♻ Chapitre 11
Le cours passa rapidement, ainsi que celui d'histoire. J'avais continué à discuter avec Livny tout en suivant à moitié le cours, et j'avais appris qu'elle aimait en effet le dessin, la musique et les arts en général. Malheureusement, je sentais toujours les regards perçants des autres gars, qui devaient se faire plaisir à s'imaginer notre conversation actuelle ; en bref, je suis pas dans la merde avec eux.
Alors que l'heure de manger venais de sonner, j'eus à peine le temps d'esquisser un mouvement que Jean m'empoigna par les épaules avec un sourire narquois tout en me traînant en dehors de la salle.
« Et la, si tu la draguais pas, tu faisais quoi ? »
Je me retenais très fortement de le frapper et pinçais l'arête de mon nez avec un soupir, articulant pour une énième fois les cinq mots qui revenaient beaucoup trop dans ma bouche en ce moment :
« Non, je ne l'aime PAS. C'est clair ? Elle avait juste besoin d'aide pour rattraper les cours. »
Ce disant, je croisais en quelques secondes le regard moquer de Jean, ceux peu convaincus du reste de la bande et celui de Livny, qui sortait de la salle, et qui me regarda de travers alors que Jean la dévisageais ouvertement. D'accord, je crois que cette suspicion me suivra jusqu'à dans ma tombe.
Je levais les yeux au ciel avant de suivre le reste de la classe, qui marchait comme un seul homme vers le self, jour des frites oblige. Bah oui, pour une fois qu'il y a de la bouffe a peu près potable, il faut en profiter.
Tandis que nous dépassions l'intégralité de la file sans que personne ne dise mot, un privilège des populaires, je rencontrais du regard Livny, qui sortait du lycée d'un pas pressé. Sans doute était-elle externe ? Je ne me posais pas la question plus longtemps et rentrais à l'intérieur du bâtiment de restauration, avant de prendre mon plateau pour suivre la bande.
Une assiette de frites, un steak haché et une pomme plus tard, sans oublié la demi-douzaine de petits pains pour faire genre que la faim était calée, nous sortîmes tout les sept du self, pour nous diriger vers la salle de philosophie. La salle, comme d'habitude, était déjà ouverte, bien que nous ayons bien une dizaine de minutes d'avance sur la sonnerie de 13 heures.
Après être entrés dans la salle, nous nous installâmes et comme toujours, je partais rejoindre les autres gars, réunis près de Ken, avant que le cours commence. Alors que les autres recopiaient pour certains le cours qu'ils avaient séché la semaine précédente, mon esprit, ou plutôt mon oreille, fut attirée par la voix aiguë de Jessica et de son groupe d'amies, ou si je puis dire, de suiveuses.
« T'étais où pour être absente toute une semaine ? Allez, tu peux nous dire, t'inquiète !
-Ça vous concerne peut-être ? »
Je me tournais discrètement, de manière à apercevoir Livny et les autres filles dans le coin de mon champ de vision. La principale concernée gardait ses yeux rivés sur sa feuille de cours.
« Pourquoi ça ne nous regarderait pas ? T'as quelque chose à cacher ? »
Je n'en suis pas sûre, mais je crois avoir entrevu Livny rougir, de manière très subtile, avant qu'une des potes de Jessica arrache la feuille que contemplait la norvégienne.
« T'as noté tout le cours ? Ce que j'aime pas les intellos... Mais ça peut toujours me servir... »
Je me retenais d'intervenir, attendant la répartie de Livny avec un demi-sourire. Alors que Cindy s'apprêtait à ranger sa feuille volée dans son sac, la jeune blonde lui arracha des mains, et un cri suraigu résonna :
« Tu m'as coupé ! Espèce de sale fille de... »
La grande blessée n'eut pas le temps de finir sa phrase, et tant mieux pour elle, je crois. Un grand bruit résonna dans la classe, et tout le monde s'interrompit, se tournant vers l'origine de la gifle qui avait retenti : Livny, la main suspendue en l'air, regardait avec un air mauvaise son harceleuse en herbe, qui avait porté sa main à sa joue rougie.
« Un conseil, évite de parler sur ma mère. Et je te conseille de me lâcher, maintenant. »
Alors que le groupe de filles, se remettant du choc, se préparait à répondre tant bien que mal, j'empoignais mon sac d'une main, me dirigeant vers la place libre à côté de Livny, et posais mes affaires sur la chaise.
« Elle vous a demandé de dégager, je crois. Salut Livny ! »
Je retenais un éclat de rire en voyant l'air ébahi de Jessica, et m'asseyais tranquillement, avant de sortir mes affaires de cours, tandis que le professeur arrivait et que les filles repartaient à leur place avec un regard assassin.
Je crois que je viens de me faire des ennemies.
~~
Hé hé hé oui je me suis amusée sur ce chapitre ^^' (et je viens de me rendre compte qu'il faut que je me dépêche d'écrire la suite 😱)
Sinon j'espère que vous allez bien ^^ (sinon hésitez pas à venir en mp hein :p), gros bisous à vous je vous naiiimes
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