Chapitre 10: Formule de l'amour: chaussures à talons + sandwich au poulet.

Le reste de l'après-midi je me torture l'esprit pour comprendre comment Mélissa a pu prendre connaissance d'un tel détail. Dont l'importance se révèle capitale.

La fin des cours approche et je sens un regard pesant sur moi. Je frissonne et me tourne en direction de cette personne qui n'est autre que Sébastien. Il articule silencieusement "Je te ramène ce soir, attends moi". Pour toutes réponses, je lui lance un regard noir et me replonge dans mes exercices.

Après quelques longues minutes d'insupportable attente, la sonnerie nous libère. Je m'empare de ma veste en jean, balance mes livres dans mon sac et me dirige vers la sortie, n'attendant pas Jeanne. Je n'ai pas fait trois mètres dans le couloir que quelqu'un me plaque violemment contre un mur.

Ma tête s'y cogne brutalement et je ferme les yeux pour m'empêcher de pleurer. Deux mains m'enserrent les poignets et les relèvent au-dessus de ma tête. Mes genoux sont bloqués et je sens un souffle chaud contre mon cou.

Je suis sûre que c'est Sébastien. Il m'en veut certainement de lui avoir fait comprendre que je ne voulais pas qu'il me ramène ce soir.

La bouche de Sebastien se pose sur mon cou et m'embrasse avidemment. Ses cheveux me caresse la joue et son menton me pique la gorge. Stop. Une minute. Sébastien est imberbe. Donc ça ne peut pas être lui. J'ouvre les yeux. Mais je ne parviens pas à voir mon agresseur. Sa tête est callée contre mon cou si bien que je ne peux savoir qui il est.

- Lâ... Lâche moi! je bredouille, gigotant dans tous les sens pour me libérer.

L'inconnu grogne et continue à m'embrasser...

Je lui demande d'arrêter, mes larmes dévalant désormais mes joues.

- LAISSE LA PARTIR ESPÈCE DE CONNARD! hurle mon petit ami comme un possédé.

Il fonce sur mon agresseur, qui, surpris, ne peut résister à Sébastien et tombe à la renverse avec lui. Je glisse le long du mur et enfouis ma tête entre mes mains. J'entends quelqu'un courir, s'arrêter et me serrer dans ses bras.

- Ça va aller ma puce, ça va aller, me rassure Jeanne d'une voix douce.

Je renifle piteusement et redresse la tête.

Sébastien bourre de coups de poing le taré qui m'a embrassé. Alexandre arrive, deux amis à lui sur les talons. Ils séparent mon petit ami de sa victime qui se relève, mal en point. Et je le reconnais. C'est Guillaume.

Il faut dire qu'à côté de lui, Sébastien est juste mignon. Beau, tout au plus. Guillaume est terriblement sexy et possède un véritable sex-appeal. Normal qu'il affole toutes les filles. Ses cheveux châtains ondulés descendent jusqu'à la moitié de son cou, ses yeux noisettes sont pleins de malice, sa peau n'a jamais connu une seule imperfection depuis sa rentrée au lycée. Sous son tee-shirt, je devine la présence de pectoraux, d'abdos et sûrement du légendaire V. Je m'imagine glissant mes mains sur ses bras musclés...

Wow wow wow !

Je me ressaisis d'urgence. De une je suis en couple et de deux ce mec a quand même essayé de m'embrasser de force!

Je vois les deux garçons se lancer des éclairs par le regard avant de partir chacun de leur côté. Je rejoins mon petit ami et le remercie de son aide. Il me prend par la main.

- De rien bella.

Je me sens fondre comme du chocolat. Oh zut, c'est vrai, je viens de me souvenir de l'information que Mélissa était censée ignorer et avait glissé dans la conversation que j'avais surpris aux toilettes.

- Sébastien, comment ça se fait que Mélissa ai eu connaissance de ta visite chez moi hier?

- Je lui ai dit, lance-t-il comme si c'était normal.

Je fronce les sourcils. Il soupire et m'amène à son scooter.

- Tu sais qu'il y a un an, je sortais avec Mélissa non?

Oh que oui je le sais! A cette époque, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, me demandant comment cette traînée avait pu réussir à le draguer. Je me contente pourtant d'hocher la tête.

- Eh bien un jour, il y avait une sortie pour tous les secondes. Un truc pour les études. J'attendais Melissa près d'un stand mais elle n'arrivait pas. J'étais donc parti à sa recherche. Et là, je t'avais percuté.

Inutile d'en dire plus. La suite je la connais. Comme une bécasse, en le voyant, j'avais tourné la tête. Et comme il ne me regardait pas non plus, je me suis prise son épaule en pleine face. Je suis alors tombée par terre, mes talons ne m'aidant pas à tenir debout. Sébastien s'est vite agenouillé par terre pour me porter secours. Sauf qu'il a écrasé mon sandwich. Et j'ai passé le reste de la journée le ventre vide.

- C'est en te voyant devenir toute rouge, toute timide que je suis tombé amoureux de toi Cassandre.

Je suis étonné. Parce que je m'étais cassée la figure, je l'avais séduite? Bah dis donc ils leur en faut peu aux garçons!

Il poursuit son monologue, les yeux rivés dans les miens.

- Tu étais si féminine, si naturelle... Et très mignonne. Quand je t'ai aidé à te redresser, tu serrais à peine ma main, comme si tu étais effrayée. Quelque chose m'attirait chez toi. Deux semaines après cette étrange rencontre, j'ai rompu avec Mélissa, ne pouvant nier à moi-même mon amour pour toi. Et avec le temps je...

- Tais toi, je lui souffle.

Je monte sur ma pointe de pied et l'embrasse doucement. Il entoure ma taille de ses bras et me serre contre lui. Mes mains remontent jusqu'à son torse où je les pose. Quand notre baiser prend fin, nous nous séparons lentement.

Il me caresse la joue et dépose ses lèvres sur mon front. Il enfourche son scooter et me tend un casque. Le court lapse de temps qu'il lui faut pour mettre le sien me laisse vivre un étrange moment: Guillaume, le sac négligemment jeté sur l'épaule, s'arrête en me voyant et me fait son sourire le plus viril.

Je m'empresse de baisser les yeux et je rejoins Sébastien. Je m'accroche à lui et pose ma tête sur son dos. Je me laisse bercer tandis qu'il roule vite, comme s'il voulait échapper au regard que Guillaume porte sur moi.

Arrivés devant mon immeuble, je descends du scooter et embrasse rapidement mon petit ami. L'italien me sourit puis me dit :

- Samedi je voudrais te montrer quelque chose. Alors... Je pourrais passer te chercher vers quatorze heures ?

J'accepte son invitation toute excitée et le regarde s'en aller.

***

Je ne dors pas de la nuit. Alors que je repense aux nombreux baisers échangés avec Sébastien (notamment celui où le prof nous a surpris), le visage de Guillaume me hante. Je me revois, embrassé par lui. Si j'avais vu son visage avant qu'il ne m'embrasse, aurai-je été si apeurée au point d'en pleurer?

Bizarrement, cet étrange moment me paraît bien plus agréable maintenant...

Hello les lecteurs! Voilà voilà, je suis victime d'un bordel interstellaire :

Mes chapitres on été mélangés! Déjà y a une petite note (Cassandre à une nouvelle colocataire) qui s'est glissé après le chapitre 1 et le chapitre 5 qui s'est mis à la fin de l'histoire laissant un trou entre le chapitre 4 et 6.

Voilà c'est pour vous avertir et que vous puissiez lire dans l'ordre sans vous paumer!

Bisous bisous!

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