chapitre 9 Pieges et sortilèges


C'était un lotissement. Les maisons se ressemblaient toutes, des façades blanches, aux tuiles rouges, aux petits jardins, entourés de barrières blanches, disposées en ligne, de chaque côté d'une rue, qui se terminait en cul de sac.
A l'entrée, du lotissement, James et Sirius observaient l'impasse, déserte, à cette heure de la journée. La chaleur était étouffante.
Du menton, James lui indiqua la dernière maison de la rue. Légèrement en retrait, par rapport aux autres maisons, elle n'était pas alignée, mais en. angle droit, au bout de la rue.

Ils transplanèrent, jusqu'à l'arrière du cotage. Deux hommes seuls, marchant dans la rue, auraient immanquablement attiré l'attention.
Derrière une haie, deux hommes se tenaient cachés,et observaient la maison.
- Salut les gars, les salua James.
Il lui rendirent son salut.
- Fabian, Gideon, les salua Sirius.
- Alors ? Demanda James.
- Ils sont là, sans aucun doute. Affirma Fabian Priwett.
- Mais, impossible de dire combien ils sont, ni si Méredith est là. Renchérit son frère.
- Tu as les plans de la baraque ? Demanda Sirius.
Fabian lui tendit une feuille.
- C'est une maison moldue, comme toutes les autres. Reprit Fabian, en haussant les épaules., trois chambres à l'étage, une salle de bain, des toilettes, au rez-de-chaussée, une cuisine, un salon, salle à manger, une buanderie. Et...encore des toilettes.
Oh, et un sous sol.
- Si Méredith est là, elle est sûrement au sous sol. Dit James.
- Si... elle est là. Renchérit Sirius.
- Et Rabastan ? Demanda James, sans prêter attention à son ami.
- S'il est là, on l'a pas vu. Mais avec leur capuches et leurs masques, qui sait ? Répondit Gideon.
- Ça nous laisse peu de marge de manoeuvre. Soupira Sirius. Ou elle est là, avec Rabastan, et si on attaque, il la tue, ou ils ne sont pas là, et on attaque, un de ses sbires, lui envoie un message, et il l'a tue.
- Alors,on attaque pas. Conclue Fabian.
- Si seulement on savait combien ils sont, et si Rabastan et Méredith, sont là. Soupira Gideon.
- Il y a un moyen d'atteindre le sous sol, sans passer par la maison ? Demanda James.
- Par le garage. Répondit Fabian.
- Et comment on entre dans le garage ? Demanda James, de nouveau, avec un brin d'impatience.
Il y a un vasistas, mais il est plutôt étroit.

Ils étudièrent le plan.
- Ca se tente. Approuva James. Qu'est ce que tu en penses ?
- Il nous faut une diversion. Répondit Sirius.
- C'est le moment d'appeler de l'aide. Dit James.
Il s'éloigna, et envoya un Patronus.
- T'es sérieux, là ? Explosa Sirius. Tu peux pas lui demander de venir. C'est une gamine.
- C'est une Auror, Sirius.
- Une débutante, totalement irresponsable.
- On était aussi comme ça, à nos début. Il faut une bonne dose d'inconscience, pour faire ce boulot, tu le sais bien.
- Mais...
- Mais c'est ta petite cousine, la fille d'Andromeda. Je sais. Mais c'est surtout une adulte. Et tu as la chance de pouvoir la former, et de lui apprendre comment rester en vie.
- J'ai promis à sa mère, de veiller sur elle, James. Andromeda et Nymphadora, sont les seules membres de ma famille que je n'ai pas envie de tuer.
- Je sais. Mais tu ne peux pas empêcher Tonks de devenir Auror, si elle le souhaite. Elle ne t'a pas demandé ton avis, d'ailleurs.

Sirius n'eut pas le temps de répondre. La jeune fille apparut soudainement, près d'eux, surexcitée.
- Une vrai mission ? S'écria t'elle. Et ses cheveux devinrent bleux.
- Par Merlin, Nymphadora, maîtrise toi. Grogna Sirius
- NE M'APPELLE PAS NYMPHADORA.
Sirius leva les yeux au ciel.
- C'est important, personne ne doit se douter que tu es une sorcière.
- J'ai compris, Sirichou, inutile de crier.
Sirius se crispa, sous l'exaspération.
- Je ne cries pas. Et ne me donne pas ce surnom ridicule.
- Alors, ne m'appelle pas Nymphadora.
- Tu...OK, je renonce. Tu l'as fait venir, tu la gères. Grogna Sirius, en s'adressant à James, hilare.
- Entendu, Sirichou.
- Méfies toi, James, ma patience à ses limites, et tu viens de les franchir.
- Ok, ne t'énerve pas. Sirichou, murmura t'il, d'un ton à peine audible.
Il ignora le regard noir que Sirius lui jeta, et se tourna vers La jeune Auror.
- Tu vas sonner à la porte, tu demanderas à parler à... Un sourire rusé se peignit sur son visage, Vernon Dursley, tu diras que tu es...sa cousine, tu gagnes le plus de temps possible, et surtout, n'oublie pas que tu es une moldue.
- J'ai compris.

Elle transplana au début de la rue, et remonta le lotissement, jusqu'à la maison.
Sirius et James contournèrent la maison, pour atteindre le garage.
Le vasistas était accessible, mais beaucoup trop étroit pour qu'un homme puisse s'y introduire.
- Je sais qu'on ne doit pas parler de lui, mais je t'avoue que c'est dans un cas pareil, que j'aimerais que Peter soit là. Admit James.
- Mouais, un rat passerait sans problème, mais si on en est là, c'est à cause de lui. S'il ne nous avait pas trahi...
- Je sais.
James ouvrit le vasistas, grâce à sa baguette magique.
- Les abrutis, ils n'ont même pas pensé, à jeter des sortilèges sur cette ouverture. A moins que ce soit fait exprès. Qu'est ce que tu en penses ?
Il se retourna, et soupira. D'accord. Tu aurais au moins pu attendre que je finisse de parler.
Sirius avait disparu. A sa place, un grand chien noir, haletait, en remuant la queue.

James le fit léviter, jusqu'au vasistas.
Une fois de l'autre côté, Sirius reprit forme humaine.
Il se déplaça en silence, avec la souplesse d'un félin, et se glissa dans l'escalier menant au sous sol.

Il était spacieux, et... vide.
- Merde. Jura t'il. il s'apprêtait à remonter, lorsque des voix, provenant d'un second escalier, qui devait donner sur le rez de chaussée de la maison, résonnèrent. Il remonta quelques marches de celui qui donnait sur le garage, se recroquevilla, et attendit.
Deux hommes apparurent,  dans la vingtaine, , bien bâti, vêtus comme des moldus.
Ils se rendirent au milieu de la pièce.
L'un d'eux sortit une baguette, et un mur apparut soudain.
D'accord, se dit Sirius. Un sort de dissimulation. J'aurais dû y penser, bien joué.
Le sorcier ouvrit une porte qui venait d'apparaître sur le mur, et ils entrèrent à l'intérieur.
Quelques minutes plus tard, ils ressortirent, en poussant une femme, dont le visage était familier, à Sirius
Méredith. Souffla le jeune sorcier.

Sans réfléchir. Sirius lança un sortilège de saucissonage sur le premier. Le second attrapa Méredith et la mit devant lui, en pointant sa baguette sous sa gorge.
- Lâche là. Gronda Sirius.
- Toi, lâche ta baguette, ou elle est morte.
- T'as aucune chance de t'en sortir, la maison est cernée.
- C'est toi, qui va pas t'en tirer, Black. Je suis pas tout seul, ici.
Sirius fronça les sourcils.
- On se connaît ?
- Moi, je te connais. Sirius Black, le fils maudit d'Orion Black. Le traître à son sang, et la honte de sa famille.
Les yeux de Sirius se rétrécirent, au point de ne former qu'une fente, dont l'éclat métalique, faisait froid dans le dos.
- Qui es tu ?
- Je suis Jonathan Lestrange, le fils de Rabastan et Mathilda Lestrange.
Sirius blèmit.
- Alors comme ça, le vieux serpent à un fils. Mais qui est ta mère ?
- Ma mère est Mathilda Malfoy
Sirius ricanna.
- Une Malfoy, hein, et oui, évidemment, il n'avait que ça à se mettre sous la dent.
- T'insulte ma mère ? Gronda le jeune homme.
- Ta mère, ton père, et  toute ta race de mangemerde.
- Ça tu vas le regretter. Il brandit sa baguette en direction de Sirius. Il était jeune, inexpérimenté, Sirius le désarma. Sa baguette vola jusqu'au fond de la pièce.
Il poussa alors Méredith sur Sirius, et entra dans la pièce, qu'il referma derrière lui.
L'imbécile. Songea Sirius. Il se précipita vers Méredith.
- Ca va ? Lui demanda t'il ? Tu n'es pas blessée ?
Elle tourna vers lui, un regard vide, elle n'avait plus grand chose, à voir avec la magnifique jeune fille, qu'il avait aimé, lors d' une nuit, d'hiver.
- Leve toi. Il faut sortir d'ici.
- Vous n'irez nulle part. Dit une voix, qu'il ne reconnaissait que trop bien.
- Rabastan.
- Black. Si tu savais depuis combien de temps j'attends ce moment. Depuis cette nuit, ou cette garce nous a trahi. NOUS. SA PROPRE FAMILLE.
Sirius soutenait la jeune femme, qui levait un regard terrorisé sur son frère. 
- J'en ai  autant à ton service. Depuis la nuit ou tu nous a attaqués.
Rabastan eut un sourire mauvais.
- J'aurais dû te tuer, cette nuit là.
- Mais tu m'as raté, moi, je ne te raterais pas.
Sirius reculait tout en parlant.
Il donna un violent coup de pied sur la porte de la pièce dissimulée, et il y entra.
Aussitôt, le jeune Lestrange, désarmé, lui sauta dessus. Ils lutèrent quelques minutes, puis, Sirius lui décocha un coup de poing dans la mâchoire, qui.le propulsa en arrière. D'un coup de baguette magique, il le stupefixa, et le ligotta.
Il fit le tour de la pièce et Jura. Il était pris au piège. Il laissa glisser la jeune femme sur le sol glacé. Et fit face à la porte, la baguette tendu, prêt à frapper.
Mais à l'extérieur, la plus grande confusion régnait. James et les frères Priwett avaient forcé l'entrée. Les sorts fusaient de toutes part.la porte explosa, Sirius aperçut un homme, masqué et lança un sortilège qui l'assomma.
- Reste là. Dit il à Meredith.
Il se lança dans la bataille,  esquivant de justesse une lueur rouge,puis, il roula sur le sol, pour éviter un sortilège mortel, et frappa l'un de ses adversaire au genou. Il cria et s'effondra au sol. Sirius le désarma et le ligotta.
- Et de deux. Dit il fièrement, en se redressant. Il aperçut Tonks, en plein duel avec...Rabastan. Avec effroi, il vit le sort arriver droit sur la jeune fille.
Il se rua sur elle, et ils roulérent au sol. La lueur verte toucha l'un des kidnappeur, derrière eux.
Lorsqu'ils relèvement la tête, Rabastan avait disparu.
Ils entendirent un hurlement terrible, provenant du réduit.
- Méredith.
Sirius se précipita, mais, il arriva trop tard. Rabastan avait transplané, emmenant sa captive, avec lui.
Fou de rage, Sirius envoya valser une chaise, qui se trouvait là. Elle s'écrasa contre le mur.
Puis, il se tourna vers Jonathan, toujours ligotté, une lueur meurtrière dans les yeux.
Il attrapa le jeune homme, qui roulait des yeux terrorisés.
- OU L'A T'IL EMMENÉ ? PARLE OU JE TE JURE QUE QUAND J'EN AURAIS FINI AVEC TOI, TA PROPRE MÈRE NE TE RECONNAÎTRA PAS.
- Je sais pas je vous le jure.
Les yeux de Sirius brillaient d'un éclat métalique, plus froid que l'acier trempé. Il l'attrapa par les épaules
- OU ? Demanda t'il.
- Je sais pas. Répéta le jeune homme.
Sirius le jeta à terre. Et brandit sa baguette sur lui.
- ENDOLORIS. Hurla t'il, au comble de la fureur.
Le jeune homme se tordit en deux sous la douleur. Aucun son ne sortait de sa gorge. Le visage écarlate, les yeux révulsés, il souffrait de mille morts.
- ALORS ? Hurla de nouveau l'Auror.
Le supplicié leva des yeux larmoyant vers son bourreau.
- Je vous jure que je ne sais pas. Pitié.
- ENDOLO...Répéta Sirius.
- STOP ! Cria James. Arrête. Tu vas le tuer.
Sirius haussa les épaules, et sans un regard à son ami, se tourna vers le jeune homme, couché par terre.
- Et alors ?
- On a besoin de lui vivant. Lui rappela James, sachant qu'il serait  inutile de prendre la défense du gamin.
Sirius parut hésiter. Puis, au grand soulagement de James, il abaissa sa baguette.
- On l'embarque. Tout le monde va bien ? Demanda t'il, Tonks ?
- Elle va bien le rassura James.
Mais, la bataille avait causé quelques ravages. Le bras droit de James pendait, inerte, le long de son corps. Du sang coulait d'une plaie ouverte, â  l'épaule. Fabian boitait, de la jambe gauche. Et Gideon souffrait d'une blessure à l'abdomen. Tonks était légèrement blessée à la tête, une vilaine plaie, sanguinolente sur l'arrière du crâne, souillait ses cheveux noir de.geai.

Le sort antitransplanage ayant été levé, probablement par Rabastan, ils quittèrent la maison, et se rendirent au bureau des Aurors. Fabian et Gideon restèrent sur place, pour attendre les nettoyeurs, et récupérer les autres prisonniers.

Ils arrivèrent devant la porte de service, lorsque James fronça les sourcils
- Ca va Sirius ?
- Oui, pourquoi ?
James déglutit.
- Parce que tu saignes.
- Et alors ?
- Tu as une plaie à la tête.
Sirius posa ses doigts sur le côté de sa tête, et sentit une matière gluante, sur ses cheveux noirs, si soyeux, d'habitude. Il regarda ses doigts, ils étaient maculé de sang.
- Merde. Jura t'il, bah, c'est rien.
Sous l'effet de la colère, il n'avait rien senti, mais à présent, une douleur sourde battait à ses tempe. Ils entrèrent dans le hall du ministère, et le jeune sorcier arrêta.
- James,  Murmura t'il.j'y.vois rien.
James fronça de nouveau les sourcils. Comment ça, tu n'y vois rien ?
- Je suis aveugle. Gémit Sirius, d'un ton paniqué.






































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