Chapitre 11 - Une soirée catastrophique
Ma tête...
Oh mon dieu, ma tête...
J'ai l'impression qu'elle va exploser...
Où suis-je ?... Ce n'est pas chez moi... Qu'est-ce qui bouge ?...
-Anaïs ? Ça va ?
Gabi. Pourquoi Gabi est là.
Ah, nous sommes dans son appartement, cela paraît logique.
Alors, pourquoi JE suis là.
-Gabi ?
-Ça va ?
-Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi suis-je là ?...
-Tu ne te souviens pas d'hier soir ? La soirée chez Alexandra ! Tu as finis bourré comme pas possible !
Oh, mais si, je m'en souviens maintenant !
Hum...
Tout compte fait, j'aurai préféré ne jamais m'en rappeler...
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Je m'empare d'un verre à deux mains. Je vois Gabi s'éloigner pour saluer une amie ou connaissance je suppose. Cela ne me gêne pas et je m'adosse au mini-bar, mes pensées divaguant...
Je revois plusieurs amis comme Ewen et Léa. À 23h la fête bat son plein, alternant musique festive et plus douce. Seule et déjà pompette par 1 cocktail alcoolisé et 2 verres de vins, je m'assois (ou m'effondre plutôt) sur le canapé, observant les convives.
Soudain, je sens un poids dans mon assise ! Je me retourne et vois une jeune fille de... hmm... 27-28 ans je dirais, les trais fins, une carré brun foncé, s'assoir à côté de moi.
-Salut ! me lance-t-elle en me tendant un apéritif.
Je louche sur l'apéritif, en doutant de l'heure à laquelle il m'est proposé, mais le prends finalement de bonne grâce.
-Merci beaucoup ! Moi c'est Anaïs et toi ?
-Myriam ! Tu bosses où ?
-Dans une boîte, en communication pro. Et toi ?
-Stylé ! Je travaille dans une agence immobilière dans le coin. Et tu connais, Alex d'où ?
-On s'était rencontré en... Corse lors d'un voyage, on avait gardé les coordonnés et le hasard fait qu'on habite aujourd'hui pas loin !
-Nous c'était pendant un stage...
La conversation divague et je connais peu à peu cette étonnante jeune femme. Elle ramène 2 fois encore des apéritifs et nous discutons pendant 1h30 sans voir le temps passer !
Néanmoins, depuis le début de la soirée, j'ai la désagréable sensation d'être observé... Vous voyez, ce sentiment, d'avoir deux yeux (et accessoirement des oreilles) posés sur soi... Pendant quelques secondes, je vois une haute silhouette féminine au visage familier me regarder droit dans les yeux mais le temps de répondre à Myriam et je l'ai perdu de vue. Sûrement une hallucination dû à l'alcool !
A 0h45, il commence à mettre une playlist des années 80-90 et tout le monde se lève de bonne grâce pour aller danser des chorégraphies connus depuis la nuit des temps. L'ambiance est partout !
Mon téléphone affiche 1h27 quand des garçons ramène en courant et hurlant un pack de bière trouvé dans le frigo. J'en reçois une que tout le monde m'incite à boire ! Je l'avale cul sec, sous les exclamations !
Certains ont déjà trop bus, des claques sont déjà partis. Le climat d'enthousiasme retombe, beaucoup abuse de l'alcool (dont moi) et une bagarre éclate presque, évité de justesse par Alexandra qui essaye tant bien que mal de contrôler la situation.
Tout redevenait presque normal quand un grand dégoût surpris la salle au son d'un vomissement provenant d'une pièce voisine. Des toilettes, j'imagine. Enfin, je l'espère pour Alexandra !
Des sanglots éclatent et tout dérape ! J'enfile cocktails sur verre de vin et mon état me glisse des doigts, semblable à du sable fin. Fin n'est pourtant pas le mot qui me viendrait à l'esprit pour me décrire actuellement : une forte odeur d'alcool, des cheveux en pagaille... sans compter mes propos sans queue ni tête !
-De toute façon... le pays est fini... regardez moi ça !... hop, un ordinateur : je le pirate... hop !... ha ha ha !... Je vous ai tous eu ! Tralala... l'illégalité c'est la sûreté !... hop !... hi hi hi !...
Heureusement que personne n'était apte à écouter les propos délirants d'une jeune bourée à l'image souillé sinon, les vrais ennuis auraient commencé !...
Je continuais comme ça pendant presque 10 minutes je dirais, quand soudain !
Sloptch !
Dans un bruit dégoulinant de crème et d'olives je vis un des derniers petits fours venir s'écraser sur ma magnifique robe et dégouliner le long de cette dernière. Je le regardais, ébahi, pendant une poignée de secondes puis, poussé par l'alcool, je m'emparais d'un cupcake pistaches-fruits rouges (qui n'avais rien demandé) et ripostais avec véhémence.
J'avais été la malheureusement victime d'un début de bataille, mais je ne me laisserai pas faire ! Je suis une battante, une guerrière !
Tel était le propos saugrenu que je m'étais tenu, totalement convaincue.
Une vive main m'attrapa soudainement et me tira énergiquement dehors. Sur le palier, je vis Gabi, les vestes à la main, rouge et hirsute sûrement d'avoir joué des coudes pour me retrouver.
Ayant repris sa respiration elle m'apostropha :
-Mais ça va pas ?! T'es maboule ou quoi d'avoir autant bu ! Anaïs ! Imagine que quelqu'un se soit intéressé un minimum à ce que tu braillais à qui veut l'entendre ! Tu as un métier presque facile si je puis dire, de très bons revenus mais assume-en les conséquences ! Je... pff... j'espère à ne plus devoir endosser le rôle de mère qui ne m'est pas destiné !
J'encaissais ses paroles, la mine basse, comme une enfant qu'on réprimande pour une futilité.
Nous descendîmes rapidement, dans un silence pesant. En marchant la dizaine de mètres qui nous séparait de mon véhicule, je commençais à recracher le fruit de mes erreurs, si vous voyez ce que je veux dire...
-Bien évidemment, je conduis. Je te raccompagne chez moi : demain je travaille et te ramener chez toi est au-dessus de mes forces.
Dans la voiture, le rire s'empara de moi, sans aucune raison valable si ce n'est mon état puis laissa place à un flot de larmes intarissables. Avec ma dégaine, on aurai clairement dit une folle. À enfermer. D'urgence.
La suite est floue, je vois vaguement un couchage express, sans une hygiène des plus parfaites.
Une nuit mouvementé m'agita, remplie de remords, de frayeurs, de vulnérabilité...
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
-Ah si, ça me reviens ! Oh ! Gabi, je suis si désolée ! J'ai gâché ta soirée en même temps que la mienne ! Je... je...
Les mots me manquaient pour exprimer ma gratitude envers elle ! Des sanglots venaient assombrir les quelques bribes de paroles compréhensibles que j'aurai réussi à balbutier. De grosse gouttes dégoulinait sur mes joues, comparables à de l'acide, du point de vue de mon état : j'avais envie de vomir à jeûne, le moindre chuchotement me déchiraient les tympans... mais qu'importe ! J'avais honte de moi !
Des bras protecteurs m'entourèrent accompagnés de douces paroles réconfortantes :
-Chut... mon ananas... ne t'en fais pas... La soirée aurai été pourri avec ou sans toi ! Et j'étais moi-même pompette, ce qui explique la dureté de mes sermons ! Il est 13h30 et voilà ce qu'on va faire : tu va te reposer jusqu'à aller mieux, ranger tes affaires et rentrer chez toi. La voiture est en bas. Tu rallumeras ton pro et bien finir la journée. Je t'enverrai un petit message après ma garde d'après-midi ! Ok ?
-Ça marche ! dis-je en me forçant à lui offrir un maigre sourire.
Elle me quitta sur cette douce note. J'eu beau essayer de m'endormir, me tournant et me retournant pendant 30 min, je ne pus retrouver le sommeil, trop de choses vagabondant dans mon esprit. Finalement, je me décida enfin à me lever et je rangea les quelques affaires que j'avais laissé traîné.
Je fis le trajet jusque chez moi la mine basse, les mains dans les poches avec cette sensation que sourire n'est pas naturel, que la mélancolie s'est emparé de vous. Je monta les escaliers l'ascenseur étant encore en panne. Je glissa la clé dans la serrure et ouvrit la porte.
Mes yeux s'agrandirent d'effroi et je failli m'effondrer me retenant de justesse à un meuble. Je porta ma main à ma bouche, cette dernière bloqué dans un grand O devant ce spectacle désolant...
----------------------------------------------
Hello !
Oui je vous sers un petit "Hello !" après plus d'un mois d'absence ^^.
Non plus sérieusement je suis désolée mais avec la rentrée, c'est excusable. Enfin j'espère 😂.
Je reviens plus motivé que jamais même si avec les trajets pour aller à l'école et l'école elle-même j'ai beaucoup moins de temps pour réellement me concentrer. Car vous savez que je préfère être en retard et que vous pondre un truc à l'arrache.
Quoi ? Finir sur un grand suspens après une absence c'est sadique ? Mais je suis sadique, enfin 😁 !
Merci énormément pour les 854 vues c'est..... indescriptible *°* ! Et ce qui m'impressionne le plus c'est que je n'ai pas énormément posté : on a dépassé les 100 vues pour le prologue et les trois premiers chapitres ! Je me répète, je sais, mais... merci 😊💖
Encore de gros bisous, à bientôt,
xxGarancexx
Bạn đang đọc truyện trên: AzTruyen.Top