Chapitre 10
Ils avaient établis cette Entrée peu après leur décision de passer les vacances de Noël tous ensemble en Californie. Au cas où une situation du genre se produisait. En fait, ils avaient plus pensé à des anti-extra-humains les attaquant et la police les jugeant coupable des blessés. Ça s'avérait encore plus désastreux.
Nym s'écroula sur un fauteuil dans la bibliothèque. Raise était si hystérique qu'il avait fallut qu'il demande à Angel de l'endormir pour qu'elle se calme enfin. Elle s'était littéralement effondrée. Il ne l'avait jamais vu aussi effrayée, désespérée... il voyait les plaies que Zed avait laissé sur son âme qui venait toutes de se réouvrir.
Un sanglot silencieux secoua les épaules du jeune homme tandis qu'il avait la tête entre ses mains, les coudes sur les genoux. Il sentait le courage et la motivation lui manquer à lui aussi pour à nouveau affronter son frère. Risquer à nouveau de tout perdre semblait désormais impossible. Pendant un moment, il avait vraiment cru que tout était fini. Qu'il vivrait heureux, tranquille, marierait Malory, s'occuperait de Paradise jusqu'à ce qu'elle soit assez vieille pour voler de ses propres ailes... une petite vie parfaite. Maintenant, il risquait de perdre tout ça. Il ne pensait pas avoir la force de se battre.
Des mains délicates, mais surprenamment puissantes se posèrent sur ses épaules. Il essuya ses yeux, tentant de retenir les sanglots qui le secouaient. Une main lui caressa les cheveux et la jeune femme s'agenouilla devant le fauteuil pour être à peu près à sa hauteur.
- Hey... ça va... tu as le droit de pleurer.
Il secoua la tête.
- Non, Malo. Je peux pas me le permettre. Je dois me tenir droit, fort, pour Raise, pour Paradise...
La Defendor lui caressa le visage.
- Être fort et ne pas pleurer n'ont rien à voir. Et puis, même si tu t'obstine à refuser que tes sœurs te voient pleurer... elles ne sont pas là en ce moment.
Le jeune homme ferma les yeux et pinça les lèvres, des larmes dévalant ses joues. Malory le serra contre elle, sentant son cœur lourd comme une pierre dans sa poitrine. Ses yeux s'embuèrent et elle sourit à l'homme qu'elle aimait.
- En plus tu t'es incrusté dans ma chambre pendant que je pleurais alors que je te haïssais encore! J'ai bien le droit de te voir le faire à ton tour! dit-elle en riant, sans parvenir à retenir ses propres larmes.
Il détourna le regard, marmonnant:
- Je déteste que tu me vois comme ça...
Elle ramena son visage vers elle et lui sourit à travers ses larmes.
- Nym... te voir ainsi ne me fait que t'aimer encore plus. Je t'ai jamais vu si vulnérable...
- Je dois être fort pour toi.
- Bullshit! Je suis assez forte pour m'en sortir seule. J'ai pas besoin d'un pilier, Nym... j'ai besoin d'un compagnon. Je n'ai pas besoin de me sentir soutenue, j'ai besoin de ne pas me sentir seule.
- Je serai toujours avec toi.
Elle hocha la tête, des larmes roulant sur ses joues.
- Je sais...
Ils échangèrent un baiser, leurs âmes se liant dans l'échange le plus bénéfique qui puisse exister.
°°°
- T'avais pas à rester avec moi, Ma'.
Le neveu et la tante étaient assis sur le divan du salon, attendant patiemment que l'armée arrive pour tenter de parlementer.
- Oui. J'ai une histoire à te raconter, et j'ai peur que si je ne le fais pas maintenant, je n'aurai pas d'autre opportunité.
- Dis pas ça... on va s'en sortir. Tous ensemble.
La Métamorphe ne répondit pas. À ce moment là, une voix dans un mégaphone retentit:
- Sortez de la maison immédiatement où nous devrons entrer de force!
Nash ferma les yeux et prit une grande inspiration.
- Espérons qu'ils acceptent de parler, souffla-t-il.
Ils se levèrent et se dirigèrent vers la porte d'entrée. Lorsqu'ils l'ouvrirent et virent toutes les armes d'assaut braqués sur eux, ils comprirent que leur simple bonne volonté ne suffirait plus. Les doigts de Maëlle se munirent des griffes acérées et ses yeux se transformèrent, semblables à ceux d'une panthère.
- Cool... souffla Nash.
Elle lui envoya un sourire et un clin d'œil et à son tout il ouvrit les mains, faisant sortir des dizaines d'ombres. La plus foncée, celle qu'il considérait comme son ombre à lui, lui envoya un hochement de tête entendu. Leurs mains se touchèrent et le corps entier de Nash se recouvrit tranquillement d'ombre, ne laissant plus qu'apparaître ses iris d'argent comme parcelle de couleur.
Il put voir les soldats devant eux frémir de peur. Certains ne parvenaient à camoufler le respect et l'admiration qu'il lui vouait.
- Maintenant qu'on a tous fait démonstration de notre force, est-ce qu'on peut discuter de façon civilisée? demanda-t-il.
Les hommes semblèrent hésiter. Comme signe de bonne volonté, Nash fit disparaitre les ombres derrière lui. Seule restait celle qui l'entourait. Elle le protègerait si l'un des soldats décidait de tirer.
Un grand homme en uniforme s'avança vers eux et leur dit:
- Nous vous demanderions de nous suivre.
Nash s'inclina poliment. Son père lui avait apprit à respecter les militaires qui se battaient pour leur pays. C'était un acte honorable, peu importe de quel côté ils se trouvait.
Maëlle, ayant rétracté ses griffes et retrouvé ses yeux normaux, se rapprocha de son neveu. Ensemble ils embarquèrent dans la voiture blindée que leur indiqua le militaire. Sans même poser de questions, ils se laissèrent amener vers l'inconnu.
- Si ça se trouve, ils vont nous exécuter dès qu'on sera arrivés, dit Nash, plaisantant à moitié.
- Dans ce cas, je ferais peut-être mieux de tout de suite commencer mon histoire.
- Je sais pas combien de temps va durer le voyage.
- Sans doute pas assez pour tout dire... mais je veux commencer. Nash, tu as le droit de savoir ce qu'il s'est passé.
Le cœur du jeune homme se mis à battre plus vite, une étrange anxiété lui nouait l'estomac. Il avait peur que l'histoire de Maëlle ne ternisse l'image qu'il avait de ses parents et de leur amour. Semblant lire cette angoisse dans ses yeux, sa tante lui envoya un sourire rassurant.
- Je tiens déjà à te dire que t'es parents étaient extraordinaires et que je les aimais plus que tout. Viv était ma grande sœur et je l'ai longtemps idolâtré comme toi. Et même après tout ce qui s'est passé, après avoir prit conscience de ses défauts, j'ai continué à l'admirer et la respecter plus que tu peux imaginer. Je l'aimais tellement Nash. Comme tu aime Malory et Thomas.
Le jeune homme hocha la tête. Il comprenait cet amour fraternel, ce sentiment d'admiration et de constamment vouloir protéger ces gens si chers à leur cœur. Il se considérait extrêmement chanceux de voir que ses frères et sœurs, malgré tout ce qu'ils avaient vécu, étaient désormais heureux, entourés de bonnes personnes.
- Je t'ai déjà dis que, durant notre enfance, il arrivait que ta mère soit jalouse de moi parce qu'elle n'avait pas encore trouvée sa voie. Je t'ai dit que Robert lui a acheté un piano et qu'il a demandé à Saya, sa vieille amie, de lui enseigner. Je t'ai dis qu'elle était partie étudier aux États-Unis en arts et moi à Londres en Biochimie. Je t'ai aussi raconté comment j'ai rencontré ton père. Comment notre amitié a commencé. Je suppose que je serais rendue à te parler du moment où ta mère est réapparut dans ma vie, environ un an après que j'ai rencontré ton père.
Le cœur de Maëlle se serra dans sa poitrine. Elle se souvenait trop bien de ce moment de sa vie et à des évènements qui en avait découlé. Elle releva les yeux vers son neveu. Il ressemblait tellement à sa sœur, ça lui brisait le cœur. Ses cheveux de jaies et ses yeux d'argent lui rappelait sans cesse que c'était le fils de Vivianna, pas le sien, peu importe à quel point elle le souhaitait désespérément.
- J... J'avais encore dix-neuf ans, bientôt vingt. J'étais au milieu d'une session à l'université quand Vivi, qui avait vingt-deux ans, est débarquée à l'improviste. Et son arrivée à complètement changé ma vie... je ne le lui ai jamais réellement pardonné.
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Ok! Je sais que ce chapitre est vraiment court, mais c'est comme une transition vers la partie 2. Je veux pas étirer le chapitre pour rien.
Avez-vous aimé le chapitre (même s'il est la moitié de d'habitude)?
Nym qui pleure pour la première fois (qu'on sache)?
Hâte de voir l'histoire de Maëlle en deuxième partie? (Je sais qu'elle arrive tôt dans le livre la deuxième partie, habituellement elle est autour du chapitre 20/25, mais il va y avoir une troisième partie à celui-ci (parce que j'ai beaucoup de trucs à couvrir avant de clore la trilogie).)
À plus les chèvres!
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