v.
La semaine suivante, ses étoiles étaient éteintes complètement.
Le soleil venait tout juste de disparaître sous la ligne d'horizon lorsqu'elle apparut sur le toit de l'appartement où j'habitais. Elle s'assit à ma gauche et son mouvement avait l'air tant peu naturel, son corps à l'habitude si gracieux semblait robotique. Elle ne regardait même pas le ciel, qui était pourtant particulièrement magnifique à ce temps-ci de l'année.
La fille que j'aimais tant, petite boule de nerfs devant moi, s'empara de mes mains et les caressa de ses doigts d'un mouvement circulaire et régulier. Elle me regarda droit dans les yeux, mais je ne voyais plus les étoiles dans les siens. J'avais eu raison la dernière fois : sa lumière diminuait et était aujourd'hui disparue.
Le reste fut confus, mes oreilles ne comprenaient pas ce que sa bouche me disait, je ne pensais qu'à coller mes lèvres sur les siennes, si douces et délicieuses, une saveur de miel. J'étais aveuglée par la lumière inexistante de ses yeux, par la dépouille, le corps des étoiles mortes qui reposaient dans ses globes oculaires. Yeux, petits cimetières d'astres lumineux.
Elle s'était levée, le regard vide, des larmes roulant sur ses joues, coulant de ses yeux sombres, les pierres tombales inondées.
Je restai là toute la nuit, l'esprit bourdonnant et le corps paralysé, devant un ciel sombre et sans trou de lumière dedans pour m'éclairer.
Bạn đang đọc truyện trên: AzTruyen.Top