Débuts.

Nouveauté.


Comme la première fois que je me suis réveillé à quatre heure du matin, je ressentis une énorme vague m'aspirer à la surface de la terre, mes yeux s'écarquillèrent et je pris une grosse bouffée d'air. Le poids mort sur moi m'empêchait de bouger, mais je restai calme, sachant qui était la personne qui m'écrasait. C'était d'ailleurs étrange que je me réveille avant Alix, je pensais qu'on allait l'être en même temps. Je lui laissais cinq minutes, mais toujours pas un signe de vie. J'agrippai donc son t-shirt et le secouai en l'appelant, cela commençait à sérieusement m'inquiéter. Mon cœur s'emballait et des idées germaient dans mon esprit.

Après l'avoir agité de plus en plus brutalement, j'entendis enfin sa petite voix s'élever.


" Erin ?

- Qui d'autre crétin ? M'emportai-je. "


Il releva enfin le haut de son corps et plongea ses yeux fatigués dans les miens.


" J'sais pas, quelqu'un de doux et qui aurait une façon délicate de réveiller le grand amour de sa vie.

- Prends pas tes rêves pour la réalité, lançai-je encore en colère. "


Je n'étais pas à proprement parlé en colère, mais pendant un instant, j'avais eu la peur profonde d'être le seul éveillé à cette heure. Jamais de la vie je n'avais été conscient la nuit, alors comprenez ma détresse d'être le seul dans cette nuit noire, carrément effrayante et où tout semblait menaçant.

Alix soupira et se redressa sur ses jambes. Il me tendit une main pour m'aider à me relever à mon tour, mais je l'ignorai et le fis seul comme un grand.


" Et dire qu'hier, on était sur le point de s'embrasser de manière torride, et maintenant, monsieur est de mauvais poil. Génial. J'suis heureux de m'être réveillé une deuxième fois cette nuit. "


Je le regardai, perplexe. J'avais complètement oublié que mon amant était aussi le loup blanc et que par conséquent, il se réveillait toutes les nuits pour se concerter avec les autres, et tuer une personne un jour de la semaine, ou plusieurs selon son désir. Pendant un instant, mon cœur se serra à l'idée qu'il ait tué quelqu'un cette nuit.


" Tu as... "

Je m'éclaircis la voix pour me donner plus d'assurance.


" Tu as tué une personne ? Réussis-je à prononcer, la peur au ventre.

- Non. J'ai juste fait un tour, puis ensuite je suis revenu. "


J'en fus extrêmement soulagé, je ne savais comment j'aurais réagit si la réponse avait été positive. Je me rapprochai de lui et posai mes mains sur ses épaules, encrant mes yeux dans les siens.


" Je te préviens Alix, quand bien même je vais être amoureux de toi et que nos destins sont liés, si tu oses tuer une personne que j'aime, je me suiciderai.

- J'suis pas assez con pour te rendre malheureux, conclut-il."


Malgré tout, cette réponse me toucha, alors qu'il disait ça seulement car il en était obligé. On ne désirait pas faire de mal à la personne qu'on aime, c'était évident, mais je ne pus retenir ce sentiment agréable qui se logeait dans mon ventre. Sentant mes joues chauffées, je me tournai et repris le chemin du retour.


" Hey, qu'est-ce que tu fais ? M'interpella Alix.

- Je vais dans le village ? Tu veux qu'on fasse quoi d'autre, en plus il fait froid. "


Alix tourna le visage légèrement, de sorte que je le vois de face.


" Moi j'ai un moyen de te réchauffer, mais apparemment tu n'y penses pas. "


Sa petite moue boudeuse me fit fondre, et la voix enfantine, en total opposition avec sa phrase explicite, était absolument mignonne. Une irrésistible envie de lui faire un câlin me prit, mais je m'abstiens, je ne voulais pas qu'il prenne ce comportement pour le feu vert à ses idées... Lubriques. Je fis un effort surhumain pour continuer ma marche et ne pas lui sauter dans les bras. Jamais je n'aurais cru qu'il puisse être aussi adorable. Pour moi, Alix était juste une sorte de petit bad boy au grand sourire malicieux. Mais ce qui était tout de même étrange, était le fait qu'il use de cette petite voix à croquer et cette bouille chou pour me dire cette phrase plus que subjective.

Et puis, le blond avait tord sur une chose, bien sûr que j'y avais pensé. J'étais obligé de l'avoir en tête, Alix me le répétait assez pour que je l'oublie.

Quand des images d'Alix et moi allongés sur l'herbe fraîche de la nuit apparurent dans mon esprit, je pressai le pas sous les exclamations de mon futur amant, qui se plaignait de ma vitesse.

Arrivé dans le village, je m'émerveillai devant les maisons sombres, les grandes allées à peine éclairées par la lune, et instinctivement, je me collai à Alix qui ria de ce geste en passant son bras autour de mes épaules.


" Tu as peur amour ? Siffla Alix, trop amusé à mon goût. "


Je sentis, encore une fois, mes joues se teinter. Il fallait vraiment qu'il cesse d'être aussi mignon, j'allais finir par lui sauter dessus sauvagement pour satisfaire la douce chaleur qui était dans mon ventre depuis un petit moment. C'était dingue comment le désir augmentait en moi, j'avais l'impression de ne respirer, de ne marcher, de ne vivre tout simplement, que pour être avec lui. La sensation était autant déstabilisante que plaisante. Ça allait finir par le rendre fou.


" Je ne suis pas comme toi, puis la dernière fois je n'ai pas fait attention, j'étais comme possédé et mes pas m'ont guidé vers toi, je n'ai pas eu le temps d'admirer la nuit. C'est... Intriguant, effrayant, avouai-je.

- Je te protégerai des vilaines grosses bêtes, rit Alix en resserrant son étreinte. "


Je lui enfonçai mon coude dans les côtes et me dégageai de son bras. Il poussa une exclamation et je lui tirai la langue avant de m'enfuir, sentant de l'adrénaline prendre possession de mon corps. Je me tournai un instant et vis le blond me courir après, mais de façon modérée, je savais très bien qu'il pouvait me rattraper en quelques secondes à peine, mais cela me donnait envie de me surpasser et de courir le plus vite que mon endurance me le permettait. Je me sentais en sécurité temps que je voyais Alix, je faisais en sorte de toujours l'avoir dans mon champs de vision. Essoufflé, j'entrai dans une vieille ferme, qui était notre repère à moi et Enea étant petits, mais je m'arrêtai net dans l'entrée en voyant le noir manger l'intérieure de l'entrepôt, recouvrant les ballots de pailles. Je finis par y entrer en entendant les pas d'Alix juste derrière moi. Mais aussitôt à l'intérieur qu'un sentiment de peur me parcourra les tripes, j'étais perdu et effrayé alors que je savais pertinemment que nous étions les seuls éveillés à cette heure, mais je ne pus m'empêcher de frissonner et l'envie d'être avec Alix se fit encore plus forte. Cependant, lui montrer ma peur briserait ma fierté, alors je tâtonnai des mains ce qui se trouvait devant moi, essayant de visualiser les emplacements. Je sursautai à chaque petit bruit qui retentissait de près ou de loin. J'entendis ensuite la porte de la grange s'ouvrir, signe que quelqu'un entrait.


" Alix...? Demandai-je d'une petite voix craintive, absolument pas virile. "


Mais personne ne me répondit, ce qui fit augmentait les battements de mon cœur. Je savais très bien que les loups étaient extrêmement discret, et qu'ils étaient capable d'entendre le stress et la peur chez sa victime, ce qui fit redoubler ma panique. Et si c'était un autre loup qui était entré ? Peut-être que la nature s'était trompée et qu'elle avait réveillé un autre loup ?

Je posai les fesses à terre et repliai les jambes devant moi, les entourant de mes bras. Je voulais encore l'appeler, jusqu'à temps qu'il me réponde, mais j'avais la trouille comme jamais. Seul mon ouïe était en action, à l'affût du moindre son. J'avais l'impression de tout entendre, sauf la personne qui était peut-être juste à côté de moi à l'heure actuelle.

Je resserrai mes bras sur mes jambes. Merde merde merde. Tout à coup, j'entendis un bruit juste à côté de moi, comme de la paille se craquant sous le pied d'une personne et un souffle chaud venant s'échouer sur mon oreille, je tombai sur le côté et poussai un cri de terreur. Je plaçai les mains devant mon visage.


" Alix enfoiré c'est pas drôle ! Paniquai-je. "


Mais toujours personne ne me répondit. Pour la deuxième fois de l'heure, mon sang ne fit qu'un tour et mon cœur battait la chamade, je donnerai tout pour être dans les bras d'Alix.


" Amour, souffla une voix proche de moi. "


Je reconnue tout de suite la voix de mon amant et un poix s'enleva de ma poitrine.


" Alix ! Alix je t'en supplie arrêtes, ça me fout le j'tons ! "


Un petit rire retentit et j'essayai de me focaliser sur celui-ci pour le trouver.


" Viens me chercher, lança le blond taquin.

- Comment ?

- Écoutes ma voix, écoutes ma respiration, fis toi à tes autres sens chéri. "


Pendant qu'il parlait, je marchais vers lui, guidé par le son de sa voix. Mes pas étaient plus francs, je désirais plus que tout le retrouver.


" Derrière toi Erin, dit une voix qui me donna une tonne de frissons. "


Sans chercher à comprendre, je me retournai d'un coup et me lançai dans le vide, heureusement, je retombai dans des bras et me serrai dans ceux-ci, trouvant rapidement le corps. Je sentis sa poitrine vibrer, causé par son rire. J'avais terriblement envie de le frapper pour m'avoir fait telle frayeur, mais celle de l'embrasser et l'avoir tout contre moi fut encore plus puissante.

Ses deux mains passèrent sous mes fesses et me soulevèrent contre lui, j'enroulai automatiquement mes jambes autour de ses hanches et m'accrochai à lui. Ses pas nous guidèrent en dehors de la vieille grange et j'en profitai pour plonger ma tête dans son cou, humant cette odeur délicieuse qui envoutait tout mes sens.


" Je te raccompagne chez toi, m'annonça Alix. "


Je lui fis un petit baiser dans son cou pour le remercier et ses bras se resserrèrent sur mon corps, ce qui ne me dérangea pour le moins du monde. Je m'accrochai à lui tel un koala à sa maman durant tout le trajet, devant chez moi, il me relâcha doucement et embrassa mon front avant de faire demi-tour. Mes doigts s'activèrent d'eux-mêmes et retinrent mon amant par le bras.


" Restes avec moi, tu partiras demain à la première heure du réveil. Il nous reste du temps...

- Tu veux vraiment rester avec un mec crétin et enfoiré ? S'amusa-t-il. "


Je levai les yeux au ciel.

Je voulais vraiment rester avec lui le temps qu'il nous restait, et puis le fait qu'il ne précipite pas les choses entre nous m'attendrissait d'autant plus. C'était dangereux, car je commençai à ne lui trouver que des qualités.

On entra tout les deux dans ma chambre, et la joie de ma compagnon pouvait se sentir à des kilomètres à la ronde. Je retirai mes affaires que j'avais enfilé à la va-vite en me réveillant et il en fit de même, se retrouvant en boxer tout les deux, on s'installait sur le moelleux matelas. De suite, je me sentis tirer vers un corps et je poussai un soupire de contentement. Le sentir à mes côtés était... Le paradis. Je me sentais si bien, aux anges. Son corps était chaud, brûlant même et je me collai à lui avec une joie immense. Et puis, il fallait dire qu'il était sacrement bien battit.



J'ai besoin de vous ! Est-ce que quelqu'un sait bien faire les lemons ? Car lorsque j'en écrirai un, j'aimerai me le faire corriger et rectifier si besoin par une personne qui a l'habitude d'en faire et qui en lit aussi. Merci d'avance ! (;

Aussi, vous aurez remarqué qu'il y a juste une partie, je mettrai la deuxième partie de " débuts " qui s'intitule " doutes " un peu plus tard ( peut-être demain ).












Bạn đang đọc truyện trên: AzTruyen.Top