CHAPITRE NEUF: La clé
Je le regardais les yeux écarquillés. Qu'avais-je bien pu oublier de si important ? Alors que j'ouvrais la bouche pour le questionner, la sonnerie de mon portable m'interrompue. Je ne recevais jamais d'appel. Tout simplement parce-que personne n'avait mon numéro. Je ne l'avais même pas encore communiqué aux Seven Deadly Sins. En réalité, une seule personne le possédait: Vivian. Je décrochais rapidement après avoir informé Meliodas. Il se fit silencieux. Je mis le haut-parleur.
- Allo ?
- Ellie ? Ellie !
Ce n'était pas la voix de Vivian. Je fronçais les sourcils en même temps que Meliodas. C'était la voix de ma soeur Veronica. J'interrogeai Meliodas du regard. Il haussa les épaules.
- Ellie ! C'est Veronica. Tu m'as tellement manqué !
- Qui êtes-vous ? demandais-je. Pourquoi avez-vous le téléphone de Vivian ?
Meliodas approuva ma réponse. Il était presque certain qu'il s'agissait d'un piège. Je ne voulais pas courir le risque de faire savoir à notre ennemie que j'avais connaissance de la vérité.
- Mais enfin Ellie ! Qu'est-ce que tu racontes ? Nous avons réussi à prendre Vivian de court ! Un somnifère dans son thé du matin et le tour fut joué !
La ressemblance était frappante. Même l'intonation de sa voix était similaire. Même si l'expression de Meliodas m'apprit qu'il commençait à douter. S'il s'agissait vraiment de ma soeur, et bien, elle comprendrait que je ne pouvais prendre aucun risque.
- Vous êtes de la famille de Vivian ? demandais-je.
- Quoi ? Non ! Tu es encore sous son contrôle...
- Laissez-moi maintenant. Vous m'importunez !
Je raccrochai.
- Si c'était Vivian, dis-je, elle commence à se douter de quelque chose.
Meliodas resta pensif quelques instants.
- Il faudrait qu'on parte, finit-il par dire.
- Non. Si je quitte la ville, le lycée informera Vivian de mon départ. Elle est toujours ma tutrice légale. C'est trop risqué.
Il hocha la tête, compréhensif. Quelque chose n'allait pas. Il semblait avoir la tête ailleurs depuis tout à l'heure... Ah. L'histoire d'amnésie. Cela m'était sorti de la tête.
- Il faut que j'y aille.
Sous mon regard surprit, il m’embrassa rapidement avant de me laisser seule. La porte d'entrée claqua. Je restais stupéfaite, incapable de savoir quelle émotion je devais laisser m'envahir. La colère ? La déception ? Dans le doute, je décidais de garder un semblant de bonne humeur tout en étant légèrement frustrée par le départ de Meliodas. C'était un bon compromis.
Quand je sortis de ma chambre, ma solitude me frappa de plein fouet. Même ce stupide chat n'avait pas réapparu. Où pouvait il bien être ? Ce serait étrange si Vivian l'avait embarqué avec elle. Surtout que Hat ne l'appréciait pas du tout. Bon. Pas de devoir. Je n'étais pas de service ce soir là. Pas de petit-ami dans les parages et un tutrice en Amérique. Bien. J'allais donc me mettre en quête des souvenirs importants que l'on m'avait volé. Meliodas les considérait comme essentiel. Ça m'occuperait.
C'était impossible que Vivian ait emportée toutes ses affaires. Donc je me suis rendue dans sa chambre et j'ai commencé à fouiller. Tout naturellement. Rien de planqué dans ses petites culottes restées ici. Pas même quelques billets de banque. Dommage. Pas de double fond dans l'armoire ni latte de parquet camouflant une cache. J'avais même vérifié si les pieds du lit étaient creux. Ils ne l'étaient pas. Dépitée, je me suis laissé tomber sur le lit de Vivian. J'avais espéré mettre la main sur un journal intime ou quelque chose du genre. J'en profitais pour vérifier sous l'oreiller. Les doigts trouvèrent une clé. Une clé ? Je fronçais les sourcils. Elle ressemblait un peu à la clé de la porte d'entrée. Elle n'ouvrait rien de l'appartement donc... Une cave ? Je ne m'étais jamais demandé si nous en avions une. La clé dans la poche, je me précipitais à l'extérieur de l'appartement et emprunta les escaliers pour la première fois. Comme je l'avais pensé, ils descendaient jusqu'à un sous sol. Une porte verrouillé. J'y insérais la clé qui permettait d'entrer dans l'immeuble. La porte s'ouvrit. Mais un problème m'attendais de l'autre côté. Il y avait beaucoup de portes. Je ne pouvais pas toutes les essayer... Alors je réfléchi quelques secondes. Notre appartement portait le numéro 21. Des sacs plastiques jonchaient le sol. Je me suis empressée d'ouvrir la porte 21. A peine la porte ouverte, je fus obliger de me précipiter vers un des sac plastique pour vomir.
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Vivienne
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