pièce en claudiquant. Il revint quelques minutes plus tard avec une tasse à l'odeur apaisante. 

— Bois ça. 

Sans se faire prier, le concerné déglutit l'entièreté de la tisane jusqu'à la dernière goutte. 

— Ça agira rapidement. 

En effet, il en sentait déjà les effets dans son organisme. 

— Merci.
— Repose-toi bien, tout est sous contrôle.

D'un hochement de tête, il ferma les yeux et attendit que le sommeil s'empare de lui. Son corps se détendit petit à petit, faisant cesser ses tremblements jusqu'à ce qu'il s'endorme définitivement. 

Hoseok soupira légèrement en posant sa main contre son front. Il était brûlant. Pouvait-on s'étonner qu'il se soit énervé, lui qui était d'ordinaire si calme ? Non, pas alors que l'épuisement mettait ses nerfs à rude épreuve, que les mauvaises nouvelles – dont la disparition de Jungkook – n'avaient de cesse de s'accumuler, et qu'un intense mal de crâne le tiraillait sous le coup de la fièvre. Malgré tout cela et bien d'autres choses, il avait assuré son rôle à la perfection, et en cela, lui non plus ne regrettait pas sa décision. Lui et Jungkook feraient de bons Leaders. 

***

Virevoltant à toute allure, les flocons s'échouaient au rythme de la tempête qui les ballottait en tout sens. Leur abondance était telle que l'horizon se dissimulait sous un épais voile de blancheur. Distinguer le paysage à plus d'un mètre de distance était désormais chose impossible.  

C'est à ce moment que Taehyung s'éveilla, après ce qui lui sembla être une éternité. Plus aucun signe de fièvre ne le tourmentait, résultats d'un sommeil complet couplé à une mixture efficace. Malgré le fait qu'il ait été forcé, il ne s'était plus senti aussi reposé depuis très longtemps.

Bien évidemment, cela ne suffisait certainement pas à rattraper tous ces jours de siestes entrecoupées et nuits blanches, mais c'était mieux que rien. Son sentiment d'avoir été écorché vif de tous les côtés s'était fortement atténué. Seule une douleur persistante causée par l'absence de Jungkook dévastait son cœur.

Il poussa un soupir déchirant puis finit par se lever et ouvrir ses volets automatiques. Le rideau s'éleva tandis qu'il s'approchait de la fenêtre afin de contempler la tempête de neige se déchaîner au cœur de la nuit. Ses pensées accaparèrent son esprit pendant de longues minutes. La vague de souffrance qui le submergea alors l'obligea à se reprendre. Éloignant ses sinistres frayeurs, il conserva une expression renfermée et quitta la chambre. 

Tous les regards convergèrent vers lui dès lors qu'il ouvrit sa porte. Il les observa en silence sans émettre le moindre mouvement. Garnie de nourriture, la grande table faisait office de buffet dans lequel chacun piochait ce qu'il désirait. À la vue des quelques bandages qu'arborait leur épiderme, il sut que tous avaient soignés leur blessures.

— Te voila enfin réveillé. 

La douceur de la voix de Laya l'envahit d'une chaleur apaisante qui détendit ses muscles crispés. Avant même qu'il n'ait l'occasion de se dérober, ses bras l'étreignirent fermement.

— Je suis si heureuse de te voir.

Elle lui embrassa la joue avec une profonde affection maternelle.

— Comment te sens-tu ? As-tu faim ? Tu as dormi si longtemps !

Sans lui laisser le temps de répondre, elle prit son bras et l'entraina vers la table afin qu'il puisse se restaurer.

— Quelle heure ?
— Il doit être vingt et une heures.

Et il s'était couché aux alentours de huit heures du matin. Ce qui lui faisait un total de treize heures de sommeil. Il regarda Laya disposer des plats sous ses yeux sans réagir, puis les leva vers Yoongi.

— Quelle est la situation ?
— Nos Districts ont mis hors d'état de nuire les menaces dispersées dans nos villes. Quelques traîtres sont encore en fuite mais ça ne saurait tarder. Les frontières subissent toujours des assauts mais leur défense est efficace, il leur faudra plusieurs jours d'offensives s'ils veulent parvenir à les franchir. Quant à Skyolas, disons que nous avons la chance de subir une importante tempête depuis plusieurs heures. La capitale est paralysée sous plusieurs mètres de neige et l'absence de visibilité ne permet aucune attaque dans les deux camps. La situation est donc calme pour le moment.

Cette nouvelle était un soulagement en soi.

— Et Jungkook ?

Un sourire malicieux traversa ses lèvres.

— Ta menace a fonctionné étant donné que son exécution n'a pas eu lieu ce soir.
— Ça ne le retiendra pas longtemps, il trouvera un moyen de la contourner d'une façon ou d'une autre. Sait-on où il se trouve ?
— Au sein de la tour gouvernementale, lui indiqua Laya.

Elle était parvenue à faire parler son fils sans employer la moindre menace. Taehyung prit un instant pour réfléchir avant de reprendre.

— Quand est-ce que la tempête se calmera ?
— En début de matinée, je dirais vers huit heures, l'informa Hoseok en piochant une grappe de raisin.
— Dans ce cas nous allons planifier l'attaque de cette tour dès qu'elle s'apaisera. Nous devons agir les premiers avant qu'il ne soit trop tard.

Taehyung se redressa en posant un regard ferme sur eux.

— Je veux tout savoir. Notre pourcentage de réussite, nos effectifs ainsi que ceux placés en défense à l'intérieur et l'extérieur de la tour. Le nombre d'étages, ses compositions, celui où se trouve Jungkook ainsi que Seokjin, la quantité de nos armes restantes et la stratégie que nous emploierons pour entrer. Demain sera le dernier jour de ce massacre parce que je compte bien y mettre un terme définitif.

L'estime brillait dans les regards des Hinvys dont le sourire en coin témoignaient de leur fierté à son égard.

— Il y a une chose dont tu dois être informé avant tout, reprit Jimin. La tour gouvernementale est réputée pour être inviolable, même si personne ne se doute d'à quel point ce fait est avéré. Taenavia a inventé NAVIA en l'an 3000. Comme tu t'en doutes, il ne s'agissait que d'une version expérimentale qui possédait son lot de défauts. Il a fallut un siècle, soit exactement cent six ans pour que tout soit corrigé afin de ne plus poser de problème. De là est né NAVIA 2.0, bien plus performante et complète qu'auparavant.
>>Tu n'es pas sans savoir qu'en 3214, une guerre a éclatée entre notre pays et Gwenya. Il se trouve qu'ils avaient appris l'existence de NAVIA 2.0 et désiraient s'en emparer, quel que soit le prix à payer. Après tout, qui ne rêverait pas de posséder le contrôle d'une seconde dimension où les possibilités sont infinies ? sourit-il malicieusement.
>> La guerre a ainsi duré plusieurs années bien que les véritables motifs ont été censurés. Pour le monde entier, ces hostilités rimaient à une guerre de pouvoir entre la première et la seconde puissance mondiale. Évidemment, nous avons fini par remporter la victoire, mais cela s'est fait au prix de nombreuses dégradations architecturales, sans compter l'ensemble des pertes humaines. La tour gouvernementale avait été la plus touchée car une partie de NAVIA 2.0 se trouvait sur quinze de ses étages. Lorsque Gwenya a compris qu'ils ne pourraient jamais l'embarquer, ils ont décidé de la détruire. S'ils ne pouvaient l'avoir, personne ne l'aurait. Malheureusement pour eux, non seulement la tour a été fondé à partir de matériaux blindés et quasiment indestructibles, mais NAVIA 2.0 était loin de se trouver uniquement à cet endroit précis – et de cela, ils n'en avaient pas conscience. Comme je vous l'avais déjà mentionné, plusieurs zones tenues secrètes la protègent afin que même si l'une des parties cesse de fonctionner, ce ne soit pas irréversible.
>> Gwenya était obstiné et l'abandon ne semblait pas faire partie de leur vocabulaire. À force d'offensives acharnées, ils ont fini par réussir à détériorer plusieurs serveurs des étages en attaquant de l'intérieur. En conséquence de cela, lorsque les tensions se sont apaisées, de nombreux dysfonctionnements ont pris place. Malgré leurs réparations, un phénomène étrange n'avait de cesse de se produire, faisant ainsi disparaître des citoyens au sein de la tour sans jamais les retrouver. Après plusieurs semaines, le gouvernement de l'époque a fini par comprendre que NAVIA 2.0 avait été sévèrement touchée. Les dégâts avaient vraisemblablement ouvert une faille spacio-temporelle, liant ainsi cet endroit aux deux dimensions. La présence des portails étant invisible, il arrivait qu'une personne les traverse sans s'en rendre compte et disparaisse à tout jamais dans la dimension parallèle. Cette défaillance est cependant rapidement devenue une force, car cela renforçait la défense interne de la la tour. D'autant plus que le chemin n'était jamais le même car les portails se déplaçaient aléatoirement en fonction du positionnement des astres et de l'heure de la journée.

Cette histoire semblait si compliquée. Leurs cours d'histoire n'avaient jamais mentionné un lien entre cette guerre et NAVIA 2.0. Mais si cela était vrai, alors la tour était véritablement inviolable, que ce soit de l'extérieur ou de l'intérieur.

— Dans ce cas comment fait-on pour se repérer ?
— Le véritable chemin ne se révèle qu'à ceux qui sont attentifs.

Il sourit malicieusement, avec une pointe amusement dans son regard.

— Et si je me perds ?
— Alors peut-être ne mérites-tu pas d'atteindre le sommet ?

Le double sens de ses mots ne lui échappa pas, lui faisant pousser un profond soupir. Tout cela commençait sérieusement à le fatiguer.

— Savez-vous au moins à quel étage se trouve Jungkook ?
— Erhan le sait.
— Où est-il ?
— Nous l'avons emmené dans la chambre là-bas.

Taehyung se tourna vers le lieu indiqué, puis se leva sans avoir touché à son assiette.

— Quand je reviendrai nous parlerons de la stratégie à mettre en place.

Sur ces paroles, il quitta le salon et rejoignit leur prisonnier. Ligoté à sa chaise, Erhan l'observa s'approcher calmement tandis que la porte se refermait automatiquement derrière lui. Leurs regards se croisèrent sans qu'aucun d'eux ne prononce la moindre parole. Se tenir face au portrait craché de Jungkook tout en sachant pertinemment qu'il ne s'agissait pas de lui était véritablement troublant. Et intensément douloureux en l'état des choses.

— Sais-tu pourquoi je suis ici ?
— Probablement pour obtenir tout ce que je sais de lui.
— En effet.

Il s'empara de la chaise du bureau à proximité, puis la plaça à l'envers face à lui. Une fois enjambée, il croisa ses bras sur le dossier et le fixa avec attention. Cette position volontairement désinvolte le plaçait à son niveau afin qu'il n'ait pas la sensation d'être regardé de haut. Taehyung cherchait seulement à nouer le dialogue, pas à se montrer hautain ou méprisant.

— As-tu eu l'occasion de discuter avec Laya ?
— Oui.
— Tant mieux, j'espère que tout s'est bien passé.

Sa sincérité n'était pas feinte, car la situation le préoccupait réellement.

— Sais-tu pourquoi nous ne t'avons pas tué ?
— Parce que je vous suis utile.
— C'est vrai, mais ce n'est qu'une part de la véritable raison. Jungkook et moi avons tous deux grandis dans un foyer ou l'absence de liens familiaux nous a pesé. Namjoon a été un véritable père pour nous, il nous a élevés, nous a éduqués, et a toujours été présent à chaque instant de nos vies. Je ne le remercierai jamais pour tout ce qu'il a fait pour nous, cependant sa seule présence ne pouvait remplacer l'absence de nos parents ou nos potentiels frères et sœurs. J'ignore comment tu as vécu la tienne, mais Jungkook tient énormément à tout ce qui se rapporte à la famille. Retrouver sa mère était un miracle en soit, et il a été profondément ému et reconnaissant de la rencontrer malgré toutes ces années perdues. Il en sera de même pour toi. Votre oncle a tenté de vous sauver tous les deux, cependant vous aviez été séparés et un instant plus tard, tu étais déclaré décédé. Visiblement, ce n'était pas le cas, néanmoins savoir qu'il ne pourrait jamais te rencontrer, toi, son frère jumeau, le blessait malgré tout.

Il soupira faiblement avant de reprendre.

— Ce qu'il s'est passé est également l'une des nombreuses raisons qui nous a poussé à mener cette révolution. Trop d'enfants ont été sacrifiés en vain, trop de familles ont été déchirées pour rien. Comment peut-on continuer à laisser l'un des plus beaux jour de nos vies se transformer en véritable cauchemar ? Nous voulions seulement que ces horreurs cessent, alors nous avons tenté à plusieurs reprises de régler ce problème pacifiquement. Malgré tous nos efforts, le Leader restait camper sur ses positions et refusait de comprendre ce que nous nous efforcions de lui expliquer. Penses-tu toi aussi, que nous n'avons aucun droit de vie ? Que tous ces nourrissons méritent leur sort ?

Erhan le fixa un moment sans répondre, plongé dans d'intenses réflexions. "Mériter" n'était pas forcément le mot qu'il aurait employé. "Nécessaire" semblait plus approprié. Après tout, ce n'était pas de leur faute s'ils étaient nés ainsi.

— Je l'ignore. Que se passerait-il si cela se transmettait réellement ?

Taehyung secoua tristement la tête.

— Ce n'est pas le cas. Et puis si l'homosexualité se propageait ainsi l'hétérosexualité en ferait de même non ? Pourquoi plus l'un que l'autre ? Au final si les deux en faisaient de même, n'aurait-on pas un équilibre certain ?

En effet. Aucun argument ne lui venait pour contrer sa logique.

— Alors tout ce qu'on nous inculque est un mensonge ?
— Je dirais plutôt que tout ce qu'on nous enseigne sur le sujet date de si longtemps que plus personne ne se pose la question. C'est obsolète et basé sur des spéculations sans preuves.

Si c'était vrai, alors le pays baignait dans son propre sang depuis des temps immémoriaux. Des siècles de déchéance aveuglé par leur propre stupidité.

— C'est pourquoi nous devons stopper ce massacre. Et pour cela j'ai besoin que tu me révèles l'emplacement de Jungkook afin que l'on puisse terminer ce que l'on a commencé.
— Que ferez-vous à... au Leader ?
— Eh bien s'il se laisse faire, nous le mettrons aux arrêts afin qu'il puisse purger sa peine en prison.
— Il n'est pas le seul à avoir du sang sur les mains, les Healers sont les principaux vecteurs de ce génocide.

Taehyung se redressa en réfléchissant sérieusement à la question. Il est vrai que le Leader n'avait pas à endosser toute la responsabilité de cette extermination. Après tout, il n'avait fait que suivre les préceptes des précédents Leaders. En revanche tous ses autres crimes le condamnaient inexorablement à la peine capitale. Chose qu'il désirait abolir pour la substituer à la perpétuité.

— Nous verrons cela au moment venu. Pour l'instant il me faut retrouver Jungkook. Peux-tu m'indiquer l'étage où ils le détiennent ?

Erhan le dévisagea quelques secondes avant de prendre sa décision.

— S'ils ne l'ont pas déplacé il devrait se trouver au vingt-et-unième.
— Tu pourrais nous en dire plus dessus ?
— Probablement.

Taehyung lui sourit avant de se lever.

— Dans ce cas je te fais confiance, en espérant ne pas me tromper, dit-il en attrapant le poignard contre sa hanche qu'Hoseok lui avait offert à Reshea.

D'un geste vif, il sectionna les liens qui retenaient chevilles et poignets tout en l'observant frotter les marques perceptibles contre son épiderme.

— Je suppose que tu dois avoir faim, allons rejoindre les autres.

Bạn đang đọc truyện trên: AzTruyen.Top