V - Chapitre 29 : Le retour
Amber s'endormit comme sur un nuage. Elle ne pensait même plus à ses amis qui étaient sans aucun doute en grave danger, elle n'avait en tête que ce qu'ils s'étaient passés avec Justin. Elle en avait encore des papillons plein le ventre.
Mais elle fut ramenée à la réalité le lendemain matin et voyant ses amis dans un état plus déplorable les uns que les autres. Ron avait des traces de tentacules sur les bras, Hermione se retenait de hurler de douleur en se serrant les côtes, Ginny avait une cheville cassée et pour Neville c'était son nez. Seul Luna ne semblait n'avoir presque rien subit. Elle se leva immédiatement et se dirigea vers Hermione, celle qui d'après elle était la plus mal en point.
Amber : Qu'est-ce qui t'est arrivé ?!
Pomfresh : Elle t'expliquera plus tard. Pour l'instant elle doit boire ça.
Elle lui avait ramené dix potions différentes. En les examinant Amber comprit ce qu'elle avait et ne put retenir un petit cri de terreur.
Amber : Mais qui... qui a bien pu te lancer un maléfice pareil ?!
Luna : Antonin Dolohov, mais maintenant il est retourné à Azkaban avec tous les autres.
Amber : Comment ça tous les autres ?
Ron la regarda.
Ron : Il y a eu une bataille au ministère Amber. On t'expliquera ça plus tard mais... mais tu dois savoir que Sirius est mort.
Elle sentit comme un vide en elle. Des larmes lui montèrent aux yeux.
Amber : Quoi ? L-la vision de Harry était vraie ?
Ginny : Non, c'était une ruse. Mais Sirius en sachant qu'il était en danger s'est précipité au front. Bellatrix l'a tué.
Amber : Et Harry ? Où est-il ? Comment il va ?
Ron : Mal j'imagine. Et il est avec ton père je crois.
Amber : Mon père est là ?
Ron : Ouais, il a repris son poste. Maintenant que Fudge a vu Tu-Sais-Qui de ses propres yeux il est disposé à croire tout ce qu'il dit.
Amber était complètement perdue. Alors qu'elle dormait ses amis affrontaient mille dangers au ministère. Elle s'en voulait de ne pas avoir été là.
Pomfresh : Amber, ce n'est pas que je ne t'aime pas mais pourrais-tu descendre prendre ton petit-déjeuner dans la Grande Salle ? Tu me libéreras un peu de place. Une fois que tu auras fini tu pourras venir voir tes amis bien entendu. J'aurais fini de soigner Miss Weasley et Mr Londubat alors il y aura assez de place pour tout le monde.
Amber acquiesça mais elle eut tout de même du mal à quitter ses amis. En quittant l'infirmerie elle tomba automatiquement sur Justin qui l'embrassa pour lui dire bonjour.
Justin : Alors, bien dormi ?
Amber : Dormir ouais, c'est plutôt le réveil...
Justin : Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Elle lui décrivit l'état déplorable dans lequel se trouvaient ses amis. Se faisant ils arrivèrent dans la Grande Salle. Sachant qu'elle ne craignait plus rien elle se mit à côté de Justin pour manger. Au bout d'une dizaine de minutes le professeur Flitwick prit la parole.
Flitwick : Chers élèves, j'ai le plaisir de vous annoncer que la directrice Ombrage a été démise de ses fonctions !
Toute la Grande Salle hurla de joie.
Flitwick : C'est donc avec une immense joie que je vous annonce que le professeur Dumbledore a repris ses fonctions et que le professeur Hagrid aussi !
Le père d'Amber sortit de la porte d'entrée réservée aux professeur et s'avança devant la table des professeurs pour faire face à ses élèves qui l'applaudissait à tout rompre. Le voir ainsi là se dressait devant toute l'école après des semaines d'absence fit monter les larmes à Amber. Sans se contrôler elle se leva et fonça dans les bras de son père sous les cris et les applaudissements de ses camarades.
Amber : T-tu m'as tellement manqué...
Dumbledore : Moi aussi ma chérie, moi aussi... Attends juste une seconde, j'ai ma première annonce à faire.
Il attendit que le calme revienne avant de parler.
Dumbledore : Chers Gryffondor, je vous annonce qu'à partir d'aujourd'hui vous avez une nouvelle camarade, ou plutôt une ancienne, à vrai dire elle l'a toujours été, qui se joindra dans vos rangs. Je veux bien sûr parler d'Amber Dumbledore, ma fille !
Les Gryffondor se levèrent comme le premier jour lorsque le choixpeau avait annoncé qu'elle était une des leurs. Les autres maisons ne se levèrent pas, respectant le privilège des Gryffondor, mais ils applaudirent tout aussi fort en restant assis.
Dumbledore : Et bien entendu tous les décrets d'éducation inventés depuis le début de l'année scolaire sont à présent caduc. Alors je vous invite à former autant de groupes ou associations que vous voulez, à lire Le Chicaneur et à parler à des personnes qui n'ont aucun rapport avec l'équipe pédagogique dans l'enceinte de l'école !
Ils rigolèrent en applaudissant.
Dumbledore : Et maintenant vous pouvez continuer à manger.
Ils ne se firent pas prier et reprirent leur petit-déjeuner avec une envie nouvelle.
Amber : Où est-ce que tu étais pendant tout ce temps ?
Dumbledore : A un endroit différent chaque soir en repassant quelques fois par où tu sais pour me tenir informer des missions des uns et des autres. Et je tiens à m'excuser auprès de toi, je ne pensais pas que la vie serait si dur à Poudlard une fois que je serais partie. Ton renvoi ne devait arriver vraiment que si Ombrage trouvait un moyen pour le faire, mais il est apparu que c'était une nécessité pour ta santé.
Amber : On te tenait informer de ce qui se passait ici ?
Dumbledore : Oui, bien entendu. Il ne s'est pas passé un jour sans que je sache ce qu'Ombrage faisait dans mon école. J'avoue que je ne m'attendais pas à son décret numéro trente, mais tu as trouvé une brillante idée pour passer outre. D'ailleurs, tes examens se sont bien passés ?
Amber : Parfaitement. A part que la seule fois où je me suis endormie sur ma copie c'était lorsqu'Ombrage me surveillait. J'ai à peine rempli la moitié du questionnaire, je vais sûrement être recalée en défense contre les forces du mal...
Dumbledore : Et la partie pratique ?
Amber : J'ai bien fait tous les sortilèges mais j'ai un peu perdu mes moyens sur l'épouvantard.
Dumbledore : Si tu as bien répondu aux questions que tu as faites alors tu auras la note qu'il faut pour être admise.
Amber : J'espère...
Pendant qu'ils parlaient ils avaient lentement traversé la Grande Salle. Ils étaient maintenant dans le hall, loin de tout le brouhaha.
Dumbledore : J'ai une petite question sur ma fonction de père.
Elle le regarda d'un air interloquée.
Amber : Comment ça ?
Dumbledore : Est-ce que tout père doit obligatoirement avoir une discussion menaçante avec le premier petit-ami de leur fille ou bien c'est optionnel ?
Amber rougit jusqu'aux oreilles.
Amber : M-mais de quoi tu parles ?
Dumbledore : Ne me dis pas que ce baiser que j'ai surpris, sans le vouloir bien entendu, devant l'infirmerie était forcé. Sinon je peux t'assurer que même si je suis le directeur je ne vais pas me gêner pour donner à Mr Finch-Fletchey une bonne leçon.
Amber : Non non non ! Ne fais pas ça !
Son père se détendit.
Dumbledore : Et la discussion menaçante je peux ?
Amber : Non plus ! Laisse-le tranquille s'il te plaît... Si tu le menaces il va fuir en courant...
Il esquissa un sourire.
Dumbledore : D'accord très bien, je ne dirais rien. Du moment que tu es heureuse c'est tout ce qui compte pour moi. Mais si je peux me permettre cette indiscrétion : depuis combien de temps vous êtes ensemble ?
Amber : Hier soir. Très longue histoire.
Dumbledore : Je veux bien te croire.
Elle était un peu gênée de parler de ça avec son père, donc elle passa à un sujet de conversation tout aussi important mais bien moins joyeux.
Amber : Qu'est-ce qui s'est passé au ministère ?
Son regard se fit plus sombre.
Dumbledore : C'est bien trop long pour que je puisse te l'expliquer maintenant, j'ai encore une tonne de choses à faire. Et je pense que tes amis seront beaucoup plus à même de te raconter l'histoire dans son intégralité, et je pense même que cela leur fera du bien d'en parler.
Amber : D'accord...
Elle lui fit un dernier câlin et courut rejoindre ses amis à l'infirmerie. Harry était aussi là, ils lui expliquèrent donc tous ensemble la bataille qui avait eu lieu au ministère.
Amber : Maintenant que vous le dites Drago avait l'air furieux au petit-déjeuner... Tu m'étonnes si son père a été arrêté et conduit à Azkaban.
Ils avaient fini par le combat entre Voldemort et son père avec Fudge et plein de membres du ministère qui l'avait vu. Il ne devrait pas tarder à l'annoncer dans le journal.
Ainsi Amber passa les deux jours suivants avec ses amis à l'infirmerie. Harry, Ginny, Neville et Luna étaient totalement rétablis, mais ils étaient toujours tous ensemble à l'infirmerie pour parler ensemble avec Ron et Hermione. Ainsi dimanche l'article annonçant ce qui s'était passé dans le nuit de jeudi à vendredi paru. Ils en discutèrent un peu mais dès qu'ils parlèrent du fait qu'il y avait de vraies prophéties Harry dit qu'il voulait aller voir Hagrid. Il sortit donc mais repassa sa tête quelques secondes plus tard.
Harry : Amber ? Y'a Justin qui veut te parler.
Elle sursauta sans le vouloir. Elle n'avait pas encore dit à ses amis « la nouvelle ». Mais en même temps elle ne voyait jamais le bon moment pour le dire. Et puis ces derniers jours elle n'avait pas vraiment vu Justin, étant donné que pour une fois elle avait passé toutes ses journées à l'infirmerie.
Amber : Vraiment ? J'arrive.
Elle sortit donc rejoindre son petit-ami, Harry avait déjà disparu. Alors qu'il s'approcha elle le prévint tout de suite.
Amber : Pas ici, plus loin.
Justin : Tu ne leur as toujours pas dit ?
Amber : J'ai jamais eu la bonne occasion.
Ils s'éloignèrent au détour d'un couloir. Il était agacé.
Justin : Franchement Amber ! On va pas rester cacher éternellement ! Personne ne le sait ! J'en ai même pas parlé à Ernie parce que je pensais que c'était mieux pour toi que tes amis le sachent avant !
Amber : Je sais... et puis tu te trompes sur un point.
Justin : Lequel ?
Amber : Mon père sait très bien qu'on sort ensemble. Fais pas cette tête là ! Et puis c'est un peu de ta faute, il voulait me rendre visite à l'infirmerie mais tu as débarqué avant et direct tu m'as embrassé. Il a pas fait exprès de tout voir.
Justin : Et c'est maintenant que tu me le dis ?! Je fais quoi moi ? Je prépare un discours de présentation avec toutes mes qualités et tous mes défauts ?
Amber : Non c'est bon, il te laisse tranquille. Du moment que je suis contente il est content.
Justin : Bah j'ai déjà un point commun avec lui, ça commence bien cette histoire !
Elle rigola.
Amber : Franchement t'as pas de bol d'être tombée sur la fille du directeur, je te plains.
Justin : T'aurais pu être la fille d'un meurtrier en fuite ça m'aurait pas arrêté. Je te choisis toi et pas une autre.
Il l'embrassa. Lorsqu'il se retira Amber était toute rouge. Elle allait dire quelque chose mais elle fut interrompue par quelqu'un qui fit son apparition.
Ginny : Tu sais Justin, quand je t'ai dit de prendre soin d'elle, je parlais pas dans ce sens là.
Justin ne semblait pas tant gêné que ça mais Amber elle était à la limite d'exploser.
Amber : Mais... mais... qu'est-ce que tu...
Ginny : Je suis les nouvelles jambes d'Hermione. Elle avait bien deviné qu'il y avait un truc louche à ton sursaut et au fait que Justin veuille te voir aussi précipitamment. Donc ça fait depuis combien de temps vous deux ?
Justin : Jeudi soir.
Elle écarquilla les yeux de surprise.
Ginny : Fallait juste que soyez seuls sérieux ? C'est pas vrai...
Ginny regarda son amie et éclata de rire devant sa rougeur.
Ginny : Par la barbe de Merlin Amber ! Ça se voit que tu n'es pas habituée ! T'inquiète, d'ici quelques semaines tu t'en ficheras des autres.
Amber : C'est pas vraiment les autres le problème, c'est toi. Tu es beaucoup trop... trop...
Justin : Envahissante ? Gênante ? Intrusive ?
Amber : Exactement.
Elle leva les yeux au ciel.
Ginny : D'accord les tourtereaux, je vous laisse. D'ailleurs Amber, tu leur dis où je leur dis ? Parce que quand même ça fait depuis trois jours et personne n'est au courant.
Elle pensa à la réaction d'Hermione si ce n'était pas elle qui lui disait. Elle avait déjà envie de se cacher sous terre.
Amber : Je vais leur dire. Par pitié fait comme s'il ne s'était rien passé, ne laisse rien transparaître sur ton visage sinon Hermione me tuera.
Ginny : Message reçu.
Et elle partit.
Justin : Tu lui fais confiance ?
Amber : Oh oui, elle sait garder les secrets à moins que cela soit pour mon bien. Or là je suis morte si elle le dit.
Ils décidèrent d'aller un peu se balader dehors. Ce faisant ils virent du monde dans le hall d'entrée. Harry faisait partie du groupe mais le temps qu'ils arrivent il partit dehors. Une autre personne se détacha alors du groupe pour se diriger vers les escaliers. Amber la reconnut et ne put retenir un cri de joie.
Amber : Professeur McGonagall !
Elle courut vers elle et sans réfléchir à ce qu'elle faisait elle la prit dans ses bras. Elle lui parla d'une voix mi-amusé mi-sévère.
McGonagall : Voyons Amber, vous savez bien que nous ne pouvons pas avoir ce genre de familiarité d'élève à professeur. Or d'après votre uniforme vous êtes de nouveau une de mes élèves.
Amber : Je suis sûre que mon père voudra bien me renvoyer juste pour un laps de temps de deux minutes.
Son professeur rigola et lui donna une petite tape sur le dos. Amber se recula.
Amber : Je suis tellement contente que vous ne soyez restée que trois jours ! Je vous assure que quand je vous ai vu j'ai vraiment eu peur...
McGonagall : Tout va bien. Il en faut plus pour m'abattre complètement ! Et puis ce séjour a été assez agréable je dois dire. Lincoln était un de mes anciens élèves, l'un des meilleurs même. Nous avons beaucoup discuté et il m'a un peu parlé de vous, j'en ai fait de même. Et ne vous inquiétez pas, ce n'était qu'en bien.
Amber : A vrai dire je vois pas ce que vous pourriez dire de mal sur moi à part que j'ai tendance à ne pas respecter les ordres.
McGonagall : Ah mais si on en a parlé ! Il a bien rigolé en voyant que vous n'aviez pas changé du tout !
La rousse se cacha le visage entre ses mains en rigolant à moitié.
Amber : Oui, c'est peut-être bien vrai. Mais je ne veux pas vous déranger plus longtemps professeur, je pense que vous voulez rejoindre votre bureau.
McGonagall : C'est une bonne réponse, dix points pour Gryffondor !
Elle la regarda d'un air interloqué. Son professeur lui parla sur un ton de confidence.
McGonagall : Le professeur Rogue vient d'en retirer dix à Potter sans aucune raison alors il faut bien que je rééquilibre la balance.
Elle se retint d'éclater de rire. Avant qu'elle ne parte elle lui dit d'une voix d'où transperçait la plus profonde gratitude :
Amber : Je voulais vous dire merci pour ce que vous avez fait pour moi durant ces dernières semaines professeur. Je m'en serai pas sortie sans vous.
Son professeur lui fit un sourire.
McGonagall : Ce fut un plaisir Amber. Sache qu'au moindre problème tu peux toujours compter sur moi.
Elle monta tandis que Justin rejoignit Amber.
Justin : Tu es vraiment proche d'elle hein ?
Amber : Tu sais, les directeurs des maisons sont censés remplir le rôle de nos parents mais à Poudlard. Mais même avant d'être vraiment admise, j'ai toujours un peu considéré le professeur McGonagall comme celle qui se rapprochait le plus de l'image d'une mère que je me faisais.
Justin : Je comprends.
Amber le regarda les yeux pétillants de joie.
Amber : On va prendre un peu l'air maintenant ? Pas longtemps sinon ils vont se demander ce que je fais à l'infirmerie.
Justin : Je te suis !
***
Hermione : JE LE SAVAIS JE LE SAVAIS JE LE SAVAIS !!!!!!!!!!! Aïe !
Dans sa joie elle s'était levée mais elle avait oublié qu'elle était encore blessée. Amber qui était assise sur son lit la fit se rasseoir doucement. Elle venait de lui annoncer qu'elle sortait avec Justin. Elle voulait qu'elle soit la première à le savoir avant d'en informer les autres de la pièce.
Ron : Mione, je sais que tu sais beaucoup plus de chose que nous tous réuni. Mais de quoi tu parles là ?
Elle avait beau grimacé de douleur son sourire se voyait nettement. Sous une nouvelle impulsion elle serra bien fort son amie dans ses bras en retenant un nouveau cri de douleur.
Amber : Calme-toi un peu, ce n'est pas la peine d'en faire toute une histoire quand même...
Hermione : Tu te moques de moi ? C'est la meilleure nouvelle de l'année !
Ron : Qu'est-ce qui est si extraordinaire ?
Ginny : Oui c'est vrai, quoi ?
Amber lança un regard en coin à Ginny. Elle se retenait de rire.
Hermione : Dis-leur !
Amber : Non vas-y toi, c'était déjà assez dur avec toi donc avec tout le monde...
Hermione leva les yeux au ciel.
Hermione : Tu es et tu resteras cruche toute ta vie ma pauvre... Bref, elle sort avec Justin !
Ron : Finch-Fletchey ?
Ginny : T'en connais des milliards peut-être ? N'empêche, c'est pas trop tôt !
Hermione : Tu m'étonnes !
Amber : Qu'est-ce que vous voulez dire ?
A la surprise générale c'est Luna qui répondit à sa question.
Luna : Il te dévorait des yeux pendant les cours de l'AD, mais tu prenais ça juste pour de l'amitié rien de plus.
Ginny : Exactement ! Et puis je veux pas dire mais toi aussi Amber ! Tu ne t'en rendais même pas compte !
Luna : Ah bon ? Amber aussi ? J'avais plutôt l'impression qu'elle le regardait comme Harry dans les moments où ils s'entendent bien. Après c'est peut-être juste mon impression.
Ron : D'ailleurs en parlant de lui, il est où ?
Hermione : Toujours chez Hagrid je suppose. J'ai hâte de le voir quand il va apprendre la nouvelle !
Bizarrement, Amber n'en avait pas du tout hâte elle.
Harry apprit donc la nouvelle avec une certaine forme de surprise. Il avait aussi trouvé Justin beaucoup plus prévenant que n'importe qui d'autre à son égard, mais pas au point de penser que cela cachait quelque chose derrière.
Harry : Je pensais que tu le considérais juste comme un ami moi.
Amber : Moi aussi. Mais comme le dit si bien Hermione et Ginny, j'étais aveugle !
Un poids énorme se libéra de sa poitrine en voyant que Harry avait très bien prit la nouvelle. Elle ne savait même pas pourquoi elle pensait qu'il le prendrait mal. Elle aurait presque préféré qu'il se mette en colère pour justifier son état de stress.
Hermione et Ron sortirent donc enfin de l'infirmerie trois jours avant la fin du trimestre. Ils purent se rendre compte que tout le monde était au courant du nouveau couple rien qu'en entendant les insinuations lorsque leur amie rousse passait à côté de personnes. Amber en avait vraiment marre, elle était jusqu'à allée demander à Hermione de retirer des points à ceux qui faisaient ça.
Hermione : Je peux pas leur retirer des points juste parce qu'ils discutent ! J'avoue que ça doit être énervant à force, mais ça va leur passer.
Amber : Ça fait trois jours que c'est avec la même intensité Hermione !
Hermione : Que veux-tu que j'y fasse ? Apparemment tout le monde n'attendait que de savoir pour qui le cœur de la fille du directeur pencherait en premier ! Tu vas devoir supporter ça jusqu'au début des vacances.
Effectivement c'était le cas. Amber ne supportait tellement pas tous les regards lorsqu'elle était avec Justin qu'elle faisait son possible pour le voir mais dans des endroits à l'abri des regards. Celui-ci n'était pas très d'accord avec son choix mais il le respectait.
C'est ainsi que lors du banquet de fin d'année, le directeur prononça son discours, rappelant les terribles faits de cette année et en terminant sur le fait qu'ils devaient tous être plus unis que jamais. Harry dîna après tout le monde, il n'avait pas souhaité être l'objet de tous les regards sachant que Dumbledore allait raconter ce qu'il s'était passé au ministère.
Le lendemain Amber alla donc dehors pour dire au revoir à ses amis qui montaient dans les diligences tirées par les Sombrals. Elle avait déjà dit au revoir aux garçons, il ne restait plus qu'Hermione.
Hermione : J'espère qu'on aura l'occasion de se voir pendant ces vacances.
Amber : Moi aussi. Je sais jamais ce que je vais faire à l'avance avec mon père de toute façon !
Hermione rigola puis regarda derrière son amie.
Hermione : Bon, je te souhaite de bonnes vacances Amber. Ton futur mari arrive.
Amber : C'est ça, tais-toi. Et toi va rejoindre le tien.
Hermione : Et qui ce serait ?
Amber : Trois lettres, en version longue six, commence par un R.
Amber eut l'effet escomptait. Son amie rougit.
Hermione : N'importe quoi !
Amber : Ma pauvre Hermione, ce que tu peux être cruche des fois !
Celle-ci ne répondit pas et se contenta de lever les yeux au ciel d'un air exaspéré. Puis elle monta dans la diligence. Alors qu'elle faisait ça Amber se retourna et n'eut même pas le temps de faire un geste que Justin prit son visage entre ses mains pour lui faire le plus bon baiser qu'elle n'avait jamais reçu de sa part depuis qu'ils étaient ensemble. Lorsqu'elle put enfin reprendre son souffle elle en était toute rouge.
Amber : Pourquoi ?
Justin : T'aurais pas voulu en public je le sais bien, donc la technique de la surprise était préférable. Et puis j'allais pas partir deux longs mois loin de toi sans marquer le coup ! Faudrait pas que tu m'oublies pendant ces vacances !
Elle rigola.
Amber : Je t'écrirais des lettres toutes les semaines, ne t'inquiète pas.
Justin : Que ça ?
Amber : Bon, tous les trois jours ça te va ? Parce que franchement une lettre tous les jours je trouve ça ridicule.
Justin : Deal ! Bonnes vacances ma pierre précieuse !
Elle sourit comme une idiote lorsqu'il rejoignit dans sa diligence ses camarades de Poufsouffle. Elle fit de grands signes aux calèches de ses amis pendant qu'elles partaient puis, une fois hors de vue, elle se retourna face au château.
Amber : Qu'est-ce que tu me réserves cette fois-ci mon vieux ?
Avec un sourire elle rentra seule dans le château de Poudlard.
Bạn đang đọc truyện trên: AzTruyen.Top