Vingt-troisième Chapitre.

[Mardi 25 Octobre. Après avoir tout expliqué à ses amis, Heaven s'est dirigée vers le château pour s'entretenir avec le roi.]

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Lorsque l'immense porte du château s'ouvre sous nos yeux, je sens la tension du groupe augmenter d'un coup. Nous retenons tous notre respiration en pénétrant à l'intérieur. Et quand la porte se referme derrière nous avec un gros bruit de choc qui résonne dans toute la salle, mon cœur bondit et je serre les poings. Je peux sentir la pression de chacun, l'appréhension qui règne entre nous.

Cette fois, la grande salle d'entrée du château est vide et silencieuse. Un frisson parcourt mon échine. La dernière fois que je suis venue, l'endroit était rempli de vie et d'affaires diverses. Maintenant, cœur d'Érédia, il n'exprime que le deuil à son tour. Le sol est recouvert de marbre noir, et les murs ainsi que les colonnes voilées d'un fin drapé volant avec légèreté. La lumière qui filtre des grandes fenêtres ne m'a jamais parue plus grise, et peint tout le château d'une atmosphère tristement sinistre. Ma gorge se noue avec douleur.

— Qu'est-ce que vous faites ici ?

Je sursaute, et imite mes amis qui se retournent brusquement vers une des allées se dessinant sous les colonnes. De l'ombre, sort Elijah, le roi d'Érédia. Mon cœur rate un battement. La dernière fois que je lui ai adressé la parole, il nous a annoncé que son frère était vivant. À notre tour à présent de lui en annoncer bien plus.

Lorsque je croise son regard blanc, de vives émotions me retournent le ventre, et je suis obligée d'enfoncer mes ongles dans les paumes de mes mains pour les contenir. Ces yeux, je ne peux à présent plus les voir que sur un autre visage.

— On vient vous expliquer ce qu'il se passe vraiment, déclaré-je d'une voix étranglée.

Le roi plisse les paupières et nous fait le suivre jusqu'à son trône, tout au fond de la salle somptueuse. Malgré moi, je revois tous les souvenirs que j'y ai, mais aussi l'architecture du bâtiment chez les Bannis. C'est exactement la même chose. C'est comme si j'y étais encore...

Ici, la lumière vient frapper différemment, et l'aura qui entoure le trône sur lequel le roi ne tarde pas de s'asseoir rajoute à la scène son ton solennel.

— Je vois déjà que nous sommes en présence d'une Bannie, déclare-t-il au bout d'un moment.

Je pouffe d'un air sarcastique lorsqu'il baisse les yeux vers Molly.

— Ce n'est pas pour rien.

Elijah m'interroge du regard, et je me sens tout de suite foudroyée. Alors qu'un tremblement longe mes membres, je redresse le menton pour le toiser d'un air le plus confiant possible.

— Vous saviez que votre frère dirigeait les Bannis ?

La lueur qui explose dans ses yeux traduit la stupeur qui le paralyse en un instant. Il ne veut pas le laisse paraître, mais la désillusion qui vient de s'abattre sur lui est plus intense que jamais. Sa respiration s'alourdit alors que je vois ses mains se crisper sur les accoudoirs de son trône. Il secoue la tête avec lenteur, avant de se pencher en avant, ne me quittant pas des yeux.

— J'imagine que tu as beaucoup à m'expliquer, en effet.

Pendant quelques secondes, aucun de nous ne poursuit, et dans un silence de mort, nous nous regardons. Le temps me semble s'arrêter, car je sais que nous nous apprêtons à enclencher l'affrontement qui décidera de notre destin à tous. Une fois qu'il saura tout, il lui appartiendra la décision déterminant l'avenir d'Érédia.

— Il veut reprendre la couronne, annoncé-je. Et pour ça, il veut que je l'aide à vous anéantir.

Puis, sans plus attendre, il m'invite à poursuivre. Comme chez Zac, je me mets alors à tout conter, avec l'aide de mes amis. Je raconte cette fois plus des plans précis que les Bannis préparent, et passe en revue chaque étape qui m'a menée à lui aujourd'hui. Je lui explique en détails tout ce que son frère a ressenti pendant des années, tout ce qu'il a manigancé dans l'ombre, avec pour seul objectif de récupérer ce qui lui était dû. Je lui révèle le retour de Kali, qu'il connaît lui même depuis longtemps, et lui énonce ce que Jorah m'a confié au mot près. Le roi ne laisse rien trahir son anxiété, et il reste de marbre, complètement immobile et la respiration calme. Cependant, son regard change à chaque mot que nous prononçons, et il devient plus noir qu'il ne l'a jamais été. Ses iris, bien que toujours d'un blanc angoissant, me semblent sombres, emplis d'une rage et d'une bestialité indicibles. Ce regard là, j'ai l'impression de le connaître. Car j'ai vu le même sur le visage de Jorah pendant de longs jours, s'accentuant lui aussi à chaque fois qu'il posait les yeux sur moi. Elijah et Jorah sont à présent unis par la même fureur, la même envie de vaincre l'autre, la même frénésie. Je peux le voir, le roi est prêt à tout lui aussi. À cet instant, je me demande s'ils finiront par se faire face. Encore plus, la façon dont ça se terminera entre eux. Car je viens de me rendre compte qu'il se pourrait bien qu'aucun des deux n'hésite à tuer son frère pour accomplir sa mission. L'un veut protéger son royaume, l'autre le conquérir. Deux enjeux de pouvoir qui sont devenus des enjeux fraternels.

Dans un mouvement si lent qu'on dirait qu'il veut en décomposer chaque instant, le roi se dresse devant son trône. Puis, sans un mot, il descend jusqu'à nous alors que je termine mon récit. Arrivé à notre niveau, il pose ses yeux sur chacun de nous, puis rajuste le col de son costume tout en se frayant un chemin entre nous.

— Heaven, tu te rappelles en détails du plan de mon frère ?

— Oui, réponds-je sans hésiter.

— Très bien.

Il n'en dit pas plus, et nous le suivons jusqu'à une autre aile du château. Chacun de nos pas résonne avec gravité contre le marbre, et il me semble que l'air s'alourdit à mesure que nous approchons de la porte. Je n'ai pas accordé un seul regard à mes amis, et reste encore concentrée sur le dos du roi, comme si je ne pouvais pas partager mon état actuel. Répéter encore et encore tout ce qu'il s'est passé chez les Bannis, devoir en revivre chaque minute, me dévaste toujours un peu plus. Je déteste ne pas pouvoir respirer correctement, devoir me concentrer pour contrôler les battements frénétiques de mon cœur comme si je risquais de m'évanouir à chaque seconde. J'ai l'impression d'être encore prisonnière, de ne plus pouvoir rien faire contre ce qui s'impose à moi.

Nous arrivons finalement dans une grande pièce où trône une table massive et d'innombrables livres. Le roi longe la table alors que je me rends compte que dessus s'étend une immense carte d'Érédia et de la forêt, semblable à celle que j'ai pu voir chez les Bannis.

— Alors tu vas me le décrire avec ça, annonce le roi en me pointant les dessins du doigt.

Je prends une profonde inspiration, et me retourne pour la première fois vers mes amis pour demander à Molly de me rejoindre. Elle aussi a entendu leurs plan. Un long instant fait peser le silence sur chacun d'entre nous avant que je ne me décide à me pencher au dessus de la table, la tête embrumée.

— Le camp est ici, déclaré-je en désignant un point sur la carte.

Directement, le roi pose un pion à l'endroit exact. Je lui accorde un regard hésitant, et me racle la gorge avant de poursuivre.

— Ils veulent commencer par attaquer par le nord. D'abord neutraliser toute la zone autour d'Érédia, puis aller au cœur.

J'accompagne mes mots de gestes schématisant ce que j'ai répété des dizaines de fois. Je me mets dans la peau de Kali, lors de ce jour où elle m'a tout décrit avec précision, et pousse sur ma mémoire pour ne rien omettre.

— Ensuite, ils arriveront par l'est et ouest, et attendront le signal avant d'attaquer de front par le sud. C'est à ce moment que j'étais censée intervenir, et tout détruire sur mon passage pour leur permettre d'accéder au château. Puis, si vous vous opposiez à leur pouvoir, je devais les aider à vous vaincre.

Je lève les yeux vers le roi, qui hoche lentement la tête. D'une voix grave, il m'invite à donner plus de précisions, ce que je fais immédiatement. Avec l'aide de Molly, je me lance dans la composition des troupes, de leur nombre et de leurs stratégies. Puis, vient le moment où je dois évoquer mon propre plan.

— Mais ils ont besoin de moi, comme vous le savez, affirmé-je. Donc, si je me suis échappée, je les ai ralentis. Et je me suis dit... qu'on pourrait peut-être empêcher la guerre.

Ma proposition semble intriguer le roi, puisqu'il fronce les sourcils en relevant le menton. Mes doigts se crispent sur le bois massif de la table, et je respire profondément.

— Au lieu d'affronter les Bannis, on pourrait essayer d'atteindre leur camp et les encercler. Puis, si vous leur parler, si vous parvenez à un compromis sans devoir confronter votre frère, je suis sûre qu'ils pourraient éviter l'affrontement.

— Pourquoi penses-tu qu'ils m'écouteront ? se moque le roi.

Je me masse les tempes, sachant pertinemment que c'est là que tout se joue, et que tout se complique.

— Ils ne veulent pas forcément combattre, ni tout détruire, dis-je avec le plus de calme possible. C'est Jorah qui les a convaincus qu'ils y étaient forcés. Tout ce qu'ils demandent, c'est que leur torture cesse, et ils pensent qu'il n'y a aucun moyen autre que la guerre pour récupérer leur dignité. Mais... si vous acceptez de les écouter, ils... je doute qu'ils refusent. C'est Jorah qui veut la guerre à tout prix, et il se sert d'eux pour assouvir sa soif de pouvoir.

Le roi prend un long instant de réflexion, ses doigts caressant son menton. Il a l'air contrarié, perturbé, et je me rends bien compte qu'il est en train de remettre en question toutes les règles qui régissent actuellement son royaume.

— Donc, tu me dis qu'ils ne lui sont pas vraiment fidèles ? m'interroge-t-il.

— Ils sont fidèles à celui qui leur donne de l'espoir.

Il hoche lentement la tête, semblant épris d'un conflit interne ravageur. Il s'éloigne de la table et commence à faire les cent pas dans la pièce, le visage crispé.

— Si tu as tort, aller là-bas serait se jeter dans la gueule du loup. Même avec toute l'armée, les rejoindre sur leurs propres terres et laisser Érédia vulnérable...

— Vous devez essayer.

Je sursaute en entendant la voix de Thaniel tonner. Je me tourne vers lui, mais il ne me regarde pas. Il soutient le regard du roi avec fermeté, les poings serrés et la respiration lourde.

— Vous devez essayer, répète-t-il alors que le roi penche la tête. Vous devez essayer de sauver Érédia d'une guerre. Elle a déjà vécu assez de pertes.

— J'ai cru comprendre que vous aviez participé au déclenchement de cette guerre, je me trompe ? Qu'est-ce qui vous donne alors le droit de me conseiller de sauver le royaume que vous avez trahi ?

Je reste bouche bée face au froid que ses paroles crache sur nous. Thaniel tremble de tout son long, et doit sûrement rassembler tout son courage pour ne pas faiblir.

— Je regretterai ce choix toute ma vie, articule-t-il d'une voix étouffée. Mais justement parce que je me suis laissé emporter par la folie de votre frère, je sais qu'il est possible d'en sortir. Les Bannis ne veulent pas votre mort ni celle de votre peuple. Ils ne veulent pas non plus forcément récupérer leur place au royaume. Juste leur honneur.

— Ils veulent leur magie, c'est ça ? comprend Elijah.

L'elfe hoche timidement la tête, et baisse les yeux. Le roi soupire longuement, et passe ses mains sur son visage.

— Je n'ai pas beaucoup de temps pour réfléchir, n'est-ce pas ?

— Sans vouloir vous presser... non, pas beaucoup, avoué-je.

Un grognement s'échappe de sa gorge, et il recommence à faire le tour de la pièce en plissant le front.

— S'il a fait un pacte de sang avec toi, souffle-t-il, je doute qu'il te laisse l'occasion d'être totalement de notre côté.

— Comment ça ? balbultié-je.

— Il a mélangé deux types de pacte, dont l'un de soumission. Tu crois vraiment qu'il acceptera que tu blesses ses alliés ?

Je ne réponds pas, et ma respiration se bloque. C'est vrai qu'on avait songé à cette complication, mais le fait qu'il confirme nos craintes rend le tout bien plus réel et bien plus angoissant. Lentement, alors que le roi poursuit sa réflexion, je me retourne vers mes amis qui m'accordent chacun le même regard désemparé. Nous savons que nous ne ne pouvons rien prévoir, et que la vérité se lèvera lorsque je me retrouverai face à Jorah. Au fond, je sais que la meilleure décision pour moi serait de rester éloignée du combat. Mais il en est hors de question, et visiblement, tout le monde l'a compris.

— Je n'ai pas revu Jorah depuis des années, soupire alors le roi, nous sortant du silence.

— Vous pensez qu'il acceptera de vous parler ? hésité-je.

Il pouffe, n'arrivant lui-même pas à ignorer le ridicule de ma question.

— Tu connais mon frère, maintenant, non ?

J'acquiesce imperceptiblement, et il souffle de nouveau.

— Bon. Je vais faire rassembler mes soldats d'élite pour les mettre au courant.

— Et vous comptez faire quoi après ? osé-je demander.

Il pose les yeux sur la carte détaillant à présent la stratégie des Bannis, et croise les bras en me regardant de nouveau avec intensité.

— Eh bien, je crois qu'on va suivre ton plan, Heaven.

Mon sang ne fait qu'un tour, et ma poitrine s'élève puis s'abaisse avec frénésie. J'opine vivement, osant couler un regard éloquent à mes amis, qui me considèrent sans un mot, eux même tendus à l'extrême.

— Vous, fait soudain le roi en désignant mes compagnons. Sortez, je veux parler seul à Heaven.

Je reste pantoise et observe les concernés quitter la pièce sans protester. Lorsque la porte se referme bruyamment derrière eux, je tourne la tête vers le roi en l'interrogeant du regard.

— Sais-tu seulement dans quoi tu t'embarques ? s'enquiert-il en posant la main sur le dossier d'une chaise autour de la table.

— Oui, réponds-je simplement. Je vous assure que j'ai pleinement conscience de ce qu'il se passe actuellement.

— Mon frère ne laissera pas tomber si facilement, insiste-t-il. Peut-être que j'arriverai à convaincre les Bannis de ne pas se battre, tu as raison. Mais Jorah n'abandonnera pas. Il voudra me battre par tous les moyens, et s'il a de l'emprise sur toi, tu ne pourras pas éviter d'être son « arme secrète ». Est-ce que ça, tu en as conscience ?

Je ne dis rien, et ravale difficilement ma salive. Il met des mots sur la dure réalité que nous voulons tous fuir, à laquelle je ne veux pas penser mais qui me terrifie plus que tout.

— Et encore, continue-t-il en reprenant sa marche dans la pièce, ça, c'est s'ils sont vraiment tous dans le camp que tu désignes. Car tu as raison, tu les as ralentis, et ils ont sûrement pris la décision de ne pas attaquer avant de connaître la situation à Érédia. Mais qu'est-ce qui te dit qu'ils seront vraiment là-bas ? Rien, absolument rien. Ils pourraient tout aussi bien débarquer à l'instant même où nous parlons, en prenant le risque de ne pas réussir sans ton aide. Non, en fait, peut-être même qu'il n'y a pas de risque puisque tu es sûrement sous le contrôle de Jorah sans même t'en rendre compte. Est-ce que ça, tu en as conscience ?

Je me décompose sans même tenter de le cacher. Il est en train de démonter toute l'illusion que j'ai construite pour faire tenir ma détermination. Notre plan est extrêmement bancal, je le sais bien, mais l'entendre dire aussi violemment est encore plus terrorisant.

— Qu'est-ce que vous vous voulez que j'y fasse ? m'exclamé-je en levant les bras au ciel.

Je pousse un profond soupir en soutenant son regard immaculé.

— Je fais ce que je peux, Elijah. Je fais tous les efforts du monde pour ne pas faillir, pour oser faire face à votre monstre de frère alors qu'il me terrifie. Je sais qu'on a très peu de chance, mais à ce moment, je ne peux pas penser aux possibles conséquences. Je veux penser seulement à la possibilité qu'on sauve Érédia d'une guerre qui pourrait la dévaster. Si les Bannis arrivent à la ville, votre frère tuera tout le monde, et je ne veux pas voir cette ville se briser entre ses doigts. Tout ce qui compte, c'est qu'on empêche la guerre ici. Ce qui se passera après, je m'en fous, vous pourrez me le mettre sur le dos si vous voulez. J'ai conscience, oui, de tous les risques et de toutes les menaces. J'ai conscience qu'on est des ados qui ne savent rien de la vie et qu'on va se permettre de mener une armée à une possible mort. J'ai conscience que je mets en danger tous ceux à qui je tiens, et j'ai même conscience que je vais peut-être mourir aujourd'hui. Mais ce dont j'ai aussi et surtout conscience, c'est que je suis prête à faire tout ça pour sauver l'existence de votre royaume.

Je reprends mon souffle en gardant les yeux fermement arrimés à ceux du roi, qui plisse les paupières avant d'acquiescer avec une lenteur solennelle. Puis, sans dire un mot, il s'avance vers moi et me tend la main. D'abord stupéfaite, je reste paralysée, mais finis par l'imiter pour lui serrer la main. Il presse mes doigts avec force, sans briser notre puissant contact visuel.

— Tu as bien changé, Heaven, déclare-t-il d'un ton grave, dans lequel je jurerais entendre percer une pointe de tristesse.

Je reste silencieuse, et me contente de secouer sa main jusqu'à ce qu'il recule.

— Je vais réunir mes armées. Érédia restera sous surveillance, et les habitants seront mis au courant. Nous partirons avec mes meilleurs éléments, et après, c'est à toi et tes amis que reviendra la mission de nous guider. Tu t'en sens prête ?

Je lui adresse un signe de tête positif en guise de réponse, et il soutient mon regard. Nous ne disons rien, mais je vois dans ses yeux tout ce qui n'a pas besoin d'être dit. Nous savons tous les deux dans quoi nous nous lançons, sûrement mieux que personne.

Sans ajouter quoi que ce soit, il passe à côté de moi et ouvre la porte pour me laisser le précéder dehors. Je retrouve mes amis en silence, et le roi nous mène jusqu'à la grande porte du château.

— Tenez vous prêts. Nous partons dans peu de temps.

Il ne dit rien de plus avant de nous adresser un signe de tête cordial. La porte s'ouvre, et nous nous retrouvons tous dehors quelques secondes plus tard. Je me retourne pour observer le château se refermer avec une telle lenteur que j'ai l'impression que le temps s'allonge, comme pour m'obliger à contempler les secondes, à lancer le compte à rebours qui nous sépare de la fatalité. C'est ça. Je regarde le temps s'écouler, notre avenir se dessiner, et l'inévitable approcher.

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Voilà pour le chapitre 23 ! J'espère qu'il vous a plu !

Comme vous le voyez, les choses se concrétisent, et se compliquent ;) Que pensez vous du roi, et de Heaven ?

Je sais, j'ai mis longtemps à poster, désolée ! Mais pardonnez moi, le prochain chapitre sera posté dans une semaine, promis ! :) (et il y aura du Jake et du Heaven à foooond)

À bientôt pour la suite, bisouus ♥

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