Chapitre 2
Je me réveille,j'ai mal partout,je suppose que je me suis encore évanouie...bien sur que oui, c'est évident,à chaques fois je me réveille le corps engourdi avec encore plus d'hématomes que la veille toujours la peau en contact avec le sol...ce sol froid,dur,qui de plus est marqué de mon sang,toujours avec cette envie de vomir...c'est horrible,d'autre diront que c'est affreux mais...moi...je ne me plaint pas...me plaindre qu'est ce que sa va changer,qu'est ce que sa pourrait me rapporter à part des ennuis...Je n'ai pas peur...enfin...Je n'ai plus peur...pourquoi?je devrais avoir peur à votre avis?
Mais entre nous,peur de quoi?de me faire frapper?pourquoi?sa arrivera quand même...alors répondez moi pourquoi devrais-je avoir peur de quelque chose qui est sûr d'arriver? vous êtes en train de me dire que je devrais constamment vivre dans l'angoisse...la peur?Non.Je refuse de vivre comme ça.
Je suis assise en tailleur et je regarde la porte...non...Je fixe cette porte en fer qui ne s'ouvre qu'au minimum une fois par jour...cette porte que je préfère quand elle est fermée cette porte que je n'ai jamais franchis cette porte qui le laisse passer...Je la fixe et je réfléchis...Je m'imagine un monde et j'essaye de me souvenir du monde...des couleurs...des odeurs...des humeurs...j'essaye de m'en souvenir mais je n'y arrive pas pourquoi?sa vous le saurez bien assez tôt...Mais pour l'instant...patientez.
Je ne sais pas qu'elle heure il est,je ne sais encore moins quel jour ni quel mois ou encore en quelle année nous sommes mais je sais qu'il va revenir peut être demain dans une semaine dans un mois ou...dans quelques heures...minutes...secondes...
maintenant?
*bruits de pas*
Il arrive...Je me lève et me met droite,la porte s'ouvre violemment et ses pas se rapprochent je vois ses chaussures s'arrêter à ma hauteur et sa voix grave sonne dans toute la pièce vide
-Regarde moi.
Je lève la tête lentement et le regarde dans les yeux,il scrute mon visage un long moment comparable à une éternité puis il murmure
-Tu lui ressemble tellement,dommage que c'était une salope
Il hausse la voix dans la deuxième partie de sa phrase puis me gifle,j'ai mal mais je ne dis rien il me regarde s'avance un peu plus puis me tien par le cou,il serre je n'arrive plus à respirer,il serre ma vue se brouille de noir,il serre je ne vais pas tenir ,mais...alors que je me voyais déjà bien loin,alors que je pensais que la fin étais là,il me lâche...tout en essayant de reprendre mon souffle je le regarde sortir de là pièce dans un énième claquement de porte.
Seule dans cette pièce vide je me demande que ce serait il passé si il ne m'avais pas lâché...Je me demande si j'aurais préféré qu'il ne me lâche pas...si j'aurais préféré partir...et je me maudit d'y avoir penser...Je me maudit d'être aussi faible...et tout en fermant les yeux la honte vient s'emparer de moi...la honte...d'y avoir penser.
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