3 semaines plus tard.
—Sean ! Lâche moi ! Putain lâche moi ! Je m'écrie.
Sean me porte en sac à patate sur son épaule, j'ai la tête à l'envers, je frappe son dos comme je peux, mais il semble qu'il ne ressent rien.
—Non, non attends, j'ai pas fini...
Il se gratte la gorge avant de reprendre et d'imiter une nouvelle fois, ma voix.
—Je l'aime tellement, je ne peux même pas expliquer à quel point. Tu te rends compte, j'arrive même à le trouver mignon quand il rote!
—Sean arrête ! C'est humiliant, rends moi mon téléphone portable, tout de suite.
Il est hilare, son rire résonne dans la pièce entière, il me dépose sur le lit, un peu brusquement et me rend mon portable, alors que je suis en rogne.
Oui j'expliquais à Emily par message combien je l'aimais, il l'a soupçonné et m'a donc piqué mon téléphone pour lire ce message à haute voix, et m'humilier, clairement. Je n'arrive pas à décolérer parce qu'il n'y a que moi qui ait le droit, avec Emily de savoir ce que je ressens pour lui. Lui, il doit savoir uniquement que je l'aime, point barre, non les détails.
Dès lors je grimpe sur lui, dans le but de lui mordre le cou et me venger. Il déteste ça, je l'ai découvert il y a une semaine, lors de l'un de nos doux moments, alors que j'essayais de lui faire un suçon, il m'a dit détester la sensation et que ça ne l'excite en rien.
Je tente de me frayer un chemin vers sa nuque, mais ses bras, ses jambes m'en empêchent. Toujours hilare, il fait tout de même opposition.
—Laisse moi te montrer comment je traite les gens indiscrets.
—Gens indiscret? D'après ton message j'étais le héros de ta vie.
—Mais t'es chiant! Je grogne.
Je me débrouille tant bien que mal pour atteindre sa nuque que je mords à pleine dent, je l'accroche, de peur qu'il n'ait le temps de me repousser.
—Oh putain! Arrête ça, j'aime pas Lana.
Je me languis déjà. Je continue de le mordre, jusqu'à ce que une trace rouge apparaisse. Je l'observe fièrement, on ne peut pas faire plus rouge ! Et parce qu'il le mérite, j'ai le but de lui faire un second suçon. Il me repousse encore mais je sais bien trop être une sensu quand il le faut.
—Lana! C'est pas drôle!
Je m'apprête à le mordre encore quand la porte de sa chambre s'ouvre. Il s'agit de son père. Je ne me rends pas tout de suite compte que nous nous trouvions dans une position gênante, mais en vue des rougeurs de son père, je comprends, je m'empresse de m'éloigner de lui. Il nous regarde abasourdi, puisque son fils est torse nu et j'étais dans une position assez... porteuse à confusion. Oui, Sean est un peu moins complexé avec son torse désormais, il a moins de mal à apparaître torse nu devant moi, ce que j'apprécie particulièrement.
—Désolé monsieur Stewart ! Je.. c'est pas ce que vous croyez.
Alors que je me dégage, il voit le léger suçon dans la nuque de son fils, il cligne des yeux, étonné par la férocité de la marque. En même temps, je suis passée par les dents.
—Tant que vous ne me faites pas de bébés, ça me va, plaisante t-il.
Je l'observe avec un air attendri, le père de Sean est vraiment gentil et compréhensif avec moi. De tous mes petits amis, il est le père le plus doux. Il me voit d'un bon oeil car il pense que je suis très bénéfique à Sean et que je le rends heureux. Ca me fait chaud au coeur qu'il m'apprécie autant.
En plus pour les bébés ça ne risque pas. J'enchaine les pilules, il n'y a pas un jour où oublie. De puis, si on couche ensemble, on le fait toujours avec préservatifs, sauf trois fois c'est vrai, mais j'ai correctement pris la pilule alors je n'ai rien à craindre. Il ne manquerait plus qu'un bébé vienne tout foutre en l'air dans notre relation...
C'est à dire que ma relation avec Sean va plus que bien, on passe beaucoup de temps ensemble, au lycée, dehors, la nuit chez lui. Je ne m'en lasse pas, j'ai même toujours hâte de le revoir, même si l'on s'est quitté il y a deux heures. Je suis accroe, et il l'est aussi. Et niveau sexe, disons que nous avons peu de contrôle dans ce domaine. Le moindre contact physique nous excite, notre connexion se fortifie de jour en jour. Même Emily me dit qu'elle y va plus lentement avec Neels, alors qu'elle aime sûrement le sexe encore plus que moi.
—Le facteur vient de déposer une lettre, elle t'est destinée, Sean, nous interrompt son paternel. Je pense que ça pourrait t'intéresser.
Sean fait de gros yeux et attrape l'enveloppe marron que son père lui tend. Il lit le nom du destinataire puis il m'observe presque effrayé, moi puis son père. Comme à chaque fois qu'il a peur, ses pupilles vertes brillent, elles se dilatent.
—C'est Harvard, annonce t-il brutalement.
Oh.
Il tend l'enveloppe à nouveau à son père, comme s'il n'en voulait pas.
—Je n'ai pas envie de l'ouvrir, non merci. Je ne suis pas pris.
J'attrape l'enveloppe immédiatement tandis que son père me gratifie d'un regard. Il s'éclipse, peut être pour nous laisser un peu tranquille. Il sait que j'arrive à canaliser Sean, il me fait confiance sur ce point.
—Et si tu es accepté? je lui demande tout en croisant mes jambes sur son lit.
—Je ne suis pas accepté. Lana, je leurs aient dit d'aller se faire enculer.
—Qui te le dis si tu ne l'as pas ouvert? Tu es devin maintenant?
Il me dévisage, il n'apprécie visiblement pas mon humour. Il recule sur son lit pour s'adosser au mur. Ensuite il croise ses jambes, et fait la moue avec sa bouche. Il brouille du noir comme à chaque fois que quelque chose lui déplait.
Puisqu'il ne veut pas l'ouvrir, moi je le ferais pour lui. Je déchire précipitamment l'enveloppe et comme il ne m'arrête pas, j'en déduis qu'il n'y voit pas d'inconvénient.
Mon coeur bat vite contre ma poitrine, comme s'il s'agissait de mon avenir. Même si en fait, tout ce qui le concerne me concerne un peu, je ne me suis jamais projetée avec lui, mais tous ses choix à un moment impacteront forcément les miens, j'ai bien compris que je suis trop attachée à lui, je suis moi même, je suis au paroxysme de mon bonheur uniquement quand on est tous les deux.
J'arrive enfin à déplier la lettre et mon coeur s'emballe, à la recherche de la réponse. Je balaye la feuille du regard, pressée.
Et là, mon coeur explose.
Sean Martin Stewart, admissible à Harvard , 1256/1646.
Damn. Il est admissible. Je remonte mon regard vers lui alors qu'il est impatient de connaître la réponse. Je pensais qu'il n'en avait que faire? J'esquisse un léger sourire, un peu maladroit, il me fixe, il est dans tous ses états. J'aurais aimé lui faire une blague, lui disant qu'il n'est pas admis, mais je ne suis pas sûre que cette blague soit de bon goût.
—Devine qui va intégrer Harvard et niquer des mères?
—Qui? demande t-il effrayé.
Je lui souris encore et je me loge dans ses bras.
—Toi.
Il me repousse immédiatement.
—Tu déconnes?
Il attrape la lettre, il l'a lit soigneusement avant de m'observer, ne sachant plus où en donner de la tête.
—Oh putain, putain, putain. C'est pas possible.
Il tremble réellement, son air blême ne disparaît pas, et sa respiration s'accélère, comme s'il ne pouvait pas y croire.
—C'est pas possible, c'est pas possible, ils se sont trompés.
—C'est écrit noir sur blanc.
Il m'observe, moi, puis la lettre avant de se mettre debout et de courir vers son salon.
—P'tin papa! J'suis admissible ! J'suis admissible! Bordel !
Je souris doucement. Evidemment qu'il l'est. Refuser un tel génie me semble inapproprié. Ils seraient passé à côté d'un vrai esprit ingénieur. J'entends son père hurler, il manifeste lui aussi son contentement pour son fils. Ensuite Sean remonte, et avant que je ne comprenne quoi que se soit, il se jette sur moi, il me presse contre son torse, et l'on tombe à la renverse sur le lit, tant le choc était rude.
—Putain ! Merde Lana je vais à Harvard!
Je l'enlace, vraiment fière de lui, le sourire aux lèvres, je peux clairement sentir son coeur battre contre le mien. Etre admissible à Harvard est la chose la plus difficile, maintenant pour être admis, il doit tout de même assurer son examen de fin d'année, mais le plus dur et fait, pour le reste je ne m'inquiète pas.
Parce que Sean est un génie, et que rien ne pourra faire entrave à ce bel avenir pour lequel il lutte tant.
—Faut que j'appelle Evan! Il lance soudain.
Il se défait de notre contact et attrape son vieux téléphone portable, posé sur son lit. C'est la première fois que je le vois si heureux. En attendant qu'Evan ne déccroche, il se dandine de droite à gauche ce qui me fait rire. Il est adorable. Ca fait un petit moment qu'il communique avec lui, depuis qu'il est venu ici, ils ne se sont pas lâché tous les deux. Ils ne communiquent pas non plus tout le temps, mais au moins deux fois par semaine.
D'ailleurs à son départ, Sean a pleuré pendant une journée entière, me disant qu'il ne s'en remettrait jamais. Si j'en crois Mia, puisque nous avons discuté juste une fois après son départ, ça a été de même pour Evan.
Vraiment, trop mignons. Enfin, trop bizarre aussi serait le terme approprié.
****
C'est assez dur de devoir contenir ma joie, je ne pouvais pas en parler à mes parents, ni mes fraternels car ils s'en ficheraient, je l'ai juste dit à Emily, qui m'a semblée ravie pour lui, mais c'est tout, je ne peux partager ceci avec personne d'autres.
Je me rends compte que mon cercle d'ami s'est assez restreint, mais comme l'on dit, vaut mieux être seule que mal accompagnée. Et étrangement, ça a suffit à renforcer ma popularité: plus on est un petit groupe, et plus on semble exclusif. C'est paradoxal selon moi, mais visiblement c'est ainsi que ça marche.
Ca fait un petit moment que j'ai envie de parler à ma mère de Sean, du bonheur qu'il m'apporte, parce qu'il y a un peu de changement dans la famille. Nous avons découvert que mon père trompe ma mère, et ce porc, désolée du terme, ne s'en cache pas, il l'a avoué clairement.
Ca n'a pas vraiment atteint ma mère, dans le sens où elle s'en doutait déjà, il y a juste beaucoup de tensions entre eux à la maison. Dès qu'ils sont dans la même pièce, on ne peut pas éviter l'engueulade. Et si notre père s'éloigne petit à petit de nous, notre mère se rapproche. J'avoue ne pas trop comprendre pourquoi, mais Sean m'a dit que c'est le fait d'être libérée de mon père qui la soulage un peu, puisqu'il semblait la contraindre avec ses enfants.
Je ne sais pas s'il a raison, mais en tous les cas, c'est agréable de se sentir plus proche de sa maman, ça me fait toujours un peu bizarre, mais ça me rend vraiment heureuse. Par exemple à table, elle est moins stricte, elle nous rapproche moins nos maladresses, elle est plus compréhensive. Et maintenant quand je lui parle d'Emily, elle prend sur elle, elle arrête de la traiter de "fille de clown" et ça, c'est un énorme pas.
C'est pourquoi j'ai envie d'aller plus loin. J'ai envie de lui parler de Sean, je ne sais pas si elle serait prête à l'accepter, mais au moins qu'elle m'écoute c'est déjà bien. Même si j'avoue que cela me fait un peu peur, notamment parce que la première fois que Sean a vu ma mère il lui a dit d'aller se faire foutre...
Alors que je m'apprête à me relever de mon cher lit, mon téléphone vibre, il s'agit d'Emily, elle m'appelle en FaceTime. Je suis surprise de me trouver face au gros nez de Chase, son père.
—Bonsoir Lana!
—Bonsoir... monsieur Whitton?
—Oh bon sang, ne m'appelle pas comme ça, je ne suis pas vieux.
Je pouffe doucement. J'avais oublié qu'il déteste que je l'appelle Monsieur.
—Je suis avec Alexis, dit lui coucou !
Il approche le téléphone du nez de sa compagne et je suis hilare. Bon dieu, ils ne sont pas obligés de coller le téléphone à leurs nez ! Ils n'ont pas encore commencé à parler que je suis déjà hilare.
—Vous savez, si vous éloignez le téléphone de votre nez je vous entends toujours.
Chase essaye puis il me demande si je l'entends, tout en criant comme si le téléphone était à dix mille kilomètre. Etant donné que ce sont des parents assez jeunes, je m'attendais à ce qu'ils aient un meilleur contrôle de la technologie tout de même.
—Bon, fait Alexis. On t'appelle pour une extrême urgence!
—Laissez moi deviner, vous voulez savoir quel cadeau offrir à Emily pour son anniversaire?
Ses parents se regardent, étonnés, et je comprends que j'ai cramé leur intention. Je ne suis pas devin mais ils me font le coup chaque année, c'est pourquoi Emily pense qu'ils sont les meilleurs parents du monde.
—Je ne sais pas trop, elle ne m'a rien énoncé de précis cette année. Je sais qu'elle serait très heureuse de revoir Shawn et Blake, sinon un nouveau Skate Board ou alors... ah je sais ! elle est dingue de batterie ces temps-ci.
—De batterie? demande son père étonné.
—Ouais, Neels en a une et qu'elle aime bien ça.
—Sait-elle au moins en jouer? Demande sa mère, outrée.
—Non, je réponds hilare.
Oh que non, Emily est loin d'être une bonne musicienne comme sa soeur Blake, ou comme sa mère, donc la batterie n'est pas son point fort. Elle croit qu'il suffit juste de frapper sur les instruments, or, ce n'est vraiment pas ainsi qu'il faut s'y prendre. Je me rappelle encore de cette fois où elle m'a montré son nouveau morceau qu'elle avait elle même composée. Et comment dire? Mes oreilles ont souffert !
—Mais ça lui ferait vraiment plaisir, je réponds sincèrement.
—Bien, on prend note! Merci Lana! Gros bisous.
Je leurs souris puis quitte l'application, pensant qu'ils raccrocheront eux même.
—Putain une batterie! Mais elle va nous casser les oreilles ! j'entends sur mon portable.
—Dans le pire des cas, on l'achète, et on mime ensuite un vol de la maison, où seule la batterie aura été volée.
—Oh! Mais t'es un génie Chase.
Mais quel genre de parent est-ce? Ils sont affreusement timbrés ! Affreusement timbrés mais ça ne m'empêche pas de les adorer quand même.
—Monsieur et Madame Whitton je vous entends toujours. Vous n'avez pas raccroché!
—Ah crotte. Fait comme si tu n'avais rien entendu, s'exclame Alexis, d'un rire nerveux.
Je rigole doucement et je raccroche moi même, je ne veux pas en entendre plus sur leurs plans machiavéliques.
Je me roule hors de mon lit, étant donné que j'avais juste avant pris la décision de finalement avoir une discussion sérieuse avec ma mère. Cette discussion avec les parents d'Emily m'a redonné un peu de courage. Ils adorent Neels, j'ai vraiment l'envie que ma famille accepte aussi mon petit ami, même si en soit, je ne suis pas vraiment rassurée. Mon coeur bat de plus en plus vite à mesure que je me rapproche de mon salon, j'ai la boule au ventre. Certes ma mère fait des efforts ces temps-ci, mais quand elle apprendra qu'il ne s'agit absolument pas du gendre idéal dont elle a rêvée, elle sera forcément déçue.
Soudain, alors que je traverse le couloir, une lumière attire mon attention, dans la chambre de ma soeur, puisque sa porte est entre ouverte. A peine glissé-je mon regard à travers la fente que ce que je vois me prend de court.
A partir de là, je ne suis plus sûre d'avoir respiré normalement, mon cerveau a eu besoin d'un certain délai pour assimiler la chose. Ma soeur, et une de ses amies se trouvent en sous vêtements toutes les deux, et elles sont clairement en train de se bouffer la bouche
—Oh bordel !
Alors ça, je ne m'y attendais pas du tout.
****
YO.
J'espère que ce chapitre vous a plu ! Désolé des deux semaines d'attentes haha, mais pour Garce As Gold c'était obligé !
Je remercie ceux qui ont joué le joué, et qui ne se sont pas arrêté à des aprioris, c'est vraiment pour les autres que ce je fais sur Wattpad me plaît, on a vraiment l'opportunité de faire plein de choses !
🤤Votre avis sur le chapitre?
🤤Selon vous la relation entre Lana & Sean va t-elle être un long fleuve tranquille, longtemps?
🤤Surpris par Savannah? Vous en pensez quoi ?
Etant donné le délai de Garce as Gold, je vais poster un second chapitre. Mais dites moi ce que vous préférez.
🤤Que je poste cette semaine un deuxième chapitre? La semaine prochaine plutôt ? (Du moins quand sont vos vacances? )
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