장 : 22
Point de vue de Minho.
J'étais assez jeune et innocent, dans les environs de mes cinq ans, haut comme trois pommes et ne faisant pas vraiment le poids contre le vent dès que celui-ci se décidait à souffler sa peine sur les plaines et habitations présentes sur son passage, y compris les êtres vivants qui ne faisait pas grand mal au monde mais qui entendait quand même le sentiment frais que l'élément naturel nous apportait aux oreilles, tantôt des nouvelles tristes tantôt des nouvelles habituelles et du quotidien, rapportant rumeurs, faits et gestes des humains présents dans le village ou alentours des lieux de vies des créatures traquées par les temps qui couraient. Y comprit moi, de mes cinq années d'existence sur terre à apprendre à parler la langue d'ici-bas puis plusieurs par le temps, écrire, lire, apprendre à se comporter comme des êtres non exceptionnels, juste tacher de vivre une vie quelque peu humaine, reclus de cette civilisation différente des nôtres, créatures de lumières ou d'ombres, pouvant parfois varier selon les associations créées et les alliances faites pour protéger nos communautés du danger que pouvait représenter l'humanité face à quelque chose qu'il ne pouvait avoir, comprendre ou encore essayer d'assimiler comme aussi normal qu'eux, je faisais partie d'un de ses contrats réalisés afin de protéger nos mondes du leurs. Mon père était une créature de l'ombre, un vampire originel pouvant procréer la vie et être protéger du soleil, des rayons qui pouvaient brûler et assassiner en peu de temps nos congénères. Alors que ma mère était de lumière, envoyé des cieux par sa propre volonté afin de faire le bien et apporter de l'espoir, elle était quelqu'un de doux, attentionné et généreux, ne refusant jamais de porter de l'aide à qui que ce soit, un Ange tombée par volonté du ciel mais en aucun cas exclue de celui-ci. Je ne connaissais rien à ce que ses alliances pouvaient apporter à nos peuples mais je pouvais percevoir l'attachement et la tendresse que mes parents partageaient et me donnaient, étant de bienveillance, mon père à sa manière, ne pouvait pas vraiment comprendre tout ce que le bien signifiait, pour lui enlever une vie vieille n'était pas compris dans les termes "faire le mal", pour se nourrir et pouvait en son sens provoqué le bien. Le plus souvent il partait chasser les animaux qui était prêt à laisser leurs vies et n'avaient pas à être arraché à la leurs, pour les humains cela était considéré comme un meurtre mais j'y voyais quelque chose de plus poétique comme si en donnant sa vie il aidait d'autres espèces à vivre. Était-ce mon côté vampire qui parlait ou simplement l'Ange en moi qui préférait y voir un cycle de vie, s'entre-aidant ici-bas ? Sûrement les deux. Mon père m'aidait à contrôler mes capacités telles que la vitesse, les canines pouvant se transformer a cause d'émotions fortes ou par volonté, mes yeux qui changeaient selon mes transformations, tandis que ma mère m'apprenait à déployer, utiliser et retracer mes ailes dans mon dos, contrôler les signes de vie tel que la respiration. J'en bavais, je souffrais à chacune des ses quelconques utilisations pour apprendre à contrôler mes transformations, de foncer dans les arbres et animaux passant sur le chemin alors que j'essayait de contrôler ma vitesse surnaturelle, me faisant mal à la tête quand je changeais la couleur de mes yeux, apprenant a les maniers et les apprivoiser. Mais je ne me plaignais pas, ne voyant pas en quoi je pouvais être malhereux. Jusqu'à son arrivé. Toi, que WooJin avait apporté endormi sur son dos sur le pas de notre porte, expliquant que des proches à lui n'avait pas réussi à survivre à l'humanité mais que leur enfant était indemne, cherchant un foyer aimant et compréhensif de ce qu'il était et de son histoire, alors ma mère avait tendu les bras à ce petit être de sexe masculin, aux cheveux noisettes et au visage d'ange que j'aurais pu contempler des heures si l'envie m'en prenait, et très vite j'avais eu envie de le protéger, ne voulant pas qu'il subisse le même sort que ses défunts parents. Quand notre ami l'avait fait descendre de son corps, il s'était réveillé, ouvrant des yeux noirs aux reflets or sur qui j'étais, ayant l'impression qu'il me sondait, et j'avais été pétrifié par ce contact visuel, il était telle d'une puissance et son aura était d'une attractivité que je n'avais jamais vu auparavant et je me rappelle toujours de ce geste qu'il avait fait la première fois, il m'avait tendu timidement la main, son corps caché derrière la jambe de WooJin avant de ne prononcer ce nom qui ne s'effacerait pas de ma mémoire :
"- HyunJin."
*****
J'avais seize ans, le soleil tapait sur les collines verdoyantes en cette saison de printemps, HyunJin me défiait à l'épée en bois, un entraînement que nous nous étions fixé tous les premiers Mercredi du mois, voulant pratiquer les techniques que nos professeurs nous enseignaient pendant les cours obligatoires. Nous enchaînions coups sur coups, tentant de se dominer l'un l'autre à chaque attaque faites sur son adversaire, esquivant par des parades que seuls nous pouvions pratiquer individuellement tel que la vitesse pour ma part, ainsi que voler sur le côté afin de ne pas me prendre un coup trop violent par l'arme solide qu'il brandissait pour essayer de me désarmer mais je n'étais pas le seul à usé de mes dons pour tenter de gagner cet entraînement, lui aussi faisait usage de tour de passe-passe tel que la magie pour utiliser les éléments naturels afin de créer des pièges pour m'y faire tomber ou trébucher, usant parfois lui aussi de ses ailes pour atteindre ma hauteur ou réduire la distance que j'avais mis afin de reprendre mon souffle. Le combat dura un bon moment avant que mon attention ne se porte sur une personne, une personne cher à mon cœur mais qui n'appartenait pas à nos mondes et qui ne devaient en aucun cas nous voir alors je fis rapidement signe à HyunJin de faire quelque chose avant qu'une catastrophe ne se produise, il réagit extrêmement vite, arrêtant le temps avant que nous ne nous envolions de l'autre côté de la bâtisse qui nous servait de maison. Oui, il avait la capacité d'arrêter le temps quand bon lui semblait mais que sur une courte durée, cela étant trop dangereux pour lui de maintenir ne serait-ce qu'une journée ce don, et j'avais la chance d'avoir ce sang d'Ange afin de ne pas être sous l'emprise d'un arrêt immédiat de conscience et d'action pour une durée indéfinie. Lorsque nous atterîmes sur l'herbe fraîche dans l'ombre de la maison, nous reprîmes nos souffles, les mains sur les genoux et la tête baissée en direction du sol.
"- Mon frère, nous avez-vous arrêté dans cet si bel entraînement car vous pressentiez votre défaite ?
- Ne prenez pas trop la grosse tête, je vous prie, vous savez très bien que je ne pouvais que vous vaincre ici."
Il me poussa l'épaule avant que nous ne rigolions, ayant trop d'égo chacun pour reconnaître une quelconque défaite. Au bout de quelques minutes, le temps ayant déjà repris au moment où nos pieds avaient frôlé l'herbe, je me relevais, rabattant mes cheveux en arrière, essuyant de mon avant-bras la sueur sur mon front grâce au tissu que je portais en guise de haut avant de ne demander ironiquement :
"- HyunJin, suis-je présentable ?
- Comme si vous reveniez d'une chasse, se moqua-t-il.
- Jisung vient d'arriver et je n'ai que peu de temps avant que l'heure d'un cours ne soit finit.
-Votre Dom-Juan ne serait-il pas déjà sous le charme ?, une expression plus dure ayant pris place sur son visage.
- J'en doute, il n'a pas l'air de voir ce que je peux ressentir.
- Mon frère, êtes-vous sûr que c'est bien lui ?
- Comment pourrais-je le savoir ou ne pas le savoir ?"
Il haussa les épaules après s'être redressé, HyunJin n'avait pas trouvé son âme-sœur et il était extrêmement rare de trouver sa moitié pré-destinée dans ce monde, j'avais bénéficié d'une chance incroyable, j'étais sûr que c'était lui, Jisung, mon ami de toujours, qui me l'était. Mais comme cela était peu fréquent d'avoir un témoignage d'âme-soeur je ne savais s'il pouvait ressentir la même chose, être sur la même longueur d'ondes que moi, il était vrai que je lui cachais tellement de chose et chaque fois que je le voyais je voulais lui dire, lui avouer qui j'étais vraiment mais l'humanité était imprévisible et je ne pouvais me permettre de propager du danger sur nos peuples surnaturels, Ame-soeur ou non. Je savais que c'était lui, je le savais dès la première fois que j'avais posé mes yeux sur lui, cette foudre qui m'avait transpercé le cœur et fait vivre mon corps entier comme une machine qui avait attendu que son bouton marche soit appuyé pour pouvoir démarrer et fonctionner correctement, quand il n'était pas près de moi je voyais comme avec un filtre devant les yeux, une légère douleur au cœur ayant toujours peur qu'il lui arrive quelque chose quand il rentre chez lui le soir, qu'il fréquente des demoiselles du village ou du voisinage. Moi, je ne voyais que lui. Seul lui détonnait parmi la foule, se démarquant des autres personnes, son sourire et ses yeux ayant une emprise complète sur le bon fonctionnement de mon cœur ou de mon esprit.
HyunJin m'avait prit l'épaule et sourit avant que nous ne nous rendions dans la bâtisse qu'était notre maison.
*****
Le jour de mes dix-huit ans, Jisung avait fuit après avoir découvert qui j'étais vraiment, même après avoir répondu à ses attentes, qui étaient aussi les miennes au passage, il m'avait fuit, ayant peur comme tous les humains découvrant que nos peuples n'étaient pas des légendes et que les rumeurs étaient parfois vraies, et il avait fuit, détruisant mon cœur en mille morceaux et me rongeant de culpabilité et de regret. Culpabilité de ne pas avoir réussi à lui dire plus tôt et à cause aussi du fait que j'ai sûrement dû causer du tord aux communautés qui étaient les miennes après avoir révélé à un humain qui nous étions. De regrets car cela était la première fois que je regrettais d'être qui je suis, une personne qui était différente de lui, de Jisung, et je ne voulait pas, ne pouvais et ne supportais pas d'être séparé de lui, qu'il ait peur de moi et qu'il ne décide de ne plus jamais me revoir. Alors j'étais rentré en traînant la patte, pleurant sans vraiment m'en rendre compte, mais je m'étais écroulé au milieu du chemin, près de chez moi, ne pouvant plus continuer, ayant trop mal pour ne serait-ce qu'avancé jusqu'à ma maison, et je tapais des poings le sol de douleur, désespoir, criant dans l'herbe tout ce que mon corps pouvait, je l'avais très certainement perdu, lui ayant menti et trahi sa confiance, je m'en voulais, plus que tout. Rapidement j'avais sentis une main se poser sur mon omoplate et des paroles que je ne pouvais distinguer clairement à cause du bruit de mes sanglots mais je sentis qu'on soulevait mon buste, pour venir me prendre dans les bras, je savais que c'était HyunJin, je m'accrochais désespérément à lui, et il se doutait de ce qu'il s'était passé. Il tentait de me réconforter mais c'était cause perdue, je n'arrivais pas à m'enlever de la tête le doux visage de Jisung, de ses sourires et de la douce musique qu'était son rire, me calmant par moment mais les rapides images du visage terrifié et blessé de mon âme-soeur revenaient me planter le cœur, ne cessant de répéter que j'avais tout foiré et qu'il ne reviendrait pas. Je hurlais mon désespoir dans l'épaule de mon frère, répétant que je voulais mourir et que c'était fini, avant que de nouvelles vagues de larmes ne viennent me briser la voix alors que HyunJin restait là, a m'écouter et essayer d'être une épaule pour m'aider à aller mieux mais je savais que je n'irais pas mieux tant que Jisung ne sera pas là. Il avait très certainement arrêté le temps, pour ne pas ameuter les curieux qui se demanderaient, logiquement, d'où provenait les hurlements d'agonie. Agonie était le mot exact qui définissait le sentiment que je ressentais. Ceux-ci avaient quand même amené ma mère qui se précipitait pour nous prendre tout les deux dans ses bras, mon frère ne m'ayant toujours pas lâché et ne semblant pas vouloir le faire qui était au courant depuis le premier jour de la découverte, se méfiant toujours de lui, ayant peur qu'il découvre notre monde et ne soit comme les autres assoiffés de sang. Je savais que ce n'était pas le cas mais je n'arrivais plus à respirer, comme si l'image de sa fuite avait emporté avec elle mes dernières respirations et je commençais à suffoqué. Je ne sais par quel enchantement mais l'air pénétrait denouveau mes poumons alors que mes yeux avaient arrêté de laisser passer les larmes de leurs barrières. Je ne savais combien de temps cela avait duré, une heure ? Trois heures ? Plus ? Mais je ne pouvais me résoudre à sourire, respirer, vivre s'il n'était pas là alors je restais enfermé dans ma chambre, ma fête d'anniversaire ayant été annulé, ayant pour excuse je ne savais quelle raison et je m'en fichais. Des jours durant j'étais resté sur mon lit, en boule, observant le vague alors que des images de mon ami me revenaient constamment en tête. HyunJin passait tout les jours, restant parfois avec moi en silence ou tentant de me faire dire quelque mot. Et un jour, il était là, à m'avouer :
"- Vous savez Minho, je vous jalousais. De vous, de votre relation trouvez avec lui, une larme coulait, je veux savoir qui est le mien, qui sera-t-il, que ressentirais-je après l'avoir découvert ? Je vous vois dans ce pitoyable état mon frère et je me dis que cela doit avoir plus de valeur que n'importe quoi au monde.
- Ça l'est, avais-je réussi à articuler."
Puis le silence revînt dans la pièce alors que j'avais fermé les yeux, repris denouveau d'un incontrôlable sanglot.
*****
Ma mère avait toujours gardé le secret sur ma relation et sentiments envers Jisung, WooJin était au courant bien sûr mais mon père ne l'était en aucun cas et personne ne devait l'être car mon âme-soeur était humain et non des nôtres. Le jour où WooJin avait trouvé Jisung sur le pas de la porte et lui avait dit sans vraiment y penser ce que nous tenions en secret, HyunJin était là, dans le couloir derrière la première porte menant à l'entrée, voulant sûrement passer par ici pour accéder à une autre pièce, et il avait tout entendu, et je savais qu'il avait été prit d'une jalousie sans nom, n'acceptant pas que j'avais trouvé la personne qui m'étais le plus cher au monde et il avait ouvert la porte, et nous avait observé et je l'avais vu, ce reagard de colère qu'il m'avait lancé, cette jalousie immense.
Le soir, il m'avait retrouvé dans ma chambre alors que je venais à peine d'y pénétré, fermant la porte derrière lui et m'avouant de but en blanc :
"- Écoutez mon frère, je vous aime plus que tout mais ma haine envers votre relation avec cet humain ne fait que me détruire et je refuse de perdre la vie pour une misérable vie limitée et sans goût. Je pars pour l'Europe, à la recherche de la mienne, cette relation qui vous tient tant à cœur. Sachez que si je ne l'ai pas trouvé, et que dans ce cas seulement, je reviendrais seul, mais je vous fait la promesse que ce sera pour le tuer, pour tuer Jisung."
[verifie et valide]
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