chapitre 1, partie 3
partie 3 :
Une fois partis de chez moi, je prends mon sac en cuir, y place quelques potions et une carte qui me serait utile, une tranche de pain et de fromage, puis je brûle ma maison et je pars.
Dans un endroit reculé de la forêt, j'assemble des morceaux de bois pour me construire un abri et je fais un feu. Il ne faut pas que je reste trop longtemps ici ou ces imbéciles de gardes me retrouveraient. Mais pour la sûreté, j'ai quand même pris soin de leur indiquer une fausse route en saupoudrant un autre chemin de poussière dorée.
J'ai eu raison. Dès le lendemain, je retrouve les chers gardes en train de courir non loin de mon abri. C'est le signe qu'il faut que je parte.
Au final, c'est moi qui les suis. Assez discrètement pour qu'ils ne me voient pas, et assez près pour ne pas les perdre de vue.
Tous les soirs, les soldats se construisent un camp pour passer la nuit. Une de ces nuit-là, pendant que tous dorment sauf deux qui montent la garde, je m'introduis dans leur camp avec une potion pour hypnotiser les deux gardes. Dans la tente du chef, je trouve une feuille de papier signée du seau royal indiquant qu'il fallait capturer le plus de sorcières possible avant un mois, les amener au château pour leur infliger un traitement soumis par le souverain et la sentence s'appliquant aux sorcières. Après leur avoir recopié la carte indiquant leurs prochaines destinations, je quitte leur camp en m'assurant de n'avoir pas laissé d'indice prouvant ma venue.
Je sais très bien ce que le roi entend par «infliger un traitement». Il veut torturer les sorcières de sa main pour obtenir les informations des cachettes de celles qui restent. Mais cette ordure pourra faire ce qu'il veut, les sorcières ne diront rien. A partir du moment où elles ont quitté leur mères pour vivre leur vie, elles ont prêté serment à la confrérie de ne jamais trahir personne en faisant partie. Elles mourront, et c'est tout.
Un jour alors que j'allais vers le nord, j'entends un hurlement si strident qu'il pourrait désarmer les gardes du château. Ils ont capturé une sorcière ! Rien qu'à la voix de celle-ci, on peut deviner que s'en est une jeune. Je m'approche au plus près de l'endroit où on l'a enlevée.
- Aidez-moi, je vous en supplie !
Gémissait-elle en se débattant.
Un lourd sentiment de pitié m'envahit. La laisser là, ce serait comme la tuer de mes mains. Je fends une grosse branche d'arbre qui se trouvait au-dessus de la tête des gardes. Elle les assomme tous les trois. J'attrape alors la main de la fillette et l'entraîne loin avant que les gardes ne reprennent connaissance.
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