32. Vérité délivrée

Titre alternatif :Changbin vous emmène à la rencontre de sa famille pour soulager son cœur

Pairing : Changbin y su familia !

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Dans la chambre des lèves-tard, Changbin en bon résident, était torse nu devant le lit de Chan où il avait disposé trois de ses chemises sur mesures. Il les regardait, mains sur les hanches, tentant de se remémorer laquelle il avait mis la semaine précédente. Il passa une main dans ses cheveux humides de la douche, frustré de ne pas se souvenir. Au même moment la porte s'ouvrit. Jisung s'arrêta net en le voyant. Ses grands yeux étonnés le détaillèrent de la tête aux pieds.

-Tu te prépares déjà ?

Ils étaient mercredi et chaque mercredi soir Changbin dinait chez ses parents. Il se préparait toujours à dix-huit heures pour être sur le seuil de la demeure familiale à dix-neuf heure quinze pétante. Jisung vérifia l'heure sur son portable. Il était dix-huit heures douze, Changbin était dans les temps et lui en perdait la notion.

-Oui. Dis te souviens-tu de quelle chemise je portais la semaine dernière ?

Jisung secoua la tête sans même faire l'effort d'y penser. Il avait le regard braqué sur les pectoraux bien dessinés de son chéri mais Changbin voyait bien que son cerveau pensait à autre chose. Il se désintéressa définitivement de ses chemises, pour un temps du moins, et se tourna entièrement vers Jisung. Son mouvement fit sortir son copain de ses pensées. Son regard remonta jusqu'à croiser le sien. Il lui fit un sourire qui faisait ressortir ses pommettes et Changbin se dit qu'il avait tout imaginé.

-Câlin ?

-Bien sûr.

Ses bras ouverts accueillirent le frêle corps de son amour. Sachant que les câlins de Jisung étaient toujours très longs, il détendit ses muscles et laissa reposer sa tête contre celle du plus jeune pour profiter de cet amour partagé.

Il attendit et patienta mais comme Jisung semblait trop bien dans ses bras et qu'il ne voulait pas se mettre en retard, il finit par rompre l'étreinte.

Jisung lui fit un petit sourire avant de quitter la chambre sans un mot. Changbin ne s'attarda pas sur ce comportement étrange, il avait une chemise à choisir. Après réflexion il finit par reposer ses trois chemises préférées dans le placard. De toute manière il allait enfiler un pull en supplément alors autant en prendre une autre qu'il mettait moins souvent. Il sortit une autre chemise sur mesure manches longues et gris clair, qu'il aimait moins. Au moins celle-là il était certain de ne pas l'avoir mise récemment.

Une fois sa chemise choisie il alla dans la salle de bain pour se sécher les cheveux. La buée sur le miroir avait disparu comme par magie alors que le reste de la pièce était encore humide de sa récente douche.

Une fois ses cheveux secs et soyeux il enfila sa chemise et partit à la recherche de ses petits-amis présent dans l'appartement. Minho était dans la cuisine avait l'obligeance de préparer à manger, il reçut un baiser. Jeongin jouait avec Felix à Mario Kart décidant que le vendredi il ne ferait pas ses leçons, il reçut un baiser. Jisung était sur le canapé perdu dans le visionnage d'une vidéo, il reçut un baiser qu'il prolongea.

Seungmin était chez lui, Chan au travail et Hyunjin sortit avec des amis. Changbin aurait bien aimé que Hyunjin soit là, son dongsaeng était doué pour l'encourager et ce soir il aurait bien eu besoin de ses bons mots. Mais il leur faisait encore la tête pour « lui refuser sa liberté d'expression », autrement dit parce qu'ils lui demandaient de ne pas crier.

-J'y vais, a demain. Je vous aime.

-A demain.

Minho fut le seul à lui répondre, les autres étaient perdus dans la technologie. Ce qui empêcha Changbin d'être de mauvaise humeur face à ce manque de réaction fut Minho qui s'en rendit compte lui aussi et se tourna pour lui faire un cœur avec ses doigts. Minho redevenait le hyung réservé qu'ils connaissaient pour qui dire « je t'aime » n'était pas quelque chose qui se disait à tout bout de champs. Un cœur c'était une manière de dire « moi aussi ». Changbin lui sourit et sortit.

Ce soir il ne se cachait pas derrière un masque ou une casquette. Il allait chez ses parents, les paparazzis le savaient, pas besoin de se cacher. Rien que pour cela, cette sortie lui faisait du bien. Tout comme voir ses parents toutes les semaines, savoir qu'ils restaient une famille proche même s'ils ne vivaient plus ensemble le mettait en joie. Changbin était très famille.

Seul hic c'était que ces dernières semaines à chaque fois qu'il voyait ses parents ou sa sœur il se sentait mal. Un poids compressait sa cage thoracique. Au fil du temps ce simple poids s'était transformé en incapacité à regarder ses parents dans les yeux, une perte d'appétit et des aigreurs d'estomac lors de leurs retrouvailles.

Il n'était pas fait pour leur mentir, même par omission. Cacher son tatouage n'était plus possible. Il était trop proche de sa famille pour continuer de les tenir éloigné de sa passion. Tant pis pour les conséquences il préférait être franc plutôt que de continuer de jouer avec leur confiance et la briser quand ils finiraient par le découvrir. Parce que l'été arriverait et là ils le découvriraient à coup sûr.

C'était pour cela qu'il était nerveux ce soir. Il allait leur révéler toute la vérité pour se décharger de sa culpabilité. Il n'était pas certain de la réaction de ses parents. Savait combien une bonne image était important pour leur entreprise alors il ne voulait rien s'imaginer de trop positif. Surtout qu'il n'avait pas pour habitude de leur cacher des choses (mis à part le tatouage et son polyamour il avait toujours été honnête avec eux). Il les imaginait déçus après son aveu et cela lui faisait mal au cœur. Il en venait à regretter son tatouage qu'il chérissait pourtant à la folie.

Il monta dans la berline noire aux vitres teintées dont Zhon lui tint la portière ouverte. La portière fut refermée avec un minimum de bruit alors qu'il s'attachait. Dès que Zhon eut pris place au volant, ils démarrèrent leur trajet habituel.

Portable en main, Changbin hésitait à appeler. Il voulait parler à Hyunjin mais savait le plus jeune assez immature pour l'envoyer bouler ou le singer sans lui apporter aucun réconfort. Bien sûr après il regretterait et tenterait de réparer les choses mais sur le coup cela ferait mal. Alors Changbin se demandait s'il ne pouvait pas appeler Chan à la place. Mais la peur d'être mal reçu car il dérangeait, le retenait.

Il en était à se résigner et faire un pique nic douille pour choisir lequel appeler quand il reçut un message.

Seungmin
Passe une bonne soirée

Bien malgré lui il ne pouvait pas mettre de jolis surnoms à la place des prénoms de ses petits-amis, car si son portable tombait entre de mauvaises mains son polyamour secret ne ferait pas long feu. Que Seungmin lui envoie ce simple message montrait qu'il se souvenait de ce diner hebdomadaire et de l'importance qu'il avait pour Changbin. Celui-ci décida de prendre cela pour un signe positif quant au déroulement de la soirée.

Arrivé dans le quartier résidentiel où ils avaient emménagé quand il avait sept ans, les rues se firent plus aérées. Les maisons n'étaient plus mitoyennes, elles possédaient tous un garage et étaient bordées d'une cour plus ou moins grande. En plein Séoul c'était signe d'un rang social aisé. Même les voitures marquaient la différence. Modèle plus récent, plus gros pour accueillir plus d'enfant puisque ses familles là pouvaient se permettre d'être nombreuses...

Arrivé à la demeure Seo, le portail s'ouvrit de lui-même pour les laisser entrer. Petit Changbin était persuadé que des personnes avaient pour travail de rester près du portail et guetter l'arrivée des voitures pour ouvrir le portail dans les temps. Maintenant il savait que tout était automatisé.

En seconde la voiture se traina jusqu'au pavillon, laissant à Changbin le temps de revoir l'étendue d'herbe où bien des années plus tôt il y avait des cages à poules, des toboggans, balançoires etc. afin que lui et sa sœur se dépensent sans compter. Le paysage dans un monochrome de bleu à cause des vitres lui renvoyaient maintenant une multitude d'arbres sans feuilles et parterres sans fleurs. Fini l'aire des enfants, sa mère avait reconquit leur territoire délaissé.

Quand Zhon lui ouvrit la porte, la voiture stationnait à deux pas de l'escalier menant à la porte d'entrée. Changbin mit les pieds à l'extérieur, avec entrain, oubliant un instant le problème de son tatouage, simplement heureux de retrouver sa maison d'enfance.

Il grimpa l'escalier en faisant claquer ses chaussures cirées sur les marches et bien évidemment les deux lourds panneaux de la porte d'entrée s'ouvrirent à l'instant où il posait le pied sur le perron.

-Merci beaucoup ! S'exclama-t-il tout guilleret.

Il rentra chez lui en roi dans la vaste entrée où il faisait un peu frais car personne ne s'était encore décidé à allumer le chauffage.

-Pile à l'heure comme toujours, nota son père qui descendait l'escalier central en déboutonnant sa chemise pour se mettre à son aise dans un polo manches longues.

-Et vous toujours ric-rac ?

-On doit vraiment apprendre à arrêter de travailler à partir de dix-neuf heures, lui répondit son père en secouant la tête. Les filles y sont encore.

Comprenez Madame Seo et sa fille. Ici à bas le patriarcat. Ce n'était pas le père qui était le seul à la tête de l'entreprise et donc de la richesse familiale. Non la mère travaillait autant que son mari qui se mettait même en retrait pour que tout le monde comprenne (et ça c'était encore compliqué) que sa femme était une travailleuse active et non pas « la femme Seo qui manipule son mari pour que ses caprices deviennent réalité ». Leur fille ainée avait été éduqué pour être une femme forte et indépendante qui n'aurait pas peur d'imposer son point de vue si une voix grave essayait de la remettre à sa place de « femmelette ».

-Encore ? Pourtant il n'y a pas de gros contrat en jeu en ce moment...

-Tous les contrats sont important fiston. Mais figure-toi qu'une nouvelle législation sur les matériaux brut risque de passer alors on veut prévenir cela en étant les premiers à se mettre à la page. En plus on a remarqué que le représentant de l'usine de Sewol à falsifié les rapports de leurs taxes carbones. On prépare un procès pour falsification et usage de faux et on cherche un nouveau partenaire.

Ce que ses parents lui avaient inculqué inconsciemment c'était d'effectuer un travail qui lui plaisait jour après jour. Son père avait beau faire des heures supplémentaires, ses traits être tirés par la fatigue, il rayonnait. Il discutait spontanément et avec entrain de ce qu'il faisait à longueur de journée, quitte à radoter. Changbin était déjà au courant pour le représentant de Sewol et combien le procès était important pour rompre le contrat d'exclusivité qui était supposé les lier pour trois ans encore.

Changbin ne savait pas encore ce qu'il voulait faire dans la vie. Enfin si, son rêve aurait été d'être tatoueur mais il l'avait rapidement jeté aux oubliettes et maintenant il ne savait pas dessiner donc ne pouvait pas en faire son métier. Si Hyunjin l'aurait entendu il serait parti dans un long discours comme quoi on pouvait apprendre à tout âge.

Donc Changbin apprenait le métier aux côtés de ses parents comme sa sœur, sans être forcé par quiconque. Il aimait son apprentissage auprès de sa famille, être à la tête d'une industrie était complexe mais cela stimulait son cerveau et le faisait se sentir important et utile ce qu'il appréciait. Si jamais il ne trouvait pas un autre emploi qui pourrait faire vibrer son cœur comme le tatouage le faisait vibrer, codiriger avec sa sœur en succession de leurs parents serait un plaisir.

-Allons les attendre dans la véranda. Le temps est encore assez bon pour prendre l'apéritif dehors mais la nuit tombe déjà...

Installé dans un salon de jardin extérieur, ils furent servis un premier apéritif en profitant des premières étoiles par les baies vitrées. La gent féminine ne tarda pas à les rejoindre car tout de même elles savaient favoriser leur famille au travail.

Qu'ils soient enfin tous rassemblés, rappela à Changbin qu'il devrait bientôt avouer sa faute. En attendant le moment opportun et en voulant rassembler son courage il se fit silencieux et inattentif. Pourtant il aimait parler avec ses parents et sa sœur de l'écologie, de politique, des nouvelles avancées technologiques etc. Des sujets qui stimulaient son cerveau mais qu'il ne pouvait pas aborder avec ses petits-amis. Soit parce qu'ils ne s'y intéressaient pas ou trop peu, soit parce qu'ils vivaient simplement leur vie et que se renseigner sur tel ou tel sujet qui n'allait pas les aider dans leur quotidien était une perte de temps pour eux.

-J'ai quelque chose à vous dire.

Lâché ainsi au milieu d'une conversation, sa phrase porta l'attention sur lui. Son ton était sérieux et même s'il était le plus jeune, tout le monde dans cette véranda le considérait comme un adulte apte à la réflexion. Personne ne se moqua de son sérieux, personne ne s'imagina qu'il allait leur parler d'un sujet futile.

Sa sœur attendait qu'il poursuive, ses yeux intelligent le regardant posément alors qu'elle caressait distraitement ses jambes repliées sur le fauteuil. Sa mère avait posé ses coudes sur ses genoux, le corps tendu vers lui, lui portant toute son attention. Son père, décroisa les jambes et fronça légèrement les sourcils, s'inquiétant déjà de ce qui allait être dit. Ils étaient attentifs, ils attendaient qu'il parle alors il se lança :

-Je suis désolé parce que je sais que nous sommes des personnalités publiques et que par conséquent notre image doit être irréprochable et que vous y tenez beaucoup mais j'ai merdé. Je me suis fait tatouer il y a quelques semaines et c'est à un endroit aisément visible et peu camouflable.

Son père respira un peu mieux de savoir qu'il ne devrait pas contacter en urgence toute la presse people pour éviter qu'une photo de son fils au bras d'une prostituée ou testant une substance illicite ne s'ébruite. Sa sœur tout en pensant aux conséquences que cela pouvait avoir sur l'image de la marque ne put que penser que son frère était droit dans ses principes, le mensonge n'était pas dans ses veines. Sa mère demanda :

-Pourquoi ?

Elle savait son fils intelligent et réfléchi, il était au courant des conséquences, s'il avait décidé de le faire quand même c'était qu'il avait une bonne raison.

-Parce que j'en rêve depuis que j'ai treize ans et que cela ne m'a jamais quitté malgré toutes ses années. Je trouve cela tellement beau un corps tatoué et c'est véritablement une forme d'art et ça me fascine complétement. Et... Quand je suis rentré dans ce salon de tatouage je n'ai jamais été aussi heureux... C'était...

Il n'avait pas les mots, soudain pudique de ses ressentis. Là-bas il s'était sentit à la maison comme s'il appartenait à ce milieu et n'en prenait conscience que maintenant. Le picotement des aiguilles, Yun penchée sur son décalquage, Hyunjin à ses côtés lui tenant la main... C'était l'un des meilleurs souvenirs de sa vie. Il s'était sentit si bien dans ce salon de tatouage qu'il bouillonnait d'impatience d'en refaire, des plus longs, plus complexe... Plus, toujours plus. Il avait cet art dans le sang.

-Il est où exactement ?

Pour le moment il ne savait pas ce qu'ils pensaient sincèrement de sa cachoterie. Ils étaient pragmatiques oui, mais que pensaient-ils vraiment ? Changbin déboutonna sa manche et la fit glisser jusqu'à son coude pour que son tatouage apparaisse. Furet, lapin, loup, fennec, chien, poussin et quokka.

Le tatouage était petit alors sa famille se pencha vers son poignet et il sentit son cœur battre fort en sachant qu'il devrait bientôt répondre à la question : pourquoi ce tatouage ? Il était vrai qu'aux yeux des autres il devait être bien énigmatique.

-Ils représentent mes amis, dit-il en prenant les devants. Ceux avec qui je vis.

Sa sœur effleura le furet et le quokka de son index. La peau avait cicatrisé depuis plus d'un mois déjà mais Changbin frissonna à ce contact.

-Ce sont quels animaux ?

-Un quokka, l'animal le plus heureux du monde car il n'a pas de prédateur, et un furet.

Il se força à croiser le regard de ses parents, qu'est-ce qu'ils en pensaient ? Etaient-ils déçus ? En colère ? Désappointés ? Résignés ? Se sentaient-ils trahis ?

-Je ne l'ai pas fait dans un geste de rébellion contre vous, sachez-le. Sincèrement je vous l'ai toujours caché mais le tatouage est ma plus grande passion. Je passe des heures à regarder des vidéos de tatouages traditionnels de différentes tribus, je me renseigne sur quelle aiguille, quelle encre utiliser, je regarde des concours, des émissions de tatouages... Tout ce qui concerne cet art me fascine. Dites quelque chose... A quoi pensez-vous ?

-Je n'aurais jamais cru..., admit sa mère. Tu n'as pas été élevé dans son monde-là pourtant...

-Tu sais bien qu'avec internet nous avons accès à tous, lui dit son mari.

-Il est vrai.

-Vous savez cela ne fait pas de moi un mauvais garçon. Au début le tatouage était peut-être un geste rebelle contre l'autorité mais il s'est démocratisé et maintenant n'importe qui peux aimer en porter.

Sa mère acquiesça, elle voulait bien le croire. Après tout combien de fois avait-elle vu des personnes tatouées à Séoul ?

-Je croyais que c'était interdit, dit son père qui n'avait pas vu passer l'abolition de la loi interdisant les tatoueurs d'exercer.

Naturellement la discussion se lança sur cette interdiction. Sa famille était du même avis que Changbin (aka que c'était débile) mais c'est lui qui apporta les arguments qui les conforta dans leur avis. Il était débile de pénaliser un métier mais pas les personnes tatouées en elles-mêmes, l'interdiction était absurde sachant que les autres pays autorisaient les tatoueurs comme un métier comme les autres et qu'ils ne s'en portaient pas plus mal.

Ce n'est qu'une fois à table, Changbin bien rassuré par la réaction posée de ses parents qu'il osa demander :

-Vous ne voulez pas que je l'efface ?

Ses géniteurs échangèrent un regard, se stoppant dans leur bouchée. Son père prit son temps pour finir de mâcher, avaler et boire un verre d'eau avant de lui dire :

-Fiston... Tu sais qu'un tatouage c'est à vie que tu l'as sur la peau ?

Changbin rit de l'inquiétude de ses parents. Devant leur air perdu il leur expliqua que l'on pouvait maintenant se faire retirer un tatouage grâce à des séances de laser.

-Alors ? Vous voulez que je l'enlève ?

-Mon chéri la seule chose qui nous peine c'est que tu ais mis autant de temps à nous le dire. On s'inquiétait de te voir aussi mal. Maintenant qu'il est là ce tatouage autant que tu le gardes. Je ne pense pas que la presse en fasse tout un foin non plus.

-Et ne caches pas tes prochains tatouages.

-Je peux en avoir d'autres ?

-C'est ton corps, puis tu en as fait un sans nous demander notre avis, tu feras certainement pareil pour les suivants. Je tiens à ce que tu saches que tu n'as aucune raison de te cacher. Si cela te passionne à ce point, j'en suis heureux et te donne ma bénédiction pour les prochains.

-De même.

-Merci.

Changbin le pensait du fond du cœur. Même s'il se sentait toujours un peu mal d'avoir peiné ses parents pour ne pas leur en avoir parlé directement, il était plus qu'heureux de la tournure des événements. Il aimait sa famille et comprenait sa chance d'avoir grandi dans un environnement sain.

-Et un de ses quatre tu devrais amener tous tes petits amis à diner, lui dit sa sœur, ils ont l'air important pour toi.

Pour la première fois Changbin se dit que dans le futur il y aurait peut-être possibilité pour qu'il présente ses six petits-amis comme tels à sa famille.

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